Mouvement des Focolari

Mai 2014

“Au nom du Christ… laissez-vous réconcilier avec Dieu”

Cependant, cette foi dans l’amour de Dieu ne peut pas rester enfermée en chacun, comme l’explique Paul : « Dieu nous a confié le ministère de la réconciliation »(cf. 2 Co 5,18). Il confie à chaque chrétien la grande responsabilité de témoigner l’amour de Dieu pour ses créatures. Comment ?

Tout notre comportement devrait rendre crédible cette vérité que nous annonçons. Jésus n’a-t-il pas dit qu’avant de porter notre offrande à l’autel nous devons nous réconcilier avec celui ou celle qui aurait quelque chose contre nous (cf. Mt 5,23-24).

Cela vaut en premier lieu à l’intérieur de nos communautés : familles, groupes, associations, Églises. Nous sommes appelés à éliminer tout ce qui s’oppose à la concorde entre les personnes et entre les peuples.

“Au nom du Christ… laissez-vous réconcilier avec Dieu”

“Au nom du Christ” veut dire “en référence au Christ, à sa place”. Aussi, jouant son rôle, vivant avec lui et comme lui, aimons-nous comme il nous a aimés, sans réserve, ni préjugé, ouverts aux valeurs de l’autre, prêt à donner notre vie les uns pour les autres. C’est le commandement de Jésus par excellence, le signe distinctif des chrétiens, valable aujourd’hui encore, comme à l’époque des premiers disciples de Christ.

Vivre cette parole veut dire devenir des réconciliateurs.

Alors, chacun de nos gestes, chacune de nos paroles et de nos attitudes, s’ils sont imprégnés d’amour, seront comme ceux de Jésus. Nous serons comme lui porteurs de joie et d’espérance, de concorde et de paix, et nous annoncerons ce monde réconcilié avec Dieu (cf. 2 Co 5,19) que toute la création attend.

Chiara Lubich

Parole de vie publiée en 1997

Le début de la Semaine Monde uni 2014

Le début de la Semaine Monde uni 2014

Le lien mondial ( http://live.focolare.org/y4uw/ ) qui reliera le 1er mai à 13 heures italiennes, des jeunes des cinq continents pour donner le via à la Semaine Monde Uni 2014(SMU) : « Bridging cultures », galaxie d’activités et d’actions des Jeunes pour un Monde Uni (JPMU) sur les cinq continents, centrées sur le partage réciproque. D’autres liens avec le Japon, la RDC, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Nigéria, l’Algérie, le Portugal et le Brésil. Une centaine de jeunes se sont rassemblés ces jours-ci à Nairobi (Kenya) : la moitié représente les peuples africains de la région sub-saharienne et l’autre moitié, les autres continents.

« Sharing with Africa ». C’est la devise pour exprimer la réciprocité que l’édition 2014 de la SMU veut actualiser avec le continent africain, emblème de couleurs, cultures et défis, afin d’approfondir quelques piliers des cultures africaines, dans un partage réciproque et échange de richesses.

Loppiano (Italie), comme chaque année, se transformera en une grande place ( #Spiazzaci) pour rendre visible une Italie différente avec les initiatives en cours sur la légalité, le dialogue interreligieux et l’immigration. Pour en savoir plus, consulter www.facebook.com/y4uw.international?fref=ts

Maria Voce, présidente des Focolari, a exprimé aux jeunes la reconnaissance pour l’« engagement », « le courage tenace » dans la « poursuite de l’objectif du Monde Uni, immergés dans les événements complexes du monde contemporain et dans les réalités diversifiées » qui leur sont proches. C’est un « immense chantier» a-t-elle ajouté, mais « il s’agit du rêve d’un Dieu, comme Chiara Lubich aimait le définir ».Tout en assurant son soutien à tous ceux qui « se reconnaissent dans les idéaux du Mouvement des Focolari », elle a rappelé le souhait adressé aux JPMU par Jean-Paul II : « Ce sont seulement ceux qui regardent vers le futur qui sont ceux qui construisent l’histoire », et elle a conclu en ces termes : « et l’histoire, comme du levain dans la pâte, nous sommes en train de la construire ici et maintenant » avec beaucoup d’autres.

