30 Mai 2014 | Focolare Worldwide, Senza categoria
WARAY ngaRUN, c’est à dire « sans nom » : un jeu de mots qui passe du dialecte philippin waray-waray au mot anglais « run » qui veut dire « course ». Un marathon en souvenir des victimes sans nom, des héros inconnus qui sont venus et continuent à venir offrir leur aide. C’est le sens de la course solidaire qui aura lieu le 28 juin à Tacloban, à l’occasion de la fête de cette ville, une des plus touchées par le terrible typhon qui s’est abattu sur les philippines en novembre 2013. WARAY ngaRUN se propose de faire connaître les besoins actuels des personnes des régions sinistrées, mais aussi de les encourager à repartir et à aller de l’avant. Un objectif important : associer les jeunes et les inviter à être en première ligne pour reconstruire la vie du pays. La journée commencera avec le marathon dès 6h du matin et proposera, au fil des heures, une foire et des expositions. Elle se terminera avec une nuit blanche pour la solidarité. Ce sera l’occasion de partager des expériences et des initiatives, individuelles ou collectives, qui, d’une manière ou d’une autre, ont été véritablement héroïques pendant et après le typhon. On prévoit la participation active de nombreux groupes: des artistes waray de la région, des orchestres, des personnes désireuses de partager leurs talents, des étudiants et des enseignants appartenant à des associations privées ou publiques… Les bénéfices de cette journée iront à “Start Again Project”, une action promue par les Jeunes pour un Monde Uni, en faveur des communautés touchées par le typhon dans la région des Îles Visayas. Un plan d’action en 7 points :
- Reconstruction des toitures des écoles
- Collecte de matériel scolaire
- Un mémorial appelé “Yolande”
- L’installation de systèmes d’adduction d’eau potable
- Des programmes d’études supérieures
- Une soupe populaire
- Une mission médicale
L’idée a pris forme après l’expérience faite avec les membres du groupe international Gen Rosso, lors du workshop (ateliers musicaux) réalisé avec eux et du spectacle donné à Tacloban, dans le cadre de leur “Philippines Solidarity Tour 2014”. Une initiative déjà suivie d’effets : « Lorsque le projet « Start Again » est venu en aide à Leyte, en incluant notre communauté dans Tacloban, nous avons senti fortement la nécessité de répondre à ce geste en organisant une activité qui puisse aider financièrement leurs divers projets. Avec ce WARAY ngaRUN, nous sentons que nous ne sommes plus seulement des bénéficiaires, mais aussi des partenaires actifs ».
29 Mai 2014 | Non classifié(e)
Pour la conclusion du voyage du Pape François en Terre Sainte, nous rapportons un écrit d’Igino Giordani, qui dévoile la grande trépidation et attente pour ces journées réellement historiques d’il y a 50 ans. Notre auteur insère le pèlerinage de Paul VI dans le cadre plus ample de l’événement conciliaire qui justement en ces jours-là, concluait la seconde session de ses travaux. La ressemblance entre ce que vit l’Eglise aujourd’hui et l’actualité de la vision et des points de réflexion d’alors est extraordinaire :
« Jean XXIII a introduit un esprit de jeunesse dans la cohabitation ecclésiale et Paul VI résume d’une manière jeune, tous les apports plus spirituels innovateurs, amenant avec puissance le Concile vers des conclusions vitales, pour les catholiques et non catholiques, pour les personnes de toutes origines, pour les baptisés, les juifs, les non-croyants de chaque pays ou caste. Son initiative géniale de se rendre en Terre Sainte est bien représentative de l’esprit avec lequel il attend de lancer un pont sur le monde. En Palestine, à Bethleem, à Nazareth, à Jérusalem, le Pape retourne aux origines : là où Jésus prêcha la vérité simple, entière, le grand commandement nouveau, institua les sacrements et donna sa vie pour nous redonner à nous, la vie. Là, dans cette origine des religions, il n’existe pas de contrastes entre les chrétiens : ceux-ci sont arrivés par après. Au Cénacle, autour de Pierre et de Marie, les fidèles formaient un seul cœur et une