Mouvement des Focolari

Une famille en action : solidarité pour l’Ukraine

Depuis le début du conflit en Ukraine, la coordination d’urgence du mouvement des Focolari a promu une campagne de collecte de fonds pour soutenir la population locale. Dans cette vidéo, Mira, une focolarine slovène qui vit en Ukraine et travaille pour Caritas-Spes, nous parle de la vie, les actions et l’aide que nous mettons en œuvre grâce à votre contribution. https://youtu.be/bUmqhCza6kg Pour contribuer à la collecte de fonds de l’équipe de coordination d’urgence du mouvement des Focolari, vous pouvez faire un don à l’adresse suivante :

Azione per un Mondo Unito ONLUS (AMU) IBAN: IT 58 S 05018 03200 000011204344 presso Banca Popolare Etica Codice SWIFT/BIC: ETICIT22XXX

Azione per Famiglie Nuove ONLUS (AFN) IBAN: IT 92 J 05018 03200 000016978561 presso Banca Popolare Etica Codice SWIFT/BIC: ETICIT22XXX

Causale: Emergenza Ucraina

Sur les lieux où vécut Chiara « Luce » Badano

Sur les lieux où vécut Chiara « Luce » Badano

Les 6 et 7 mars 2022, la Présidente et le Coprésident des Focolari se sont rendus à Sassello (Italie), lieu de naissance de la bienheureuse. Une rencontre intime et personnelle avec Chiara Luce et avec la Fondation qui protège et promeut sa mémoire. Il y a un avant et un après la visite de Sassello, le lieu de naissance de Chiara « Luce » Badano dans la province de Savone (Italie). La jeune bienheureuse a beau être connue à travers des livres, des documentaires ou sa forte présence sur les réseaux sociaux, mais si vous avez la chance de pouvoir vous rendre à Sassello, tout change : au cimetière, ou au contact de sa maman Maria Teresa, des témoins et amis qui l’ont connue, le rapport avec elle prend immédiatement une autre dimension : celle d’une rencontre personnelle. C’est ce qui est arrivé à Margaret Karram et Jesús Morán les 6 et 7 mars derniers, au cours de l’un des premiers voyages effectués par la présidente et le coprésident du mouvement des Focolari, un an après l’assemblée qui les a élus. Il s’agissait d’une visite privée, née du désir de rencontrer Chiara Luce, mais pas seulement. « Au cours de ces journées, j’ai saisi le côté extraordinaire de Chiara Luce, les racines de sa sainteté », a commenté la présidente, qui a pu embrasser Maria Teresa Badano, connaître l’évêque d’Acqui, Mgr Luigi Testore, ainsi que les membres de la Fondation Chiara Badano. Ce furent des journées importantes, vécues dans une atmosphère très chaleureuse de dialogue et de partage pour reconstruire des relations de confiance, de collaboration, avec un regard commun sur de nombreux défis et projets à venir. Une visite brève, certes, marquée par les précieux souvenirs de Maria Teresa, qui a rappelé des épisodes de la vie quotidienne de Chiara Luce, comme son ouverture constante et totale à l’accueil de tous ceux qui venaient lui rendre visite, et cela jusqu’aux derniers jours de sa vie. Au cimetière, lors d’un tête-à-tête avec Chiara, « nous lui avons confié, tout d’abord, la paix en Ukraine et dans les nombreux endroits où les conflits ne sont pas sous les feux de la rampe médiatique – a déclaré Jesús Morán – et ensuite tous les jeunes pour lesquels elle est un modèle extraordinaire et extrêmement nécessaire, aujourd’hui plus que jamais. »

