9 Sep 2018 | Focolare Worldwide

Maurizio Certini
Ce sont de jeunes universitaires, venant du monde entier. C’est tout particulièrement à eux que se voue le Centre La Pira, afin de répondre aux nouveaux défis lancés par le monde de la migration. Comment valoriser le rêve qui anime ces jeunes pour venir étudier en Italie ? Ce sont des garçons et des filles qui ont un « potentiel humain » très précieux, qui peuvent devenir des « ponts » pour les bonnes relations culturelles, économiques et politiques, entre les pays. Les accueillir et les soutenir était le rêve du Card. Benelli, qui a voulu fonder pour eux un Centre diocésain international, le plaçant sous le patronyme du prof. La Pira, défenseur de la paix dans le monde entier et pendant de longues années maire de Florence, dont s’est à peine conclu le processus canonique de béatification. C’était en 1978, quatre mois à peine après sa mort, que Benelli s’adressa à Chiara Lubich pour lui demander si quelques personnes du mouvement pouvaient se rendre disponibles pour commencer cette expérience. Il lui écrivait : « de nombreux jeunes se sont retrouvés seuls, dans un malaise impressionnant et complètement désorientés. Nous voulons les servir, les connaître, qu’ils se sentent écoutés, qu’on soit à côté d’eux, en les respectant et les aidant en tout, établir avec eux un dialogue qui intègre notre réalité d’hommes. S’ils sont musulmans, nous les aiderons à être de meilleurs musulmans, s’ils sont juifs à être de meilleurs juifs. Nous voulons leur offrir un service qui renforce l’âme et qui, avec la finesse chrétienne, les respecte dans leur dignité ».
Qu’en est-il de la situation après quarante ans ? Les conditions de vie des étudiants universitaires étrangers, même si avec peu de moyens, sont certainement meilleures, grâce à l’exonération des impôts et la mise à disposition de logements et de cantines. Mais le parcours de formation reste, pour beaucoup d’entre eux, une course d’obstacles : l’éloignement de chez eux, la nécessité de devoir se débrouiller tout seul, la difficulté d’étudier dans un contexte culturel peu connu, la bureaucratie, les sirènes de la société de consommation. Qui connaît les histoires de tant de ces jeunes reste frappé par leur courage, leur audace exemplaire dans les épreuves et par leur résistance dans les épreuves. Les problèmes les plus sérieux se manifestent au cours de la seconde ou troisième année lorsque, malgré leur détermination et leur motivation, ils ne réussissent pas à obtenir les crédits nécessaires pour rester dans les résidences universitaires. Pour eux c’est tout d’un coup un abîme qui s’ouvre, et le début d’un processus de dépression qui peut les amener à abandonner leurs études et briser leur rêve. Durant ces années, combien de jeunes sont-ils passés par le Centre ? Un grand nombre. On a essayé de faire face à de nombreuses nécessités avec enthousiasme, en cherchant des solutions, en redonnant espoir. Beaucoup, déçus et découragés, ont réussi à reprendre en main leur vie, en finissant le parcours de leurs études. L’expérience universitaire à l’étranger représente une occasion culturelle toute particulière et professionnelle. Mais il faut une attention spéciale pour adapter avec créativité l’engagement institutionnel et associatif, qui doit tenir compte des différences culturelles et religieuses, en mettant au « centre » les étudiants, afin de les accompagner complètement dans leur cheminement.
