26 Fév 2016 | Focolare Worldwide
« Je suis employé et j’habite à Catanzaro. Au cours d’une rencontre d’amis engagés dans le social à laquelle j’ai participé, j’ai appris que quelques jeunes étrangers qui vivent dans un centre d’accueil pour réfugiés, avaient besoin de vélos pour se rendre au travail. Je me suis rappelé que dans le garage, j’avais deux vélos tout-terrain en bon état auxquels je tenais beaucoup, en souvenir de longues et belles randonnées en montagne avec mon fils. Sans hésiter j’ai levé la main pour les offrir. Il fallait cependant les faire arriver à destination, chose difficile. Peu de temps après on m’apprend que ces amis organisent pour la fin janvier, un congrès de trois jours dans un village touristique proche des maisons des réfugiés, et je suis invité à y participer. Vous ne pouvez pas imaginer combien ma joie a été grande à la suite de cette nouvelle, je pouvais leur apporter moi-même les vélos – temps et coût zéro – et en plus je pouvais les donner en main propre aux intéressés et faire connaissance avec eux. Mais une autre difficulté surgissait : les vélos étaient trop encombrants et n’entraient pas dans le coffre de ma voiture. Ne voyant pas d’issue, j’ai demandé à mon voisin, qui vend des objets d’occasion, s’il pouvait m’aider à trouver une solution. Mais lorsqu’il a su que je voulais donner les vélos à des réfugiés il a commencé à dire que ce serait mieux de les lui donner pour qu’il en obtienne un bon prix et il lui semblait que « ce n’était pas le cas d’aider ces personnes inconnues qui viennent chez nous prendre le peu de travail qu’il y a et créer tellement de problèmes et de tensions sociales ». Mais il s’est rendu compte que je restais ferme dans ma décision, alors il m’a dit qu’un de nos amis communs avait un porte-bagages pour deux vélos qui irait très bien pour mon cas. Je suis allé voir cet ami qui s’est montré tout de suite disponible et bien content de donner ses porte-bagages. Tout allait pour le mieux. Le jour fixé, quatre jeunes réfugiés sont venus retirer les vélos là où se déroulait notre congrès. A peine les ont-ils vus attachés sur le toit de la voiture que leurs yeux brillaient. Sans doute s’attendaient-ils à trouver de vieux vélos rouillés, alors qu’ils étaient beaux, comme neufs et en bon état. Ils étaient vraiment contents et tout heureux ; puis timidement et avec beaucoup de dignité ils ont remercié en disant qu’ils étaient pauvres et n’avaient rien pour nous rendre la pareille mais le soir même ils seraient revenus pour chanter leurs chants au son du tambour, pendant la célébration eucharistique. Je suis convaincu que le rapport d’amitié qui est né restera… » (Dominique, Italie)
26 Fév 2016 | Non classifié(e), Parole di vie
Ce qu’attendaient les Juifs, Jésus le leur annonce, dès qu’il se met à parcourir villes et villages : « Le Règne de Dieu est arrivé » (Luc 10,9), et encore : « Le Règne de Dieu est parmi vous » (Luc 17,21). En Jésus, Dieu même vient au milieu de son peuple, pour conduire l’histoire à son but. Ses miracles en sont le signe. Dans le passage de l’Évangile, d’où est tirée cette parole de vie, Jésus vient de libérer un muet du démon qui le retenait prisonnier, prouvant ainsi qu’il est venu vaincre le mal, pour instaurer enfin le règne de Dieu. Cette expression – le règne de Dieu – signifiait, pour le peuple juif, Dieu qui agit en faveur d’Israël, qui le libère de toute forme d’esclavage et de tout mal, le guide vers la justice et la paix, le comble de joie et de bien. Jésus révèle Dieu comme « Père » miséricordieux, aimant, plein de tendresse et de compassion, attentif aux besoins et aux souffrances de ses enfants. Écoutons, nous aussi, l’annonce de Jésus : « Le Règne