seule âme : ceux-ci écoutaient le testament prononcé par Jésus, afin que « tous soient un ». Et dans un certain sens, il n’y a pas de contrastes entre chrétiens, juifs et musulmans pour qui ces lieux restent sacrés. Paul VI va prier dans les églises et près des monuments dont les hommes ont fait des centres de discorde, en allant chercher des nouvelles de conflits armés et de haines fratricides à partir de souvenirs de paix et de pardon. Au contraire, le Saint Père va demander des inspirations pour susciter des forces de renouveau et d’union, du Cénacle, où Jésus proclama la loi de l’unité et où l’Esprit Saint anima la première Eglise, et avec l’union, fruit du renouveau des esprits, la paix, évoquée à nouveau aux yeux du monde par l’Encyclique Pacem in terris de Jean XXIII. « Nous verrons ce sol béni, duquel Pierre est parti et où plus aucun successeur ne retourna- écrit Paul VI – : avec humilité et brièvement, nous y retournerons en signe de prière, de pénitence et de renouveau spirituel pour offrir au Christ, son Eglise, pour appeler à elle unique et sainte, les frères séparés, pour implorer la miséricorde divine en faveur de la paix entre les hommes, laquelle apparaît encore ces jours-ci, faible et tremblante pour supplier le Seigneur Jésus pour le salut de toute l’humanité ». Et donc, les objectifs du pèlerinage sont les objectifs du Concile, qui par la personne du Pape se déplace en Palestine : renouveau, unité, paix…. Son pèlerinage de prière et de pénitence, le tout pour de seuls motifs religieux, démontre la volonté de l’Eglise des pauvres à se remettre sur le fondement des vertus évangéliques, conditionnées par l’humilité, cette humilité qui, dans la maison de Nazareth, trouva la plus pure expression et l’exaltation la plus émue du « Magnificat de l’Ancilla Domini ». C’est à partir de cette base que fleurit la charité : le Christ, qui donne de l’amour et veut de l’amour : « M’aimes-tu plus que ceux-ci ?… ». Cet amour plus grand de Pierre, explique l’acte d’humilité par lequel Paul VI a demandé pardon aux frères séparés si fautes il y a eu de la part catholique, dans le discours des observateurs du Concile. Revenir aux origines (…) c’est reprendre force : renaître ».
28 Mai 2014 | Focolare Worldwide
Ruth Pfau, un médecin qui a assuré un service engagé au Pakistan, avec un travail pour la paix qui allait plus loin que les soins de santé. Une chrétienne qui – selon l’évêque évangélique Christian Krause – « a surmonté les fossés entre hommes et femmes dans une société dominée par les hommes, entre riches et pauvres, entre tradition et modernité, entre cultures étrangères ». Une sœur qui a fait expérimenter l’Amour du Christ à des personnes aux convictions différentes, comme l’a souligné Mgr Joseph Coutts, président de la Conférence épiscopale pakistanaise, en la remerciant au nom de l’Église pakistanaise. Avec l’aide de l’Association allemande de lutte contre la lèpre et la tuberculose (DAHW), Ruth Pfau a construit un hôpital dans la métropole pakistanaise de Karachi. En raison de son programme de contrôle de la lèpre et de la tuberculose, elle a été nommée conseillère nationale par le gouvernement du Pakistan. Depuis plus de 20 ans, elle collabore avec la mission de « Christoffel » pour aider les non-voyants, gagnant une grande estime dans une société presque entièrement musulmane. Une considération pour cette femme née en 1929, aussi de la part de l’évêque d’Aix-la-Chapelle, Heinrich Mussinghoff, et par la présidente des Focolari, Maria Voce, qui la considère comme un « témoin de l’amour de Dieu et artisane d’une société plus juste et fraternelle ». Qu’est-ce qui la rapproche du théologien Klaus Hemmerle, évêque d’Aix-la-Chapelle, son concitoyen disparu en 1994, dont le prix décerné tous les deux ans par le Mouvement des Focolari rappelle la figure et le patrimoine spirituel? C’est le journaliste de télévision et professeur de théologie Michael Albus qui le souligne, lors de l’éloge dans la cathédrale d’Aix-la-Chapelle, où s’est tenue la cérémonie de la remise du prix, le 8 mai dernier.
