Mouvement des Focolari
Public – privé : qu’est-ce que la foi ?

Public – privé : qu’est-ce que la foi ?

La foi est un feu qui grandit d’autant plus que l’on s’attache à plus d’âmes : celui qui le renferme en soi-même risque de l’étouffer, car il lui manque l’oxygène de la charité. On n’a pas tout fait quand on a trouvé la foi en soi ; le devoir commence de la donner aux autres. La religion naît dans la conscience ; mais elle n’y meurt pas. Elle naît et se répand au dehors. La renfermer en soi-même, comme dans un écrin, c’est y comprimer l’immensité de Dieu et de l’amour. Il s’ensuit un petit culte à notre mesure, tout prêt à jalouser le culte du voisin. Le chrétien n’a pas à séquestrer son Dieu. À notre Jésus on substitue mon Jésus ; la catholicité se ratatine jusqu’à en mourir, et la solidarité universelle est en lambeaux.

Cependant – et c’est en cela que réside la véritable personnalité – l’individu ne vit pas pour soi ; bien plus il vit le moins possible pour lui-même, et son  progrès spirituel est un continuel renoncement à lui-même, parce qu’en étant au service des autres, il sert Dieu et lui-même.

Selon le paradoxe du Christ, celui qui pense le plus à lui-même, y pense en fait le moins : c’est, par exemple, l’avare qui meurt de peur et de faim. Il est plus facile de se sauver par l’intermédiaire des autres. En effet, Dieu donne le salut en se basant sur la règle des œuvres accomplies par l’homme, c’est-à-dire les services rendus au prochain, dans lesquels l’homme réalise la loi d’amour. Car il est lié à Dieu non seulement par la foi, mais également par l’amour, qui se traduit en actes. Une foi soutenue par des actes, qui le mettent en rapport avec Dieu, non seulement dans une relation interpersonnelle, mais aussi en compagnie des frères, comme chaque enfant envers son père, avec une dette de solidarité.

Un élan vers le haut le mène à Dieu : un élan à l’horizontale le mène à l’humanité : les deux élans ne sont pas indépendants, ils sont liés, comme les deux axes de la croix, qui se rencontrent sur le cœur du Christ. Et plus l’un s’élève, plus l’autre se dilate. Plus on aime Dieu, plus on cherche les hommes, et en chacun d’eux resplendit son image.

Tiré d’Igino Giordani, Segno di Contraddizione, 1933 (Città Nuova, 1964- pp.272-274/ p.321)

www.iginogiordani.info

Annoncer : Dieu t’aime

« Dieu-Amour – nous le savons – est une vérité de notre foi qui est très actuelle. En effet, à une époque comme la nôtre, où Dieu apparaît lointain, où l’on parle même de la mort de Dieu, qu’est-ce qui peut être plus salutaire et plus désirable pour cette humanité qui nous entoure – et aussi pour celle qui se dit chrétienne, mais ne l’est pas vraiment ‑, que de l’ouvrir (…), avec l’aide de l’Esprit Saint, à cette révélation : Dieu est proche, par son amour, de tous les hommes et aime passionnément chacun ? […]

Dire à cette humanité que chaque circonstance nous montre cet mour ?                                                                               Lui faire comprendre que nous sommes entourés de cet amour, même lorsque tout nous ferait penser le contraire ?                                                                                                                                                                                         Lui annoncer que rien ne lui échappe et qu’il compte même les cheveux de notre tête ? […]

Notre monde a besoin de cette annonce : que Dieu est amour, que Dieu t’aime, qu’il t’aime immensément !

Des milliers de personnes l’ont fait leur. Elles l’ont annoncé en train, à l’école, chez elles, dans les magasins. Quand elles en avaient l’occasion, elles disaient : « Rappelle-toi que Dieu t’aime ».