de Dieu vient de vous atteindre. » Le monde nous semble souvent dominé par le mal, emporté par les violents et les corrompus. Parfois il nous semble à la merci de forces adverses, d’événements menaçants qui nous dépassent. Face aux guerres et aux calamités naturelles, aux épidémies, aux changements climatiques, aux cortèges de migrants, aux crises économiques et financières, nous nous sentons impuissants. C’est ici qu’intervient Jésus, nous invitant à croire que, dès maintenant, il triomphe déjà du mal et instaure un monde nouveau. Il y a vingt-cinq ans, Chiara Lubich parlait à des milliers de jeunes et leur confiait son rêve : « Faire de notre monde un monde meilleur, presque une seule famille, un seul pays, un monde solidaire, c’est-à-dire un monde uni. » Aujourd’hui, comme alors, cela paraît une utopie. Pour que le rêve devienne réalité, elle les invitait à vivre l’amour réciproque, certaine que, en agissant ainsi, ils auraient parmi eux « le Christ lui-même, le tout-puissant », dont « vous pourrez tout espérer ». Oui, c’est lui-même le règne de Dieu. Et nous, quelle tâche avons-nous ? Vivre et aimer pour que sa présence soit continuelle parmi nous. Alors, continuait Chiara, « c’est lui-même qui agira avec vous dans chaque pays car, d’une certaine façon, il reviendra dans le monde, dans tous les lieux où vous vous trouvez, rendu présent par votre amour réciproque, par votre unité. Il vous donnera sa lumière et vous montrera ce qu’il vous faut faire. Il vous soutiendra, il sera votre force, et votre joie. Par lui le monde autour de vous se convertira à la concorde, les plaies se refermeront […]. L’amour donc ! L’amour entre vous, l’amour semé sur tous les points de la terre, entre les personnes, les groupes et les pays, par tous les moyens, pour que l’invasion d’amour dont nous parlons de temps à autre devienne réalité. Pour que prenne consistance, grâce à vous aussi, la civilisation de l’amour que nous souhaitons tous. C’est à cela que vous êtes appelés. Et vous verrez de grandes choses [1] ». Fabio Ciardi [1] Chiara Lubich au IVeme festival international des « Jeunes pour un monde uni » (Genfest), Rome (Palaeur), 31 mars 1990, d’après « Città Nuova », n° 34 (1990), 7, pp. 34-39.
25 Fév 2016 | Non classifié(e)
«60 évêques amis des Focolari, provenant de 31 pays[1], sont réunis du 22 au 26 février à Castelgandolfo. Au centre de ce congrès, ils ont participé à l’Audience générale du Pape François, place Saint-Pierre, qui, dans ses salutations, les a exhortés « à faire toujours vivre dans leur ministère apostolique le charisme de l’unité, en communion avec le successeur de Pierre ». « Une Église synodale est une Église de l’écoute, consciente qu’”écouter est davantage que simplement entendre”. C’est une écoute réciproque, où chacun a quelque chose à apprendre ». Cette vision de l’Église présentée par le Pape François lors de la célébration du 50e anniversaire de la création du Synode des Évêques sert d’orientation au congrès actuel. Le titre choisi, « Une Église qui engendre l’unité », est né de la conviction que dans une période caractérisée par de nombreuses tensions et une désagrégation croissante, le peuple de Dieu est appelé à contribuer à raviver les relations à tous les niveaux et dans tous les milieux. C’est une vraie nouveauté, qui doit se produire avant tout dans la vie même de l’Église et qui prend sa source au cœur du Dieu miséricordieux. Ce thème est centré sur la compréhension de l’unité, demandée par Jésus à son Père (Jn 17), comme « don, engagement et objectif ». Des perspectives illustrées à la lumière du charisme de Chiara Lubich par Maria Voce, présidente du Mouvement des Focolari, et par Jesús Morán, coprésident.