Le 1er mai, en outre, pourrait être adopté l’Atlas de la Fraternité, un premier rapport sur 800 fragments de fraternité, actions courageuses qui se propagent dans les villes, construisent des ponts entre les hommes, les groupes et les cultures, ouvrent les voies au dialogue et indiquent de nouveaux parcours aux communautés. Un voyage idéal entre les méridiens et les parallèles du globe qui démontre combien la fraternité mise en acte enrobe le monde. Il constitue le premier document de l’United World Project (UWP) suite au Genfest 2012 à Budapest, consultable sur www.unitedworldproject.org .

Le début de la Semaine Monde uni 2014

Dialogue avec les Pentecôtistes

Partecipanti al convegno – (C) Thomas Klann

« Le charisme de l’unité (…) est tombé sur une chrétienne que Dieu a voulu qu’elle soit catholique. Mais (…) il n’est pas seulement pour les catholiques, cela n’aurait aucun sens, il est pour toute la chrétienté ». C’est avec ces paroles de Chiara Lubich que s’est ouvert le Cours organisé par le Centre Uno-secrétariat des Focolari pour l’œcuménisme– qui s’est déroulé du 11 au 13 avril à Castelgandolfo, sur les « Pentecôtistes » : une réalité très variée, née en 1901 aux Etats-Unis (mais avec des prodromes dans les siècles précédents) et qui grandit continuellement.

Udo e Ilona Knoefel, fondatori della comunità pentecostale Jesus-Gemeinde Sohland (Germania) – (C) Thomas Klann

Les leçons données par des experts se comptent au nombre de cinq : le professeur Teresa Rossi de la Pontificia Università Angelicum (Roma), Mons. Juan Usma du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le pasteur Albert Pataky, président des Eglises Pentecôtistes de la Hongrie, Michelle Moran, Présidente du Renouveau Charismatique Catholique International(ICCRS), Udo et Ilona Knöfel, fondateurs de la Jesus-Gemeinde Sohland (Allemagne), une communauté pentecôtiste.

Une centaine de participants- parmi lesquels des pentecôtistes, des réformés, des catholiques, une luthérienne et un orthodoxe- d’une vingtaine de pays européens, du Brésil et de la Corée.

Le professeur Rossi a présenté un panoramique sur la naissance et le développement historique du Pentecôtisme. Tandis que Mons. Usma a illustré le dialogue avec l’Eglise catholique, en affirmant qu’il s’agit « d’une réalité complexe avec laquelle le Vatican a accepté de dialoguer ». Il faut signaler que déjà lors du Concile Vatican II, il y avait un observateur pentecôtiste. En citant le document d’Aparecida, publié par les évêques latino-américains en 2007, il a souligné que pas mal de catholiques transmigrent vers le pentecôtisme, pas tellement pour des raisons doctrinales mais par recherche de Dieu.

Le Président des Eglises pentecôtistes hongroises, le pasteur Albert Pataky, participe depuis longtemps à un groupe œcuménique promu par les Focolari, qui se retrouve mensuellement pour méditer ensemble la Parole de Dieu. « Notre mouvement, raconte-t-il, est né dans la prière qui le renouvelle continuellement et le fortifie ».

(C) Thomas Klann

Dans l’Allemagne de l’Est, lorsqu’elle était encore sous le régime communiste, une communauté s’est formée autour d’Udo et Ilona Knöfel, qui pour ses formes charismatiques de l’époque, ne fut pas acceptée par l’Eglise évangélique locale. C’est en étant en contact en 2004 avec le Mouvement des Focolari qu’elle a cherché la réconciliation. Actuellement, la communauté s’est engagée à diffuser la connaissance de Jésus dans la région retenue la plus « athée de l’Europe ».

Les expériences du « dialogue de la vie », typique contribution des Focolari, sont nombreuses. Un dialogue basé sur « l’art d’aimer » qui crée les conditions pour que Jésus, selon sa promesse, se rende spirituellement présent parmi les chrétiens d’Eglises différentes (Mt 18,20). A Bari, il existe un échange direct entre Les Focolari et une communauté pentecôtiste nigérienne. Au Venezuela, au cours des années, un rapport œcuménique s’est développé et il a permis d’offrir au Congrès Missionnaire Américain qui s’est déroulé en novembre 2013 (avec la participation de 4000 délégués), un Forum œcuménique avec la participation d’un pasteur pentecôtiste originaire du Venezuela.

Pendant le cours à Castelgandolfo, après avoir entendu un discours de Chiara Lubich sur l’amour réciproque, une des participants a demandé pardon aux pentecôtistes présents pour les préjugés tenus jusque là dans le cœur. Ses paroles ont exprimé ce que beaucoup de personnes sentaient. « La chose la plus importante est l’amour- a dit le pasteur Pataky de la Hongrie-. L’orgueil divise, l’amour unit. Les vérités de foi que chacune des Eglises apporte, nous uniront si nous vivons dans l’amour. L’œuvre de l’Esprit Saint veut nous unir ».