Une association soutenue essentiellement par le bénévolat peut-elle avoir une incidence sur la société et la politique ? Giorgio La Pira a repris à son compte les paroles d’un grand architecte de la Renaissance, Léon Battista Alberti : « Qu’est-ce que la ville ? C’est une grande maison pour une grande famille ». Aujourd’hui la terre est une ville mondiale. Par notre action, nous voyons les villes du monde à travers les yeux et les histoires de nombreux « hôtes », et nous nous ouvrons à la réciprocité. En italien comme en français, l’« hôte » est celui qui accueille, mais c’est aussi celui qui est accueilli. Au Centre nous essayons de faire naître la communauté, conscients de nous trouver dans un contexte social toujours davantage pluriel, qui a besoin de personnes ouvertes au dialogue, capables d’œuvrer pour une intégration réciproque. Aujourd’hui le besoin social de communauté est très fort : le monde est une course, souvent aliéné, où grandissent les abus, le mensonge, le soupçon, la peur. Notre petit « terrain de jeu » s’élargit chaque jour au niveau de la ville, de la nation, du monde : nous sommes convaincus que la solution des problèmes passe par la création de liens communautaires, par la volonté de construire le corps social, en mettant au centre la personne humaine avec sa dignité. Propos recueillis par Chiara Favotti
7 Sep 2018 | Non classifié(e)
“L’Ancien Testament et le Nouveau Testament forment un seul arbre. La floraison se passa à la plénitude des temps. Et l’unique fleur était Marie. Le fruit qui s’en suivit fut Jésus. Même l’arbre de l’humanité a été créé à l’image de Dieu. Dans la plénitude des temps, à la floraison, l’unité entre Ciel et terre se fit et l’Esprit Saint épousa Marie. Nous avons donc une seule fleur : Marie. Et un seul fruit : Jésus. Mais Marie, même si elle est une, est la synthèse de la création tout entière au faîte de sa beauté, lorsqu’elle se présente comme épouse à son Créateur. […] Marie est la fleur ouverte sur l’arbre de l’humanité né de Dieu qui créa la première semence en Adam. Elle est la Fille de Dieu son Fils. En regardant un géranium, qui donnait naissance à une fleur rouge, je me demandais et lui demandais : « Pourquoi fleuris-tu en rouge ? Pourquoi du vert changes-tu en rouge ? » Cela me semblait quelque chose d’étrange ! Aujourd’hui j’ai compris que toute l’humanité fleurit en Marie. Marie est la fleur de l’humanité. Elle, l’Immaculée, est la fleur de la Maculée. L’humanité pécheresse a fleuri en Marie, la toute belle ! Et, comme la fleur rouge est reconnaissante envers la petite plante verte par les racines et l’engrais qui la fait fleurir, de même Marie est, parce que nous étions pécheurs, et que nous avons obligé Dieu à penser à Marie. Nous Lui devons le salut, et Elle sa vie à nous ». Chiara Lubich, Marie transparence de Dieu, pp. 85-87
5 Sep 2018 | Non classifié(e)
“Je me suis souvenu d’une phrase prononcée par un ami: “L’idée de Dieu doit grandir avec nous”. Cela remonte à une époque où je ne cherchais plus à comprendre quelque chose sur Dieu. J’avais besoin d’apprendre auprès de ceux qui en savaient plus que moi”. Andréa, jeune universitaire, a laissé il y a trois ans son village d’origine, où il était rattaché à un groupe de la paroisse, pour se rendre dans une ville plus grande. Mais il n’y a pas tout de suite trouvé des points de repère pour vivre sa foi. Au congrès il y en a eu beaucoup. “Je suis encore en chemin et en train de découvrir des aspects nouveaux de cette aventure, mais j’ai des certitudes, des points forts. Parmi ceux-ci la conscience que la route qui s’est présentée à moi est une voie communautaire, à vivre avec les autres et pour les autres. Parfois il m’arrive de l’oublier et cela nécessite donc une rectification, mais au fond de moi-même je sais que c’est ainsi”, confirme Nicholas. “Engage-toi en faveur du Nous” est une initiative qui a eu lieu à Castelgandolfo (31 août-2 sept.), promue par le Mouvement Diocésain et le Mouvement Paroissial, deux branches du Mouvement des Focolari, et qui s’adresse aux jeunes engagés dans l’Église locale. Ces deux mouvements se proposent de diffuser le charisme de l’unité dans les paroisses et les diocèses où ils offrent leurs services, et de concourir, avec les autres réalités ecclésiales, à la réalisation d’une “Église communion”, comme le souhaite la Lettre Apostolique de Jean-Paul II Novo Millennio Iunte, adressée aux prêtres et à tous les laïcs, à la fin du grand jubilé de l’an 2000. Dans ce but l’initiative promeut et nourrit une unité toujours plus profonde entre les fidèles autour des prêtres et des évêques, en collaborant dans les divers diocèses et en proposant une nouvelle évangélisation dans les paroisses, dans un style communautaire.
