Mouvement des Focolari

Mumbai: Dr Shantilal Somaiya e Chiara Lubich

Mme le Dr. Kala Acharya, directrice de ce centre, a émis le souhait que les différentes facettes de l’homme d’affaires indien soit évoquées, mais qu’on parle de lui avant tout comme d’un homme de dialogue, ouvert à toutes les cultures et religions.

Pour cette raison, Roberto Catalano, l’actuel coresponsable du Centre pour le dialogue interreligieux du mouvement des Focolari, qui a été témoin, tout au long de ses presque trente années de présence en Inde, des rapports uniques entre Somaiya et Chiara, a retracé, dans son intervention qui ouvrait la rencontre, les étapes fondamentales d’une amitié qui, au cours des premières années du nouveau millénaire, a permis d’organiser trois symposiums entre hindous et chrétiens, des rencontres d’une grande richesse culturelle, mais aussi empreintes d’une profonde spiritualité.

Étaient présents son fils, Samir Somaiya, qui a assuré qu’il désirait poursuivre la mission de son père et le faisait, aussi bien dans l’industrie que dans le domaine de la culture et du dialogue, ainsi que sa fille Harinakshi, sa femme et plusieurs de ses sœurs. Les membres du mouvement des Focolari étaient nombreux à témoigner que les liens tissés continuent d’exister.

Le cardinal Rylko aux focolarini

Le cardinal Rylko aux focolarini

« Je suis ici non seulement pour des raisons officielles, mais aussi poussé par les besoins du cœur. Pour vous dire à tous un immense merci, au nom de l’Église, pour ce que vous êtes une grande espérance pour l’Église d’aujourd’hui et de demain. » Par ces paroles affectueuses, le cardinal Rylko, président du Conseil pontifical pour les laïcs, s’est adressé aux 1200 focolarini et focolarines qui participaient à la quatrième et dernière retraite spirituelle annuelle, venus de différents pays d’Europe et, pour certains, d’autres continents.

Il a souligné que « le charisme que l’Esprit Saint a donné à Chiara pour l’Église est un trésor à protéger, mais surtout à vivre ». C’est précisément le meilleur moyen, selon le haut prélat, de le protéger, et il rappelle qu’il faut « le vivre à fond, avec passion, enthousiasme et gratitude ».

En évoquant ensuite la lettre apostolique « Novo Millennio Ineunte », dans laquelle Jean-Paul II propose à tous la « spiritualité de communion », il a ajouté : « Quand on parle de communion, on touche le nerf même du charisme de l’unité. » Il a donc invité les personnes présentes à « revivre au cours de ces journées le don de la communion, qui est votre force », et il a mis en évidence la tâche particulière qui incombe aujourd’hui au mouvement : offrir ce don reçu gratuitement à un monde qui apparaît brisé et divisé par la haine.

D’où l’importance de cultiver « une profonde communion avec l’Église universelle, et plus particulièrement avec le successeur de Pierre, le Pape ».

Il a rappelé les paroles adressées par Benoît XVI aux mouvements, en 2006 : « …Je vous demande d’être encore plus des collaborateurs du ministère apostolique universel du Pape, en ouvrant les portes au Christ. »

Conscient que « vous interprétez ces paroles comme le programme de votre vie, dans un élan missionnaire qui va jusqu’aux confins de la terre », le cardinal Rylko a conclu en soulignant que la communion avec l’Église universelle est un fait concret. Ce qui signifie « se faire participants des grands défis que l’Église affronte actuellement », notamment l’intolérance et la persécution des chrétiens dans plusieurs pays du monde.

Après le repas, qui s’est déroulé dans une atmosphère de famille sereine, le cardinal, qui fêtait les 15 ans de son ordination épiscopale, a souhaité se rendre dans la chapelle du centre du mouvement, où repose Chiara, et voir la maison où elle a vécu plus de 40 ans, mais aussi le Centre Chiara Lubich, qui rassemble l’héritage de la fondatrice. Des moments solennels et riches en souvenirs vivants.

La présidente des Focolari reçue par le Patriarche de Constantinople

La présidente des Focolari reçue par le Patriarche de Constantinople

« Deo gratias ! s’est exclamé le Patriarche de Constantinople au terme de l’audience. Deo gratias pour votre amitié, pour votre visite, pour les fruits de votre mouvement, pour la poursuite de cette œuvre de Dieu qui rend gloire à Son nom. » Bartholomée Ier a réservé un accueil chaleureux et solennel à Maria Voce, présidente du mouvement des Focolari, lors de la rencontre qui s’est déroulée ce lundi à 11h00, au Fanar, le siège historique très évocateur du patriarcat orthodoxe.  Sa Sainteté a accueilli dans son bureau privé la présidente des Focolari, venue avec les responsables du mouvement pour la Turquie, Angela Caliaro et Carmine Donnici, et les membres des deux focolares d’Istanbul. « Nous sommes douze, comme les apôtres », a fait observer le Patriarche amusé. Le métropolite Apostolos, de l’île de Halki, et le père Dositheos, directeur du bureau de communications du patriarcat, étaient également présents.  Dans son message de bienvenue, Bartholomée Ier a rappelé avoir été témoin « de l’estime, de l’affection et de l’admiration que mon prédécesseur, le Patriarche Dimitrios, avait pour vous et pour l’œuvre accomplie par le focolare ». Maria Voce a en effet vécu dans cette ville de 1978 à 1988. C’est au cours de ces années que Bartholomée (alors secrétaire du Patriarche) et Maria Voce se sont connus. « Le focolare unit en particulier les Églises de l’ancienne et de la nouvelle Rome, a-t-il poursuivi. Vous êtes aujourd’hui tous des collaborateurs enthousiastes du pape Benoît, que nous aimons beaucoup, et de notre modeste personne ». Il a ensuite souligné « les fruits déjà visibles produits par le focolare : de Chiara Lubich à la jeune Chiara Luce, la première des Focolari à avoir atteint le but de la sainteté ».  En revenant sur le thème des rapports entre les croyants, Bartholomée Ier a voulu souligner comment, en se fondant sur le simple témoignage de vie, « le dialogue ne reste pas un exercice académique creux et stérile, facilement contestable par ceux qui continuent à s’opposer au dialogue œcuménique et interreligieux ».    Maria Voce a rendu hommage au riche album photographique retraçant les principaux événements, voyages internationaux et rencontres de ses deux premières années et demie de présidence. « J’ai dit aux focolarini que je viendrais à Istanbul pour une seule rencontre, celle avec vous, Sainteté, sans prendre d’autres engagements. » « Comme Chiara », a-t-il aussitôt répliqué. Tous deux, visiblement joyeux, se sont échangé leurs cadeaux dans une vraie ambiance de fête de Noël. Maria Voce a fait savoir qu’elle apportait les salutations, la gratitude et la prière du mouvement du monde entier, parce que tous étaient au courant de ce rendez-vous. « Je sais bien que votre réseau de communication fonctionne toujours », a commenté le Patriarche.   « À présent nous vous saluons, Sainteté, parce que vous avez sûrement d’autres engagements. » « Du travail, il y en a toujours, mais ce n’est tous les jours que Maria Voce est ici », a répondu le Patriarche au terme des 55 minutes d’audience.   De notre envoyé spécial Paolo Lòriga