Stefania Tanesini

Nouvelles du focolare en Ukraine

Donatella Rafanelli raconte à Maria Chiara Biagioni de l’agence de presse SIR la vie de la communauté des Focolari en Ukraine ces derniers jours. Un voyage de 29 heures depuis Kiev. « Maintenant, notre rêve est d’y retourner ». Un voyage de 29 heures depuis Kiev vers une ville de l’ouest du pays, Mukachevo. La circulation sur les routes, les longues files d’attente aux guichets automatiques des banques et aux stations-service, les chars et les gens le long de la route qui demandent une place dans les voitures qui passent. Donatella Rafanelli, une focolarine italienne de Pistoia, qui vit à Kiev depuis 2019 dans la communauté du Mouvement fondé par Chiara Lubich, a raconté à l’agence SIR ce qui se passe pendant ces heures le long de cette route des personnes déplacées d’Ukraine. « Nous étions à Kiev lorsqu’ils nous ont appelés très tôt le jeudi matin pour nous dire de faire rapidement nos valises car ils étaient en train de tirer à 70 kilomètres de la capitale », raconte Donatella. « Nous ne savions pas quoi faire car c’était la première fois que nous nous retrouvions dans une telle situation. Nous sommes donc partis à la recherche de l’abri le plus proche de notre maison et on nous a indiqué un parking souterrain. Après, nous sommes rentrés chez nous et avons appelé l’ambassade d’Italie sur un numéro d’urgence gratuit. Ils nous ont dit de rester chez nous et de ne nous rendre au refuge que si l’alerte était donnée. Tout semblait normal. Les gens parlaient depuis des jours de la possibilité d’une attaque sur Kiev, mais quand c’est arrivé, la première chose que nous avons faite a été de nous regarder dans les yeux. Nous avons dit : ça y est, nous sommes en guerre. Et nous avons prié. Nous avons demandé à Jésus de nous donner la force et de nous donner la paix. A partir de là, cela a été une course contre la montre. Nous avons mis trois choses ensemble dans une valise. Nous avons pris très peu de choses avec nous, juste le nécessaire et nos documents personnels. Nous avons immédiatement cherché un billet de train afin de pouvoir voyager vers l’ouest, mais ils étaient tous vendus. L’aéroport était fermé. Nous avons donc dû décider de voyager en voiture. Les routes sortant de Kiev étaient bloquées. Il y avait de longues files d’attente devant la banque pour obtenir de l’argent et dans les supermarchés. Il a fallu beaucoup de temps, surtout pour sortir de la ville. Nous nous sommes arrêtés deux fois pour prendre de l’essence. À la première station-service, nous avons fait la queue pendant une heure. Et juste là, pendant qu’on attendait, on a entendu les coups de feu, les tirs. C’était fort. Nous sommes restés immobiles, en silence. Une fois de nouveau sur la route, nous avons pu voir des chars et des personnes faisant de l’auto-stop pour se faire conduire. Sur le chemin, les téléphones envoyaient et recevaient constamment des messages et des appels : ceux qui étaient partis, ceux qui avaient décidé de rester. Donner des nouvelles et mettre les personnes en fuite en contact avec les communautés des Focolari de Slovaquie et de Pologne qui avaient proposé de les accueillir. Ce n’est que pendant le voyage, confie Donatella, que nous avons réalisé ce qui nous était arrivé. Nous n’étions pas dans la voiture pour aller à un rendez-vous ou pour faire un voyage. Nous quittions une ville, notre maison. Nous n’avons jamais voulu partir. Mais nous avons réalisé que c’était impossible de rester ». À Mukachevo, Donatella et ses compagnons de voyage ont été accueillis par un prêtre dans une paroisse et par la communauté des Focolari de cette ville. « Nous sommes ici en Ukraine. Et c’est très important pour nous. Nous ne nous sommes pas enfuis. Nous voulons vivre et rester dans ce pays. Ils nous ont proposé un millier d’endroits où aller. Si nous nous sommes éloignés de Kiev, c’est uniquement parce que c’est dangereux en ce moment. Il n’y avait aucune raison de rester sous les bombardements. Mais maintenant, notre rêve est d’y retourner. La guerre ? C’est de la pure folie », répond Donatella sans hésiter. « Parce que personne n’a le droit de prendre la vie d’une autre personne ainsi que la possibilité de vivre une vie normale. Ici, les gens ont fait tellement de sacrifices pour acheter une maison, pour économiser de l’argent. Et maintenant, avec la guerre, les plans d’avenir sont réduits à néant, les rêves sont brisés. Nous prions pour que cette folie prenne fin le plus rapidement possible. Nous suivons l’actualité des discussions entre les délégations et les efforts déployés au niveau de la diplomatie internationale. Je pense que la seule chose qui puisse  nous aider est un miracle. Et toutes les nouvelles provenant des personnes qui prient pour nous et manifestent dans les rues pour la paix nous font beaucoup de bien. Nous avons besoin d’un miracle ».

