2 Nov 2016 | Senza categoria

Chiara Lubich avec Don Pasquale Foresi. Photo:: www.loppiano.it
Comment peut-on avoir la certitude d’avoir réellement choisi Dieu et comment concrétiser ce choix dans l’attitude quotidienne ? « Chiara:(…) On peut seulement avoir la certitude de ce que l’on vit dans le présent : moi maintenant, je veux cette volonté de Dieu, je veux me retrouver avec ces prêtres, si chers à Marie, si chers à Dieu. Je veux rester ici ? Je le veux, de tout mon cœur ! Mais s’ils me disaient en ce moment : »Regarde, Chiara, tu peux aussi mourir et venir tout de suite au paradis avec Jésus et Marie, avec tous les nôtres de la Mariapolis céleste, avec tous les saints, avec tous les anges ; mais, cela ne serait pas volonté de Dieu, ceci serait une volonté qui serait tienne : qu’est-ce que tu choisirais ? ». Je choisis d’être ici avec eux, parce que je choisis la volonté de Dieu. (…) Depuis que je vis ainsi (…) naturellement je recommence chaque instant. Parce que j’ai compris que cette phrase : »le juste pèche sept fois », cela veut dire une infinité de fois, parce qu’on s’échappe toujours en-dehors de la volonté de Dieu, il faut toujours être là à retourner dans la volonté de Dieu. (…) Une autre expérience que j’ai aussi faite en vivant ainsi, c’est celle de chaque geste, le plus petit : depuis le fait de se laver, de s’habiller, de prendre une feuille de papier, de ranger une maison, rencontrer une personne…tout devient solennel. C’est merveilleux, parce que celle-ci est une voie pour tous ; et vraiment cela doit être Marie qui nous l’a suggérée, parce que Marie est la maman de tous : des prêtres, des laïcs, des femmes, des hommes, des enfants, des personnes âgées, de tous, elle est notre maman à tous, parce qu’elle est la maman de l’Église ; et donc, elle nous a donné une route faite pour tous. (…) Maintenant, sur cette voie si simple, que tous les enfants peuvent vivre, les prêtres, les filles, les hommes, les mariés, tous peuvent la vivre et donc, ici, on distribue vraiment une voie d’accès à la sainteté à tous…, il suffit que nous le voulions, parce que ce n’est plus eux qui vivent, c’est Dieu qui vit en eux. Cette chose-là me donne une joie immense ! Avoir pu avoir de Marie le secret de la sainteté, d’une sainteté populaire, d’une sainteté universelle pour tout le peuple de Dieu . Et donc, ce que le Concile désire, que la sainteté soit pour tous, qu’elle ne soit pas limitée aux couvents, à certaines catégories de personnes, là, nous avons trouvé la voie. Et cela est quelque chose d’extraordinaire. Parce que dire : « Tu peux te faire saint dans un état de perfection » ; ça va, vas-y, deviens frère, devient sœur, etc. Mais pouvoir dire à tous : il y a une route qui peut te faire devenir saint, toi ; regarde, toi qui peut-être ne peux pas aller à l’église parce que les circonstances te l’ empêchent vraiment ; toi qui es »au-delà du rideau de fer » où tu ne peux pas avoir de contacts avec les prêtres ; toi qui es en prison, tu peux te faire saint, c’est la volonté de Dieu vécue, en perdant tout : la liberté, si on est en prison ; le contact avec l’Église si on est »au-delà du rideau de fer »…Tu le peux. Voilà cela est quelque chose d’extraordinaire. Seule Marie pouvait inventer une chose de ce genre. Seulement une maman qui aime tous et chacun personnellement. Seulement elle. Je ne me l’explique pas autrement. C’est extraordinaire. (…) Aussi parce que la simplicité est une des choses les plus difficiles à comprendre. Parce que c’est l’unité, elle est mystérieuse. Et donc comment peut-on faire ? Il faut choisir Dieu une fois, et puis se mettre sur cette voie-là (…) ». Chiara Lubic Source : Centro Chiara Lubich
31 Oct 2016 | Focolare Worldwide, Senza categoria

Chantal Grevin
En quoi une instance comme l’UNESCO sert-elle la paix ? D’abord il faut rappeler que l’UNESCO fait partie de la famille onusienne. Or la paix est au fondement même de la création de l’ONU. L’UNESCO a pour vocation la coordination de la coopération internationale en matière d’éducation, de sciences, de culture et de communication et est en quelque sorte son instance éthique. Sa mission fondamentale reste donc la paix, à travers notamment le dialogue entre les cultures. Son programme scientifique intergouvernemental dédié aux transformations sociales (MOST) manifeste le fait qu’aucun changement ne peut se faire s’il n’est pas intégré dans les différentes cultures. De fait, l’UNESCO est connue pour sa promotion du pluralisme culturel. Mais quel est le lien avec la recherche de l’unité et comment faire entendre la voix de New Humanity parmi tous les acteurs de paix ? Si la richesse de la diversité des cultures doit être protégée, au même titre que la biodiversité où est, en effet, l’unité, à laquelle l’humanité aspire ? Nous n’avons pas encore franchi cette étape. La déclaration universelle sur les droits humains est à cet égard un socle commun même s’il est parfois contesté, mais il reste à trouver ces valeurs communes, universelles, à la base de notre contrat social mondial. Le colloque du 15 novembre va permettre cette réflexion. Cette manifestation