Et les effets ont été extraordinaires. Les personnes ont pris un choc, vraiment, comme lorsque les apôtres annonçaient : « Le Christ est ressuscité ! ». « Réellement ? Il est ressuscité ? ».

Dire à ces personnes : « Dieu est Amour et Dieu t’aime immensément » et le dire avec la conviction que nous avons, provoque une révolution ».

Chiara Lubich, « Dio amore », Ed. Citta Nuova, Rome, 2011, pp. 86-87

Public – privé : qu’est-ce que la foi ?

Une paroisse qui évangélise

Leyland est une sympathique ville du Lancashire, dans les environs de Preston (Royaume-Uni ), qui s’est agrandie rapidement après les années 50, avec l’expansion de l’industrie automobile et d’autres industries. Catholiques, anglicans, méthodistes et autres chrétiens de différentes Églises cohabitent depuis 300 ans.

« Dans les années 80 – raconte John – quelques membres de la paroisse Sainte-Marie ont participé à une Mariapolis et en sont revenus si impressionnés que, par la suite, ils ont invité d’autres paroissiens. Pour trouver les fonds pour y participer, ils vendaient des sandwiches après la messe ! D’autres, intrigués, ont offert leurs talents pour organiser fêtes, soirées musicales, quiz et productions théâtrales, qui ont non seulement servi à récolter des fonds, mais aussi à réunir les membres de la paroisse. Ainsi, chaque année, le nombre des participants à la Mariapolis a augmenté et, au retour, ils ont essayé de vivre dans leur communauté ecclésiale l’esprit d’unité expérimenté».

« L’évangélisation n’est pas une théorie – Leslie continue – mais un mode de vie qui touche tout le monde : ceux qui fréquentent régulièrement l’église, ceux qui y vont rarement et aussi ceux que la religion n’intéresse pas du tout. Chaque personne est appréciée pour ce qu’elle est et contribue à l’entreprise commune, comme Julie, qui ne parle pas et se déplace avec difficulté, mais qui aide aux nettoyages de la paroisse, donnant du courage et de l’espoir à ceux qui travaillent avec elle. Julie, qui a trouvé la foi depuis peu d’années, est un symbole de ce qu’il se passe ici : accueillir tout le monde, accueillir les pauvres et les nécessiteux, prendre soin des malades, des personnes âgées, le tout dans un esprit de joie. L’église est ouverte à tout le monde. Une fois, elle a même accueilli les funérailles d’un hindou, car sa famille n’avait pas trouvé d’autre endroit. Pour l’occasion, de nombreux amis et membres de sa famille sont venus et ont été touchés par l’accueil qu’ils ont trouvé».

« Cette année, il y avait 200 confirmands – explique John – et la préparation aux Sacrements a demandé un travail immense, mais le rapport d’unité entre les animateurs a permis de surmonter tous les obstacles. Comme service à la population, nous organisons des cérémonies spéciales pour enfants en chaise roulante en âge préscolaire et aussi pour ceux qui s’occupent d’eux. Nous atteignons ainsi de nombreuses personnes qui ne fréquentent pas l’église. Avec la Société de Saint-Vincent-de-Paul, nous prenons soin des personnes âgées, des malades, des personnes seules, en leur tenant compagnie et en apportant aussi de l’aide matérielle, souvent le fruit de la communion avec d’autres paroisses voisines. Récemment, le « Fonds Newman » a été constitué, sponsorisé par notre paroisse, dans le but d’aider les personnes dans le besoin. Il couvre, par exemple, les dépenses de transport scolaire des enfants qui habitent dans les environs. Il gère aussi la communion des biens et la distribution de meubles et de vêtements à des familles dans le besoin».

« Le Conseil pastoral – poursuit John – est attentif à la population et soutient toutes les initiatives adressées à la participation et la communion entre tous grâce à l’aide de nombreux animateurs volontaires. Nous collaborons aussi avec dix autres Églises voisines. Le groupe œcuménique né spontanément est très actif. Lorsque la femme d’un prédicateur laïc méthodiste est morte, la première personne qu’ils ont appelée a été notre prêtre. Beaucoup de catholiques ont ensuite assisté à ses funérailles dans l’église méthodiste. Ces types de rapports sont à l’ordre du jour.

