Mouvement des Focolari
Belgique – Let’s bridge : un projet de vie

Belgique – Let’s bridge : un projet de vie

« Le projet ‘Let’s bridge – Together4peace’ (Construisons des ponts-Ensemble pour la Paix) a changé notre vie et continue à la changer chaque jour » dit l’un des jeunes présentateurs à la fin de l’après-midi pétillante qui a eu lieu le 20 avril au Collège St Michel à Bruxelles. Danse Hip Hop ou Pop Funky, jeux scéniques, témoignages, chants, décors, vidéo-clips … tout est fait maison par les 70 jeunes qui occupent la scène pendant 2 heures. Tout exprime le ‘lifestyle4peace’ qu’ils ont adopté depuis qu’ils se sont lancés dans la représentation de la comédie musicale ‘Streetlight’, à Tours&Taxis, en mai 2012, avec l’aide du groupe international Gen Rosso. Très  différents les uns des autres (jeunes de 14 à 25 ans, de toutes les Régions de Belgique,  de diverses origines culturelles et de diverses croyances), ces jeunes avaient relevé le défi d’aller à la découverte de l’autre et en étaient sortis soudés, unis dans la diversité. Le désir de transmettre leur expérience les a poussés à préparer pour d’autres ados et jeunes une matinée d’activités sportives et de team-building, puis le spectacle de l’après-midi pour toutes les générations. Ils ont porté leur histoire commune sur scène, leur rêve d’un monde différent, où chacun a sa place. Un rêve pour lequel « ils s’engagent très concrètement, en faisant des choix, moment après moment, qui passeront peut-être inaperçus, mais qui rendent la vie palpitante », comme le dit Lauriane, de Sprimont, dans la présentation du spectacle. Quelques extraits de ce que les jeunes ont partagé sur scène : Amy : « J’essaie d’appliquer la Règle d’Or : ne fais pas à l’autre ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse. […] Il n’est pas tellement important que les autres m’acceptent, il est bien plus important que moi je respecte les autres et les accepte, pour pouvoir grandir et devenir peu à peu la personne que je voudrais être. Je n’ai pas eu d’éducation religieuse, et je n’ai pas la foi, mais je vois que chacun tend vers le même objectif. Qu’on soit musulman, chrétien ou bouddhiste, si on est sincère et croit qu’en chacun il y a quelque chose de bon, on est tous unis. L’utopie de Jésus, nous l’expérimentons entre nous, tous ensemble. Nous ne sommes pas un groupe religieux, mais nous faisons l’expérience que beaucoup de passages de la Bible sont vrais. Le monde devrait être ainsi, tous former une famille. » Abou : « … il y a un an, j’ai vécu une agression qui a déclenché une angoisse et une haine au fond de moi dont je n’arrivais pas à me débarrasser. Quelques mois plus tard je me suis lancé dans le projet ‘Streetlight’ et j’ai commencé à fréquenter les scouts musulmans. […] Dans le groupe de ‘Together4peace’ j’ai rencontré des jeunes qui avaient la paix en eux, des jeunes  différents de ceux que je voyais toujours. […] J’ai appris que ça ne sert à rien d’utiliser la violence… » Juliette : « J’ai eu la chance de rencontrer des jeunes, mais aussi de moins jeunes qui sont vraiment extraordinaires pour moi. Ces gens m’ont touchée par leur foi. […] Avant, je croyais plus par convention que par conviction. J’ai commencé à me poser des questions et à me re-positionner vis-à-vis de Dieu. […] J’ai pu trouver cette paix précieuse que m’apporte un roc sur lequel à tout moment je peux m’appuyer. Je ne me sens plus seule nulle part et c’est une liberté immense que de pouvoir être moi où que j’aille parce que je sais que Lui m’aimera toujours. » Ou encore l’expérience de plusieurs Flamands qui ont rejoint des jeunes d’origine africaine à Jemappes, pour un tournoi multisports. Et le ‘United World Project’, réseau mondial qui permet de faire connaître les initiatives pour une plus grande fraternité dans le monde. Sans compter les initiatives à venir pour continuer ‘Together4peace’… La journée du 20 avril a montré quelle peut être la créativité des jeunes lorsque des animateurs adultes acceptent le défi de leur faire pleinement confiance, de croire en eux. C’est cette base du projet ‘Let’s bridge’ qui a été illustrée le matin lors d’une table-ronde avec environ 300 adultes. Parents, grands-parents, enseignants, éducateurs partageaient leur vécu, tandis que le pédopsychiatre P. Adriaeenssens commentait chacun des témoignages avec son expertise. Une des conclusions majeures de la table-ronde – ‘le problème, ce ne sont pas les jeunes, mais notre façon de les approcher’ – a été confirmée par ce que les jeunes de Together4peace ont donné de vivre aux 600 personnes de tous âges qui ont assisté à leur spectacle. www.focolare.be

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Donnez et il vous sera donné : ça marche !

