L’incontro con la Morenita
‘’Nous voulons partager avec vous notre joie pour le résultat du récent référendum’’ ; nous écrivent Anca et Vine Povirk de Familles Nouvelles des Focolari, de Domzale en Slovenie. Ce fut le résultat de la forte collaboration entre les divers Mouvements civils et religieux, de nombreuses familles, unis dans une lutte pacifique en faveur de la famille. L’immense majorité des médias et d’influents personnages politiques donnait tout l’appui à la nouvelle loi qui prévoyait, entre autre, l’élargissement de quelques droits pour les couples du même sexe. Comme par exemple, celle de l’adoption limitée, c’est à dire le droit d’un membre du couple d’adopter l’enfant naturel de l’autre partenaire, avec toute une série de mesures régularisant les unions de fait. Le tout soutenu par de grands moyens financiers (on parle de plus de 2 millions d’Euros), alors que les promoteurs du référendum et les défenseurs du ‘’non’’ se sont auto-financés. Apparaissait une confrontation absolument inégale. L’initiative, promue au départ par les catholiques a rejoint très vite les autres chrétiens, les membres des autres religions, et de nombreuses personnes sans convictions religieuses soutenant les valeurs de l’homme. Ensemble ils ont réussi à recueillir les 40.000 signatures pour ouvrir le référendum qui s’est déroulé ce 25 mars, atteignant une affluence aux urnes de 30% des électeurs et obtenant, contre toute attente, les 55% de ‘’non’’. « Pendant deux ans et demi nous sommes allés au-delà de nos capacités, au-delà de nos forces pour défendre les valeurs fondamentales de la famille – nous racontent Marjana et Pavel de Lubiana -. Nous sommes intervenus au Parlement, manifesté avant les élections, organisé un Family day (journée de la Famille), récolté des signatures… nous avons écrit aux députés, à la Cour Constitutionnelle, parlé dans des dizaines et des dizaines de tables rondes dans différentes chaînes TV, à la radio nationale, dans les radios locales… et ainsi sont nées de nombreuses relations d’amitié avec des membres d’autres Mouvements ecclésiaux, avec des personnalités de la vie civile et politique de différentes formations. Maintenant commence une phase encore plus importante : travailler pour donner notre contribution à une nouvelle loi sur la famille, selon les valeurs, sur lesquelles, nous le croyons fortement doit s’appuyer la société, et qui ont leur racine dans l’Evangile ». Dans une note diffusée, Mons. Anton Stres, archevêque métropolite de Ljubljana et président de la Conférence Episcopale Slovena (CES), remercie « tous ceux qui se sont engagés pour atteindre ce but et pour rendre conscients les électeurs du rôle irremplaçable qu’a la famille dans notre vie ». Cependant, poursuit la note, « les valeurs de la famille avec le résultat du référendum ne sont pas encore assurées, en fait, il faut les vivre quotidiennement dans les relations interpersonnelles ».
« Cette année – exhorte le Saint-Père – le thème de la Journée Mondiale de la Jeunesse nous est donné par une exhortation de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens : « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ! » (Ph 4, 4). La joie, en effet, est un élément central de l’expérience chrétienne. (…) Et nous voyons combien cette joie attire fortement : dans un monde souvent marqué par la tristesse et les inquiétudes, la joie est un témoignage important de la beauté de la foi chrétienne et du fait qu’elle est digne de confiance. » En approfondissant certains aspects de la joie, Benoît XVI souligne que « Notre cœur est fait pour la joie » et que « Dieu est la source de la vraie joie ». Et il explique aux jeunes comment trouver et « garder au cœur la joie chrétienne » à travers, en outre, la vie de la Parole. Le message continue en abordant « la joie et l’amour » qui, selon Benoît XVI, sont intimement liés : « L’amour produit la joie et la joie est une forme d’amour ». Et il cite une phrase de Mère Teresa de Calcutta : « …Dieu aime qui donne avec joie. Et celui qui donne avec joie donne davantage ». Suivent deux passages qui abordent « la joie de la conversion » et le défi de trouver la « joie dans les épreuves ». « La douleur – affirme le pape – peut être transfigurée par l’amour et être mystérieusement habitée par la joie. » C’est à ce moment qu’il propose comme modèles de vie deux jeunes témoins : Pier Giorgio Frassati (1901-1925) et Chiara Badano (1971-1990). Il cite une lettre de cette dernière à Chiara Lubich, datée du 20 décembre 1989, où la jeune béatifiée confesse : « Je souffrais beaucoup physiquement, mais mon âme chantait ». Le texte se conclut par l’invitation lancée aux jeunes de devenir des « témoins de la joie », parce que, toujours selon le Saint-Père, « on ne peut pas être heureux si les autres ne le sont pas : la joie doit donc être partagée ». Texte intégral : http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/messages/youth/documents/hf_ben-xvi_mes_20120315_youth_fr.html
« Bonjour à tous, nous voulons vous dire à quel point nous sentons que cette année est spéciale pour les jeunes de notre pays. Nous vivons de beaux moments en préparation de notre tant attendu Genfest. En septembre dernier, nous avons proposé de faire un parcours vers l’unité qui englobe réellement tout le monde, nos amis et toute la grande famille des Focolari. Et c’est ce que nous expérimentons.
