30 Juin 2005 | Non classifié(e), Parole di vie
Dieu est Amour. C’est la grande certitude qui doit guider notre vie, nous le savons… Pourtant, si souvent, le doute nous prend : devant les grandes catastrophes naturelles, la violence dont l’humanité se montre capable, nos échecs, les souffrances qui nous touchent personnellement.
Son amour, Dieu nous l’a montré : en créant le monde, en nous donnant la vie (et tout le bien qui s’y rattache), en nous sauvant par son Fils et en nous permettant de nous sanctifier par l’Esprit Saint.
Et son amour, Dieu ne cesse de nous le manifester, en se faisant proche de chacun, en nous suivant pas à pas et en nous soutenant dans les épreuves de la vie. Le psaume d’où vient cette Parole de vie nous l’assure, en parlant de la grandeur de Dieu, de sa puissance et, en même temps, de sa tendresse et de son immense bonté. Dieu est capable d’exploits infinis, tout en étant un père attentif, plus prévenant qu’une mère.
« Le Seigneur est l’appui de tous ceux qui tombent, il redresse tous ceux qui fléchissent. »
Les situations difficiles, douloureuses, dans notre vie personnelle comme dans les rapports avec les autres, tous nous les connaissons. Devant des murs d’indifférence et d’égoïsme qui nous dépassent, nous nous sentons impuissants et baissons les bras. Combien alors sentons-nous le besoin qu’un autre pense à nous ! Eh bien, dans ces moments-là, cette Parole de vie vient nous aider.
Jésus nous laisse prendre conscience de notre incapacité, non pour nous décourager, mais pour nous faire sentir la puissance de sa grâce qui se manifeste justement au moment où les forces semblent nous lâcher. Ainsi comprenons-nous mieux son amour pour nous. À une condition cependant : que nous ayons totalement confiance en lui, comme un petit enfant vis-à-vis de sa mère ; abandonnons-nous totalement à lui et nous sentirons que nous sommes dans les bras d’un Père qui nous aime comme nous sommes et pour qui tout est possible.
La conscience de nos erreurs ne peut même pas nous arrêter car Dieu, qui est amour, nous relève à chaque chute, comme le font les parents pour leur enfant.
« Le Seigneur est l’appui de tous ceux qui tombent, il redresse tous ceux qui fléchissent. »
Forts de cette certitude, nous pourrons jeter en lui toutes nos inquiétudes, nos problèmes, comme l’Ecriture nous invite à le faire : « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car il prend soin de vous. »
Cela, nous l’avons vécu, nous aussi, dès les premiers temps du Mouvement, lorsque l’Esprit Saint guidait nos pas sur le chemin de l’amour. Décharger tous nos soucis sur le Père, nous le faisions alors continuellement.
Je me souviens que je prenais une comparaison : de même qu’on ne peut tenir une braise dans ses mains mais qu’on est obligé de s’en débarrasser tout de suite pour ne pas se brûler, de même, il nous faut, avec la même rapidité, jeter toutes nos préoccupations dans le cœur du Père. Et je n’ai souvenir d’aucune dont il ne se soit occupé.
Croire à son amour n’est pas toujours facile. Efforçons-nous ce mois-ci de le faire en toutes circonstances, même dans les cas qui nous semblent inextricables. Nous assisterons chaque fois à l’intervention de Dieu, qui ne nous abandonne pas mais prend soin de nous. Nous connaîtrons alors une force nouvelle qui viendra libérer en nous des ressources insoupçonnées.
Dieu est Amour. C’est la grande certitude qui doit guider notre vie, nous le savons… Pourtant, si souvent, le doute nous prend : devant les grandes catastrophes naturelles, la violence dont l’humanité se montre capable, nos échecs, les souffrances qui nous touchent personnellement.
Son amour, Dieu nous l’a montré : en créant le monde, en nous donnant la vie (et tout le bien qui s’y rattache), en nous sauvant par son Fils et en nous permettant de nous sanctifier par l’Esprit Saint.
