Mouvement des Focolari
Déchirer les coins de ciel

Déchirer les coins de ciel

20140708_2 La solitude, dans le silence, n’effraye pas: elle est faite pour protéger, non pas pour faire peur. Quoi qu’il en soit, on profite aussi de cette souffrance. La grandeur maximale du Christ est la croix. Jamais il ne fut aussi proche du Père et aussi proche des frères que quand, nu, blessé, il cria de l’échafaud: « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » Avec cette souffrance, il se repentit: dans cette fracture, il rejoignit les hommes avec Dieu. Donc, on ne pense pas que les souffrances, immanquables aussi dans cette phase d’arrêt, soient une entrave: elles sont un stimulant. Donc […] écoute cette Voix, pour commencer à échanger: une Voix qui monte du profond de ton âme et tombe du haut des cieux. Tu n’es pas habitué à l’écouter, c’est pourquoi, durant les premières rencontres, tu as l’impression qu’elle fuit, qu’un mur épais ou un éloignement cosmique semble s’interposer. Elle vient de ton for intérieur, et tu es habitué aux bruits qui viennent de l’extérieur. Elle vient des planètes, du soleil, de la nature […] et transporte une voix profonde: celle de l’auteur du ciel et de la terre. […] Vas-y, écoute, contemple, à l’intérieur du silence dans lequel Dieu parle. Dans la journée de la vie, c’est l’heure tardive de la contemplation, lorsque les créatures se rassemblent pour faire le bilan du travail accompli et préparent l’action du lendemain: un lendemain gravé dans l’éternité. […] Un détachement du monde, donc, et une attaque sur Dieu: par conséquent, ce n’est pas une séparation des hommes, en tant que frères, membres de la même famille divine et humaine. À ces personnes-là, le trésor d’expériences de qui a réussi l’examen de la vie est utile: mais c’est surtout cette sagesse qui est utile, nommée sainteté en religion. Le mystique introduit par les artères du Corps mystique les vertus de la contemplation: des germes de divin, qui se répandent dans le corps social. Il en a besoin comme jamais. […] Alors (…) il se détache des créatures pour les retrouver en Dieu, où elles ne se séparent plus. Le Seigneur – la Trinité – est mis pour vivre en toi, avec son amour tu aimes les créatures: et les aimer, c’est s’unir à elles. […] Et comme Dieu est dans la quiétude, elle est atteinte plus facilement dans la relaxation de l’esprit et, si possible, du corps de cette période, en cherchant la relaxation dans l’établissement de la paix avec toutes les créatures, en pardonnant et en oubliant, en faisant en sorte que la pensée sur aucune ne s’arrête en se troublant, mais réunit toutes dans la maison du Seigneur en communicant. […] Dans cette gare, on rencontre des compagnons de voyage courageux, lesquels, étant face au dilemme: l’Éternel ou le monde?, choisirent, malgré des parents stupéfaits et des connaissances scandalisées, l’Éternel. Ils firent de l’œuvre qui leur a été assignée dans le temps une marche de rapprochement – presque d’assaut – vers l’Éternel, et des coins de ciel se déchirèrent: ainsi, ils donnèrent une idée de l’Infini aux générations. Paul, Augustin, Bernard, François. Thomas, Dante, Catherine… Et ensuite Jean de la Croix et Thérèse et Pascal et Newman et Manzoni… […] La méditation de leurs écrits – jusqu’à l’assimilation – mène l’âme vers la divinité. On escalade le sommet avec eux, qui connaissent le chemin, et fournissent des outils. Et le sommet est le séjour de la paix et aussi de la joie, parce qu’il effleure le paradis. (Extraits tirés de « Città Nuova » XXIII/13 10 juillet 1979, pp.32-33)

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USA : Prix « Luminosa » 2014

