14 Juil 2014 | Non classifié(e)
« Alors que je remets complètement le mandat à l’Esprit Saint, dans l’attente de découvrir ce que Lui voudra nous indiquer, je veux partager avec vous les trois sentiments qui dominent en ce moment dans mon âme : la gratitude, la joie, un nouvel élan. Gratitude envers Dieu, avant tout naturellement, mais aussi envers chacune et chacun d’entre vous pour tout l’engagement donné avec profusion au cours de ces six années, afin que rien ne soit perdu de tout ce que Chiara [Lubich] nous a laissé. Gratitude pour autant de vie, autant de douleurs, autant d’offrandes. Gratitude toute spéciale pour les nombreuses personnes qui ont déjà rejoint Chiara et qui sont comme des phares lumineux qui nous donnent la lumière pour accomplir notre cheminement. Joie dans le fait de constater la vitalité et la fécondité du charisme qui rend Chiara vivante et présente partout où se trouvent ses filles et ses fils. Joie qui se manifeste aujourd’hui particulièrement dans les petites ou grandes communautés qui se sont multipliées dans le monde et qui sont occupées à témoigner, aussi par le biais des Mariapolis – d’où m’arrivent chaque jour de très beaux échos – de l’expérience saine d’une vie de famille authentique dans l’amour réciproque, capable d’être ‘la maison’ pour de nombreux nouveaux et de nombreuses personnes qui…y reviennent. Tout cela me pousse vers un nouvel engagement à répondre avec radicalité à l’appel de Dieu et à Le servir dans son Œuvre, où et comment Il le voudra, en laissant de côté tout ce qui est autre, afin que Lui puisse vraiment être tout pour moi. Cette communion que je vous partage, voudrait multiplier de tels sentiments de gratitude, de joie et d’engagement et nous faire repartir, tous ensemble, personne n’étant exclu, dans cette extraordinaire aventure, en surmontant toute peur, tout doute, toute hésitation, car tout est possible à Dieu et Dieu nous aime. Avec cet engagement, qui est aussi un souhait et une prière, soutenue par la Parole de Vie de ce mois-ci, je vous salue de tout cœur ». Maria Voce (Emmaus)
14 Juil 2014 | Non classifié(e)
Montet (Suisse), 15 août 2001. Chiara Lubich est entourée de 50 jeunes de 20 à 30 ans, qui, avec les professeurs du Centre d’études des Focolari, ou École Abba, s’apprêtent à animer les débuts du future Institut universitaire Sophia. Le désir de Chiara est de leur transmettre directement, avec son cœur, l’expérience particulière dont elle a été protagoniste avec le député italien Igino Giordani, attiré par la spiritualité naissante, et qui est à la base du Mouvement des Focolari. Il s’agit du “Pacte d’unité”, scellé dans l’Eucharistie. C’était le 16 juillet 1949, et Chiara avait juste 29 ans. Vidéo en italien http://vimeo.com/100116616 Le “Pacte” du 16 juillet 1949 fait l’objet de l’étude contenue dans le volume “Le Pacte de 1949 dans l’expérience de Chiara Lubich”.