Et son amour, Dieu ne cesse de nous le manifester, en se faisant proche de chacun, en nous suivant pas à pas et en nous soutenant dans les épreuves de la vie. Le psaume d’où vient cette Parole de vie nous l’assure, en parlant de la grandeur de Dieu, de sa puissance et, en même temps, de sa tendresse et de son immense bonté. Dieu est capable d’exploits infinis, tout en étant un père attentif, plus prévenant qu’une mère.
« Le Seigneur est l’appui de tous ceux qui tombent, il redresse tous ceux qui fléchissent. »
Les situations difficiles, douloureuses, dans notre vie personnelle comme dans les rapports avec les autres, tous nous les connaissons. Devant des murs d’indifférence et d’égoïsme qui nous dépassent, nous nous sentons impuissants et baissons les bras. Combien alors sentons-nous le besoin qu’un autre pense à nous ! Eh bien, dans ces moments-là, cette Parole de vie vient nous aider.
Jésus nous laisse prendre conscience de notre incapacité, non pour nous décourager, mais pour nous faire sentir la puissance de sa grâce qui se manifeste justement au moment où les forces semblent nous lâcher. Ainsi comprenons-nous mieux son amour pour nous. À une condition cependant : que nous ayons totalement confiance en lui, comme un petit enfant vis-à-vis de sa mère ; abandonnons-nous totalement à lui et nous sentirons que nous sommes dans les bras d’un Père qui nous aime comme nous sommes et pour qui tout est possible.
La conscience de nos erreurs ne peut même pas nous arrêter car Dieu, qui est amour, nous relève à chaque chute, comme le font les parents pour leur enfant.
« Le Seigneur est l’appui de tous ceux qui tombent, il redresse tous ceux qui fléchissent. »
Forts de cette certitude, nous pourrons jeter en lui toutes nos inquiétudes, nos problèmes, comme l’Ecriture nous invite à le faire : « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car il prend soin de vous. »
Cela, nous l’avons vécu, nous aussi, dès les premiers temps du Mouvement, lorsque l’Esprit Saint guidait nos pas sur le chemin de l’amour. Décharger tous nos soucis sur le Père, nous le faisions alors continuellement.
Je me souviens que je prenais une comparaison : de même qu’on ne peut tenir une braise dans ses mains mais qu’on est obligé de s’en débarrasser tout de suite pour ne pas se brûler, de même, il nous faut, avec la même rapidité, jeter toutes nos préoccupations dans le cœur du Père. Et je n’ai souvenir d’aucune dont il ne se soit occupé.
Croire à son amour n’est pas toujours facile. Efforçons-nous ce mois-ci de le faire en toutes circonstances, même dans les cas qui nous semblent inextricables. Nous assisterons chaque fois à l’intervention de Dieu, qui ne nous abandonne pas mais prend soin de nous. Nous connaîtrons alors une force nouvelle qui viendra libérer en nous des ressources insoupçonnées.
Chiara Lubich
(suite…)
31 Mai 2005 | Non classifié(e), Parole di vie
Sortant de Capharnaüm, Jésus voit, assis au bureau des taxes, Matthieu, un collecteur d’impôts, un publicain. Ce métier qui le rabaissait au rang des usuriers et des exploiteurs le rendait haïssable aux yeux du peuple. Les scribes et les pharisiens assimilaient d’ailleurs les publicains aux pécheurs et reprochaient à Jésus d’être « l’ami des pécheurs et des collecteurs d’impôts » ainsi que de manger avec eux1.
À contre-courant de toute convention sociale, Jésus appelle Matthieu à le suivre et accepte d’aller prendre le repas chez lui, comme il le fera plus tard chez Zachée, le chef des collecteurs d’impôts de Jéricho. Sommé de s’expliquer sur ce point, Jésus répondra qu’il est venu pour soigner les malades et non les bien portants, appeler non pas les justes, mais les pécheurs. Son invitation, cette fois encore, s’adresse à l’un d’eux :
« Suis-moi »
Ces mots, Jésus les avait déjà adressés à André, Pierre, Jacques et Jean sur les rives du lac. Invitation qu’il adressera, dans un contexte différent, à Paul sur la route de Damas.
