Fontem : la lumière de Mafua Ndem

© CSC Audiovisivi – Caris Mendes

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« C’est mon devoir précis que de continuer à enseigner à mon peuple cet esprit qui l’a changé » a dit le Fon d’Akum, vice-président des Fon amis des Focolari, durant la visite de la citadelle internationale de Loppiano, seconde étape de leur pèlerinage. Pour cette occasion, l’assesseur régional de la Coopérative internationale, à la paix et à la réconciliation, Massimo Toschi, s’est souvenu de la première fois qu’il était allé à Fontem il y a dix ans : »En décembre, nous célébrerons le cinquantième anniversaire de Fontem et nous verrons là, lumineux, le visage d’une église »hôpital sur le champ », comme l’a définie le pape François ».
Le 24 septembre s’est déroulée la troisième étape, avec la visite à Trente, ville natale de Chiara, des lieux où elle a vécu et commencé, durant la deuxième guerre mondiale, le Mouvement des Focolari. Et donc, la rencontre avec quelques habitants, avec des représentants d’institutions, le maire et l’archevêque de Trente.

Foto: SIF Loppiano
Carlo et Alberto: une amitié en vue de la sainteté
Alberto Michelotti naît à Gênes le 14 août 1958. Etudiant ingénieur, responsable du groupe des jeunes du mouvement des Focolari, aime se mettre à la dernière place pour servir… Amoureux de la montagne, il tombe au cours d’une escalade sur une paroi de glace dans les Alpes maritimes et meurt le 20 août 1980. Le lendemain de sa mort on diagnostique chez Carlo Grisolia, un autre garçon du même groupe que lui, une tumeur parmi les plus malignes. C’est le début d’une course de 40 jours « à la rencontre de Jésus », où bien souvent Carlo affirme qu’Alberto est à ses côtés pour le soutenir, comme toujours.
Tous les deux, de vrais champions de la spiritualité de communion, continuent, encore aujourd’hui, à toucher le cœur des personnes qui les ont connus. L’Eglise a donc introduit leur cause de béatification (du blog Saints Bienheureux). Quel est le secret de leur vie ? La découverte et la mise en pratique de la spiritualité de l’unité de Chiara Lubich, une voie collective qui mène à la sainteté construite ensemble. Voici quelques impressions spontanées que l’on peut trouver sur leur site web : Sara. « Ce sont pour moi des modèles de référence parce qu’ils se sont fait saints ensemble, en s’aidant et en s’aimant, mais sans être ‘différents’ de bien d’autres. Carlo et Alberto me donnent l’espoir de pouvoir toujours recommencer, que je peux moi aussi arriver à la sainteté en vivant comme eux. Donatello. « Je sens le besoin de ne pas perdre le contact avec eux et leur expérience extraordinaire de vie. Je sens aussi le désir de communiquer au plus grand nombre de gens possible cette histoire de jeunes dynamiques et ouverts à leurs prochains, sûrs d’eux. » Ornella. « J’ai connu leur histoire par hasard, j’ai approfondi leur profil par la lecture et la recherche sur internet. C’était une histoire extraordinaire dans la normalité. Ils représentent une traînée lumineuse qui mène à Dieu… je souhaite que beaucoup puissent connaître leur histoire, on a besoin aujourd’hui de témoignages de cette force ! » E. “ Comme deux éclairs dans un ciel serein, Carlo et Alberto ont surgi à l’improviste et rapidement. Fulgurants et comme une bombe pour moi, et je pense, aussi pour les personnes qui les ont connues. » A.A. « Carlo et Alberto ont posé, en peu de temps, des gestes et des actions que beaucoup de gens n’ont pas réussi à accomplir dans toute leur vie. Ils avaient la volonté, le désir, la poigne et le sacrifice pour donner leur vie au projet que Dieu avait en réserve sur eux. Ils étaient comme une toile blanche prête pour le peintre. Dieu l’a fait et ils ont embrassé la foi même sur le point de mourir. Moi, même si je suis toute jeune, j’admire ces deux garçons. Ils sont un modèle pour nous tous ». Pour mieux les connaître : Alberto et Carlo Carlo Grisolia – Alberto Michelotti Documentaire sur leur vie: Trailer https://www.youtube.com/watch?v=yI4jmG-pwsk Sur leur site http://www.albertoecarlo.it , d’autres vidéos, info, photos et la possibilité de télécharger gratuitement même en format DVD.