Pour récolter les fonds nécessaires pour le voyage – assez coûteux – et aussi pour avoir des occasions de vivre ensemble et construire déjà des « ponts locaux » (en référence au slogan du Genfest : Let’s bridge, ndr), nous avons préparé un calendrier avec de nombreuses activités, certaines déjà réalisées, d’autres en préparation. Unight : une soirée dans un pub de Beyrouth avec une centaine de jeunes, que nous avons conclue par une présentation du Genfest. Unight your talents show – un spectacle riche en talents : chants, danses, morceaux de musique, théâtre, histoires et beaucoup de créativité, à commencer par les décors. Le 3 mars dernier, nous étions 550 pour deux heures de spectacle dans une grande salle d’une université. Foundraising – collecte de fonds : nous avons créé un service de taxi où nous nous mettons à disposition avec nos voitures pour conduire les personnes à l’aéroport ou vers n’importe quelle autre destination ; nous sommes disponibles pour le babysitting lorsque les parents doivent s’absenter et demandent ce service ; nous préparons des gâteaux et des boissons pour les pauses durant les différentes rencontres au « Centre Mariapolis » ; nous réalisons et vendons des bijoux et des cartes pour des anniversaires spéciaux. Ce sont toutes des occasions non seulement pour récolter des fonds pour le voyage à Budapest, mais aussi pour mieux nous connaître et « créer des ponts » ici aussi. Unite in Deep – Unis en profondeur : du 23 au 25 mars, trois jours pour nous préparer au Genfest, ainsi que pour approfondir et renforcer notre foi. Quatre-vingts jeunes se sont inscrits, dont 20 de la Syrie. » Malgré tout, les difficultés ne manquent pas : les jeunes du Liban vivent une période d’incertitude à cause de la faillite de la compagnie aérienne auprès de laquelle ils ont acheté les billets pour aller à Budapest. Avec eux, croyons que, avec l’engagement de tous et avec l’aide de Dieu, ils trouveront le moyen de surmonter cet obstacle aussi.

« Nous nous retrouvons tous ici devant la très belle effigie de la Vierge de Guadalupe, peinte au ciel, avant tout, bien sûr, par amour pour le bien-aimé peuple mexicain. Nous nous rencontrons ici, où je désirais vivement venir avec vous tous après avoir connu plus profondément cette douce Mère de Dieu et notre Mère, à travers plusieurs lectures qui m’ont surprise et émue.
Quels sentiments naissent dans notre cœur au contact de cette réalité céleste en contemplant le privilège que le monde, et avant tout le Mexique, a reçu avec l’apparition de la douce Dame ? Je crois pouvoir affirmer qu’est née spontanément en nous une profonde conviction : cette Vierge, la Vierge de Guadalupe, est étroitement liée à nous, aux membres du mouvement des Focolari ou Œuvre de Marie.