Mais Jésus ne s’est pas arrêté là : au long des siècles, il a continué à appeler à lui des hommes et des femmes de tous peuples et de toutes nations. Il le fait encore aujourd'hui : il passe dans notre vie, il nous rencontre en des lieux différents, de manières différentes, et il fait à nouveau résonner en nous son invitation à le suivre.
En nous appelant à établir avec lui un rapport personnel, il nous invite en même temps à collaborer avec lui au grand dessein d’une humanité nouvelle.
Nos faiblesses, nos péchés, nos misères lui importent peu. Il nous aime et nous choisit tels que nous sommes. En nous transformant, son amour nous donnera la force et le courage de le suivre comme l’a fait Matthieu.
Il a pour chacun un amour, un projet, un appel particulier. Et il se manifeste en nous à travers une inspiration de l’Esprit Saint, certaines circonstances ou encore par l’intervention de nos frères… Malgré la diversité de ses manifestations, il fait toujours résonner la même parole :
« Suis-moi »
Un jour, j’ai, moi aussi, ressenti cet appel de Dieu.
C’était en un froid matin d’hiver, à Trente. Maman avait demandé à ma plus jeune sœur d’aller chercher le lait à deux kilomètres de chez nous, mais il faisait trop froid et elle n’en avait pas envie. Mon autre sœur avait, elle aussi, refusé. Alors je me suis avancée : « J’y vais, maman », et j’ai pris la bouteille. Je suis sortie de la maison et au milieu du trajet, j’ai ressenti comme un appel : il me semblait presque que le ciel s’ouvrait et que Dieu m’invitait à le suivre. Et ces mots ont résonné dans mon cœur : « Donne-toi toute à moi ! »
C’était un appel explicite auquel j’ai tout de suite voulu répondre. J’en ai parlé à mon confesseur qui m’a permis de me donner à Dieu pour toujours. C’était le 7 décembre 1943. Il ne me sera jamais possible de décrire ce qui s’est passé en moi ce jour-là : j’avais pris Dieu comme époux. Et je pouvais tout attendre de lui.
« Suis-moi »
Ces mots ne concernent pas seulement le moment déterminant où l’on choisit les orientations de notre vie, Jésus continue à nous les adresser chaque jour : « suis-moi » semble-t-il nous dire devant les devoirs quotidiens les plus simples ; « suis-moi » dans cette épreuve à embrasser, dans cette tentation à dépasser, dans ce service à accomplir…
Comment lui répondre concrètement ?
En faisant ce que Dieu veut dans le moment présent, qui est toujours porteur d’une grâce particulière.
Nous nous efforcerons donc ce mois-ci de nous dédier avec décision à la volonté de Dieu ; de nous dédier aux frères et aux sœurs que nous avons à aimer, au travail, dans nos études, durant la prière, les repas, pendant nos activités.
Apprenons à écouter au fond de nous la voix de Dieu qui parle aussi avec la voix de la conscience : elle nous dira ce qu’il veut de nous à chaque instant, prêts à tout sacrifier pour le suivre.
« Donne-nous de t’aimer, o Seigneur, chaque jour davantage ; mais cela ne suffit pas parce que les jours qui nous restent sont peut-être trop peu nombreux. Donne-nous alors de t’aimer à chaque instant, de tout notre cœur, de tout notre esprit et de toutes nos forces, en ce qui est ta volonté ».
C’est là, la meilleure façon pour suivre Jésus.