À l’extérieur de notre église – conclut-il – il y a une inscription en latin qui dit : « Là où sont la charité et l’amour, Dieu est présent ». Tout un programme ! En effet, nous aimerions que notre paroisse soit une étincelle de lumière pour le monde qui l’entoure».

Public – privé : qu’est-ce que la foi ?

Concluso l’incontro dei delegati del Movimento dei Focolari

Samedi 6 octobre, s’est conclue la rencontre annuelle des délégués du Mouvement des Focolari qui, depuis le 13 septembre, a réuni dans le centre international de Rocca di Papa environ 300 participants entre les responsables du Centre et les délégués des différentes zones géographiques où le Mouvement est présent.

Un mois de travail intense durant lequel a été fait le point sur les Focolari dans le monde et où l’on s’est tourné vers le futur. Se sont succédées dans le programme des séances plénières, des rencontres par domaine (ecclésial, concernant les jeunes, social) et par groupes de zones géographiques. A été parcourue la vie du Mouvement qui pénètre les cultures de différents peuples, en partageant leurs objectifs et leurs attentes, leurs épreuves, souvent, et leurs situations difficiles, comme en Syrie et dans les pays touchés par les violences, les conflits et les catastrophes naturelles. De plus, un regard privilégié a été donné sur la ‘fraternité’ en actes dans le monde, à travers le projet United World Project, lancé durant le Genfest, et également expliqué en détail aux assises des Focolari. Le séminaire d’étude sur la pensée de Chiara Lubich a été annoncé. Il aura lieu le 14 mars 2013 à l’Université La Sapienza de Rome, à l’occasion du 5ème anniversaire de sa disparition. A l’ère des connexions permanentes, et alors que le thème du nouveau message de Benoît XVI pour la journée des communications sociales est connu («Réseaux Sociaux: portes de vérité et de foi; nouveaux espaces d’évangélisation»), un espace privilégié est justement dédié à la communication: un séminaire sur les nouveaux médias, en tant qu’impact sur la transformation de la société, développé par le sociologue italien Gennaro Iorio, par la psychologue chilienne Paula Luengo et par l’économiste italien Benedetto Gui; ainsi qu’un panorama sur les médias des Focolari, des maisons d’éditions Città Nuova en Italie et à l’étranger, aux imprimeries, du service informatique aux informations internes, au site web avec les réseaux sociaux mis en route de façon coordonnée.

«A partir des nouvelles apportées par les délégués, et de celles que vous-mêmes vous nous avez transmises directement – a dit la présidente Maria Voce dans un message transmis mondialement en direct via web, samedi 6 octobre, en conclusion de la rencontre – nous avons vu ce que Dieu a réalisé durant l’année à peine terminée. Nous sommes sûrs qu’il accomplira beaucoup, et beaucoup plus en cette année qui commence, si nous nous mettons à son service pour le  reconnaître et l’aimer en chaque frère».

En cette année, durant laquelle l’Eglise catholique se dédie de façon particulière à l’approfondissement de la «Nouvelle Evangélisation», le Mouvement des Focolari se trouve en syntonie en approfondissant cette année un point de la spiritualité de Chiara Lubich: l’amour pour le frère.  «L’autre différent de moi: un autre moi-même» est le titre de la réflexion que la présidente Maria Voce propose cette année aux Focolari, à partir de l’invitation de l’Evangile: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même» (Mt. 22,39).

D’où le souhait lancé par Maria Voce dans sa salutation, via web, aux membres du Mouvement: «Que cette année soit une année de grande expansion d’amour dans le monde». Faisons «ce pacte d’amour réciproque, non pas pour nous, mais pour l’humanité qui a besoin d’une inondation d’amour, qui a besoin d’un fleuve d’amour, qui a besoin de rencontrer Jésus».

