9 Nov 2013 | Focolare Worldwide

La ville de Liverpool, où s’est ouvert le premier centre des Focolari en Grande Bretagne, a vu réunies, à la Liverpool Hope University, 400 personnes de différentes Eglises, Confessions religieuses et non, provenant de Liverpool, Leeds, Newcastle et Galles, de tous âges, pour rappeler les 50 ans de présence du mouvement dans le pays.
Un peu d’histoire: Le Révérend Bernard Pawley, de retour du Concile Vatican II auquel il avait participé en tant qu’observateur, suggéra au Doyen de la Cathédrale anglicane de Liverpool d’inviter la fondatrice du mouvement des Focolari, Chiara Lubich, à parler dans la cathédrale à un groupe de prêtres anglicans. Lui-même en avait fait allusion précédemment dans une proposition à Paul VI qui l’avait approuvée au cours d’une audience privée.
Comme l’a rappelé aux personnes présentes, la révérende Kirsty Thorpe, modératrice de l’Eglise Réformée Unie, le contexte œcuménique qui accueillit Chiara en novembre 1965 dans une ville connue pour ses différences sectaires, était bien diverse de celle actuelle: “il est facile pour nous, de sous-évaluer ce qu’il y avait de radicalement insolite dans cet événement. Qu’une femme ait parlé à un groupe d’hommes était une chose déjà plutôt rare en ces temps-là, et partout. Mais en 1960 le clergé n’était pas habitué à s’asseoir pour écouter une personne laïque comme conférencière principale…”
Ce jour-là, 17 novembre, dans son journal Chiara a remarqué le sens du nom de la rue Hope Street, qui relie la cathédrale anglicane à la cathédrale catholique, elle a alors exprimé une prière qui lui sortit du cœur: “qu’à travers la foi, les ‘montagnes’ d’incompréhension entre les Eglises puissent se déplacer” (Mt 17,20)

Le professeur Gérard Pillay
Aujourd’hui encore, le mot “espérance” (hope) continue à relier les Focolari à Liverpool. Dans son discours pendant la célébration, le professeur Gérard Pillay, Vice-chancelier de la Liverpool Hope University, a rappelé que le dernier doctorat honoris causa a été conféré à Chiara deux mois avant sa mort, en mars 2008, par son Université, en Théologie, comme reconnaissance pour son travail dans le domaine du dialogue œcuménique, interreligieux et avec la culture contemporaine.
Il a affirmé entre autre, que le mouvement: “n’est pas une institution qui travaille pour la construction d’un empire, mais qui fait partie de la diffusion du bien dans le monde entier. Chiara Lubich, depuis le début, a toujours regardé à l’extérieur”. Il a aussi rappelé les paroles du Patriarche œcuménique Bartholomée: “il y a certaines personnes dont la vie touche tellement la vie des autres de manière universelle que lorsqu’elles disparaissent, une inspiration indélébile de grâce reste. Une telle vie, une vie digne d’être imitée et qui vaut la peine de se souvenir, c’est celle de Chiara Lubich”.
Il a ensuite tracé les liens forts entre la Hope Universiy et le charisme des Focolari centrés sur: “nos engagements œcuméniques… C’est la caractéristique de l’université pour laquelle nous sommes tous reconnaissants … Chiara Lubich a cru que le dialogue est la voie privilégiée pour promouvoir l’unité de l’Eglise, entre les religions et les personnes sans référence religieuse, sans syncrétisme. Cela ne veut pas dire faire un mélange pour rendre la chose attrayante. C’est une ouverture vers toutes les personnes qui restent fidèles à leur propre identité. C’est la profonde sagesse de sa vision”.
7 Nov 2013 | Focolare Worldwide, Senza categoria
« Au moment de commencer le ‘Festival des jeunes’, dans le grand théâtre ouvert de Bobo-Dioulasso, moderne et beau, il n’y avait plus d’électricité…et nous étions 420. » C’est le récit du début difficile de la joyeuse manifestation du 19 octobre dernier, organisée par les Jeunes pour un Monde Uni du Burkina Faso.
