Mouvement des Focolari
Ensemble, pour l’Europe

Ensemble, pour l’Europe

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© Thomas Mandl

Du 12 au 14 novembre, 100 représentants et dirigeants du réseau „Ensemble pour l’Europe“ se sont rassemblés en Hollande. Ils publient ensemble la déclaration suivante comme réaction aux attentats terroristes à Paris. « Avec horreur nous avons appris les attentats dramatiques survenus à Paris. Plus de 100 représentants de mouvements et communautés chrétiens de 13 pays européens et différentes confessions et Eglises, étaient rassemblés à Marienkroon aux Pays-Bas. L’Europe est pour nous le continent, où des hommes de cultures et religions diverses sont bienvenus et doivent vivre ensemble en liberté et paix. Nous avons interrompu nos travaux pour garder le silence et pour prier ensemble. Les évènements nous motivent à nous engager encore plus intensément pour les valeurs de l’Europe. C’est aussi notre foi chrétienne qui nous y appelle et nous y oblige. Nous partageons la souffrance avec les familles des victimes et nous sommes solidaires avec les politiciens qui doivent prendre des décisions lourdes en ces jours-ci. Nous vivons comme des amis en Europe et nous expérimentons en ces heures des liens profonds avec tous les français. Nous nous engageons à prier plus que jamais pour la paix, à la vivre et la diffuser là où nous sommes. Nous voulons vivre encore plus et plus profondément l’amour mutuel et agir avec toutes les forces issues de la confiance. Par un visage humain, et fidèle à ses valeurs, l’Europe continuera à espérer et partager un avenir commun.

D’autres informations concernant le réseau : www.together4europe.org et pour la France www.ensemblepourleurope.fr/
« Ensemble pour l’Europe » est une initiative qui réunit plus de 240 communautés et mouvements de différentes confessions chrétiennes de toute l’Europe. Elle est née en 1999 et elle lie des chrétiens catholiques, évangéliques, anglicans et orthodoxes, comme des membres des églises libres et de communautés nouvelles. 60 communautés constituent le cercle des « Amis coordinateurs » d’Ensemble pour l’Europe ».
Congo: un rap pour la paix

Congo: un rap pour la paix

« Imaginez 2000 enfants qui chantent sur du rap ‘Paix! Paix!et qui crient à l’unisson: la guerre c’est la mort, la paix est l’amour. https://vimeo.com/148619065 Et imaginez encore que tout cela arrive dans un pays martyrisé depuis des décennies par des conflits armés, dont la plupart des victimes sont justement les enfants. Maintenant, n’imaginez plus – raconte Martine – parce que tout cela s’est vraiment produit le 7 novembre dernier à Kinshasa, en RDC. » L’art d’aimer pour la paix est en effet le titre de la journée que les enfants du Mouvement des Focolari de Kinshasa, avec les écoles du projet social Petite Flamme, ont voulu organiser pour dire à tous: non à la guerre et oui à la paix et à l’amour, engageant dans l’entreprise leurs amis et vingt autres écoles de la ville. Samedi matin, sous un ciel que la pluie semblait menacer et qui ensuite s’est ouvert en faisant apparaître un soleil brûlant, une multitude d’enfants a envahi le grand pré de l’école principale de Petite Flamme. Chants, danses, poésies et saynètes pour crier au monde que la Paix c’est l’amour, la guerre c’est la mort. Y ont assisté, touchées par leur enthousiasme, différentes autorités civiles, diplomatiques et ecclésiastiques, comme les représentants des Ambassades d’Italie et d’Allemagne, le coordinateur des écoles protestantes de Kinshasa, avec environ 300 enfants, et le coordinateur des écoles catholiques. 12 giornata PF« En lançant et expliquant le Dé de l’amour – continue Martine – les enfants ont montré que ‘la paix commence par nous’. Et les nombreux dés qui ont coloré la scène ont ensuite été remis solennellement à chaque école présente, signe d’un chemin et d’un engagement envers la paix qui désormais est entamé ensemble. Les 22 directeurs des écoles protestantes que nous avons inclus dans l’initiative se sont déclaré enthousiastes et ont exprimé le désir de continuer à s’engager avec nous dans ce type d’activité. Ce sont les enfants les vrais protagonistes depuis les préparatifs, avec leur capacité d’impliquer tout le monde, lors des répétitions des chants ou des présentateurs; avec leur courage pour annoncer et présenter la journée durant une émission de télévision… Il y avait de la joie, de l’enthousiasme et de l’engagement. Et aussi la bénédiction de Dieu avec sa Providence n’a pas manqué! De notre communion des biens aux dons de parents, d’ambassades, même une banque a sponsorisé l’événement en offrant la scène et la sonorisation! L’événement a ensuite été retransmis à la télévision nationale, la même qui avait lancé l’initiative quelques jours auparavant. Et à nous, les 0 à 99 ans qui avons vécu cette magnifique journée pour la paix, que reste-t-il au fond de notre cœur après avoir lu la joie sur les visages des enfants? L’espérance. Une espérance tenace. Parce que le futur est en bonnes mains. »    