20140707_01 «La Bible que le monde lit le plus est celle qu’elle voit en nous ». C’est avec ces paroles que le vainqueur du Prix « Luminosa » pour l’Unité 2014 », le Rév. John Armstrong, a défié le public au cours d’une table ronde le 21 juin à la Mariapolis Luminosa (Hyde Park, NY). « Comment peut-on comprendre la Bible alors que les chrétiens sont divisés entre eux ? –a-t-il insisté- . Si les gens pouvaient lire en nous chrétiens le message fondamental de l’Evangile, « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 13, 34), ils en comprendraient l’essence même ». Le Rév. John Armstrong est le fondateur d’ ACT3network (Advancing the Christian Tradition in the Third Millennium). Son ministère a débuté avec un focus sur le renouveau spirituel, mais il s’est ensuite ouvert à ce qu’il appelle l’ “œcuménisme missionnaire », surtout parmi les chrétiens évangéliques. Lors du discours de la réception du Prix, il a cité la fondatrice des Focolari, Chiara Lubich : « Dans le christianisme, l’amour est tout ». Et il a ajouté que « Si les chrétiens croient vraiment en cet amour pur, la conséquence est la présence de Jésus au milieu d’eux (Mt 18,20) ». Selon lui, c’est dans cette optique que nous pouvons espérer au renouveau non seulement de la théologie et de l’œcuménisme, mais également des différents milieux de l’activité humaine. « Notre business-a-t-il affirmé- est celui de vivre l’Evangile en communauté ; d’être unis par l’Esprit par le biais du lien de la paix ». Lors de la table ronde, « Comment pouvons-nous témoigner du commandement nouveau ? », les quatre rapporteurs ont partagé leurs propres histoires personnelles dans le domaine de l’œcuménisme. Le Père John Crossin, directeur du Secrétariat pour les affaires œcuméniques et interreligieuses de la Conférence des Evêques Catholiques des Etats-Unis, a invité à se concentrer sur la mission qui rassemble les chrétiens, plutôt que de regarder aux choses qui nous divisent. La Rév. Elizabeth Nordbeck, ministre de l’Eglise Unité du Christ et professeur de la « Andover Newton Theological School » (Massachusetts), a partagé quatre histoires œcuméniques. Toutes soulignaient que l’amitié et la confiance précédent le dialogue œcuménique et que bien souvent, ces rapports fraternels aident à « porter ensemble des initiatives partagées ». « On a souvent tendance à refuser les choses que nous ne connaissons pas ou qui suscitent en nous la peur-a affirmé Nordbeck-. Au contraire, on a besoin de l’autre pour élargir l’esprit ». Le Rév. Bud Heckman, directeur de la Fondation El Hibri et ex- directeur exécutif des Religions pour la Paix des Etats-Unis, a mis en évidence la nécessité de savoir dialoguer avec celui qui ne s’identifie pas à une église en particulier. Les temps ont changé : « Quand j’ai grandi dans une petite ville de l’Ohio, nous étions tous chrétiens-a-t-il rappelé. Un garçon de l’autre côté de la rue n’est pas venu dans mon église : « Es-tu chrétien ? » lui avais-je demandé. ‘Non, je suis catholique’ fut sa réponse. Avoir un ami catholique était une exception. En 1990, 86% de la population des Etats-Unis se disait chrétienne ; en 2001, ce nombre est descendu à 76%. D’ici 2050, moins de la moitié de la population sera chrétienne. Le groupe de ceux qui n’ont pas de foi particulière a, au contraire augmenté. « On a besoin du témoignage de l’amour réciproque aussi entre les religions, avec des faits et non seulement des paroles- a-t-il insisté-, car ce sont les expériences vécues celles qui ont une incidence sur nous ». Il a ensuite rappelé le congrès de 2004 du Parlement des Religions pour la Paix en Espagne, quand la communauté Sikh a offert aux personnes présentes des plats végétariens : « A la fin, chacun se souvenait de l’hospitalité, de la construction des relations, plutôt que des discours ». Les diversités d’opinions et de convictions, d’après Armstrong, ne devraient pas empêcher le dialogue : « Je ne prétends pas que l’autre soit d’accord avec moi, autrement cela ne serait pas du dialogue. Il s’agit, au contraire, de tenir les portes ouvertes à  l’autre et à l’Esprit qui le travaille ». Avec le Prix Luminosa pour l’Unité, depuis 1988, les Focolari mettent en évidence des personnes ou des associations qui ont donné une contribution significative à l’unité entre les églises chrétiennes, entre les grandes religions et avec les personnes de bonne volonté. Source : Living City

