31 Jan 2010 | Non classifié(e), Parole di vie
Jésus se présente comme celui qui réalise les promesses divines et les attentes d’un peuple dont l’histoire est marquée par l’alliance conclue avec son Dieu et qu’il n’a jamais révoquée.
Une autre image utilisée par Jésus évoque, en l’expliquant, cette même idée de la porte : « Je suis le chemin,(…). Personne ne va au Père si ce n’est par moi » (Jn 14,6). Il est donc véritablement un chemin et une porte ouverte sur le Père, sur Dieu lui-même.
« Je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé, il ira et viendra et trouvera de quoi se nourrir. »
Dans notre vie, quelle importance donner à cette parole?
D’autres passages de l’Evangile, dans la ligne de celui de Jean apportent des réponses, mais retenons celui de la « porte étroite » par laquelle il faut s’efforcer de passer pour entrer dans la vie. .
Pourquoi la porte étroite ? Parce que cette image nous semble la plus apte à comprendre la vérité que Jésus révèle de lui-même et nous indique le mieux comment la vivre.
Quand Jésus devient-il la porte totalement ouverte sur la Trinité ? C’est au moment où la porte du Ciel semble se fermer pour lui qu’il devient la porte du Ciel pour chacun de nous.
Jésus dans son abandon est la porte, le passage par lequel se réalise l’« admirable échange » entre Dieu et l’humanité : en devenant néant, il unit les fils au Père et c’est par ce vide, (l’embrasure de la porte) que l’homme entre en contact avec Dieu et Dieu avec l’homme.
Il est ainsi en même temps porte étroite et porte entièrement ouverte. Et nous pouvons en faire l’expérience.
« Je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé, il ira et viendra et trouvera de quoi se nourrir. »
Jésus dans son abandon s’est fait pour nous accès au Père.
Il a fait sa part. Mais pour bénéficier d’une telle grâce, chacun de nous doit aussi faire la sienne, bien petite : s’approcher de cette porte et la franchir. Comment ?
Lorsque la déception nous envahit, lorsqu’un traumatisme, un malheur imprévu ou une maladie incompréhensible nous blessent, nous pouvons toujours nous rappeler la souffrance de Jésus, qui a éprouvé personnellement toutes ces épreuves et bien d’autres encore.
Oui, il est présent dans chacune de nos souffrances. Chacune d’elles porte son nom.
Essayons alors de reconnaître Jésus dans toutes nos angoisses, aussi bien que nos difficultés et les mauvais moments de la vie, dans toutes les obscurités, dans nos tragédies personnelles et celles qui touchent les autres. Reconnaissons-le aussi dans les souffrances de l’humanité qui nous entoure. Il les a faites siennes, elles sont devenues Lui.
Nous pouvons alors lui dire, avec foi : « C’est toi, Seigneur, mon unique bien »4. Il nous suffira ensuite d’agir concrètement afin de soulager « ses » souffrances dans les pauvres et les malheureux, pour franchir la porte, et trouver au-delà une joie encore jamais éprouvée, une nouvelle plénitude de vie.
Chiara Lubich
N.B. Ce commentaire a été publié in extenso en mars 1999
21 Jan 2010 | Non classifié(e)
Chère Eli, Chiara aurait aujourd’hui 90 ans. Pendant ce laps de temps, l’humanité a parcouru un chemin. Dans cette perspective, toi qui as été à ses côtés si longtemps, quelle est à ton avis la portée historique de Chiara ?
« Il me semble que Dieu, dans l’histoire, envoie à chaque époque un charisme correspondant à des besoins particuliers de l’humanité. A notre époque, il existe une tension à l’unité, politique, commerciale, etc. L’union européenne, l’ONU, le dialogue œcuménique en sont un témoignage. Le concile Vatican II a ouvert les portes aux autres Églises et aux autres religions. Pour le charisme de l’unité, on peut dire qu’il préexistait un contexte historique. Le charisme de Chiara, que l’on peut résumer par les paroles de Jésus : “Que tous soient Un” (Jn 17,21), est véritablement l’unité portée à sa dimension maximale : “tous Un”. Son charisme s’adresse à tous les enfants de Dieu, qui est Amour, voilà pourquoi tous sont faits pour aimer. Chiara, misant sur cette nature de l’homme, n’a eu de cesse de créer des relations avec tout le monde. Son intuition que c’est l’amour réciproque qui porte à l’unité a été une nouveauté : la découverte que l’on peut aller à Dieu ensemble, en communion, allant de plénitude en plénitude ! »
Le « don de prophétie » de Chiara a été plusieurs fois mis en évidence, même par les personnalités les plus éminentes de l’Église. Pourrais-tu nous donner quelques-unes de ses intuitions qui se sont, en un certain sens, réalisées ?