Maria Chiara Biagioni (SIR)

Ukraine : nous continuons à implorer le don de la paix

Un témoignage des communautés des Focolari présentes dans différentes villes du pays et une invitation à les rejoindre dans la prière planétaire pour la paix, chaque jeudi à 19h30 (heure italienne). « En ce moment dramatique, nous sommes soutenus par la foi et l’amour que nous recevons du monde entier par des messages, des appels téléphoniques et des prières. Nous tenons à remercier chacun et chacune. Ils nous donnent de la force et augmentent notre espoir que Dieu nous fasse le cadeau, le miracle de la paix ». C’est par ces mots que Donatella Rafanelli, une focolarine italienne, enseignante, qui vit au focolare de Kiev, nous raconte comment les communautés des Focolari en Ukraine vivent ces heures dramatiques. « La tension augmentait ces dernières semaines et nous avions l’impression de vivre un moment très spécial de notre vie, même si la vie quotidienne continuait comme d’habitude » poursuit-elle. « En parlant aux personnes qui nous entourent, nous nous rendons compte de la peur, de l’inquiétude, de la tristesse et de la déception qui règnent depuis des mois. C’est d’autant plus dramatique que la situation s’aggrave ces dernières heures. Nous aussi, en tant que communauté du Mouvement, nous ne sommes certainement pas à l’abri de tout cela, nous nous sommes demandés et continuons à nous demander ce qu’il faut faire dans cette situation. Nous vivons ce moment douloureux ensemble. Nous sommes conscients que nous ne pouvons pas faire des choses extraordinaires ou spéciales, mais nous pouvons écouter ceux qui nous entourent, partager leurs craintes et leurs préoccupations et essayer de comprendre, moment après moment, ce qu’il est préférable de faire ». Hier, le pape François a invité tout le monde, croyants et non-croyants, à se joindre à une supplique chorale pour la paix en vivant, en particulier le 2 mars, le début du Carême, une journée de prière et de jeûne pour la paix.  Avec lui, d’autres responsables de diverses Églises chrétiennes invitent les personnes à prier pour implorer le don de la paix. Dans le mouvement des Focolari du monde entier, nous faisons chaque jour (à midi dans tous les fuseaux horaires) le « time-out » pour la paix, un moment de silence et de prière pour la paix dans toutes les parties du monde. « Ici, en Ukraine, tous les jeudis depuis un an, dit Rafanelli, à 19h30 (heure italienne), nous organisons un moment de prière pour la paix en italien et en ukrainien, à ce lien . Nous invitons tout le monde à se joindre à nous pour ce moment, auquel se joignent, ces derniers temps, de nombreuses personnes de différents pays du monde qui ont la paix à cœur ». Le focolare d’Ukraine a été ouvert à Kiev en mai 2019 mais certaines communautés de focolare étaient déjà présentes dans le pays. Le charisme de l’unité était en effet connu dans le pays grâce à de nombreux membres du Mouvement des pays voisins qui, par des voyages et des contacts, avaient fait connaître cette spiritualité dans diverses villes. Aujourd’hui, les membres des Focolari, d’âges et de vocations différents, sont présents à Mukachevo, Uzhgorod, Storozhniza, Lviv, Kiev et dans les environs.

Anna Lisa Innocenti