En effet, dans la ville, l’électricité est distribuée par secteurs, et cette heure correspondait justement au black-out dans le lieu où se déroulait le spectacle. « Lorsque nous nous en sommes aperçu – racontent les jeunes – nous avons couru à la Société de distribution d’électricité dans pays et, heureusement, lorsqu’ils ont appris la raison, ils ont immédiatement accepté le changement de tour, évitant que l’électricité manque pour la totalité de l’événement. »
« C’était très beau – confie Omar, des Jeunes pour un Monde Uni musulman – le temps de préparation du Festival: quatre mois de travail ensemble, surmontant chaque fois nos diversités. »
Ensuite, est finalement arrivé le jour de la manifestation. « La surprise avait déjà commencé le matin à la conférence de presse – explique Liberata: nous nous sommes retrouvés avec environ 150 personnes, dont le vicaire général et le vice-maire d’un des cantons de Bobo-Dioulasso, et la couverture de la radio et la télévision. »
« Et aussi les 420 spectateurs – continue-t-elle – ont été une surprise, parce qu’en général, pour les concerts, même importants, on n’arrive presque jamais à ce nombre. »
Parmi les jeunes, il y avait des musulmans, membres de la Communauté Sant’Egidio, des chrétiens de différentes Églises et des représentants des religions traditionnelles. Étaient également présents le vicaire épiscopal, le vice-maire, le représentant du gouverneur, le pasteur président de l’association des Églises protestantes et celui des Églises des Assemblées de Dieu.
« En peu de temps s’est créé un beau dialogue entre les animateurs et le public; un climat de famille, aussi à travers les expériences racontées par les Jeunes pour un Monde uni », raconte Richard. Et il ajoute: « Nous avons lu ce que Maria Voce nous avait écrit dans son message avec l’invitation à diffuser autour de nous la culture de la paix et de l’unité, afin que l’amour triomphe sur la haine et afin que les guerres disparaissent. C’étaient des paroles écoutées avec beaucoup d’attention par les jeunes présents ».
Le programme s’est articulé autour de chansons, danses et belles chorégraphies réalisées, en plus des Jeunes pour un Monde Uni, par le groupe artistique « Titiama » et par les jeunes protestants. Mme Toussy, une chanteuse célèbre au Burkina Faso, a entonné la chanson « Aimons-nous »; ensuite, un chanteur du Togo a interprété une chanson sur la paix.
Le discours d’un musulman, fils d’un Imam ancien président des communautés musulmanes du Burkina, a ému, et a encouragé les personnes présentes à ne pas faiblir face aux difficultés qui peuvent naître dans les rapports entre chrétiens et musulmans. Et il a conclu en disant que « le Mouvement des Focolari est un courant d’amour sans prosélytisme, mais qui désire créer un monde de fraternité ».
« Je me trouve face à quelque chose qui dépasse ma pensée: je n’imaginais pas que ce serait si beau, autrement j’aurais invité tous les jeunes de mon Église », a déclaré un des pasteurs présents. En effet, les participants sont tous repartis dans la joie, désirant poursuivre l’idéal de la fraternité qui mène à la paix et à l’unité. « En travaillant ensemble, nous nous sommes aperçu que cette fraternité est trop belle pour rester seulement entre nous », a commenté un jeune de la Communauté Sant’Egidio.
La télévision nationale a diffusé plusieurs fois des parties de l’événement, durant le journal télévisé; la radio a continué deux jours de suite à transmettre des extraits du concert.
« Maintenant – expliquent avec enthousiasme les Jeunes pour un Monde Uni – nous voulons nous engager à continuer la collaboration et le dialogue entre nous, dans ce climat d’ouverture réciproque. Et pour la prochaine édition, nous voulons remplir le stade. »
5 Nov 2013 | Focolare Worldwide
“Périphéries existentielles”, les deux paroles qui ont le plus résonné ces jours-ci au séminaire qui du 21 au 24 octobre a rassemblé à la réunion du
Brésil et 12 autres pays d’Amérique latine, des représentants de plus de 40 organisations sociales nées du
charisme de l’unité des Focolari.
