17 Mar 2014 | Non classifié(e)

Bouddhiste-chrétien Symposium à Castel Gandolfo (2012)
À Castelgandolfo ouvre la conférence entre juifs, chrétiens, musulmans, hindous, bouddhistes, sikhs, shintoïstes et membres de la Tenrikyo de plusieurs endroits du monde : 23 juifs d’Israël, USA, Argentine, Uruguay, Mexique, Europe ; 69 musulmans, shiites et sunnites, du Maghreb et Moyen Orient, Iran, Bangladesh, Pakistan, Europe, USA ; 34 bouddhistes, des traditions mahayana et theravada, de Thaïlande, Népal, Sri Lanka, Taïwan, Corée, Japon, Italie, 19, hindou de l’Inde.
Il s’agit de quelque chose d’inédit même pour l’histoire du dialogue au sein du mouvement des Focolari. Les années passées, de fait, des symposiums ont été organisés et la connaissance et la réflexion réciproque se passaient entre le christianisme et une autre religion (islamo-chrétienne, Cristiano-bouddhiste, juif-chrétien, etc.). Or, pour la première fois, une pluralité de traditions religieuses se retrouve ensemble et mettra en valeur la richesse de ce dialogue qui est l’un des aspects les plus actuels du charisme de l’unité de Chiara Lubich, si l’on reprend son invitation à « toujours fixer le regard sur l’unique Père de tant de fils » pour ensuite « regarder toutes les créatures, comme enfants de l’unique Père ». Il s’agit d’un chemin commun de dialogue avec les frères et sœurs de diverses croyances, une mosaïque bigarrée qui s’est composée au fur et à mesure des années et dans les communautés des Focolari éparses dans le monde. Au programme à Castelgandolfo des moments de dialogue et des témoignages s’alterneront, en groupes homogènes par religion et en d’autres séances plénières, qui permettront aux participants de s’ouvrir à trois cent soixante degrés en dépassant le spécifique de chacun, sans ignorer les inévitables difficultés rencontrées et avec les réflexions muries au cours du temps.
Face aux nouveaux défis fruit de l’histoire des peuples, de la politique et de l’économie actuelle et de l’imaginaire collectif, la voie du dialogue interreligieux semble non seulement un pari, mais un « pèlerinage vers la vérité ».
C’est la perspective de la conférence « Chiara et les Religions. Ensemble vers l’unité de la famille humaine » qui se tiendra en l’honneur de Chiara Lubich, jeudi 20 mars à Rome, dans la grande salle de l’université pontificale Urbaniana, en conclusion d’un congrès à Castelgandolfo.
L’intention est d’offrir un témoignage public et pluriel sur Chiara Lubich. Plusieurs personnes s’alterneront dont : le moine Phramaha Thongratana Tavorn et le rév. Waichiro Izumita, bouddhiste, la dct. Vinu Aram, hindoue, l’Imam Ronald Shaheed et le prof. Amer Al Hafi, musulman, le Rabbin David Rosen, juif. Le cardinal Arinze et l’actuelle présidente des Focolari Maria Voce ouvriront la conférence.
16 Mar 2014 | Focolare Worldwide
Contribuer à la réalisation de l’unité du monde, découvrir que, même s’ils sont très différents de par leur ethnie, leur culture et leur tradition religieuse, tous les hommes, en tant que frères et sœurs, peuvent ensemble faire vivre la paix et l’harmonie universelle. Voilà le rêve de Chiara Lubich (1920 _2008), voilà le but pour lequel elle a vécu et œuvré, voilà le but spécifique de son charisme et du mouvement des Focolari auquel elle a donné sa vie. Un événement de base dans le cheminement du dialogue des Focolari fut la remise du Prix Templeton pour le progrès de la religion en 1977 à Chiara Lubich à Londres (Grande Bretagne). Alors qu’elle racontait son expérience elle eut la profonde sensation que tous les présents, même ceux de croyances différentes, appartenaient à une famille unique. Une intuition qui a marqué un tournant : l’ouverture du mouvement des Focolari audialogue avec des personnes d’autres traditions religieuses. À partir de ce moment la diffusion mondiale des Focolari a contribué au développement du dialogue interreligieux avec des juifs orthodoxes, conservateurs et réformés; avec des musulmans sunnites et chiites ; avec des hindous de divers courants ; avec des bouddhistes mahayana et theravada ; avec des disciples de religions traditionnelles africaines et d’autres cultures indigènes. Des contacts aussi se sont établis avec, entre autres, des taoïstes, des shintoïstes, des sikhs et bahaï. <p