13 Juil 2014 | Non classifié(e)
L’auteur parcourt les points essentiels de la conception chrétienne de Dieu en soulignant le fait qu’elle comporte aussi une nouvelle compréhension que l’homme peut avoir de lui-même. Compréhension qui se traduit en vie nouvelle, non seulement personnelle mais aussi sociale. Jésus – rappelle Don Foresi – est explicite sur ce point : l’amour qu’il nous demande concerne aussi bien Dieu que chaque prochain. La spiritualité de l’unité, ensuite, souligne et « propose à nouveau » avec force un aspect essentiel de cet amour : celui de la réciprocité, comme pour dire que si l’amour veut être vraiment comme Dieu l’a pensé, il doit être réciproque. […] « Lorsque Jésus, désormais proche de la mort, voulut résumer l’entièreté de l’enseignement qu’il avait donné durant sa vie, dit les paroles les plus simples qu’un penseur n’aurait jamais pu formuler : « Aimez-vous les uns les autres » (Jn 15,12). Ce sont des paroles que tous comprennent, la personne moins cultivée comme le plus grand scientifique ou littéraire ; ce sont des paroles traduisibles dans chaque langue, qui peuvent pénétrer chaque culture, de l’Orient comme de l’Occident. Et il en est ainsi car l’amour est le mystère de l’origine de la vie parmi les hommes. C’est en effet, de l’amour de deux personnes – mari et femme – que les enfants reçoivent la vie et que naît cette cellule fondamentale de la société qu’est la famille. C’est en outre, l’amour mutuel entre les parents et les enfants qui leur permet le développement humain, physique et psychologique. Et c’est encore l’amour qui permet la vie en commun harmonieuse dans le monde civil. Pour toutes ces raisons, ces paroles peuvent être tout de suite cueillies et saisies par tous. Bien souvent cependant, en les méditant, on ne pénètre pas dans toute leur profondeur. Ces paroles renferment le secret profond du mystère de l’être. Si en effet, tous les hommes, […] de n’importe quelle condition, peuvent comprendre tout de suite ces paroles, si celles-ci ont une valeur réelle de fait dans la vie des familles et des peuples, c’est parce qu’elles renferment une réalité profonde, qui concerne l’être même de Dieu. C’est en effet dans l’amour mutuel que se révèle, à nous chrétiens, la réalité intime et essentielle de Dieu, son être Trinité, son être amour réciproque entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint, chacun de ceux-ci étant l’Unique Dieu. Et c’est ainsi dans le commandement de l’amour réciproque que l’humanité est appelée à vivre selon le modèle de la vie de la Trinité. Celui-ci est, en résumé, la signification de la parole « Agape ». Pasquale Foresi, Luce che si incarna. Commento ai 12 punti della spiritualità dell’unità, Città Nuova editrice, 2014 pp.46-47 [extrait du discours au Symposium bouddhiste-chrétien, avril 2004, Castelgandolfo, Rome]
12 Juil 2014 | Focolare Worldwide
Un sillage de lumière dans le ciel. C’est le titre du docu-fiction qui raconte l’histoire passionnante de Vincenzo “Eletto” Folonari, jeune rejeton d’une riche famille italienne, qui quitte tout pour suivre Jésus : “J’ai choisi Dieu, et absolument rien d’autre”, dit-il, dans une de ses phrases restées célèbres. http://vimeo.com/100491503 Présentation :
« Il était jeune. Riche. Beau. Il avait tout ce que l’on pouvait désirer à son âge. Mais Vincenzo visait haut, il voulait vivre pour quelque chose de plus grand. Il a connu l’esprit des Focolari, et il a tout quitté pour un idéal : la fraternité universelle. Il a disparu un jour d’été, dans les eaux du lac de Bracciano. Mais sa mort n’a pas été vaine. Elle a été l’impulsion qui a fait naître le Mouvement Gen. Jeunes, adolescents, enfants sont aujourd’hui présents dans 182 pays du monde. C’était son rêve. Il s’appelait Vincenzo. Mais pour tout le monde, c’était Eletto. » Pour se procurer le dvd (disponible en plusieurs langues) : http://editrice.cittanuova.it/s/38125/Una_scia_nel_cielo.html
11 Juil 2014 | Focolare Worldwide
Démarrer la production n’a pas été chose facile. Les difficultés économiques ne permettaient pas, au début, de dégager un revenu régulier. Puis arrive le moment où Donatella Paolini Baldi réussit à faire le pas: « Le nombre de familles d’abeilles et la quantité de miel produite a augmenté – raconte-t-elle – au point de me permettre de demander l’identification à la TVA, faire les diverses inscriptions, constituer une véritable entreprise, laisser le travail précédent et avoir un petit revenu comme apicultrice. « Miel de plage » dont le parfum et l’arôme, avec l’aide d’un parc naturel régional de la Toscane, en font le produit porteur de sa petite entreprise: sa qualité originale a même été plusieurs fois primée. Insérée dans les groupes d’achat en tant que producteur de miel, l’entreprise fait également partie des « groupes d’économie solidaire »: soit un pacte entre organisations, groupes d’achat, producteurs et consommateurs qui vise à rendre durables la production et la consommation. Il s’agit d’un réseau d’entreprises ayant des objectifs similaires, qui tend toujours plus vers une production locale avec peu d’intermédiaires, à l’usage des énergies renouvelables, à l’agriculture biologique et propose une gamme de services et produits ayant un contenu social et éthique élevé.