Avancer en faisant la volonté de Dieu conduit à l’unité

Avancer en faisant la volonté de Dieu conduit à l’unité

20151115-b«Observe le soleil et ses rayons. Le soleil est le symbole de la volonté de Dieu. Les rayons sont cette volonté divine sur chacun de nous. Marche vers le soleil dans la lumière de ton rayon, différent et distinct de tous les autres. Ainsi tu accompliras le dessein particulier, la merveille que Dieu veut de toi. Infinité de rayons qui viennent tous du même soleil… Une seule volonté, particulière à chacun. Plus les rayons sont près du soleil, plus ils sont proches les uns des autres. Nous de même […], plus nous marchons vers Dieu, dans un accomplissement toujours plus parfait de la volonté divine, plus nous nous approchons les uns des autres… Jusqu’au jour où nous serons tous un.» (Chiara Lubich, L’unité, Textes choisis et présentés par D. Falmi e F. Gillet, Nouvelle Cité, Bruyères-le-Châtel, pp. 60-61)  

Paris : Nouvelles responsabilités pour les constructeurs de paix

Paris : Nouvelles responsabilités pour les constructeurs de paix

  « Face aux dramatiques événements arrivés à Paris hier soir, qui s’ajoutent aux autres récents attentats survenus en d’autres endroits du monde, nous sommes en deuil avec tous ceux qui ont été frappés par la perte d’êtres chers et avec ceux qui croient que l’unité de la famille humaine est possible. Dans l’effarement et la ferme condamnation de semblables actes contre la vie humaine, une question émerge vivement : avons-nous fait chaque pas et entrepris chaque action possible pour construire les conditions nécessaires – parmi lesquelles favoriser plus de parité, plus d’égalité, plus de solidarité, une plus grande communion des biens – afin que la violence et les actions terroristes  perdent la possibilité d’agir ? Face à un dessein qui apparaît pervers, il est évident qu’il n’y a pas qu’une seule réponse. Mais il est également évident qu’une réaction incontrôlée à la violence ne fera pas reculer ceux qui veulent anéantir les forces vives des peuples et leur aspiration à vivre ensemble dans la paix. Paris_02La conviction que le monde peut cheminer vers l’unité et surmonter l’affrontement et la violence des armes, reste vive dans l’âme et dans l’action de ceux qui ont à cœur l’amour pour tout homme et l’avenir de la famille humaine et qui veulent réaliser cette unité grâce à l’action de la politique, aux instruments de l’économie et aux règles du droit. Le Mouvement des Focolari, tandis qu’il pleure avec ceux qui pleurent, continue à croire à la voie du dialogue, de l’accueil et du respect de l’autre, quel qu’il soit et quels que soient sa provenance, son credo religieux ou son appartenance ethnique. Pour cela, avec ceux qui exercent diverses responsabilités et mettent tout en œuvre en prenant personnellement des risques pour la paix, les Focolari renouvellent leur propre engagement à intensifier et multiplier les actes et les gestes de réconciliation, les espaces de dialogue et de communion, les occasions de rencontre et de partage à tous les niveaux et sous toutes les latitudes, pour recueillir le cri de l’humanité et le transformer en une nouvelle espérance. »  