Le début de la Semaine Monde uni 2014

La Thaïlande appelle et Latina répond

« Aves quelques amis des Focolari de Bangkok, raconte Luigi Butori un des protagonistes de l’action, nous essayions depuis longtemps d’apporter notre aide concrète à quelques familles de réfugiés du Myanmar, de l’ethnie Karen qui s’étaient établies dans le nord de la Thaïlande.

Nous avions partagé cette expérience avec quelques amis italiens qui nous soutenaient à distance et auxquels nous envoyions régulièrement des photos pour les mettre au courant. Il s’est créé un rapport spécial en particulier après la visite de l’un de nous en Italie en octobre 2013, avec les enfants de l’école de l’enfance du ICG Giuliano de Latina, qui ont montré tout de suite un grand désir de faire quelque chose pour ces enfants du même âge si éloignés mais que l’on sentait proches maintenant. Leurs aides se sont orientées spécialement vers un orphelinat de Mae au nord de la Thaïlande. Ce fut pour nous une expérience vraiment touchante : arriver dans ces lieux en étant conscients d’être des messagers d’enfants qui, à 10 000 kilomètres de là, se coupaient en quatre pour pouvoir leur envoyer leurs aides aussi petites soient-elles.

Les visages des enfants s’illuminaient au fur et à mesure que nous ouvrions les cartons, auxquels nous avions aussi ajouté du chocolat, du lait et d’autres bonnes choses, fruit du partage avec des amis bouddhistes, chrétiens et musulmans. C’était une fête pour ces enfants que de voir ces jouets : motocyclettes, camions de pompiers et autres petits jeux que nous-mêmes n’aurions pas su comment faire fonctionner : les enfants »Karen » au contraire, étaient déjà experts après quelques secondes. Nous avons également pu distribuer des aides à d’autres enfants au camp de réfugiés et dans d’autres villages (en réalité des cabanes regroupées à côté de fabriques ou bien de rizières).

Le don de tout cela est bien sûr important mais nous expérimentons chaque fois que plus important encore est de regarder la personne dans les yeux, de lui tendre la main, « toucher l’autre », lui faire sentir que tu es là pour lui. Au début, ils ont l’air suspicieux, mais peu à peu ils s’illuminent de joie, d’espérance et même si nous ne comprenons pas leur langue, il semble qu’ils nous disent : « Merci, aujourd’hui tu m’as rendu heureux…Tout cela est-il un cadeau gratuit ? Quand reviendras-tu ? ». « Tiens compte que je suis là et que je vis pour toi…n’aie crainte ».

L’expérience s’est renouvelée encore cette année et une fois de plus, rien ne nous a été demandé comme paiement de la part de leur douane thaïlandaise qui a été émerveillée par les dessins originaux et amusants que les petits de Latina avaient collés sur les 30 grands colis. Nous avons consigné le chargement entre les rizières et les canaux de Mae Sot, où ceux qui n’ont pas de documents essaient de survivre comme ils le peuvent.

Mais nous avons aussi été touchés à quel point cette expérience est en train de changer la vie des familles des enfants de Latina. Un papa nous disait : « La vie de nos enfants ainsi que la nôtre a changé depuis qu’on a commencé à faire quelque chose pour la population karen dont nous ne soupçonnions même pas l’existence avant. » Et une maman : « Merci de nous donner une occasion de faire quelque chose pour les autres ; beaucoup parmi nous voulaient faire quelque chose mais nous ne savions quoi faire ni comment le faire. La télévision nous donne tellement de mauvaises nouvelles, au contraire, celle-ci est une bouffée de joie et d’espérance ». Puis une institutrice : « les enfants sont électrisés à l’idée que leurs jouets soient arrivés à l’autre bout du monde avec un grand navire et ce pour des enfants qui n’ont rien. Une petite fille n’en pouvait plus de joie de voir sa poupée dans les bras d’une fille de son âge de l’orphelinat de Mae Sot ».

Les yeux ne trahissent pas et ceux des parents sont sincères. Nous continuerons à travailler afin que ce rêve, ce miracle d’amour qui unit Latina et un endroit perdu entre les montagnes du nord ouest de la Thaïlande, se poursuive encore ».