Mouvement des Focolari
Chiara Lubich aux jeunes des JMJ  en 2005

Chiara Lubich aux jeunes des JMJ en 2005

ChiaraLubichStoccarda2004“Pourquoi vas-tu aux JMJ ? » « Parce que j’espère y rencontrer Jésus », a répondu une jeune fille arrivée à Cologne avec une centaine de milliers de jeunes venus du monde entier. Je pense qu’elle n’est pas la seule à avoir dans le cœur ce désir très fort : rencontrer Jésus ! Et c’est aussi l’intitulé de ces JMJ : chercher le Christ, le trouver et l’adorer. Les « Journées Mondiales de la Jeunesse », cette invention inspirée de notre très cher pape Jean-Paul II – est une occasion privilégiée de rencontrer Jésus vivant dans son Eglise (…). Rencontrer Jésus, l’adorer et ensuite le porter aux autres, partout où nous allons.   Très chers jeunes, mais savez-vous qu’il y a un secret pour ne plus le perdre, ce Jésus qui durant les JMJ nous apparaît si beau, si vivant, si attirant ? Le secret est celui-ci : aimer ! Pour aimer Dieu, pour demeurer en Lui, pour être toujours dans la lumière, il faut aimer les autres ! Regardez, je vous parle de mon expérience de plus de 60 ans, mais aussi de l’expérience d’un peuple entier, répandu sur toute la planète, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants qui ont choisi l’amour comme style de vie ! C’est cela le secret d’une vie heureuse, pleine, intéressante, toujours nouvelle, jamais ennuyeuse, toujours surprenante ! Je vous donne un petit exemple, qui en fait est grand : j’ai su récemment que, dans un camp de réfugiés en Afrique, un groupe de jeunes qui  manquent plus ou moins de tout, veut transformer ce camp en paradis grâce à leur amour et ils me racontent des expériences concrètes qui en témoignent. Comprenez-vous ce que cela veut dire ? Cela veut dire que l’amour est plus fort que tout !   On pourrait parler à l’infini sur cet amour de Jésus qui enseigne par sa vie, ses paroles et aussi grâce aux saints. Je voudrais souligner aujourd’hui deux points, qui sont cependant d’une importance capitale : Il faut aimer TOUTE personne, sans exception, sans sélection, sans préférence– comme Dieu le fait avec nous ! – Il s’agit donc ici d’aimer l’ami et l’ennemi, celui qui est sympathique comme celui qui est antipathique, l’enseignant, le voisin, le facteur, le collègue de travail. Aimer toute personne signifie aussi aimer celles qui sont loin de nous, mais présentes à travers les médias, comme les victimes du Tsunami dans le Sud-Est-Asiatique, ou les jeunes des JMJ venus des pays pauvres, que vous avez aidés avec le Fonds de solidarité. Second point : il faut aimer EN PREMIER. Normalement on aime quand on se sent aimé, on répond à l’amour qui nous parvient. Et s’il n’arrive pas ? Il est alors préférable de prendre nous-mêmes l’initiative, de commencer à envoyer un signal d’amitié, de pardon, de volonté de recommencer à zéro. Essayez d’aimer de cette façon, vous expérimenterez une grande liberté parce que c’est vous qui serez les protagonistes ! Chers jeunes, courage ! Cela vaut la peine de vivre ainsi, vous n’êtes pas faits pour les demi-mesures, donnez votre cœur à Celui qui sait le combler. Dieu a besoin de jeunes pleins d’ardeur, qui ne se laissent pas freiner par leurs propres problèmes, ces éternels obstacles à l’amour, de personnes qui ont tout brûlé au feu de l’Amour de Dieu et qui entraînent les autres.  (Chiara Lubich, Cologne, 16 août 2005) Source: Centro Chiara Lubich