L’Eglise en Italie: le courage d’être humains

L’Eglise en Italie: le courage d’être humains

la 5ème Assemblée ecclésiale nationale qui s’est tenue à Florence (9-13 novembre). Photo: Cristian Gennari/Siciliani

Le rassemblement de Florence vient de se terminer. « En Jésus Christ le nouvel humanisme » : comment lire la signification profonde de cet événement pour l’Eglise en Italie ? “Il y aurait beaucoup de lectures, cependant je pense que c’est un moment décisif et historique pour l’église italienne. Avant tout en raison du message très fort que le pape François a lancé aux 2000 délégués, en présence de toute la Conférence Episcopale du pays. L’événement se situe au cœur du pontificat, à un moment où les réformes deviennent urgentes et concrètes. Avec la perspective de la réforme que veut François, l’Eglise italienne est inévitablement poussée à se réformer elle-même. Le discours du Pape est surtout un appel à la conversion, à tous les niveaux : conversion des personnes, des communautés, de structures… ».
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Photo: Ansa

Quels sont les passages essentiels du message de François? “Le visage que le Pape a voulu mettre en valeur est celui de l’Ecce Homo: un Christ qui se dépouille de lui-même, qui ne met pas sa confiance dans l’organisation, qui ne prétend pas occuper les sphères du pouvoir, mais qui se charge des douleurs de l’humanité. C’est Jésus dans sa véritable essence, en tant qu’Il est envoyé par le Père pour sauver tous les hommes. C’est le premier point. Ensuite le pape invite l’Eglise italienne à être plus évangélique, à se conformer à ce que veut l’Esprit dans l’aujourd’hui de l’histoire. Comme il l’a dit, seule une Eglise humble, désintéressée, reflet des béatitudes, peut ressembler à ce Maître, à cet Ecce Homo et peut se présenter comme amour pour la société. Par ailleurs le Pape enracine l’humanisme chrétien dans le dépassement de deux risques qu’il a indiqués. Le risque du pélagianisme, c’est-à-dire la tentation de vouloir tout faire nous-mêmes, de nous fier à nos seules capacités, à nos moyens, au pouvoir, et aussi à notre capacité de programmation. Et le risque du gnosticisme qui est celui de la désincarnation, précisément de la « non-incarnation ». Autrement dit présenter un Christ qu’on ne peut pas toucher de ses mains, qu’on ne peut appréhender. L’actualisation d’un humanisme chrétien implique qu’il parte de Jésus, qu’il soit centré sur Lui, et non pas sur nos propres forces. Il doit être incarné, ne doit pas rester dans les livres, dans les déclarations, ni même dans les œuvres d’art, très belles, comme nous les avons vues ici. L’humanisme chrétien doit s’incarner dans la vie des gens ». 50% des participants sont des laïcs, ce qui indique une force de l’Eglise que l’on veut mettre en valeur. Quelles nouveautés dans les travaux de groupes ? “Une des nouveautés de cette assemblée c’est sa méthodologie. Une journée et demie dédiée à des travaux de groupe a rendu possible une plus grande participation, où chacun a pu donner de lui-même. Mais si sur 2000 participants, li y a encore la moitié de clercs, ce n’est pas encore suffisant. Parce que cela n’est pas le reflet de la société, de l’Eglise italienne. Il y a certes des femmes, mais elles sont encore peu nombreuses. De même pour ce qui est des jeunes. Espérons que l’on continue à poursuivre ainsi, qu’on aille vers une plus grande représentativité ». Une impression à chaud après avoir été présent à tout ce Rassemblement ? “Un très beau climat, d’ouverture, de cordialité au sens profond du terme, où l’on vit mêlés à tous. Les évêques déjeunent avec tout le monde, au sein des groupes ils se fondent avec tous. Il en va de même pour les prêtres. Ces simples faits suffisent à créer un climat de famille, il y a donc de l’enthousiasme et de la joie, beaucoup de partage, de communion, un profond désir de s’écouter et cela fait naître une grande espérance ».