« Avoir le courage d’oser sauter, ‘j’ai décidé d’aider immédiatement où cela est nécessaire. Sans justifications théoriques, politiques ou même théologiques. Et sans demander – comme on le fait dans le monde capitaliste – quelle sera ma récompense?’, c’est un trait commun aux deux, comme l’est le désir de construire ‘une église qui sauve Dieu dans le monde de la mort par hypothermie’ – comme le rappelait saint Martin ». Ruth prend la parole: « Nous pouvons nous aider réciproquement à être des hommes et à rester pleins d’humanité », affirme-t-elle. Un signe de cette humanité pour elle signifie « perdre du temps » – c’est ce que l’Asie lui a enseigné. Dans les hôpitaux et dans les maisons de retraite en Allemagne, on le trouve rarement. Pour elle, c’est un signe de perte d’humanité. Je suis heureuse que le prix fasse honneur à cette « perte de temps », même si, dans la motivation, est mise en évidence sa capacité de « construire des ponts, instrument d’unité à travers sa donation radicale aux pauvres, à commencer par sa foi vécue avec force et conviction dans un environnement plein de conflits ».
27 Mai 2014 | Focolare Worldwide
L’histoire de Trente– ville natale de Chiara Lubich– n’oublie pas ce bombardement dévastateur du 13 mai 1944, qui rasa au sol des vies, des maisons, des idéaux. Le même jour, 70 années après, la ville a vu un « bombardement d’actes d’amour ». Quelques enfants qui étaient présents le racontent. C’est toujours le mois de mai. La place du Dôme à Trente, cet énorme salon rafraîchi, accueille cette année encore plus de 2500 enfants, provenant de 23 écoles de la ville. Avec eux, des étudiants des degrés inférieurs et supérieurs du secondaire, des enseignants, des parents, des grands-parents, des représentants des institutions, le maire et différents assesseurs. Il s’agit d’un rendez-vous qui a commencé à faire partie de l’histoire des 11 dernières années de la ville. Toutes les écoles y convergent afin de se raconter de mille façons différentes comment on a essayé de vivre les phrases du « dé » pendant l’année et comment on a réussi à être de « acteurs de paix ». Le programme s’est développé autour du thème du conflit : comment l’habiter, comment l’affronter, comment le résoudre. Le moment du Time out fut particulièrement touchant, une minute de silence et de prière pour se souvenir des pays bouleversés par les conflits, avec une pensée particulière pour les 300 étudiantes environ, enlevées au Nigeria. Une longue minute qui, avec la touche des cloches du Dôme à midi, a recueilli la place pourtant très vivante. Fête lors d’une splendide journée de soleil. Le résultat est que la ville a été inondée d’une vague de paix, avec des milliers de messages et de récits d’ « actes d’amour », écrits et distribués aux passants, commerçants, touristes. Avec des centaines de dessins qui coloriaient la principale artère du centre historique. Protagonistes furent donc aussi lors de cette édition, les enfants, enthousiastes et convaincus que « la paix commence par moi ». Un titre en première page du journal « L’Adige » disait ainsi : « La place envahie de porteurs de paix ». Et le quotidien de Trente : « Quelle belle injection d’espérance que de voir des milliers d’enfants habillés avec une casquette et des t-shirts de toutes les couleurs, devenir presqu’un arc-en-ciel vivant et crier à l’unisson « paix ». La Rai, ainsi que d’autres télévisions et radios régionales ont voulu raconter cette espérance.