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Don Foresi : « Un Dieu éperdument amoureux »

LuceCheSiIncarna_Foresi « Dieu m’aime immensément », « Dieu nous aime immensément ». Le dire, le prêcher dans les années ’60 du siècle passé, cela avait une saveur de nouveauté, presqu’un peu subversive. On le savait, d’une certaine manière, mais ce n’était plus aussi présent dans la vie personnelle et communautaire des « bons chrétiens ». Cette découverte qui caractérise les débuts de la spiritualité de l’Unité et de l’expérience de Chiara Lubich et des premières compagnes est à nouveau proposée par l’auteur comme la base même de la vie chrétienne, également dans ses typiques expressions de la prière et du fait de suivre Jésus dans la vocation à laquelle nous sommes appelés. Non seulement : c’est une vérité qui nourrit et imprègne aussi les rapports sociaux, comme le travail. Et elle nous rend capables de porter Dieu au monde, à tous ceux que nous rencontrons. « Je me souviens de la profonde impression que cette annonce avait suscitée aussi en moi : j’en avais perçu l’importance fondamentale, la nouveauté, dirais-je, pour moi, absolue. Néanmoins, à distance de nombreuses années, on se pose la question : à quel point en ai-je été réellement conscient ? A quel point en ai-je compris pleinement la portée ? Notre compréhension de Dieu et de sa façon d’agir est en effet souvent liée à certaines de nos propres et précises perspectives, elle se mesure sur notre façon limitée de sentir les choses, elle s’exprime à travers nos particulières  catégories de pensée. Il peut arriver alors que, nous sentant parfois imparfaits et donc peu dignes de l’amour de Dieu, nous transférions, d’une certaine manière, notre perception en Dieu et finissions par croire qu’il ne peut nous aimer, ou tout au plus, qu’il ne peut nous aimer que partiellement. En réalité, ce n’est pas ainsi que cela se passe. Dieu nous aime toujours, infiniment, et son amour est proche et nous soutient, chaque instant dans notre cheminement. Si nous voulions esquisser, par des images, les caractéristiques de l’amour de Dieu, la première qui saute aux yeux, c’est l’image familière de l’Ecriture Sainte et présente chez de nombreux auteurs spirituels : Dieu nous aime comme l’époux aime son épouse. Lui qui, semblable à celui qui est éperdument amoureux, aime au-delà de la valeur même de la personne aimée ; il l’aime donc à tel point qu’il voit en elle que tout est beau, tout est positif, tout est compréhensible, jusqu’à ses déficiences qui, même s’il les a vues, sont transformées et sublimées par l’amour. Mais il y a une image qui, d’une façon tout aussi efficace, parle de l’amour de Dieu envers nous. C’est l’image de l’amour d’une mère qui, quelle que soit la situation dans laquelle le fils se trouve, même la plus douloureuse et répréhensible, est toujours prête à l’attendre, à l’accueillir en oubliant tout. Car l’amour maternel est ainsi : inextinguible, essentiel. […] Quand on essaie de puiser, ne fût-ce qu’un instant, à la réalité d’un tel amour, alors, tout se transforme : la vie qui nous est donnée, le monde qui nous entoure, chaque circonstance joyeuse ou triste : tout acquière le cachet d’un don personnel de Dieu pour moi qui me veut saint comme lui est saint (cf.1Pt 1,16). Ceci est à la base de toute vie chrétienne : cet amour de Dieu pour chacun, de Dieu à qui nous devons nous redonner, en lui répondant d’une manière totale ». Pasquale Foresi, Lumière qui s’incarne. Commentaire aux 12 points de la spiritualité de l’Unité, (Luce che si incarna. Commento ai 12 punti della spiritualità dell’unità) Città Nuova editrice, 2014 pp.29-30                  