Le dialogue des Focolari se fonde sur la centralité de l’amour, de la charité, de la miséricorde, de la compassion qui peut se synthétiser dans la ‘Règle d’or’, présente dans les principales religions et cultures, qui nous invite à : « Faire aux autres ce que tu aimerais qu’on te fasse à toi-même ». Un dialogue qui porte, parmi ses effets, l’approfondissement du rapport avec Dieu ou l’Absolu et la redécouverte des propres racines religieuses et de la propre tradition. L’ouverture vers l’autre favorise la connaissance et la confiance en faisant tomber les idées erronées et préconçues. On découvre que les diversités peuvent être un don les uns pour les autres, on entreprend la recherche commune de ce qui nous unit. Ainsi naissent des rencontres d’approfondissement et des symposiums. L’expérience de la fraternité renforce l’engagement commun à la construire, là où la violence et l’intolérance religieuse semblent avoir le dessus. On donne ainsi la possibilité d’un assainissement du tissu social en guérissant les tensions et en intégrant les communautés en conflit. De significatives réalisations humanitaires communes fleurissent alors. Le 20 mars 2014, auprès de l’Université Urbaine de Rome, se déroulera un événement dédié à « Chiara et les religions : ensemble vers l’unité de la famille humaine ». Il voudrait mettre en évidence, après six ans de sa disparition, son engagement pour le dialogue interreligieux. La manifestation coïncide avec le 50° anniversaire de la déclaration conciliaire « Nostra Aetate » sur l’Eglise et les religions non chrétiennes
14 Mar 2014 | Non classifié(e)
Le 7 décembre 1943, la jeune institutrice Silvia Lubich n’aurait jamais imaginé que, quelques décennies plus tard, autant de personnalités du monde civil et religieux (dont quatre papes) auraient prononcé des paroles si importantes sur sa personne et sur sa famille spirituelle.
Elle n’avait aucune idée de ce qu’elle allait vivre, durant les 88 années de sa vie. Aucune idée des millions de personnes qui la suivraient.
Elle n’imaginait pas qu’avec son ideal elle toucherait 182 pays. Pouvait-elle se douter qu’elle inaugurerait une nouvelle période de communion dans l’Église, et qu’elle ouvrirait des chemins de dialogue œcuménique encore jamais explorés ? Elle pouvait encore moins imaginer qu’elle accueillerait dans sa famille spirituelle des fidèles d’autres religions et des personnes sans option religieuse. Elle ne savait même pas qu’elle fonderait un mouvement.
Ce 7 décembre 1943, Silvia n’avait en elle que les sentiments d’une belle jeune fille, amoureuse de son Dieu avec qui elle allait sceller le pacte de ses noces, symbolisé par trois œillets rouges. Cela lui suffisait. Pouvait-elle imaginer la foule de gens de tous âges, de tout milieu social et de tous les points de la terre qui l’escorteraient au cours de ses voyages en l’appelant tout simplement « Chiara » (Nom qu’elle a pris de la sainte d’Assise qu’elle admirait)? Dans sa petite ville de Trente, pouvait-elle penser que ses intuitions mystiques ouvriraient une culture de l’unité, faite pour notre société multiethnique, multiculturelle et multireligieuse ?
Chiara Lubich a devancé son époque. Dans l’Église, elle – femme et laïque – a proposé des thèmes et des ouvertures reprises plus tard par Vatican II. Dans cette société mondialisée, elle a su indiquer la voie de la fraternité universelle, quand personne ne parlait de rapprochement entre les civilisations. Elle a respecté la vie et a cherché le sens de la souffrance. Elle a tracé une voie de sainteté, religieuse et civile, que tout le monde peut pratiquer et qui n’est pas réservée à une élite.
En 1977, lors du Congrès eucharistique de Pescara, elle dit ceci : « La plume ne sait pas ce qu’elle devra écrire, le pinceau ignore ce qu’il devra peindre et le ciseau ne sait pas ce qu’il devra sculpter. Quand Dieu prend en main un être humain pour faire naître une œuvre dans l’Église, la personne qu’il a choisie ne sait pas ce qu’elle devra faire. Elle est un instrument. Et je pense que cela peut être mon cas ».