Le cardinal Lorenzo Baldisseri
Le cardinal Lorenzo Baldisseri interviendra également pour approfondir, sur la base de la pensée et du témoignage du Pape François, l’orientation vers « une Église pleinement synodale ». Grâce à la grande diversité de provenance et de culture des participants, les échanges entre évêques, les témoignages et les dialogues en séances plénières promettent d’être stimulants et riches. Ils s’articulent autour de deux questions : comment promouvoir la communion avec le peuple de Dieu et à son service, et comment vivre positivement les conflits qui jalonnent tout cheminement vers l’unité. Dans l’esprit d’une Église tournée vers l’extérieur, le congrès accueillera également des témoignages concrets de laïcs engagés dans la construction de ponts dans cette société fragmentée, sur les chemins de l’œcuménisme, du dialogue entre les religions, avec les personnes de convictions non religieuses et avec la culture d’aujourd’hui. En conclusion, l’attention des participants se portera sur l’image de l’Évêque comme instrument de miséricorde et d’unité, « à l’école de Marie ». Les congrès des Évêques amis du Mouvement des Focolari ont lieu depuis 1977, à l’instigation de Mgr Klaus Hemmerle, ancien évêque d’Aix-la-Chapelle (Allemagne). Le modérateur actuel de ces rencontres est le cardinal Francis Xavier Kriengsak Kovithavanij, archevêque de Bangkok (Thaïlande). [1] Irak, Liban, Syrie, Bénin, Cameroun, Côte-d’Ivoire, Ethiopie, Madagascar, Rép. Démocratique du Congo, Tanzanie, Thaïlande, Inde, Pakistan, Brésil, Venezuela, Panama, USA, Uruguay, Autriche, Espagne, France, Grande-Bretagne, Irlande, Italie, Portugal, Rép. Tchèque, Lettonie, Moldavie, Roumanie, Ukraine, Hongrie Communiqué de presse
24 Fév 2016 | Focolare Worldwide
Après cinq années de guerre, l’annonce d’un possible accord de “cessez le feu” en Syrie, ne suscite guère d’espérances dans la population qui continue, de jour en jour, à voir la situation se dégrader. Les voitures piégées continuent à faire des morts parmi les civils, les raids aériens visent toujours plus les sites humanitaires; tandis que sur les champs de bataille on continue à mourir.Sans parler des pertes d’emploi, de la destruction des maisons et des continuelles et désormais insupportables coupures d’eau et d’énergie, tandis que la vie, par la force des choses, doit en quelque manière continuer à aller de l’avant. Dans une culture où la famille est au coeur de tout, un motif de souffrance c’est aussi de voir partir ses proches à l’étranger pour d’improbables destinations, sans espoir de pouvoir les revoir un jour. Et pour ceux qui restent il y a l’angoissant dilemme de savoir s’ils font bien de rester sur une terre où on risque de mourir d’un jour à l’autre e où il n’y a pas de perspectives d’avenir. Et c’est pourtant là que Maria Grazia Brusadelli, focolarine italienne, se prépare à aller. Qu’est-ce qui te pousse – lui demandons-nous – à laisser les paisibles rivages de l’Italie pour prendre le large vers un tel inconnu? “C’est une urgence que je sens intérieurement depuis des mois, que je vis comme un second appel de Dieu, à me donner à ceux qui souffrent le plus, qui sont le plus en danger. Et qui veut être ma réponse personnelle à la question qu’au sein du Mouvement nous nous sommes posée sur la façon de donner suite à l’appel du pape François à “sortir” vers les périphéries du monde. Aussi ai-je dit à Jésus: “Envoie-moi”. Il m’a semblé accueillir ma disponibilité. Nous en avons parlé entre nous et on m’a proposé d’aller renforcer le focolare de Damas”.
En ce moment il n’y a pas de “périphérie” plus extrême. Maria Grazia est en train de faire les démarches pour s’expatrier. Entre temps elle est allée voir ses parents pour leur faire part de son choix et elle est aussi en train de transmettre les consignes à celle qui va la remplacer Il serait encore temps de changer d’idée, vu la poursuite des hostilités. On a su il y a quelques jours qu’on avait fait exploser une bombe dans la structure hospitalière de Médecins sans Frontires de Marat al Numan. Elle a fait huit victimes et laisse une population de 40000 personnes sans services sanitaires au coeur d’une zone en plein conflit. Sans parler du meurtre, à Alep, d’un jeune bénévole de la Caritas (Secours Catholique). Maria Grazia, quel effet te font ces nouvelles, as-tu quelque hésitation? “Absolument pas. C’est vrai, chaque nouvelle tragique qui arrive me va droit au coeur. Mais je n’ai pas peur. Même si je suis consciente des risques, je ne crains pas pour ma personne. Je pense à tous ceux qui sont là-bas et je voudrais être déjà avec eux pour partager ces déchirements, leur apporter, par ma seule résence, – hélas je ne parle pas l’arabe – un peu d’espérance. Je voudrais être déjà arrivée pour leur faire sentir la solidarité et la proximité des focolari qui dans le monde entier prient chaque jour pour que la paix revienne en Syrie. Les syriens avec lesquels nous sommes en contact sont très reconnaissants pour cette communion provenant du monde entier et pour tout ce qui est fait sur place pour alléger leur sort. Je voudrais aussi être déjà là-bas pour leur porter l’affection et l’espérance de l’Eglise. Avant de partir j’aurai la grâce de rencontrer le Saint Père et ainsi je pourrai transmettre son message. Trois autres focolarine m’attendent à Damas et aussi les focolarini à Alep. Dans ces deux villes ils vivent en communion étroite avec les personnes qui, en Syrie, partagent la spiritualité de l’unité. Ils vivent aussi intensément le dialogue oecuménique et interreligieux avec les personnes du lieu. Parce que le Focolare, dans chaque région du monde, c’est l’esprit de famille, entre nous et avec tous”.
