31 Oct 2010 | Non classifié(e), Parole di vie
La prédication de Jésus débute par le discours sur la montagne. Sur une colline des environs de Capharnaüm, face au lac de Tibériade, Jésus, assis comme le faisaient les maîtres, annonce aux foules l’homme des béatitudes. Déjà à plusieurs reprises, l’Ancien Testament citait le terme « bienheureux » qui magnifiait ainsi celui qui accomplit la Parole du Seigneur.
Pour les disciples, les béatitudes de Jésus en évoquent donc certaines qu’ils connaissent déjà. Mais là, ils entendent dire pour la première fois que ceux qui ont le cœur pur, non seulement sont dignes de gravir la montagne du Seigneur, comme le chantait le psaume , mais peuvent même voir Dieu. Quelle est donc cette pureté si élevée qu’elle mérite une telle récompense ? Jésus va l’expliquer plusieurs fois au cours de sa prédication. Cherchons à le suivre, pour puiser à la source de l’authentique pureté.
« Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu. »
Pour Jésus, un moyen de purification l’emporte sur tous les autres : « Déjà vous êtes émondés par la parole que je vous ai dite » . Ce ne sont pas tant les exercices rituels qui purifient l’âme, mais sa Parole. Celle de Jésus n’est pas comme celle des hommes. Le Christ y est présent, comme il l’est – quoique d’une façon différente – dans l’Eucharistie. Par sa Parole, le Christ entre en nous et, si nous la laissons agir, elle nous libère du péché, purifiant ainsi notre cœur.
La pureté est, par conséquent, le fruit de la Parole vécue. Les Paroles de Jésus nous libèrent des inévitables attachements qui nous menacent si notre cœur n’est pas orienté vers Dieu et ses enseignements. Quels attachements ? Tout simplement aux biens, aux personnes ou à nous-mêmes. Mais si notre cœur est centré sur Dieu seul, tout le reste disparaît.
Pour y parvenir, tenons à dire souvent à Dieu, à Jésus, au cours de la journée, cette invocation du psaume : « C’est toi, le Seigneur ! Je n’ai pas de plus grand bonheur que toi ! » Répétons-la souvent, surtout lorsque les tentations risquent d’entraîner notre cœur vers des images, des sentiments et des passions qui peuvent occulter en nous la conscience du bien et nous priver de notre liberté.
Sommes-nous tentés de regarder certaines affiches publicitaires, de suivre certains programmes télévisés ? À ce moment-là, disons-lui : « C’est toi, le Seigneur ! Je n’ai pas de plus grand bonheur que toi ! » Ce premier pas nous fera sortir de nous-mêmes, en re-déclarant à Dieu notre amour. Nous aurons ainsi grandi dans la pureté.
Une personne, ou une activité, s’interposent-t-elles entre Dieu et nous, faisant obstacle et même altérant notre rapport avec Lui ? C’est le moment de lui redire : « Tu es, Seigneur, mon unique bien ». « C’est toi, le Seigneur ! Je n’ai pas de plus grand bonheur que toi ! » Cela nous aidera à purifier nos intentions et à retrouver la liberté intérieure.
« Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu. »
Vivre la Parole nous rend libres et purs parce qu’elle est amour. Et le feu divin de l’amour purifie nos intentions et notre être profond, car, d’après la Bible, le « cœur » est le siège de l’intelligence et de la volonté.
Et Jésus nous commande une façon d’aimer qui nous permet de vivre cette béatitude.
C’est l’amour réciproque, l’amour de celui qui est dans la disposition de donner sa vie pour les autres, à l’exemple de Jésus. Ce style d’amour suscite un courant, un échange, une atmosphère dont la caractéristique dominante est justement la transparence, la pureté. En effet, dans cet amour-là, Dieu est présent et Lui seul peut créer en nous un cœur pur. Lorsque nous vivons l’amour réciproque la Parole agit, apportant purification et sanctification.
Un individu isolé est incapable de résister de manière durable aux sollicitations du monde. En revanche, l’amour réciproque constitue un excellent terrain où chacun peut rester pur et vivre sa vie chrétienne de façon authentique.
« Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu. »
Et quel est l’effet de cette pureté, qu’il faut toujours conquérir ? On peut « voir » Dieu, ce qui signifie comprendre son action dans notre vie et dans l’histoire, entendre sa voix dans notre cœur, savoir saisir sa présence là où elle se trouve : dans les pauvres, dans l’Eucharistie, dans sa Parole, dans la communion fraternelle, dans l’Église.
C’est un avant-goût de la présence de Dieu qui nous est donné dès ici-bas, dans cette vie où nous « cheminons par la foi, non par la vue », en attendant de pouvoir le voir « face à face » , éternellement.
Chiara Lubich
28 Oct 2010 | Non classifié(e)
“Le phénomène Chiara Luce Badano”: c’est par ces mots que le journaliste Rosario Carello, animateur de l’émission “A sua immagine” (À son image), diffusée sur la chaîne Rai Uno le 10 octobre, a défini tout ce qui se passe autour de la jeune fille de Sassello, proclamée bienheureuse le 25 septembre dernier.
“Le phénomène, ce n’est pas tant elle, qui a certes vécu de façon extraordinaire, mais plutôt le phénomène mondial qu’elle a déclenché par sa vie exemplaire, même si elle a mené la vie normale d’une jeune d’aujourd’hui”, dira Maria Voce, présidente des Focolari.
Le Pape l’a proposée comme modèle de sainteté aux jeunes du monde entier, en les invitant à la connaître: “…Une vie brève mais un formidable message. 19 années remplies de vie et de foi. Deux années, les dernières, marquées par la souffrance, mais vécues dans la foi et dans la joie qui naissait dans son cœur plein de Dieu… Une grâce de Dieu aidée par les personnes qu’elle côtoyait”, a poursuivi le Saint Père, avant de rendre hommage d’abord à ses parents, à sa communauté paroissiale et au mouvement des Focolari, dont elle faisait partie.
Le soir du 25 septembre, la salle Paul VI est devenue le théâtre d’une explosion de joie et d’un “désir de sainteté”, manifesté par des milliers de jeunes à l’intérieur comme à l’extérieur de la salle. Des jeunes qui se sont exprimés par des chants, des danses, des chorégraphies, des images et des expériences de vie. Tous avaient envie de dire quelque chose d’elle, comme un groupe de jeunes d’Amérique latine: “Chiara Luce est un modèle pour les jeunes. Elle a réussi à surmonter de nombreux obstacles jusqu’à devenir sainte. Elle est un très grand exemple pour nous tous.” Et des jeunes du Liban déclaraient: “Chiara Luce nous dit que nous pouvons suivre son exemple par notre vie. La sainteté n’est pas un but éloigné pour nous, les jeunes.” Une jeune africaine ajoute: “Pour moi, le moment le plus touchant de la journée a été sa béatification. C’était la première fois que je participais à une cérémonie de béatification, c’était très émouvant.” Et une jeune italienne résume ainsi cette journée intense: “J’ai compris que pour devenir saint, il faut toujours aimer.” “Pour nous, les jeunes, la sainteté semble très difficile à atteindre aujourd’hui, affirme un jeune au nom d’un groupe de l’Inde. Mais si nous essayons de marcher sur ce chemin, ce sera une expérience merveilleuse.” Et, pour finir, l’enthousiasme des Mexicains: “Cela a été très fort de connaître la vie de Chiara Luce, et cet événement a été très beau. Grâce à son exemple, nous sommes sûrs de réussir à avancer sur la voie de la sainteté.”
Mais qui est cette jeune fille nouvellement béatifiée et répondant au nom de Chiara?
Comment s’explique ce “phénomène” déclenché par une jeune fille née dans un petit village de Ligurie, Sassello, devenue la “sainte des jeunes”?
“Ce qui me touche chez elle, c’est qu’elle a transformé l’ordinaire en aventure extraordinaire”, confie un jeune italien.
Et 400 de ces jeunes venus du monde entier sont restés quelques jours de plus en Italie pour approfondir la spiritualité de l’unité, grâce à laquelle Chiara Luce est montée sur les autels.
“Désir de sainteté” chez les jeunes: c’est cela, le phénomène que sa béatification a révélé à la face d’un monde qui semble tourné vers tout autre chose.