« Sandro m’a raconté une de ses expériences de vie. Avec sa famille, sa femme, un fils de 14 ans, une fille de 12 et un petit de 2 ans, ils sont allés au marché faire les courses. Un monsieur vendait 15 artichauts pour 3 euros, toute la famille était d’accord : nous achetons !!! Une fois tout le nécessaire acheté, pendant qu’ils retournaient à la maison, ils rencontrent une femme pauvre, qui dit au papa : « Donne-moi quelques artichauts ? Je n’ai rien à manger ». Giorgio, en accord avec sa famille, lui donne 5 artichauts. La fille de Sandro, Gioia, dit à son papa : « Si cette dame demande des artichaut à beaucoup de personnes…. Peut-être que ce n’est pas juste…. ». Et le papa répond «  Nous, nous cherchons à faire le bien, et elle, elle répondra devant sa conscience de la façon dont elle se comporte ». Ils retournent à la maison contents de leurs achats. Le lendemain, alors que Sandro était dans une église pour saluer la Madone et lui demander de l’aide parce qu’il devait acheter des lunettes à son fils et n’avait pas l’argent nécessaire, le téléphone sonne et il a la surprise d’entendre une vieille connaissance, à laquelle il avait prêté de l’argent des années auparavant, qui téléphonait pour lui dire qu’il pouvait maintenant le lui rendre. La somme était exactement celle qu’il fallait pour les lunettes. L’Evangile dit : « Donnez et il vous sera donné ». Mais Celui qui donne en retour est vraiment un grand seigneur. Le Seigneur ». (A.   DN – Italie) « Cette parole de vie est vraiment vraie ! L’autre jour, je me rendais au travail. Un des employés m’a demandé une petite somme, que je lui ai donnée volontiers. En ce moment, nous travaillons (je suis enseignant) même si l’école est fermée. Quand je suis allé toucher ce qui me revenait, j’ai été surpris de voir que l’administration nous donnait une somme que nous n’attendions pas. C’était 5 fois plus que ce que j’avais donné à l’employé ». (K. USA)

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Usa – Expo 2013, le bilan

Près de l’Hôtel Sheraton de Chicago, installé pour l’occasion, presque 500 participants sont arrivés de toute l’Amérique du Nord, de Saint Domingue, d’Australie et d’Europe. La liaison internet a enregistré un millier de contacts supplémentaires.

Expo 2013 a montré les visages d’une Amérique créative, travailleuse, courageuse, celle des individus et des communautés qui se mettent en lien, et qui, en se connaissant, partagent un parcours commun. Pendant les sessions pleinières n’ont été présentés ni thèmes, ni rapports, ni tables rondes : uniquement de brefs pots-pourris d’expériences pour introduire les huit laboratoires du samedi après-midi. Musique, travail, art, foi, santé, éducation, écologie, engagement civil, medias et communication: le changement positif a commencé dans ces domaines.

« C’est un changement qui commence par les relations, par les rapports qui se créent entre les personnes qui construisent le tissu social » – a déclaré le  cardinal Francis George, archevêque de la ville, intervenu pour une salutation. «Et c’est ce que je vous souhaite, à partir de maintenant et pour le futur : continuer à construire l’unité à tous les niveaux, même s’il faut prendre des risques, car c’est ce qui sert le plus à la société contemporaine ».

Un risque qu’a couru, entre autres, Carol Spale, qui vit à Chicago : dans une situation difficile pour sa famille, il a reçu une aide gratuite de quelques voisins, ce qui a provoqué une réaction en chaîne. Aujourd’hui tout le quartier s’est engagé en faveur des plus nécessiteux de la ville, l’administration étant impliquée à tous les niveaux. C’est cela aussi, la réciprocité.

Et Marisol Jimenez, qui, à Saint Domingue, continue l’école Cafè con Leche (Café au lait), qui non seulement assure les repas et l’instruction de 500 enfants, mais joue un rôle fondamental pour le rétablissement de l’harmonie sociale dans les quartiers les plus pauvres de la ville.

La même chose arrive aussi au Canada, dans toute l’Amérique du Nord, qui s’est réunie ici à Chicago pour se regarder en face, faire le point de la situation et en tirer un nouveau courage pour repartir et continuer à poursuivre les actions les plus variées sur tout le territoire.

Source : Umanità Nuova online : Expo 2013, creare la rete dalle piccole cose (Expo 2013, créer un réseau de petites choses)

Expo 2013 – Galerie de photos


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« Be the bridge » revoir le direct

Le 1er mai est un événement fondamental, avec quatre lieux de rencontre importants: Jérusalem, symbole de paix; Loppiano, depuis toujours liée à l’histoire des Jeunes pour un Monde Uni; Mumbai, sur les voies du dialogue interreligieuxBudapest, la capitale qui a accueilli les 12 000 jeunes du Genfest.