Chiara Lubich
30 Mai 2005 | Non classifié(e)
“L’Eucharistie est le sacrement de l’unité, a dit le pape dans son homélie. Dans l’Eucharistie, le Christ est réellement présent parmi nous. Sa présence n’est pas statique. Elle est une présence dynamique, qui nous saisit pour nous faire siens et nous assimiler à Lui. Il nous fait sortir de nous-mêmes pour faire de nous une seule chose avec lui. Et de cette manière, il nous insère dans la communauté des frères. » Benoît XVI s’est exprimé en ces termes à la conclusion du 24e Congrès Eucharistique italien intitulé : Sans le dimanche, nous ne pouvons pas vivre. » Définissant cette rencontre, le pape a parlé d’une « intense semaine de prière, de réflexion et d’adoration, un événement ecclésial extraordinaire ». C’est ce qu’a été ce congrès où des cardinaux, des évêques ont pris la parole mais aussi des laïcs, des intervenants des Eglises orthodoxe, anglicane et évangélique, des représentants du monde de la communication, de l’économie, de l’écologie, de la solidarité. Un certain nombre de mouvements ecclésiaux sont intervenus le vendredi 27 mai – l’Action catholique, le Chemin Néocatéchumènal la Communauté Sant’Egidio, Communion et Libération, les Focolari, le Renouveau charismatique… – au cours d’une table ronde animée par Dino Boffo, directeur du quotidien italien l’Avvenire. Introduisant les interventions, il affirmait à un moment parlant du rendez vous de Bari : « C’est une convocation, une amitié nouvelle, une révélation surprenante, une communication plus profonde. » Un certain nombre de mouvements et d’associations ont donc donné leur témoignage sur le mystère de l’Eucharistie, vu à la lumière de leur charisme spécifique. Antonietta Giorleo – du mouvement des Focolari – Prenant la parole au nom de Chiara Lubich, elle a puisé dans plusieurs de ses nombreux écrits consacrés à l’Eucharistie : « L’Eucharistie est réellement le sacrement de l’unité. Et il l’est surtout parce qu’il opère en chacun de nous quelque chose d’extraordinaire : notre transformation personnelle en Jésus. Jésus lui-même vient en nous et il nous transforme en lui. Il nous fait devenir un autre Christ, son Corps. Il nous pousse, chacun et ensemble, à nous comporter comme le Christ lui-même, à faire nôtres ses manières de penser, d’agir, comme tous ses enseignements. En un mot, il nous pousse à vivre en aimant : Dieu et le prochain.» Don Julian Carron – Communion et Libération : «Le Mystère est entré dans l’histoire, ils s’est revêtu de formes sensibles pour répondre à l’exigence de retrouver cette Beauté, sans laquelle, comme le disait Dostoievski, les hommes seraient désespérés.» Giampiero Donnini – Chemin Néocatéchumènal : « Nous devons faire en sorte que l’homme d’aujourd’hui rencontre la fête, qui est don de Dieu, rendre visible le Christ ressuscité. Il y a une grande bataille à mener : rendre visible Dieu qui est à l’oeuvre derrière les personnes. » Paola Bignardi – Action Catholique : «Pour les laïcs de l’Action Catholique, le dimanche, avec en son centre l’Eucharistie, est une fenêtre de temps totalement gratuite, dans l’écoulement des jours, souvent chargés de préoccupations.» Salvatore Martinez – Renouveau charismatique : «Pour les laïcs de notre pays, c’est le temps de l’étonnement. C’est la saison de l’estime réciproque de nos charismes respectifs. Notre amitié est une amitié qui demeure. C’est vraiment à nous, laïcs, qu’est confiée de manière toute spéciale la sauvegarde du dimanche, l’annonce d’un christianisme qui ne dédaigne pas le scandale de la foi.» Andrea Riccardi – Communauté Sant’Egidio: «Le dimanche nous enseigne que la vie ne dépend pas de nos activités personnelles, que le modèle du chrétien n’est pas l’affairement. Celui qui fait brûler notre cœur, c’est Jésus. Le dimanche des chrétiens participe aussi au Salut du monde. Grâce à lui, le monde s’ouvrira davantage à la paix, à l’amour.»