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Don Cosimino Fronzuto, un souvenir vivace

« Je voudrais vous dire ce qu’est le sacerdoce pour moi, ce que cela signifie pour moi d’être prêtre aujourd’hui. C’est être, en même temps, autant qu’il est humainement possible, Jésus de la Cène et Jésus du calvaire, Jésus des foules et Jésus à Gethsémani, Jésus des ‘hosanna’ et Jésus du ‘mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?’, Jésus de la mort et Jésus de la résurrection.   C’est être toujours plus, chaque jour un petit peu plus, Jésus, comme le Père éternel désire et dispose dans sa volonté affectueuse. […] Il m’utilise selon sa volonté. Je n’ai que l’instant présent. En cela, pouvoir faire ou pas, soit humainement soit sacerdotalement, ne compte pas. Ce qui compte, c’est d’être cette volonté de Dieu sur moi. » 20140705-03 Ce sont les mots de don Cosimino à ses paroissiens pour le 25ème anniversaire de son ordination sacerdotale, en 1988, déjà éprouvé par la maladie qui l’amènera à conclure son expérience terrienne le 5 juillet 1989. « Jésus est mort à trente-trois ans – écrit-il encore. Pourquoi ne devrais-je pas mourir à 49 ou 50 ans? Jésus a pu dire: « Tout est accompli« , alors que tout est brisé autour de lui. Mais il le dit. Pourquoi je pense à tant de projets? Tout restera aussi pour moi ‘Accompli’ (c’est-à-dire parfaitement mené à terme) si je reste, comme Jésus, dans le dessein du Père. » Don Cosimino entre au séminaire en 1950. Durant cette période de formation, il a été exemplaire, tant sur le chemin spirituel, vécu avec un grand engagement, que dans les études. Depuis toujours, il avait un vif désir en lui: comprendre comment vivre pour devenir saint. Il est ordonné prêtre à Gaeta (Italie), le 14 juillet 1963. Une année après son ordination, il participe à une rencontre du Mouvement des Focolari à Ala di Stura (Nord de l’Italie). Là, comme il l’a répété plusieurs fois, il a trouvé la réponse à son désir de sainteté, il a trouvé « l’IDÉAL », comme il disait alors. Il s’est ainsi mis immédiatement, très engagé, à faire un trésor de ce qu’il recevait, en essayant de ne pas perdre un mot. Son engagement était dans la compréhension, mais surtout en vivant la spiritualité de l’unité. 20140705-04 En 1967, il a été nommé prêtre de St-Paul, à Gaeta, sa ville natale. Là, avec son style typique plein d’amour et d’attention envers tous, particulièrement envers les plus petits (jeunes mères, ex-détenus, drogués, expulsés, marginaux), il a organisé sa communauté en visant simplement, mais avec force et décision, à vivre l’Évangile dans toutes les situations et dans les réalités les plus diverses. Les occasions de prendre position aussi à l’égard de réalités sociales toujours plus éloignées d’une dimension vraiment humaine et chrétienne ne manquent pas. Il a beaucoup travaillé pour le Mouvement sacerdotal et pour le Mouvement paroissial, deux branches du Mouvement des Focolari. De cette façon, beaucoup, aussi au niveau international, ont pu le connaître, comme le prouve le grand nombre de visiteurs durant toute la période de la maladie. 20140705-06 Un aspect important pour comprendre sa vie est le rapport d’unité avec les autres prêtres, dans un passage d’une mentalité individualiste à une vie de communion. Son unique but: grandir dans la charité, en laissant de côté les discours sur de nouvelles techniques d’apostolat, de catéchèses et sur des expressions de liturgie modernes et séduisantes, comme c’était la mode alors, pour faire la place au partage, comme en famille: biens, salaires, dépenses, amis, joies et épreuves, santé, vêtements, idées. Il a fait sien, avec radicalité et conviction, le symbole du mouvement sacerdotal des Focolari: le lavement des pieds. Il écrit: « La considération du lavement des pieds a été pour moi fondamentale. Parce que Jésus l’a fait, je devrai le répéter moi aussi pour les hommes de ces générations. Sublime dignité! Mais le Christ, dans sa dignité divine, ôte ses vêtements et lave les pieds. Moi, prêtre, j’imiterai le Christ, me dépouillant de ma fausse honorabilité à laquelle je tiens, et je m’approcherai des hommes pour leur apporter le lavement des pieds, la rédemption. Je laverai les pieds au confessionnal, à l’hôpital, en disant la messe, en soignant les pauvres, les personnes âgées. Mais je devrai me dépouiller. C’est l’essentiel. »  