Pourquoi ? Parce que la Vierge de Guadalupe est la Vierge de l’amour et l’amour est notre spiritualité. La Vierge de Guadalupe, en effet, manifeste, explique, enseigne de manière sublime cet art d’aimer que nous avons trouvé dans l’Évangile. Nous savons que l’amour surnaturel a des exigences précises. Cet amour exige avant tout que l’on aime tout le monde. C’est pourquoi on ne regarde pas si une personne est sympathique ou antipathique, plaisante ou déplaisante, de notre pays ou étrangère, asiatique ou africaine. L’amour que Jésus a porté sur la terre, exige que l’on aime tout le monde.
Qu’a donc fait la Vierge de Guadalupe ? Elle nous a donné un exemple extraordinaire : elle a aimé les indigènes et les Espagnols. Le véritable amour, de plus, nous pousse à aimer en premier, comme Jésus l’a fait. Lorsque nous étions pécheurs, il a donné sa vie pour nous. C’est ce qu’a fait la métisse céleste. De façon inattendue, elle est apparue à un indigène, soulignant, entre autres, de cette manière, les prédilections de Jésus. À une époque où le peuple indigène vivait son terrible Vendredi Saint, elle est apparue non pas à qui dominait à cette époque-là, mais à un indigène et elle parlait sa langue. Elle n’est pas seulement apparue, elle a apporté aussi le réconfort et la joie et, avec une douceur céleste, la conversion de millions d’hommes, de l’un et de l’autre côté, à son Fils, Jésus.
L’amour surnaturel, nous le savons, ne se nourrit pas de sentiments ou d’un peu de bienveillance ou seulement de solidarité ou uniquement d’aumône. C’est cet amour que Jésus lui-même a témoigné, en se faisant un avec nous à l’incarnation puis lors de sa passion et mort.
En effet, un autre attribut de l’amour est celui de se faire un avec les autres pour les comprendre et partager leurs joies et leurs souffrances.
Cet attribut de l’amour : se faire un, est essentiel à l’inculturation si nécessaire que l’Église souligne beaucoup aujourd’hui pour pouvoir offrir une évangélisation authentique.
Marie de Guadalupe est vraiment la mère du véritable amour, la mère du se faire un. La Vierge de Guadalupe est un exemple extraordinaire et merveilleux d’inculturation, inculturation qu’elle a exprimée par sa manière de se présenter. Elle n’a pas un visage blanc comme on imagine celui de Marie de Nazareth, mais ses traits sont ceux d’une femme ni blanche ni indigène. Elle est métisse et prêche ainsi à tous la nécessité de ne jamais s’opposer, mais de toujours se fondre. Elle indique sa maternité divine, que symbolisent les rubans foncés, qui tombent sur sa poitrine, selon l’usage aztèque. En se présentant dans un habit réservé à Dieu et au roi, elle a voulu montrer que, bien que n’étant pas d’origine divine, elle était la reine de l’univers. Elle porte, à côté des rubans noirs, une petite croix indigène, pour indiquer que le centre de l’univers est le Christ, que Marie porte en son sein. Cependant cette croix est accompagnée d’une petite croix chrétienne, qui est gravée sur la broche qu’elle porte à son cou.
Son image met en évidence la présence du soleil derrière elle, mais aussi des étoiles sur son manteau, et de la lune sous ses pieds : soleil, étoiles et lune, non pas rivaux, comme on avait coutume de penser, mais en paix entre eux, coexistant pacifiquement.
Nous pourrions continuer… Et vous, qui êtes mexicains, vous auriez beaucoup plus de choses à nous dire. Cependant ce que je vous ai signalé est suffisant, me semble-t-il, pour nous faire comprendre une chose très importante : l’inculturation ne consiste pas seulement à « se faire un » spirituellement avec un autre peuple, découvrant peut-être et renforçant les semences du Verbe qui sont présentes en lui, elle consiste à adopter nous aussi, avec humilité et reconnaissance, ce quelque chose de valable que la culture de nos frères offre. L’inculturation requiert un échange de dons. C’est ce que veut nous dire la Vierge de Guadalupe. Ainsi seulement l’Évangile pourra pénétrer au fond des cœurs et y opérer sa révolution avec toutes les conséquences que cela comporte ».