de New Humanity dans la maison de l’UNESCO est une contribution au travail de l’UNESCO avec ce que nous pouvons offrir, des bonnes pratiques associées à une réflexion de fond. Notre Ong peut rappeler que l’unité est la source et l’aboutissement de la vie de l’humanité. Dans un monde déchiré par les conflits n’est-ce pas utopique de croire aux vertus d’un colloque ? C’est vrai que le monde va mal, mais nous avons des raisons de croire en la paix. Le colloque va rendre visibles ceux qui la rendent possible. Promouvoir une culture de paix ne sera jamais vraiment mesurable mais le courant est lancé. Personnellement je crois aux organisations internationales. Elles peuvent sembler impuissantes mais songeons que ce n’est déjà pas rien que 195 pays puissent discuter ensemble et des pays en guerre se côtoyer dans la même pièce. Dès lors qu’on se situe sur le plan culturel plutôt que politique, les échanges sont plus libres. Par exemple, alors que la Palestine ne pouvait pas entrer à l’ONU, l’UNESCO l’a rendu possible car elle s’est placée sur le plan de son patrimoine culturel à protéger. Nous pouvons espérer que notre colloque aura une influence à travers ce qui a été transmis aux ambassadeurs présents à l’UNESCO. Les actes du colloque peuvent devenir une référence, un patrimoine culturel qui va intéresser des chercheurs et des personnes du monde entier. Et cela pendant de longues années. Propos recueillis par Chantal Joly
30 Oct 2016 | Focolare Worldwide, Senza categoria
Le pape François, l’évêque Munib Younan et le pasteur Martin Junge (en tant que représentation de la Communion des 145 églises qui composent la Fédération Luthérienne Mondiale) : ce sont les trois personnalités qui, avec un geste hautement significatif, après 500 ans, souscrivent ensemble à la cérémonie d’ouverture du Vème Centenaire de la Réforme. Comme est tout autant significatif le titre de l’événement : »Du conflit à la communion – unis dans l’espérance’‘, qui aura lieu le 31 octobre avec un culte œcuménique dans la cathédrale de Lund duquel s’ensuivra une cérémonie publique dans le stade de Malmö, en Suède. Déjà en ’99, avec la »Déclaration Conjointe sur la Doctrine de la Justification », on avait mis une pierre angulaire dans la relation œcuménique catholique-luthérienne. Un document historique important qui dans la commémoration de cette année, est présenté comme fondement théologique, dans la recherche de l’unité possible et pleine de l’unique Église du Christ. Entre les luthériens et le Mouvement des Focolari, il y a un long parcours d’amitié. Ce seront en effet, les contacts avec eux qui feront comprendre à Chiara Lubich que la spiritualité que Dieu lui a confiée n’est pas réservée aux catholiques.
Un peu d’histoire. Le 14 janvier 1961, Chiara est invitée à parler de la spiritualité de l’unité aux sœurs de Darmstadt (Marienschwestern). A cette occasion, elle connaît quelques pasteurs luthériens parmi lesquels Klaus Hess et son épouse Amalie, cofondateurs de la »Bruderschaft vom gemeinsamen Leben » en Allemagne. Quelques mois plus tard, les époux Hess viennent à Rome afin de mieux connaître le Mouvement et l’Église catholique. Le 24 mai 1961, Chiara fonde à Rome le »Centro Uno » pour l’unité des chrétiens et en juin ’68, on inaugure le Centre Œcuménique dans la citadelle des Focolari d’Ottmaring (Augsbourg). Entre-temps, dans l’Allemagne de l’époque, l’esprit des Focolari est accueilli aussi bien par les évêques catholiques que par ceux qui sont évangéliques ou luthériens. La spiritualité de l’unité se diffuse aussi en Scandinavie, dans le milieu œcuménique et dans les Mariapolis en Suède, les participants, pour une bonne moitié, sont luthériens. A partir de 1982, aux rencontres des évêques catholiques amis du Mouvement, s’ajoutent des rencontres œcuméniques avec des évêques de différentes Églises. En 2015, ils sont au nombre de 6, les évêques luthériens, issus de trois pays différents, présents à la rencontre œcuménique des évêques qui s’est tenue à Constantinople. En ’88, le prix »Fête de la paix d’Augsbourg » est décerné à Chiara Lubich. En ’99, elle est invitée à l’événement historique de la signature de la »Déclaration conjointe sur la Doctrine de la justification » à Augsbourg. Durant la célébration solennelle, on lui confie la composition et la récitation d’une prière. En 2003, l’évêque luthérien de Munich en place à cette époque, Johannes Friedrich, se rend au Centre du Mouvement avec une délégation. Là, Chiara parle de Jésus Abandonné : »Il s’est présenté (…) comme modèle à imiter dans toutes les épreuves et d’une manière toute spéciale dans les douleurs des désunités ; (…) lui abandonné est lumière pour recomposer la pleine communion visible ».1 En 2009, l’actuelle présidente des Focolari, Maria Voce, est invitée aux célébrations à l’occasion du 10ème anniversaire de la »Déclaration conjointe’‘. Pour l’ouverture du V ème Centenaire de la Réforme, la présidente ne sachant pas y être présente en personne, ce seront les délégués centraux Friederike Koller et Ángel Bartol qui représenteront le Mouvement des Focolari.
Message à l’assemblée de Lund