Le style de l’Economie de Communion imprègne toutes les activités de la petite entreprise productrice de miel qui n’hésite pas à s’auto-taxer lorsque – en dépit de la bonne production – il n’était pas possible de payer les salaires (le sien et celui de Pietro, un jeune collaborateur). Elle résiste au «chant des sirènes» lorsque, à l’imminence d’un appel d’offre régional pour des contributions à l’apiculture, on lui propose un stratagème pour obtenir plus d’avantages. Donatella raconte : « J’ai beaucoup souffert à la pensée du matériel que je pouvais obtenir gratuitement, ou plutôt au détriment de la communauté, et j’ai imaginé la dérision de mes collègues, mais j’ai quand même dit »non », pas sans souffrir! Parler d’un comportement correct c’est facile, mais aller à contre-courant c’est plutôt dur. L’entreprise a ensuite été jugée appropriée pour accéder à la contribution et a ainsi été entièrement financée. J’ai été heureuse que mon comportement ait, d’autre part, permis à des apiculteurs insérés après moi sur la liste d’être financés eux aussi. » Dans la miellerie dont elle achète les services pour l’extraction du miel, Donatella fait la connaissance de G., un ouvrier qui termine de purger sa peine. « Bien que rassurée par le directeur de l’établissement, l’assistante sociale et l’avocat, j’ai eu beaucoup de difficultés à accepter d’être seule avec lui durant de nombreuses heures de travail. Avant de le connaitre on m’avait raconté dans les moindres détails son passé de criminel à plusieurs reprises … Quand je me suis retrouvée face à lui, grand et fort, poli et serviable, ce mur était encore présent entre lui et moi ». Jusqu’au jour où G. écoute une conversation téléphonique. « Je parlais avec une amie qui se défoulait avec moi cherchant compréhension et soutien de ma part. Alors que j’essayais de mettre en valeur en elle certains comportements comme voir l’autre nouveau chaque matin, voir le positif dans l’autre, G. avait bien saisi le sens de mes paroles, si bien qu’il m’a remerciée. Et son remerciement m’a éclairée … ». Plusieurs interventions ponctuelles providentielles sont interprétées comme actions de la part du »partenaire caché », Dieu, à qui Donatella et son collaborateur Pietro font confiance en permanence. « Une année très difficile, due au froid et à une pluie intense, a affecté la floraison et donc la production de miel. Entre apiculteurs ce sont des coups de fils continuels des uns aux autres. Dans ce climat, S. apiculteur qui grâce à son travail maintient sa famille, m’appelle en pleurant. Il ne sait pas quoi faire, il est désespéré. Il recherche un endroit avec une floraison importante comme celle du tournesol, mais il ne sait pas où il peut la trouver. Je lui dit d’être tranquille et d’avoir confiance. Je surmonte mes réticences : je cherche et je trouve des champs qui bordent … 10 hectares de tournesol. Nous pouvons mettre les ruches sur ce terrain et les abeilles voleront sur le tournesol du voisin heureux de coopérer. Je ne sais pas si nous aurons une abondante production de miel, mais cela me confirme que demander et donner sont sur le même plan. »