La fête « Trente, ville de la paix » conclut le parcours annuel de l’éducation aux valeurs, actualisé dans les écoles de la ville et partagé par une centaine d’enseignants, de différents types d’écoles, dans les rencontres mensuelles de la « Table Tuttopace». L’initiative a commencé il y a 11 ans, avec une classe d’enfants de troisième primaire (CE2), leur enseignante et le dé de la paix joué chaque matin pour vivre une de ses 6 faces. Avec ce journal Tuttopace, à travers lequel véhiculer et raconter à d’autres enfants leurs faits vécus pour la paix, dessins, poésies, chansons, et aujourd’hui, inséré dans le journal de la Commune, arrive dans les maisons de toutes les familles de Trente. Et en plus, le fait de réaliser ensemble avec le maire de l’époque Alberto Pacher, ce « Parterre de la Paix » avec le dé au centre, afin que les passants puissent « observer et apprendre ». Le projet « Trente, une ville pour éduquer » a également vu le jour aujourd’hui. Il intéresse les 7 instituts de la ville avec les écoles de la petite enfance, les écoles primaires, secondaires, écoles paritaires, instituts supérieurs, écoles de la Province auxquelles se relient celles d’autres villes. Les familles suivent elles-mêmes un propre parcours formatif, ensemble avec des enfants et des enseignants. Et avec elles, le territoire, l’administration communale et provinciale ainsi que d’autres institutions et associations. http://vimeo.com/69260155
26 Mai 2014 | Focolare Worldwide
« Ut unum sint », que tous soient une seule chose : c’est le slogan de François en Terre Sainte, pour répéter l’engagement à « cheminer ensemble vers l’unité » des chrétiens, tout en cherchant aussi « un dialogue authentique avec le Judaïsme, l’Islam, et les autres religions traditionnelles » [De la déclaration commune signée par le Pape François et le Patriarche Bartholomée]. Si en effet, le nœud du voyage était la rencontre au Saint Sépulcre avec le patriarche grec orthodoxe de Constantinople Bartholomée et les responsables des églises de Jérusalem, afin de renouveler l’unité exprimée par le Pape Paul VI et le patriarche Athénagoras, il y a de cela 50 ans à Jérusalem, la présence du Pape en Terra Sainte a eu sans aucun doute un revers important dans le dialogue entre les religions et un nouvel élan dans le cheminement vers la paix. Les attentes du rabin David Rosen, directeur international des Affaires interreligieuses de l’Américain Jewish Committee en témoignent. Interviewé par Paolo Loriga, porte-parole de Città Nuova, dans sa maison de Jérusalem, déclare que « la majorité des juifs et des rabins évaluent cette visite d’une manière très positive », et que la présence de François « peut produire un impact profondément positif dans la conscience juive et dans la conception des chrétiens ». Rosen est un des 400 signataires –parmi les rabins et les personnalités juives – d’un message de bienvenue au Pape, un geste qui n’est pas seulement un geste de courtoisie mais bien un « signe de la « redécouverte de la Fraternité entre juifs et catholiques. Je suis certain – ajoute-t-il – que la visite sera un évènement merveilleux, une occasion de fête et de joie ».
Le cri de joie en témoigne, à la fin de l’invitation du Pape François à Peres et Abbas : « J’invite le président palestinien Mahmoud Abbas et le président israélien Simon Peres à élever ensemble une prière intense, demandant à Dieu, le don de la paix ». Le Pape parle à partir de Bethléem, le 25 mai, après avoir célébré la messe sur la Place de la Mangeoire ; « J’offre ma maison au Vatican pour accueillir cette rencontre de prière ». « Une surprise pour nous tous », déclare Mgr William Shomali, vicaire pour la Palestine du patriarche catholique latin, grand tisserand de relations, vues les tentatives d’arriver à une prière commune durant la visite mais qui n’avaient pas abouti. Tana Imseeh vient de Ramallah et travaille au ministère de Welfare : « Nous avons entendu un communiqué historique, qui, j’en suis certaine, portera des fruits de paix », déclare le porte-parole.
Le Pape était arrivé à Bethléem de la Jordanie , où il a été chaleureusement accueilli par le Roi Abdallah II. Là, le Pape s’est rendu dans le lieu du baptême de Jésus, rencontrant 600 personnes, parmi lesquelles des réfugiés syriens, jeunes blessés et handicapés. Une fois arrivé en Palestine, défiant le protocole, il a adressé aux autorités palestiniennes le souhait que « les épées puissent se transformer en charrues et que cette terre puisse refleurir dans la prospérité et la concorde ». Avec force, il a soutenu qu’ « il est temps de mettre un terme à cette situation de conflit toujours plus inacceptable », indiquant que « le moment est arrivé pour tous d’avoir le courage de la paix ». Sur le parcours vers la Place de la Mangeoire, on passe près du mur qui divise Bethléem d’Israël. Le Pape demande d’approcher la jeep pour s’approcher du mur : il s’y est arrêté devant, se recueillant en prière pour quelques minutes. Puis il s’est avancé jusqu’à y appuyer la tête, à partager physiquement la souffrance d’un peuple. Cet arrêt n’était pas prévu au programme, mais le Pape François confie : « Il est difficile de construire la paix mais vivre sans la paix c’est un tourment ». Site du Vatican : http://w2.vatican.va/content/francesco/it/travels/2014/outside/documents/papa-francesco-terra-santa-2014.html Site officiel de la visite en Terre Sainte : http://popefrancisholyland2014.Ipj.org/ Site officiel de la visite en Jordanie : http://popevisit.jo/