JMJ 2016 : l’aventure des jeunes de Vérone

JMJ 2016 : l’aventure des jeunes de Vérone

gruppo 1 Au départ de Vérone, cinq cars de jeunes du diocèse, âgés de 17 ans sont, sont en route pour la Pologne, accompagnés par des prêtres, des animateurs et des familles. Le camp de formation qui les attend à Cracovie, dans le cadre des JMJ, leur est exclusivement réservé. Parmi eux des Gen 3, enthousiastes de faire eux aussi une expérience de ce genre. L’un des prêtres qui accompagne le groupe, le Père Stefano Marcolini, membre des Focolari, raconte : « Le voyage prévoit une étape le 22 juillet à Munich, pour visiter l’ancien camp de concentration nazi de Dachau. Le soir, de retour à Munich, nous choisissons de faire une visite touristique de la ville, loin de penser qu’elle allait devenir le théâtre d’un attentat terroriste. Grâce à Dieu, nous ne sommes pas aux abords du Centre commercial où a lieu l’attaque, mais la confusion est telle que toute la ville (métro, bars est lieux publics) est prise de panique. La peur, à laquelle s’ajoute les difficultés pour se retrouver, est très forte. Heureusement que les téléphones portables et Google maps fonctionnent. Finalement, à 3h du matin, nous nous retrouvons tous, généreusement accueillis par l’Eglise locale qui nous nous héberge et nous offre un abondant petit-déjeuner. Le contact avec le Ministère des Affaires Etrangères italien est établi, mais l’ordre nous est donné de rentrer en Italie car le groupe est composé de mineurs ». foto 1Mais les jeunes ne s’avouent pas vaincus pour autant. Ils ont dans le cœur les paroles du pape les invitant à ces JMJ 2016 : « Ne vous laissez pas voler l’espérance ». Une fois rentrés en Italie, ils entendent bien participer à un camp de formation. Aussi leur évêque met-il très rapidement en place un camp, dans un bel endroit de montagne. Ce camp de formation qu’ils auraient dû vivre à Cracovie… “Ayant appris leur aventure, le Pape encourage les jeunes à ne pas se résigner et leur dit qu’il les attend tous à Cracovie. Entre temps trois d’entre eux, accompagnés par un prêtre, sont invités à Cracovie pour participer au Festival des jeunes de l’Italie. Et ce sont eux qui, avec d’autres, sont choisis pour poser, à l’occasion d’une liaison vidéo avec le Pape François, une question qui concerne précisément les événements de Munich ». « Pour répondre à l’invitation personnelle du Pape – poursuit le Père Stefano –, une fois terminé le camp de formation, nous reprenons les cars, direction la Pologne, pour arriver juste à temps et pouvoir participer – le samedi 30 au matin – à une audience privée : le pape a modifié pour nous son programme. Mais ce n’est pas tout : samedi soir, lors du grand rassemblement auquel sont conviés plus de deux millions de jeunes, ceux du groupe de Vérone auront un badge leur permettant de s’asseoir au premier rang. Et tout cela, parce que, comme nous le dit Riccardo, un des Gen 3, « nous ne nous sommes pas fait voler l’espérance ! ».  