A partir de l’échange d’expériences, la rencontre avec les périphéries, continuellement sollicitée par le
Pape François, paraissait déjà réalisée depuis des années là où le trafique de drogue sème la mort surtout parmi les jeunes; où les enfants dès leur âge tendre vivent dans la rue; là où les paysans par manque de subsistance émigrent dans les villes, en multipliant ainsi les favelas. Et l’on pourrait continuer. Touchantes les histoires de ceux qui travaillent dans les organisations les plus diverses de récupération sociale, non sans énormes difficultés à cause du peu de ressources matérielles et humaines qu’ils ont.
D’où l’exigence de se mettre en ligne, pour un échange permanent d’expériences, de problématiques, de ressources. Les organisations sociales des pays de langue espagnole ont lancé
le site www.sumafraternidad.org pour tisser un réseau qui tend à s’étendre; cela aussi dans les autres expressions des Focolari nées dans l’économie, la politique, l’éducation, le droit, la famille, les jeunes. “Sumatraternidad.org est beaucoup plus qu’une simple plateforme crowdfunding – disent les créateurs du support digital – ce que nous visons est d’engendrer, à travers cet instrument, des liens qui nous transforment”. Avec l’objectif d’avoir une plus grande incidence dans la transformation sociale.
Le séminaire “
La fraternité en action: fondement pour la cohésion sociale au XXI° siècle”, s’est placé face au panorama sociopolitique du contient encore aujourd’hui blessé par le déficit de cohésion sociale qui provoque exclusion et profondes inégalités, comme l’a soutenu le politologue argentin Juan Esteban Belderrain. Avec l’uruguayenne Susana Nuin, de la commission des communications du
Celam, les aspects de la doctrine sociale de l’Eglise ont été approfondis en lien avec la problématique latino-américaine.

La comparaison avec les potentialités de transformation du charisme de l’unité enraciné dans la pensée de
Chiara Lubich, a focalisé le “se faire un”, défini par la sociologue brésilienne
Vera Araujo comme méthode évangélique indispensable pour construire des relations; l’horizon de la fraternité qui impose la destruction des inégalités; Jésus crucifié et abandonné, “qui s’est identifié avec tous les crucifiés de la terre” et “ouvre de nouveaux espaces de résurrection”. “C’est ce cri – avait dit le Père
Vilson Groh, depuis des années engagé dans le rachat des jeunes des périphéries – qui nous fait entrer dans l’abandon des exclus, nous rend capables d’entrer en communion avec eux et ne permet pas que nous nous habituions aux injustices sociales”.
Du chœur de ces voix ont surgi d’inquiétantes interrogations: “Ne pensons-nous pas normal peut-être que dans le continent, continuent à subsister de forts déséquilibres sociaux? N’avons-nous pas fait taire notre conscience, parce qu’il existe déjà qui est engagé à la première personne à apporter des solutions à ces drames? C’était un rappel très fort à assumer de nouveau des responsabilités collectives.
3 Nov 2013 | Focolare Worldwide
Le Prix Mount Zion a été créé en 1986 par Wilhelm Salberg, prêtre catholique allemand. Il a été attribué à des personnes et institutions reconnues pour avoir apporté une contribution importante au développement du dialogue entre religions et cultures en Terre Sainte et à la compréhension entre juifs, chrétiens et musulmans.
L’édition 2013 a été attribuée à Margaret Karram, chrétienne, déléguée du mouvement des Focolari pour la Terre Sainte, et à Yisca Harani, juive, formatrice et consultante au niveau du gouvernement pour les relations avec les chrétiens.
Margaret Karram est née (1962) à Haïfa, dans une famille catholique d’origine palestinienne. Elle a étudié l’hébreu aux Etats Unis (Lee collège, Université hébraïque de Los Angeles). En 2001 elle a été nommée déléguée du mouvement des Focolari pour Israël et les Territoire Palestiniens. Elle est membre de la Commission épiscopale pour le dialogue interreligieux de l’Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre Sainte. Elle collabore aussi avec la direction de l’Interreligious Coordinating Council en Israël (ICCI).