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Vivre l’Évangile comme les premiers chrétiens

20140630-01« J’ai rencontré Chiara Lubich immédiatement après la fin de la guerre. Je suis allée à Trente chez ces jeunes filles, dont on disait qu’elles « vivaient l’Évangile comme les premiers chrétiens ». Les paroles de Chiara m’ont fait réfléchir. Je venais d’une famille chrétienne et j’étais membre de l’Action catholique, mais je me suis aperçue que ma religiosité était peu chrétienne, parce que je ne vivais pratiquement pas l’Évangile. Avec notre groupe, nous sommes souvent retournés à Trente et Chiara aussi venait nous rendre visite à Rovereto, notre village. Elle nous parlait de l’Évangile et nous faisait tomber amoureux de Jésus. Immédiatement, s’est formée à Rovereto une communauté, dont faisait partie le directeur de l’entreprise téléphonique, la professeure de mathématique, le cordonnier, l’horloger, un papa et une maman, des jeunes filles et garçons. Nous étions beaucoup et nous nous aimions bien. Chaque fois que nous nous rencontrions en tant que communauté, nous essayions de prendre un engagement nouveau en vivant l’Évangile, changer nos vies et nous occuper des nécessiteux qui nous entouraient.

ViolettaSartori

Violetta Sartori

Un jour, une amie nous a présenté un jeune qui avait été blessé durant la guerre: une bombe lui avait explosé au visage et il était devenu aveugle. Chaque fois qu’il participait à nos rencontres, il disait: « Quel bain de lumière! » À chaque personne que nous rencontrions, nous essayions de communiquer notre découverte: « Dieu nous aime immensément« . Et beaucoup ont entendu l’appel à suivre Dieu. L’Idéal de l’unité s’est répandu et la communauté se faisait connaître. Certains nous accueillaient et d’autres nous critiquaient, et disaient que nous exagérions. Je me souviens qu’une fois, Chiara parlait dans un théâtre et il y avait beaucoup de personnes. Certains ont adhéré et d’autres l’ont critiquée. Igino Giordani a écrit un article dans un journal de Trente, intitulé « Les pompiers ». Il expliquait que les pompiers sont ceux qui éteignent le feu, qu’il suffit qu’ils voient le feu un peu allumé, dans le cœur des personnes, et ils sont prêts à venir avec les lances pour l’éteindre. Ils sont comme une armée de personnes qui défilent, c’est-à-dire qu’ils bougent, mais ne vont pas de l’avant. Chiara expliquait, cependant, que nous ne pouvons pas connaître les desseins de Dieu sur chaque créature. Nous ne pouvons pas juger selon l’apparence, mais toujours aimer, aimer, aimer, être toujours disponibles. Je me souviens qu’une autre fois Chiara disait, que nous nous sentons bien peu de choses, de pauvres chrétiens. Mais Jésus a donné sa vie, il est mort pour chacun de nous: « C’est comme si quelqu’un venait et nous apportait un don très précieux – disait-elle – et que nous le laissions de côté prendre la poussière, sans jamais le considérer, et que nous continuions à nous sentir pauvres ». Elle nous poussait, donc, à miser sur la miséricorde et l’amour de Dieu pour chacun de nous. Et ainsi, petit à petit, Chiara mettait l’amour pour Jésus dans nos cœurs et nous le communiquions à beaucoup d’autres. » (Témoignage raconté durant la rencontre des représentants des communautés locales des Focolari dans le monde – Castelgandolfo, 29 mai-1er juin 2014)