Elle dit encore : « Une fécondité et une expansion sans aucune proportion avec les forces ou le génie humain ; des croix, des croix, mais aussi des fruits, des fruits, des fruits à profusion. Et les instruments de Dieu ont, en général, une caractéristique : leur petitesse, leur faiblesse… Tandis que l’instrument travaille entre les mains de Dieu, celui-ci le forme par mille et mille moyens douloureux et joyeux. Il le rend ainsi toujours plus apte au travail qu’il doit accomplir. Jusqu’à ce que, ayant acquis une profonde connaissance de lui-même et une certaine intuition de Dieu, il puisse dire, en toute connaissance de cause : je ne suis rien, Dieu est tout. Quand l’aventure a commencé, à Trente, je n’avais pas de programme, je ne savais rien. L’idée du Mouvement était en Dieu, le projet était au ciel ».
Chiara Lubich est à l’origine du Mouvement des Focolari. Elle naît le 22 janvier 1920 à Trente, et meurt le 14 mars 2008 à Rocca di Papa, entourée de ses proches.
Au cours des jours qui suivent des milliers de personnes, allant des simples ouvriers aux personnalités politiques et religieuses, se dirigent vers Rocca di Papa pour lui rendre hommage.
Ses funérailles ont lieu dans la basilique romaine de St Paul hors les murs, trop petite pour contenir la foule venue en grand nombre (40000 personnes). Benoit XVI, dans son message définit Chiara comme « une femme de foi intrépide, humble messagère d’espérance et de paix ». Le Secrétaire d’Etat d’alors, Tarcisio Bertone préside l’Eucharistie concélébrée par 9 cardinaux, 40 évêques et des centaines de prêtres.
Et elles ne cessent de résonner ces paroles prononcées un jour par Chiara: « Lorsque, à la fin des temps, l’Œuvre de Marie, en rangs serrés, attendra de paraître devant Jésus abandonné et ressuscité, je voudrais qu’elle puisse lui dire : “Un jour, ô mon Dieu, je viendrai vers Toi. […] avec mon rêve le plus fou : t’apporter le monde dans mes bras ”. Père, que tous soient un ! »
13 Mar 2014 | Non classifié(e)

11 Mar 2014 | Focolare Worldwide
Avec les personnes âgées d’une maison de retraite. Avec les détenus de la prison. Dans un Centre d’assistance sociale. Avec de jeunes handicapés de leur âge dans un Centre d’éducation spécialisé. Autant de lieux que les jeunes ne fréquentent pas habituellement. Mais le 8 février dernier, à Caldas da Rainha, dans l’ouest du Portugal, une centaine de Jeunes Pour un Monde Uni (JPMU) ont voulu donner un signal fort à la ville pour ébranler leur propre indifférence et celle de leurs concitoyens.
Ils ont débuté la journée par un meeting à l’auditorium du Centre social Parish, pour se mettre d’accord sur l’objectif: être des témoins de l’amour fraternel, convaincus que “vivre pour un monde uni” peut être une réponse aux défis d’aujourd’hui, encouragés aussi par les expériences des jeunes d’autres pays. Ils se sont ensuite répartis en groupes puis rendus dans divers points de la ville, auprès de ceux qui ont le plus besoin d’aide ou bien là où ils pouvaient laisser un signe visible aux yeux des habitants.
Repeindre les murs de la Maison des jeunes à la demande de la commune. Offrir un café, un sourire, distribuer des petits messages écrits, saluer les passants surpris et interloqués. Cette proposition originale a conquis les habitants de Caldas da Reinha, touchés par l’enthousiasme et la détermination des jeunes.
“Si chacun faisait quelque chose là où il se trouve, tout pourrait changer”, a déclaré l’adjoint au maire, Hugo Oliveira.
“J’étais allé là pour donner et c’est moi qui ai reçu”, raconte un jeune après avoir été visité les prisonniers. Parmi ceux-ci, quelques uns ont exprimé le désir d’être, eux aussi, constructeurs d’un monde uni : « Je chercherai à pardonner… », « J’aurai plus de contacts avec ma famille » ont-ils écrit après cette expérience.
Une journée intense, qui n’est pas passée inaperçue et qui a touché de nombreux secteurs d’activité. Mais ce n’est qu’un début, ces jeunes disent : « Nous voulons avancer ensemble sur le chemin de la fraternité universelle, là où nous habitons, en commençant par les petites choses, dans nos familles, dans les relations avec nos amis, à l’école, au travail »
Pour ensuite relever de plus grands défis.