Yisca Harani est née (1961) à Jérusalem, d’une famille juive pratiquante. Elle a fait une spécialisation en Christianisme en Terre Sainte à l’Université de Tel Aviv, concentrant son intérêt sur les Eglises orientales. Elle est formatrice et consultante pour les questions religieuses dans le secteur public et privé. Elle a développé des projets de formation pour personnes non en lien avec le monde académique; d’une valeur toute particulière un projet scolastique de communications et de correspondance entre enfants juifs et musulmans de Tel Aviv et de la vieille ville de Jérusalem.
La cérémonie de la remise du prix a eu lieu le 27 octobre 2013 dans l’église de la Dormition située sur le Mont Sion, à Jérusalem.
Page de l’événement Mount Zion Award 2013
2 Nov 2013 | Focolare Worldwide, Senza categoria
C
hanter l’espérance et le désir vivant des nouvelles générations de retrousser les manches pour construire l’avenir, sans s’abaisser à des compromis avec ses idéaux de vie: c’est le choix de MariTè, jeune chanteuse soul et afro-pop, guitariste autodidacte italienne de parents congolais, gagnante de la catégorie musicale de l’édition 2013 du prix La Belle et La Voix, décerné à Saint-Vincent.
Dans une interview à Africa News, elle répond à quelques questions:
MariTè, que peux-tu nous dire sur ta musique?
Le trio dont je fais partie privilégie un mélange entre soul et musiques africaines, je dirais Afro-Soul. Maintenant, je m’approche du Gospel. En effet, je dirige un chœur de 30 chanteurs, et j’ai repris une vieille passion, le R’n’B, mais toujours avec des influences africaines.
Qu’est-ce qui inspire particulièrement ton art?
Je trouve l’inspiration dans tout ce qui m’entoure. Je suis compositrice-interprète et mes textes expriment, en effet, ce que je vis. Mais je trouve l’inspiration aussi dans la vie quotidienne: un fait divers qui peut-être m’a touchée de façon particulière, la rencontre avec une personne, etc.
Quels sont les obstacles que tu rencontres le plus souvent dans ta carrière musicale?
Étant une femme, ce n’est pas toujours facile. Il existe parfois une possibilité de pouvoir faire des travaux importants, de grande visibilité, mais en échange de quelque chose. Refuser pour respecter mes valeurs est un grand défi. Parfois cela fait mal, mais je crois que cela peut aussi être un signe de force: démontrer qu’il est possible de chanter, jouer et danser, sans s’abaisser à des compromis.
Quel est ton message aux jeunes de la seconde génération, ceux qui sont nés en Italie de parents immigrés?
Je crois profondément que les secondes générations sont des ponts entre leur pays d’origine et celui de naissance. Il est important de se former, d’étudier, pour pouvoir devenir une contribution utile à nos pays d’origine et, en même temps, aider le pays de naissance à s’ouvrir toujours plus aux secondes générations, qui sont une partie intégrante, vivante et combative du pays. Lorsque je pense à moi et au fait que je fais partie moi aussi des secondes générations, je suis très fière. J’aime mes deux pays, et je suis heureuse et honorée de pouvoir être le porte-drapeau des deux cultures.
Et nous en ajoutons une autre:
Vivre la spiritualité de l’unité influence ta façon de concevoir l’art et de l’exprimer?
Je connais Chiara Lubich et le Mouvement des Focolari depuis mon enfance. Lorsque j’avais 20 ans, j’ai participé à un congrès pour les artistes à Castel Gandolfo, qui a été pour moi une illumination. J’ai écrit à Chiara pour la remercier, parce que je sentais que j’avais compris ma « mission ». La musique et ma voix sont un don que Dieu m’a donné et que je veux mettre à disposition pour porter des messages d’unité. Je chante fort à l’espérance qui semble, aujourd’hui, cachée par la superficialité. Nous, les jeunes, ne devons pas et ne pouvons pas nous laisser abattre; c’est nous qui créons notre avenir. Et pour le rendre meilleur, nous devons retrousser nos manches.
Voir la vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=ooCiwDvV2ss