Parole de vie d’août 2016

Depuis plus de 70 ans se vit la « Parole de vie ». Nous en lisons le commentaire, mais avec le désir que cette parole de l’Écriture, souvent de Jésus lui-même, s’enracine en nous. En effet, la parole de vie n’est pas une simple méditation. C’est Jésus qui nous parle, nous invite à vivre, nous conduit toujours à aimer, à faire de notre vie un don. Écoutons Chiara Lubich raconter l’origine de la « Parole de vie », dont elle est la créatrice : « J’avais soif de vérité. Pour cette raison j’étudiais la philosophie. Plus encore : comme beaucoup d’autres jeunes, je cherchais la vérité et essayais de la trouver dans les études. Or voilà une des grandes idées du début des focolari, tout de suite communiquée à mes compagnes : “À quoi bon chercher la vérité quand elle est vivante, incarnée en Jésus, homme-Dieu ? Si la  vérité nous attire,  quittons  tout, partons à la recherche de Jésus, suivons-le”. C’est ce que nous avons fait. » Elles prirent l’Évangile et commencèrent à en lire les paroles, une à une. Il leur apparut tout nouveau : « Chaque parole de Jésus était une source de lumière ardente, divine ! Ses paroles, uniques, éternelles, captivantes, étaient des paroles de vie, c’est-à-dire des paroles à traduire en vie, universelles dans l’espace et dans le temps 1. » Elles découvrirent que ces paroles n’appartenaient pas au passé, simple souvenir, mais que c’était des paroles que Jésus nous adresse à nous, êtres humains de toutes les époques sur tous les continents. Jésus est-il vraiment un maître pour nous ? On nous propose tant de modes de vie, tant de maîtres à penser, parfois aberrants, allant jusqu’à porter à la violence, au milieu d’autres qui restent honnêtes et éclairés. Pourtant les paroles de Jésus possèdent, elles, une profondeur et une capacité à nous transformer que les paroles des plus grands philosophes n’ont pas. Elles sont « paroles de vie », peuvent être vécues, donnent plénitude à notre vie en nous communiquant la vie même de Dieu. Chaque mois, nous choisissons d’en vivre une en particulier. Ainsi, lentement, l’Évangile pénètre en nous, nous transforme et nous fait acquérir l’esprit même de Jésus, nous rendant capables d’affronter les situations les plus diverses. Jésus devient ainsi notre maître.   Parfois nous aimons la lire à plusieurs. Alors Jésus lui-même, le Ressuscité, vivant au milieu de nous réunis en son nom, nous l’explique, comme à Emmaüs, et nous éclaire sur la manière de la mettre en pratique. Cependant la grande nouveauté de la « Parole de vie » tient au fait de pouvoir  nous  raconter comment nous l’avons vécue, nos expériences, les bienfaits que nous en avons reçus en la vivant, exactement comme Chiara raconte ce qui se passait au début du mouvement des focolari : « Pour nous, c’était un devoir de communiquer ce dont nous faisions l’expérience. En outre, quand nous donnions notre expérience vécue, nous avions conscience que cette expérience demeurait et édifiait notre vie intérieure. Tandis que, si nous ne la donnions pas, lentement nous nous appauvrissions. La parole était donc vécue avec intensité toute la journée. Ce qui en résultait était communiqué, non seulement entre nous, mais aussi aux personnes qui s’ajoutaient petit à petit à notre premier groupe […]. Quand nous la vivions, ce n’était plus moi ou nous qui la vivions, c’était la parole qui vivait en moi, la parole qui vivait dans le groupe. C’était la révolution chrétienne dans toute son ampleur 2. » Nous aussi, nous pouvons vivre ainsi aujourd’hui. Fabio CIARDI 1 D’après Chiara LUBICH, Scritti spirituali /3, Città Nuova, Rome 1979, p. 124. 2 Ibid., pp. 128-130.

Kiribati: Action pour un Monde Uni

Kiribati: Action pour un Monde Uni

16331320049_4ab176f6d0_zLe projet en cours depuis quelques années dans la république de Kiribati, piloté par l’AMU (Action pour un Monde Uni), s’adresse à la population de Buota, un des villages les plus pauvres de l’île de Tarawa, dans ce petit état insulaire du Pacifique. Il vise à améliorer les conditions de vie de la communauté, à travers des initiatives conduites essentiellement en faveur des femmes et des enfants. 61 enfants, aussi bien catholiques que d’autres confessions et religions, ont fréquenté l’école maternelle. Quinze enfants ont conclu le parcours préscolaire et ont obtenu du Ministère de l’Instruction Publique l’attestation qui certifie leur niveau de connaissances et de compétences acquises et leur donne accès à l’école primaire. “L’école maternelle est une activité qui contribue à renforcer la collaboration entre les membres de la communauté – nous écrivent nos correspondants sur place -. Par exemple les mamans d’élèves travaillent souvent en groupe pour fournir les supports nécessaires. Outre quelques collectes de fonds obtenus en vendant du pain et des blocs de glace, elles ont contribué à la construction d’une nouvelle salle de classe en tressant la paille destinée à la toiture. Toute la communauté des Focolari de Buota, qui a eu l’idée de ce projet, a pris volontairement en charge la construction d’une nouvelle salle de classe pour répondre à l’augmentation du nombre de présences ». Le projet de Kiribati prévoit aussi diverses activités de formation pour les femmes. « Elles ont été parfois difficiles à organiser à cause de l’état des routes : les voies de communication vers Buota ne sont pas toujours praticables et il arrive qu’il soit très difficile d’atteindre le village. Malgré tout, cette dimension du projet a été assurée. 16517605535_bb22d401f9_zL’an dernier quatre personnes du Ministère de la Santé ont animé un workshop sur la nutrition des enfants. A cette occasion l’accent a été mis sur l’importance d’une alimentation suffisamment riche pour le développement physique et mental, sur la nécessité d’une bonne hygiène, sur un planning familial basé sur les méthodes naturelles et aussi sur la culture biologique. Pour contribuer à un style de vie plus sain, l’équipe locale en charge d’animer le projet a organisé un workshop de deux jours sur la façon de cultiver un jardin biologique, avec l’aide de personnes qualifiées du département de l’Agriculture. On a vu la nécessité que de nombreuses personnes se consacrent à ce projet, de façon à partager les expériences et à apprendre plus facilement à rendre un terrain riche en composants organiques. Fin 2015, les habitants de l’île nous ont fait savoir qu’à Buota on avait vu apparaître les premiers jardins bio avec des choux et des tomates ! C’est une réalité importante dans ce contexte où l’élévation progressive du niveau de la mer restreint fortement les surfaces susceptibles d’être destinées à l’agriculture.   Source : AMU online (Association pour un Monde Uni).  