En attendant, dimanche 7 octobre s’est ouvert, avec une cérémonie solennelle au Vatican, le Synode des Evêques sur le thème «La nouvelle évangélisation par la transmission de la foi chrétienne»,  rendez-vous auquel la présidente des Focolari participe aussi comme auditrice.

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Du foot au Monde uni, l’histoire de Nacho

Je m’appelle Nacho, je suis argentin et j’ai 25 ans. Je vous raconte Qui est le pilier dans ma vie.

Pendant de nombreuses années, j’ai joué au foot dans une importante équipe d’Argentine et ma vie avançait vers ce monde, du point de vue professionnel. J’étais fiancé avec une jeune qui vivait le même idéal que moi depuis toute petite ; nous rêvions de nous marier et d’avoir beaucoup d’enfants. J’avais plein de projets en tête en imaginant ma vie avec elle.

J’étais, au fond, un garçon normal, heureux de ma vie chrétienne et de l’idéal d’un Monde Uni que j’avais choisi de vivre depuis des années.

Mais juste au moment où je remerciais Dieu de m’avoir toujours accompagné dans ma vie et pour ce que nous vivions ensemble, j’ai comme perçu en moi qu’Il me disait : « Nacho, es-tu prêt à me suivre, en quittant tout et à consacrer ta vie à moi seul ? ». J’ai senti tout de suite de lui répondre : « C’est sûr que je suis prêt ».

J’ai réfléchi à ce que voulait dire « mon tout » et j’ai compris que Dieu me demandait de le suivre en laissant ma famille actuelle, mon père, ma mère et mes frères mais surtout en laissant ma future famille. J’ai parlé avec elle. Cela n’a pas été facile pour aucun de nous deux mais encore avec les larmes aux yeux j’ai eu, le jour même, la confirmation de la décision que j’étais en train de prendre, celle de suivre Jésus comme focolarino, sur le chemin tracé par Chiara Lubich.

Ce n’est pas facile d’exprimer ce que j’expérimente en vivant ce que Jésus nous a promis  que ceux qui quittent sa maison, son père, sa mère, ses enfants sans recevoir le centuple en cette vie….

C’est ce que je vis jour après jour en donnant par exemple un peu de mon temps pour quelqu’un qui en a besoin, et que je sens qu’il est vraiment mon frère… ou encore, souffrir ou me réjouir avec lui. Il y a quelques jours, par exemple, je suis arrivé à la maison après le travail, mort de fatigue et la seule chose à laquelle j’aspirais était celle de me reposer un peu. Un ami préparait le dîner et m’a demandé un coup de main parce qu’il était en retard. J’ai commencé à l’aider, et oubliant ainsi ma fatigue, j’ai ressenti la joie de pouvoir vivre pour lui.

En faisant ces petites expériences, je me découvre davantage moi-même. Je vois que mes limites deviennent un tremplin et que mes horizons s’ouvrent chaque fois davantage, surtout par rapport aux autres cultures. En vivant avec des personnes d’autres pays je sens que les seules barrières qui peuvent exister sont celles que nous avons au-dedans de nous. Cela me fait surmonter la peur d’aller à la rencontre de l’inconnu, de ce qui est différent de moi, parce que j’ai compris que les différences ne créent pas tant la division mais servent plutôt à nous compléter.

J’habite en ce moment en Suisse jusqu’à la fin de l’année. Je ne sais pas encore où j’irai ensuite, avec qui j’habiterai mais justement sur la base de ce que je vous ai raconté, je sens que Dieu m’a appelé personnellement pour contribuer à réaliser la fraternité dans le monde, embrassant la famille de l’humanité tout entière, d’un cœur libre. Et c’est pour ce rêve que je veux donner ma vie. Merci !

Par:Genfest 2012


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