« Un fait : c’était tout au début du Mouvement, le jour de la fête du Christ Roi de l’univers. Elle a invité ses premières compagnes à demander ce qu’on lisait dans les Écritures : “…demandez et je vous donnerai toutes les nations en héritage…”. Et de son vivant, elle a vu cet esprit évangélique arriver dans 184 pays, c’est-à-dire presque dans le monde entier… Une autre nouveauté – sur les traces des Pères de l’Église – la présence de Jésus “là où deux ou trois se trouvent réunis” en son nom (Mt 18,20). La présence de Jésus entre elle et ses premières compagnes, qui comblait toutes leur aspirations, était une expérience toute nouvelle. De même la communion des biens et l’unité (seuls les communistes en parlaient), la Parole de l’Évangile (les protestants)… L’attitude d’ouverture et le souci de mettre en relief le positif des autres Églises en entamant un dialogue œcuménique ; le dialogue interreligieux aussi, et celui avec tous les hommes de bonne volonté… toutes choses qu’ont ensuite confirmées le Concile, puis les papes, et qui font maintenant partie de la vie de l’Église. Il y a aussi l’expérience vécue avec le peuple Bangwa en Afrique… (exemple de la nouvelle évangélisation), commencée dans les années soixante. Et aussi l’importance des laïcs pour “tracer la route” à l’Église institutionnelle, dans divers domaines humains. On peut ainsi mieux comprendre pourquoi Dieu a choisi une femme pour construire l’unité entre tous. “L’Œuvre de Marie – nous l’avons écrit dans les statuts, c’est voulu par Chiara et ratifié par l’Église – désire être, autant que possible, une présence de Marie sur la terre, presque sa continuation” (article 2). Sous ce désir, il y a sa forte expérience spirituelle. »
Quelle relation Chiara avait-elle avec les jeunes et que représentaient-ils pour elle ?
« Elle avait une relation privilégiée avec les jeunes parce qu’elle sentait qu’ils n’avaient pas besoin de perdre beaucoup de choses, comme peut-être les adultes. Elle les sentait plus libres et se trouvait bien avec eux, surtout avec les très jeunes. Elle croyait en leur nature non contaminée et entretenait avec eux une relation directe, simple et spontanée. Elle était heureuse de voir que les jeunes sont attirés par de grands idéaux, que tout leur semble possible. Car son idéal était immense, positivement utopique, et les jeunes se sentaient attirés. Elle a fait une “révolution” rien que dans la simplicité de sa relation avec eux, avec sa proposition toute normale de se réaliser en faisant la volonté de Dieu, de présenter la sainteté à la portée de tous. Elle recevait beaucoup de lettres des jeunes qui voulaient l’imiter en suivant Dieu, s’engager à vivre l’Évangile, à tout donner… C’est comme lorsqu’elle a lancé l’Économie de communion : elle est allée tout de suite trouver les jeunes étudiants et les a encouragés à bien se préparer pour pouvoir la développer. Quand elle a commencé son aventure, elle était toute jeune et entourée de compagnes encore plus jeunes qu’elle. En somme, elle a toujours eu une grande confiance dans les jeunes. »
A ton avis, que nous dirait Chiara aujourd’hui ?
« Elle nous dirait encore : aimez-vous les uns les autres, comme Jésus nous a aimés. Oui, je crois. »
19 Jan 2010 | Focolare Worldwide
Nous avons tous partagé, ces jours-ci, la douloureuse situation que connaît Haïti, et les conséquences terribles du très violent séisme qui a ravagé ces terres.
Très vite, nous avons reçu des messages de solidarité de la famille du focolare du monde entier, qui nous demandaient des nouvelles et nous assuraient de leurs prières pour les nombreuses victimes et pour la nation entière.
Six jours après ce tremblement de terre dévastateur, nous avons réussi à joindre par téléphone Wilfrid Joachin, coordinateur du focolare au niveau local, qui vit à Mount-Organisé, une ville située dans le nord d’Haïti.
Joachin fait le point sur la situation de cette région du pays: “Deux de nos amis qui étudient à Port-au-Prince ont survécu. Presque toutes les familles ont perdu au moins un de leurs membres dans le tremblement de terre, parce que beaucoup de personnes originaires des villages habitent temporairement la capitale pour y étudier ou y travailler. Une famille de Carice a perdu sept de ses huit enfants. En ce moment, comme Port-au-Prince a été détruit, tout le monde cherche à fuir la ville, vers les campagnes.”
“Beaucoup de gens de la capitale sont arrivés à Ounaminthe (ville du nord-est du pays, située à la frontière avec la République dominicaine) sans rien, parce qu’ils ont perdu tout ce qu’ils avaient à Port-au-Prince. Et ils ne savent pas où aller. Ils n’ont pas mangé depuis des jours et quêtent pour avoir de la nourriture et un toit. D’autres villes, comme Mont-Organisé, Savanette ou Carice, offrent des scènes semblables. Tout le pays est détruit, rasé par ce grand désastre. Nous, nous sommes venus dans l’idée de construire un centre pour les familles démunies.”