23 Fév 2016 | Non classifié(e)
22 janvier 1920 – 14 mars 2008: ces deux dates délimitent la vie terrestre de Chiara Lubich, Silvia Lubich selon l’Etat Civil. Le jour de sa mort des milliers de personnes ont emprunté les routes de Rocca di Papa (où se trouve le siège du Centre International du Mouvement des Focolari et aussi la maison de Chiara) pour rendre hommage à sa dépouille et un nombre encore plus important a pris part à ses obsèques, en la Basilique de Saint Paul Hors les Murs, le 18 mars. Au cours des dernières années ce jour anniversaire a été l’occasion d’approfondir sa pensée, sa vie, son témoignage sous divers aspects: le dialogue oecuménique (Chiara Lubich: un charisme, une vie pour l’unité des chrétiens à Trente en 2011), le charisme de l’unité et les jeunes (2012), la culture (Charisme Histoire Culture, à Rome en 2013), le dialogue interreligieux (Chiara et les religions 2014), la politique pour l’unité, avec des événements dans le monde entier, en 2015. En cette même année, le 27 janvier a eu lieu l’ouverture de sa cause de canonisation. En 2016 l’accent est mis sur la paix. Tout au long de sa vie Chiara Lubich a oeuvré en faveur de la paix en ouvrant des chemins de dialogue à divers niveaux, ce qui lui a valu des reconnaissances internationales, dont le Prix UNESCO pour l’éducation à la Paix en 1996. Sa spiritualité, qui se décline en vivant la fraternité au quotidien, inspire des centaines d’initiatives qui, sous toutes les latitudes, visent à contribuer à enrichir la planète (actions humanitaires, solidarité, protection de l’environnement), et qui sont recueillies sur la plateforme de United World Project (UWP). https://www.youtube.com/watch?v=bGWZw_UymaI En septembre 2015 la présidente des Focolari, Maria Voce, pour répondre à l’appel du pape François, relance un nouvel engagement et une mobilisation pour la paix. “Il faut faire davantage –avait-elle affirmé – pour faire bouger les hautes sphères de la politique, les circuits du commerce des armes, ceux qui décident les choix stratégiques, lesquels – comme on commence à le vérifier – peuvent partir de la base avec la mobilisation de la société civile. Maria Voce a en outre appelé les membres du Mouvement à s’engager et à s’unir de façon plus large pour promouvoir , avec tous ceux qui vont en ce sens, des actions destinées à démasquer les causes des guerres et des tragédies qui sévissent en de nombreux points de la planète, avec l’objectif d’y porter remède, “en mobilisant nos forces, nos moyens et nos disponibilités”. Le 12 mars à Castel Gandolfo (Roma) – à l’occasion du 20ème anniversaire de la remise du Prix UNESCO pour l’éducation à la paix à Chiara Lubich, et du 8ème anniversaire de sa mort – se déroulera l’événement “La Culture du Dialogue comme facteur de Paix” avec la presence du groupe international Gen Verde. L’invitation s’adresse aux Ambassadeurs près le Saint Siège, aux autorités civiles et ecclésiales. Maria Voce, la présidente des Focolari interviendra, et quelques témoignages seront ensuite donnés sur le dialogue comme facteur de paix.. Le 14 mars, au Sanctuaire du Divin Amour (Rome), une célébration eucharistique aura lieu à 18h30, présidée par le cardinal João Braz De Aviz. Ce même jour, dans le monde entier, des événements divers feront mémoire de Chiara Lubich.