Pour rendre visible ce réseau mondial déjà en action, ces quatre villes seront reliées en direct par internet, durant la journée du 1er mai.

Belgique – Let’s bridge : un projet de vie

Paix et justice, fruits de l’unité : dialogue autour du charisme de Chiara Lubich

Sur l’initiative du Conseil œcuménique des Eglises (COE) et du mouvement des focolari, une rencontre intitulée « Paix et Justice, fruits de l’unité » a été organisée le 25 avril 2013 à Genève. Plus de 180 participants, majoritairement des représentants des Eglises locales, des membres d’organisations internationales et des collaborateurs des organisations œcuméniques, ont assisté à cette manifestation sur le thème du dialogue autour du charisme de Chiara Lubich, dans le prolongement d’une amitié amorcée avec le COE depuis 1967.

En raison d’un important voyage en Egypte, Ethiopie, Soudan et Sud-Soudan, le Rév. Dr Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, n’a malheureusement pas pu être présent. C’est le secrétaire général adjoint, M. Georges Lemopoulos qui a accueilli chaleureusement les présents. Il a souligné notamment l’importance de cet événement dans la préparation de l’Assemblée générale du COE qui se tiendra du 30 octobre au 8 novembre 2013 à Busan, en Corée du Sud, sur le thème « Dieu de la vie, conduis-nous vers la justice et la paix ».

Après la lecture d’un message de Maria Voce, qui exprimait « sa profonde estime pour ceux qui œuvrent pour la fraternité universelle, quelles que soient leurs références religieuses, avec au centre l’amour fraternel qui transforme notre travail en commun en relations de réciprocité», Michel Vandeleene, docteur en théologie spirituelle, proche collaborateur de Chiara Lubich, résuma l’essor et la particularité de son charisme. Il insista sur « sa passion pour la paix, la justice et l’unité » qui lui a valu le prix de l’Unesco pour l’éducation à la paix, et celui du Conseil d’Europe en 1998 pour les droits de l’homme.

Lors de la table ronde qui suivit, plusieurs intervenants ont évoqué l’inspiration qu’ils puisent dans le charisme de Chiara pour leur engagement pour la paix et dans la politique. Evoquant les pays en crise ou en guerre, le révérend Martin Robra voit dans « Jésus abandonné », point central du charisme de Chiara, la possibilité de vivre l’espérance et la solidarité malgré les drames dans de nombreuses parties du monde, comme en Syrie actuellement.

Poursuivant dans ce sens, Mme Maria Francisca Ize-Charrin, ancienne Directrice au Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies, a fait le lien entre ce nouveau style de vie proposé par Chiara – l’Unité – et les deux grandes préoccupations de l’Organisation des Nations Unies que sont l’universalité des droits de l’homme et la protection de chaque personne. Elle conclut en disant que « le Mouvement des Focolari devrait s’interroger sur la possibilité que ses membres soient davantage porteurs de la volonté de participer publiquement à la mise en œuvre des droits de l’homme, en mettant en valeur combien la pratique de l’Unité avec les plus abandonnés favorise la promotion et la mise en œuvre des droits de l’homme.»

La dernière intervenante, Mme Ada Marra, Conseillère nationale (membre du parlement suisse), a partagé son désir de maintenir le dialogue avec ses collègues, indépendamment des clivages politiques. Elle a témoigné de son aspiration à établir des rapports interpersonnels en respectant les divergences d’opinion et d’idéologie, pour « éviter d’enfermer l’autre dans ce qu’il dit » et en essayant de « se mettre à sa place pour qu’il y ait unité EN Jésus abandonné.»

Lors du débat qui suivit ces exposés, M. Cornelio Sommaruga, ex-président du Comité International de la Croix Rouge (CICR), rappela combien l’« Appel spirituel de Genève », signé en 1999 à l’occasion de la Journée des Nations Unies par plusieurs personnalités internationales et locales, a été influencé par la valorisation du dialogue interreligieux tel que celui soutenu par Chiara Lubich.

Puis le professeur loan Sauca, Directeur de l’Institut Œcuménique de Bossey, a ajouté que « l’amitié avec Chiara Lubich a porté des fruits significatifs. Parmi eux, le fait d’avoir procédé à plusieurs changements à l’Institut, dont une meilleure unité entre ses membres, le partenariat avec des enseignants d’autres religions et l’accueil de participants de nouveaux courants religieux, dont des Pentecôtistes. »

Après cette rencontre intense et forte, ponctuée par un intermède musical invitant à la réflexion, les participants ont été conviés à prolonger le débat autour d’un verre de l’amitié. Un invité a exprimé avoir été touché par la rencontre et a rappelé que la mise en œuvre du charisme de Chiara « doit commencer par des relations interpersonnelles pour s’inscrire dans un changement sociétal profond contribuant à développer la paix. »