25 Nov 2005 | Non classifié(e)
Fin du 1er congrès international : « Les relations dans le domaine juridique : quel espace pour la fraternité ? », organisé du 18 au 20 novembre par « Comunione e Diritto », du mouvement des Focolari, au centre mariapolis de Castel Gandolfo (Rome).
La fraternité peut devenir une nouvelle sève pour revitaliser les relations et humaniser la justice. Elle ouvre de nouvelles perspectives au niveau culturel. C’est ce qui ressort des 3 journées intenses qui ont rassemblé 700 professionnels du droit : magistrats, professeurs d’université, avocats et étudiants de 35 pays sur les quatre continents.
Un riche échange de réflexions et d’expériences qui s’est conclu par un salut du président de l’association nationale des magistrats, Ciro Riviezzo.
Fraternité et droit. Une proposition qui a des racines très anciennes. On en trouve des traces dans le droit romain et des développements au Moyen-Âge, avant d’arriver au fameux trinôme « liberté, égalité, fraternité » de la révolution française, comme l’a relevé le professeur Fausto Goria de l’université de Turin.
Mais quelle fraternité ? Chiara Lubich, fondatrice et présidente du mouvement des Focolari, ouvre un vaste horizon dans son message lu à l’ouverture du congrès : « La fraternité est inscrite dans l’ADN de tout homme, elle en constitue la vocation ultime. Elle correspond au dessein de Dieu de pleine réalisation de l’homme et de l’humanité » et elle peut être mise en pratique en étendant aussi au monde juridique le commandement évangélique de l’amour réciproque.
C’est dans cette perspective qu’ont été abordés les différents domaines du droit et de la justice.
Droit international : il en est ressorti que le principe de fraternité peut inspirer des modèles concrets d’intervention et des méthodes d’analyse dans le processus actuel d’interdépendance croissante entre les peuples.
Droit administratif : dans les relations entre l’administration et les citoyens, ce principe peut constituer un « accélérateur » pour mettre en actes la participation démocratique.
Droit privé : dans le droit de la famille apparaissent de nouvelles figures comme le médiateur familial pour la protection de la famille et la résolution des conflits ; dans le droit économique, la fraternité peut tempérer la logique du profit et faire naître des entreprises gérées selon les principes de l’Économie de communion.
Droit pénal : le délit est actuellement considéré essentiellement comme une violation de la loi, plus que comme une offense à la victime et une blessure au tissu des relations sociales. On ne peut se limiter à la « justice rétributive », il est nécessaire d’instaurer une « justice restauratrice » des relations.
Les avancées se font ensemble et non isolément. C’est la constatation faite dans les conclusions par les membres de la commission centrale Communion et Droit, présidée par le magistrat Gianni Caso, ancien juge à la cour suprême de cassation. Le réseau de relations qui s’est tissé lors de cette rencontre continuera à distance par un échange d’expériences et de réflexions pour travailler à une justice qui réponde de mieux en mieux aux besoins de l’humanité.
17 Nov 2005 | Non classifié(e)
Le Gen Rosso fête ses 40 ans avec une nouvelle production discographique. Dix morceaux choisis parmi les chansons les plus importantes et les plus appréciées sur les 300 qui constituent son répertoire, revisitées par de nouveaux arrangements. Avec aussi un morceau inédit. Dans « Zenit », fruit d’une précieuse collaboration avec plusieurs musiciens, des chanteurs italiens se produisent en duo avec les solistes du Gen Rosso : Francesco Guccini, Antonella Ruggiero, Rosalia Misseri, Francesco Silvestre (Modà), Cheryl Porter, Kate Kelly. Ils ont prêté leur voix à un album qui allie message et sensibilité musicale raffinée, partageant la richesse des valeurs véhiculées de puis le début par le Gen Rosso. « Zenit » a été présenté à la presse à Rome le 17 novembre 2005, en présence des artistes qui ont collaboré à sa réalisation. Le nouveau CD est distribué par Multimedia San Paolo. Une partie des bénéfices contribuera à financer un nouveau centre multiculturel et interreligieux en faveur du dialogue entre les peuples à Jérusalem. Multiethnique par sa naissance, œcuménique par vocation, porte-voix musical d’amour, de paix et de fraternité, tel est le Gen Rosso qui en 40 ans s’est affirmé comme une des expressions les plus mûres de la musique inspirée par les valeurs de la culture chrétienne. Musiciens, chanteurs, danseurs et techniciens unissent leur bagage professionnel et humain pour donner vie à une expérience musicale unique. 2 000 concerts, 170 tournées dans 43 pays, 54 albums et 300 chansons publiées.
31 Oct 2005 | Focolare Worldwide
En octobre, à la fin de la semaine Monde Uni 2005, une conférence téléphonique a relié des jeunes du monde entier. De Tanzanie, deux amis ont raconté leur expérience. Quand la guerre a éclaté, ils ont fui le Burundi et se sont retrouvés dans un camp de réfugiés de la région de Kigoma. Ils ont porté témoignage de la force de l’unité et de la cohérence chrétienne, qui rend forts les doux et, avec d’autres, ils ont éclairé ce camp d’un rayon d’espérance. Maintenant tous deux ont commencé des études de journalisme. Ils ont pu sortir du camp de réfugiés pour aller à la faculté grâce aux bourses d’études données par le Projet Afrique. « En 1993, quand la guerre civile a commencé au Burundi – raconte R. – je vivais avec ma famille, j’étais un petit garçon et j’essayais de vivre l’évangile. Là, dans ce climat de violence et de haine, je trouvais la force de continuer à aimer tout le monde, même les ennemis, et la certitude que le bien l’emporte toujours sur le mal. Un jour, avec ma famille, nous avons aidé des enfants de l’autre ethnie. Nous aurions dû les considérer comme des ennemis, mais nous avons réussi à les sauver, au péril de notre vie. En 1996, la situation a empiré. Il y avait beaucoup de violence dans mon école et j’ai été torturé. Même dans cette situation, j’ai prié Dieu de me donner la force de pardonner et d’aider mes frères à changer de vie. Cependant, j’étais en danger et j’ai été contraint de fuir. J’ai trouvé refuge dans un camp de réfugiés de Tanzanie, dans la région de Kigoma, où j’ai vécu neuf ans. » « Notre vie dans les camps n’était pas facile – continue K. – nous avons affronté de grandes difficultés : tout nous manquait, le toit, la nourriture, les vêtements… Mais notre choix de vivre le christianisme de façon cohérente nous a aidés, un choix qui nous a amenés à faire de chaque difficulté un tremplin et à la transformer en amour. Nous étions 42 JPMU (Jeunes Pour un Monde Uni) dans notre camp. Cette année, nous avons pu construire deux cases de banco (argile et paille) pour deux réfugiés âgés qui n’avaient pas où habiter… Nous sommes aussi allés dans deux “écoles supérieures” du camp pour partager avec les autres jeunes nos expériences d’évangile vécu. Grâce au soutien financier de beaucoup de jeunes du monde entier dans le cadre du Projet Afrique, nous avons pu monter de petits commerces comme la vente de manioc, de maïs et d’huile de palme. Il y a quelques semaines, toujours grâce à cette aide concrète, nous avons reçu un don. Nous avons pu alors quitter le camp de réfugiés et entrer vraiment en Tanzanie où, avec deux bourses d’études, nous pouvons maintenant suivre les cours à l’école de journalisme. » (R. et K. – Tanzanie)