26 Oct 2010 | Non classifié(e)
«Depuis 35 ans, je me consacre à travers mon métier à la communication dans différents domaines, et pourtant, je peux affirmer être “née” à la vraie communication en mars 1995 seulement. C’est là que, lors de la conférence de presse organisée pour la remise du prix UELCI au meilleur écrivain catholique de l’année, à Milan, j’ai connu Chiara Lubich pour ne jamais l’abandonner.» C’est par ces mots qu’Alma Pizzi a débuté son intervention pour se présenter, lors du dernier séminaire de NetOne, en juin 2010.
Journaliste convaincue, consultante pour les relations avec la presse, professeur de journalisme et écrivain, originaire de Lombardie et présidente de l’UCID (Unione Cristiani Imprenditori Dirigenti, Union des chefs d’entreprise chrétiens), elle apportait également son soutien actif à NetOne, le réseau international d’opérateurs inspiré par le charisme de l’unité.
Au mois de juin dernier, elle disait encore d’elle: «J’ai vécu ma deuxième “naissance”, encore plus décisive, en juin 2000, ici à Castelgandolfo, lors du premier séminaire international de NetOne, qui voyait le jour à cette occasion. Depuis, je considère NetOne comme ma maison, et j’ai toujours répondu présente. Mais j’ai surtout découvert une nouvelle façon d’être journaliste, une approche révolutionnaire comparée à ce que j’avais connu auparavant. J’ai commencé à mettre mes rapports avec les autres à la première place, à les faire passer avant le produit de mon travail.»
(On peut également consulter la vidéo de cette intervention dans son intégralité sur le site de NetOne.)
«J’ai été frappée et émue en lisant ses derniers articles, écrit une journaliste qui l’a connue et a travaillé avec elle. Plusieurs portent sur la sainteté, comme celui sur Chiara Luce Badano ou le tout dernier, sur Clarles Ier d’Autriche, bienheureux « grâce » et non pas « malgré » la politique, publié le 24 octobre 2010, veille de sa mort, sur le site du journal en ligne qu’elle dirigeait. Elle rapporte entre autres ces mots tirés du journal de Charles Ier: « J’aspire toujours et totalement à décerner le mieux possible, en toute chose, la volonté de Dieu et de l’accomplir, et de la manière la plus parfaite qui soit ».»
Collaboratrice à Città Nuova, la revue des Focolari, elle avait conclu son article sur le journaliste Giuseppe De Carli, disparu récemment, par ces mots: « Nous ignorions tout de son mal et, à présent, nous pensons qu’il est arrivé au but, à ce but que nous voudrions atteindre nous aussi, avec le même sens du travail accompli consciencieusement. »
Nous lui rendons hommage sur ses dernières paroles et nous renvoyons le lecteur à l’article de Città Nuova qui permet d’en savoir plus sur elle.
25 Oct 2010 | Non classifié(e)
25 Oct 2010 | Non classifié(e)

La rencontre organisée conjointement par les Focolari et par les communautés musulmanes d’Italie a pour objectif de réunir chrétiens et musulmans, qui se sont rencontrés dans différentes régions d’Italie ces dernières années, grâce à des expériences de dialogue, inspirées par la spiritualité de communion de Chiara Lubich.
Des initiatives importantes de collaboration sur le terrain ont été prises dans différentes régions de la péninsule, à Trente, Vérone, Trévise, Padoue, Trieste, Rovigo, Turin, Milan, Gênes, Parme, Reggio d’Émilie, Florence, Rome et Teramo, pour ne citer que les principales. Inspirées par le désir d’aller à la rencontre de l’autre, comme le propose la Règle d’or, elles se sont souvent traduites en actions conjointes qui offrent des modèles d’intégration sur le terrain.
La journée du 31 octobre s’inscrit dans le sillage de la journée de l’amitié islamo-chrétienne, célébrée le 27 octobre dans toute l’Italie, et se veut également un temps de réflexion sur l’expérience vécue jusqu’à ce jour dans ce domaine.
Le programme, préparé par un comité organisateur composé de chrétiens et de musulmans, prévoit des temps d’approfondissement aussi bien du Coran que de l’Évangile, des expériences vécues et une table ronde sur les défis posés par le dialogue. Les différentes parties du programme seront entrecoupées de moments artistiques proposés par des groupes musulmans et chrétiens, ainsi que par une présentation de la cité-pilote de Loppiano, qui accueillera la rencontre.
La participation de représentants d’autorités religieuses et civiles est également prévue.