François en partance pour la Pologne

François en partance pour la Pologne

Chers frères et sœurs,sdm_katowice_d_cmyk.cdr elle est désormais proche la 31ème Journée mondiale de la Jeunesse, qui m’appelle à rencontrer les jeunes du monde, convoqués à Cracovie et me donne aussi l’heureuse occasion de rencontrer la chère nation polonaise. En cette Année jubilaire, tout sera sous le signe de la Miséricorde et orienté à la mémoire reconnaissante et fidèle de saint Jean-Paul II, qui a été l’artisan des Journées mondiales de la Jeunesse et le guide du peuple polonais sur son récent chemin historique vers la liberté. Chers jeunes polonais, je sais que depuis longtemps vous avez préparé, surtout par la prière, la grande rencontre de Cracovie. Je vous remercie de grand cœur pour tout ce que vous faites, et pour l’amour avec lequel vous le faites; d’avance, je vous embrasse et je vous bénis. Chers jeunes de toutes les régions d’Europe, d’Afrique, d’Amérique, d’Asie et d’Océanie! Je bénis aussi vos pays, vos désirs et vos pas vers Cracovie, afin qu’ils soient un pèlerinage de foi et de fraternité. Que le Seigneur Jésus vous accorde la grâce de faire en vous-mêmes l’expérience de sa parole : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » ( Mt 5, 7 ). J’ai un grand désir de vous rencontrer, pour offrir au monde un nouveau signe d’harmonie, une mosaïque de visages divers, de tant de races, langues, peuples et cultures, mais tous unis au nom de Jésus, qui est le Visage de la Miséricorde. Et maintenant je m’adresse à vous, chers fils et filles de la nation polonaise! Je sens que c’est un grand don du Seigneur que celui de venir parmi vous, parce que vous êtes un peuple qui a traversé tant d’épreuves au cours de son histoire, certaines très dures, et qui est allé de l’avant avec la force de la foi, soutenu par la main maternelle de la Vierge Marie. Je suis certain que le pèlerinage au sanctuaire de Częstochowa sera pour moi une immersion dans cette foi éprouvée, qui me fera beaucoup de bien. Je vous remercie des prières avec lesquelles vous préparez ma visite. Je remercie les Évêques et les prêtres, les religieux et les religieuses, les fidèles laïcs, spécialement les familles, auxquelles j’apporte en pensée l’Exhortation apostolique post synodale Amoris laetitia. La “santé” morale et spirituelle d’une nation se voit dans ses familles: c’est pour cela que saint Jean-Paul II avait tant à cœur les fiancés, les jeunes époux et les familles. Continuez sur cette route! Chers frères et sœurs, je vous envoie ce message comme gage de mon affection. Restons unis dans la prière. Et à bientôt en Pologne!