Il y a quelques années, le mouvement des Focolari d’Haïti a reçu un morceau de terrain. Joachim et les autres membres du mouvement sont en train de mettre au point un projet prévoyant de construire sur ce terrain, ce qui permettra à vingt familles d’avoir un logement. En attendant, un centre assurera la distribution de vêtements et d’aliments, ainsi qu’une aide sanitaire. Il y a un hôpital près de Mount-Organisé, poursuit Joachin, “et c’est nous qui y prendrons soin de ces familles, même si nos moyens sont insuffisants.”
Le groupe des Focolari d’Haïti dépend en grande partie de l’aide extérieure pour pouvoir mener à bien ce projet. C’est pourquoi nous faisons appel à la générosité de toutes les personnes désireuses d’apporter leur aide. Il est possible de participer dès à présent.
Pour toute information contacter: toronto@focolare.ca
17 Jan 2010 | Non classifié(e)
«Je vous remercie pour cette création qui s’efforce de traduire sous une forme artistique l’histoire extraordinaire du Saint Curé d’Ars». Ainsi s’est exprimé l’Archevêque Mgr Mauro Piacenza, Secrétaire de la Congrégation pour le Clergé, à la fin du spectacle “Ars Amoris – l’Amour venu d’Ars” donné par le ConcerThéâtre, qui a fait ses débuts le jeudi 14 janvier au Centre Mariapoli de Castelgandolfo.
S’adressant aux 550 prêtres de 31 pays, réunis pour leur retraite annuelle, l’Archevêque a rappelé combien il est important de donner une visibilité à Dieu Amour dans la société d’aujourd’hui: «Les fidèles laïcs ne demandent rien d’autre au prêtre (…) Comme l’affirmait Chiara Lubich, voilà 35 ans, l’amour, “l’évangile, est la vraie ‘révolution’ ”».
L’Amour venu d’Ars – a-t-il poursuivi – c’est «l’art d’aimer, c’est la capacité d’aimer toujours, quoi qu’il arrive, d’aimer chacun, partout et en toute circonstance ».
Il a rappelé que l’étincelle qui est à l’origine du charisme de Chiara Lubich a été “une révélation renouvelée (…) de Dieu en tant qu’Amour”. Ce charisme, «qui, certes, concerne l’histoire humaine d’une personne bien précise, est en réalité un charisme universel. Car l’amour, et donc aussi l’unité, sont au cœur du message évangelique et appartiennent à l’histoire et à la vie de l’Église elle-même».
«Ce n’est pas – a-t-il précisé – un vague sentiment d’amour, mais l’Amour qui s’est rendu visibile en Jésus de Nazareth, Christ et Seigneur; l’Amour qui s’est laissé clouer sur la croix pour nous et pour nos péchés; l’Amour de Jésus abandonné».
«Quant à vous, chers prêtres amis du mouvement des Focolari – a-t-il conclu –, en raison de la responsabilité qu’implique votre rencontre avec un charisme aussi beau et aussi fécond, vous êtes appelés de façon toute spéciale à vivre cet amour radical». «Aujourd’hui, j’aimerais vous laisser un véritable “mandat missionaire”: soyez des témoins fidèles de l’amour et de l’unité dans vos diocèses, dans les presbytériums auxquels vous appartenez, rivalisez d’estime envers vos confrères et d’obéissance fidèle à l’Église».
14 Jan 2010 | Focolare Worldwide
Nous suivons avec anxiété les nouvelles concernant le tremblement de terre qui a dévasté Haïti, le pays le plus pauvre du continent américain, et réduit la capitale Port au Prince à un amas de décombres.
Dans tout le mouvement s’est mise en place une vaste action de solidarité pour participer aux secours d’urgence et, dès que ce sera possible, à la reconstruction.
Les dons peuvent être envoyés à:
Association Humanité Nouvelle
Chez Yves POMMIER
25 domaine Butte à la Reine
91120 PALAISEAU
en précisant " Opération Haïti " au dos des chèques. Un reçu fiscal vous sera adressé en retour.
Pour le moment, nous pouvons rassurer les parrains de l’action « Parrainages » : les enfants qui font partie du programme éducatif développé au nord-est d’Haïti, à Mont Organisé, vont bien. « Tous sont sains et saufs, on a ressenti des secousses, mais sans dommage. Cependant, tous ont des membres de leur famille à Port au Prince et ils ne parviennent pas à avoir de leurs nouvelles ». C’est ce que nous a fait savoir la communauté du mouvement des Focolari à Haïti, qui se développe depuis une trentaine d’années grâce à des liens étroits avec le Mouvement au Canada, avec le soutien financier des parrainages et d’autres initiatives.
Le mouvement des Focolari est présent surtout au nord-est du pays depuis 1985 dans un contexte plutôt rural. La communauté locale est formée de personnes qualifiées et de confiance qui servent de relais pour l'action "Familles Nouvelles, Parrainages "
Pour tout renseignement s'adresser en France à :
Actions Familles Nouvelles, Parrainages
c/° Suzanne BOUDRE
179 Rue Marceau
91120 PALAISEAU
Tél 01 60 14 05 85
Actions Familles Nouvelles, Parrainages
c/° Hélène et Christophe CHAPOULET
12, rue du Cervin
38500 – VOIRON
Tél 04 76 65 51 04