Les Focolari remercient
Ce matin, 28 septembre, Maria Voce, présidente du Mouvement des Focolari, a subi à Milan, une intervention cardio-vasculaire. L’intervention programmée depuis longtemps, s’est terminée avec succès. L’évolution post-opératoire au cours de ces premières heures, résulte régulière. Le Mouvement des Focolari remercie tous ceux qui ont prié et se sont intéressés à la santé de Maria Voce, tandis qu’on continue avec la prière, à accompagner l’évolution de la convalescence, en demandant le rétablissement rapide et complet de la présidente.
Jean Paul Ier, le “Pape du sourire”
Suite à la mort de Paul VI, « 20 jours plus tard, le 26 août, le « pape du sourire », Jean Paul Ier monte sur la Chaire de Pierre. Cependant, même si son bref pontificat ne dure qu’un mois, il a le temps de nous lancer un sourire à nous aussi par des paroles de bénédiction ». Voilà ce qu’écrit Chiara Lubich dans son livre « Le cri » (1), où elle met en évidence le rapport ininterrompu qu’elle avait eu avec les successeurs de Pierre. Même avec Albino Luciani, durant le temps si bref de son pontificat. “Le nouveau pape a le don de se faire comprendre immédiatement de tout le monde – écrit Guglielmo Boselli (2), alors directeur de Città Nuova – même des enfants. Il possède le langage normal, immédiat qu’utilisait Jésus, la sagesse du cœur qui rend capable d’entamer tout de suite un rapport spontané : le don merveilleux de celui qui vient d’une longue expérience pastorale, toujours au contact des gens, et qui n’a pas besoin de discours alambiqués spécialisés dans le domaine. C’est un homme d’une vaste culture humaniste et théologique, qui a dépassé la phase de ceux qui se trouvent encore au niveau des études du christianisme en laboratoire ; ses paroles vont droit au but visé. Il suffit qu’il ouvre la bouche pour être compris, communicatif et vrai ». Son élection intervient suite à un bref conclave de vingt-six heures seulement. « Un apôtre du Concile » a été élu, comme cela a été dit. Durant l’audience avec les cardinaux, le 30 août, de fait, se référant à la Lumen gentium 22 il touchait un des points clé de l’ecclésiologie de Vatican II. « Les évêques – dit-il en improvisant – doivent aussi penser à l’Église universelle… derrière vous, je vois vos évêques, les Conférences, qui, dans un climat instauré par le Concile, doivent donner un soutien solide au pape… C’est vrai tout ça, mais aujourd’hui le monde a grand besoin de nous voir unis… Ayez pitié du pauvre nouveau pape, qui vraiment ne s’attendait pas à monter à cette place. Essayez de l’aider et essayons ensemble de donner au monde un spectacle d’unité, même en sacrifiant parfois quelque chose; mais nous aurions tout à perdre si le monde ne nous voit pas étroitement unis ». 33 jours plus tard seulement, le 28 septembre, la nouvelle déconcertante de sa mort tombait. « Jean Paul Ier – écrivait encore Guglielmo Boselli (3) – a eu peut-être la tâche d’abattre les dernières apparences externes de toute « distance » qui pouvait encore résister, entre le pape, entre l’évêque de Rome « président de la charité » et le peuple : afin d’entamer un dialogue d’homme à hommes dans une Église, où tout est crédible, authentique. Le pape Luciani a fait sa part : peut-être ne devait-il pas, et ne pouvait-il pas faire plus ». Il n’est pas difficile de reconnaître que la continuité avec le pape François est claire.
- Chiara Lubich, Le cri, Nouvelle Cité
- Città Nuova, 17/1978, pag. 8
- 19/1978, pag. 9