“Nous avons choisi cet intitulé – précisent les organisateurs – pour contribuer à réaliser ce que le Pape François nous invite souvent à faire: passer du “Je” au “nous”, à travers un discernement communautaire qui nous aide à grandir et à prendre des décisions ensemble. Au cours de ces journées passées ensemble, les participants se sont concentrés sur leur propre foi, mais surtout sur la mission à laquelle ils se sentent appelés, celle de porter la “bonne nouvelle” de l’Évangile. Cette expérience de vie fondée sur la spiritualité de Chiara Lubich a été la toile de fond, parce que chaque charisme de Dieu est destiné à toute l’Église et à l’humanité. La méthode proposée faisait une large place à la culture de la rencontre: prendre du temps pour se connaître et rester ensemble. Pour se “sentir peuple de Dieu”, où l’on peut grandir, aidés par ceux avec lesquels on chemine”. L’expérience de ce congrès s’oriente pleinement vers le Synode des évêques au sujet des jeunes, qui aura lieu en octobre prochain. “Les paroles du Pape François, adressées aux jeunes italiens réunis le 11 août dernier à Rome, ont eu un écho particulier: “Ne vous contentez pas d’avancer timidement et de vous assoir au dernier rang. Il faut être courageux et prendre le risque d’un saut en avant, d’un bond audacieux et confiant pour rêver et réaliser, comme Jésus, le Royaume de Dieu, et vous engager pour une humanité plus fraternelle. Nous avons besoin de fraternité: risquez, allez de l’avant!”.
4 Sep 2018 | Non classifié(e)
Émigrants Nous vivons dans un Pays peu enclin à accueillir les émigrants. Un jours nous parlions de ce sujet en famille et, voulant vivre la Parole de Jésus, nous nous sommes dits que les personnes marginalisées sont aussi des émigrants. Peu de temps après, nous avons entendu parler d’un jeune issu du monde de la drogue et dont personne ne voulait s’occuper. Nous l’avons accueilli chez nous jusqu’à ce qu’il se stabilise, en dépassant son addiction et en trouvant un travail. Nous avons continué à garder le contact avec lui. Aujourd’hui c’est un père de famille heureux. R.H. – Hongrie La grange Âgée et sans enfants, Marie passait souvent ses aprè-midi chez nous. Un jour, en parlant de la grange qui se trouve derrière notre maison, elle nous confia qu’elle aimerait bien y habiter. Nous en avons parlé avec nos enfants et nous avons décidé de répondre à son désir. Après avoir obtenu les autorisations nécessaires, nous avons transformé la grange en une petite maison reliée à la nôtre par une porte intérieure. Une porte s’est donc ouverte, pas seulement pour Marie, mais aussi pour toute notre famille, une façon nouvelle de comprendre la solitude de nombreuses personnes. Nous nous sentons vraiment enrichis. C.J. B. – Belgique Resplendissante Depuis de nombreuses années je suis alitée pour cause d’hémiplégie. Jeudi dernier deux focolarines sont venues me rendre visite et ce fut pour moi une grande joie. A la suite de quoi, elles ont fait savoir à une amie qu’elles m’avaient trouvée “resplendissante”, ce qui m’a beaucoup surprise. J’ai remercié Dieu en lui demandant de m’aider à rester toujours ainsi. Le lendemain je me suis réveillée avec de fortes douleurs dans le dos. C’était l’occasion de rester “resplendissante” dans cette souffrance aussi. Quelques jours après la même chose s’est à nouveau produite. C’est l’attitude que je cherche à garder en ce moment, et même si je n’y arrive pas, au moins j’essaie. N.P. – Vénézuéla Le lait Dans la grave crise économique que traverse notre Pays, tout était rationné et les marchés étaient vides.En raison d’une forte décalcification des os, Rosa avait besoin de boire beaucoup de lait, mais il était difficile d’en trouver. Un jour une voisine est allée la trouver pour lui demander un peu de lait pour son enfant qui n’en buvait pas depuis plusieurs jours. Rosa lui a tout de suite offert ce qui lui restait, malgré les protestations de ses enfants. Avant le soir, huit litres de lait lui sont arrivés. Les larmes aux yeux, Rosa s’est exclamée: “Dieu ne se laisse jamais vaincre en générosité!”. M.C. – Mexique La belle-mère Rosita et moi-même avions emmené ma belle-mère en promenade:elle vit dans une maison de retraite pour personnes âgées et a des difficultés à se déplacer. Il y avait aussi ma belle-sœur avec nous. Pleins de reconnaissance envers Dieu pour la belle journée ensoleillée, nous nous sommes arrêtés pour déjeuner dans un restaurant sur la place d’un village voisin. Beaucoup de joie et d’harmonie entre nous. Quand nous avons demandé la note, on nous a dit qu’elle avait déjà été réglée par un autre client, admiratif de nos marques d’attention envers une personne âgée. Ma belle-mère s’en est réjouie tout en confirmant les faits . R. – Suisse