3 Avr 2015 | Focolare Worldwide
“Oh, une lumière avec des clous dessus!.
S’exclame un enfant devant le cierge pascal.
Les clous nous les sentons.
Mais la lumière, nous la voyons ? Et nous, sommes-nous lumière dans ce monde?
Nous, nous sommes cloués :
À nous-mêmes et aux autres,
À notre temps et à notre responsabilité.
Quelqu’un s’est laissé clouer sur notre croix
Et c’est d’elle qu’Il a été descendu.
Cloué jusqu’à ce qu’Il meure.
C’est de cette façon qu’Il est devenu lumière pour tous.
Lumière qui passe à travers les portes closes.
Il est Ressuscité
Et Il montre la trace des clous
Lumière qui était clouée.
Les clous, nous les sentons
Mais la lumière, nous la voyons? Et nous, sommes-nous lumière dans ce monde ?
Pâques 1984, lettre pastorale (extrait)
Klaus Hemmerle, La luce dentro le cose (La lumière au-dedans des choses)
Città Nuova, Rome 1998, p.109.
30 Mar 2015 | Focolare Worldwide
« L’Economie de Communion veut grandir en Afrique pour l’aimer, pour apprendre de sa culture de la vie, pour pratiquer la communion et la réciprocité », a affirmé Luigino Bruni, coordinateur international du projet EdC, en vue du rendez-vous international de mai.
En effet, à Nairobi, au Kenya, toutes les personnes impliquées au niveau mondial dans le rêve de l’Économie de Communion pour faire le point sur créativité et générativité, innovation et production, mais aussi travail, microcrédit, injustices et pauvreté se sont données rendez-vous. Les entreprises africaines qui depuis cette année, ont commencé à verser les bénéfices pour soutenir les pauvres dans le monde, sont montées au nombre de 10, tandis que 12 autres se sont approchées du projet. Ce développement est possible grâce à la diffusion d’une culture de l’Économie de Communion, qui en Afrique, trouve un terrain fertile.
La récente conférence internationale le démontre (9-13 février). Elle est organisée par une université camerounaise, la CUIB ( Catholic University Institute of Buea), à la demande du recteur de l’Université elle-même, Fr. George Nkeze, et de l’Évêque, Mons. Emmanuel Bushu. Avec pour conférenciers : Benedetto Gui, enseignant à l’Institut Universitaire Sophia (Florence, Italie), et Brice Kemguem, Directeur national en République Centre Africaine de l’ONG internationale AHA (Agence Humanitaire Africaine) ; et pour intervenants accompagnateurs : Steve William Azeumo, de la Commission ÉdeC de la zone de l’Afrique centrale, Winnifred Nwafor, de la Commission ÉdeC de Fontem, Cameroun, Isabel Awungnjia Atem et Mabih Nji, tous deux diplômés de l’Institut Universitaire Sophia, et assumant le rôle de facilitateurs à la CUIB.
Le programme a passé en revue : les thématiques économiques d’aujourd’hui, chères à la doctrine Sociale de l’Église, et que l’on retrouve dans les valeurs et les principes de l’ÉdeC ; les grands problèmes socio-économiques de notre temps ; la carence en eau potable ; les épidémies ; les conflits avec armes de destruction massive.
Grâce à des liaisons en vidéoconférence, il a été possible de connaître des expériences de diverses parties du monde. La liaison avec l’Institut Universitaire Sophia a permis un échange entre étudiants des deux instituts. Deux entrepreneurs ÉdeC ont ensuite fait part de leur expérience : Alberto Ferrucci, Administrateur délégué d’une entreprise de software pour des raffineries, a souligné plusieurs aspects d’une économie de partage, nouvelle proposition pour résoudre les problèmes économiques de notre époque. Et Teresa Ganzon (Administratrice de la Banque rurale philippine Bangko Kabayan) a rappelé les principes de la bonne gestion d’entreprise qui l’ont portée à reprendre les études à l’âge adulte, en vue des compétences nécessaires au développement de la banque dans le domaine de la micro-finance en milieu rural (microcrédit pour agriculteurs et petits commerçants).
Des expériences camerounaises ont aussi été partagées, comme celle de Fobella Morfaw et de sa femme, fondateurs en 2003 d’une école à Dschang, comprenant aujourd’hui une école maternelle, primaire et secondaire ; celle aussi du bureau d’études en Ingénierie Civile BSE (Bridge Structure Engineering Consulting), qui, fort de la grande compétence d’un associé « senior », est parvenu à se faire une place dans une concurrence très aguerrie. Le bureau a obtenu le soutien financier et moral des époux Gimou, dont l’épouse, Marie-Madeleine, a quitté cette vie juste avant ce colloque, suscitant grande émotion parmi les participants ; le mari, Victor Gimou, ingénieur avec 23 ans d’expérience, continue de soutenir le jeune bureau d’études, mettant à sa disposition sa documentation, fruit de 30 années de travail.
Les ateliers, l’après-midi, ont été une partie importante du programme, en vue d’étudier des cas d’entreprise et de préparer des projets de microcrédit : ateliers très actifs et qui ont surpris par la qualité des travaux présentés en plénière ; en conclusion, le meilleur projet d’entreprise a reçu un prix.
Il s’est agi, en fin de compte, d’une semaine vraiment fructueuse, grâce au travail de préparation de l’Université, grâce à l’attitude très positive des jeunes, qui se sont personnellement engagés comme participants, encouragés par le crédit acquis en vue des résultats scolaires.
L’ ambiance était allègre, avec musique et danse pour animer les pauses ; et – ambiance garantie – les jeunes, à la soirée de fête qu’ils ont organisée, ont chanté et dansé à la lumière des portables, en raison d’une coupure du courant.
Les impressions des participants ont été très favorables : beaucoup ont réalisé que, outre la proposition d’un style de gestion d’entreprise, l’ÉdeC est une « proposition de vie » que l’on peut tout de suite mettre en pratique, et ils ont déclaré vouloir la suivre. En synthèse : grande positivité, désir d’agir et de s’engager pour un monde meilleur.
Voir aussi:edc-online.
Vidéo-Photo Galerie de la conférence:
https://www.youtube.com/watch?v=RxwKXsEvmn0
26 Mar 2015 | Focolare Worldwide
«J’habite à Erbil, dans le nord de l’Irak, où, en 2010, j’ai démarré une école pour des enfants kurdes, raconte Malu Villafane, née aux Philippines. Ces dernières années, j’ai travaillé dans le sanctuaire local, à l’organisation de différentes activités. En aout dernier, le sanctuaire est devenu un camp de réfugiés. Les villes de Sinjar et Mossoul, ainsi que les villages voisins, comme Qaraqosh, Qaramlesh, Bartalla et d’autres, ont été envahis par l’ISIS. Les habitants ont fui en laissant tout et se sont réfugiés au Kurdistan, chez nous. Dans le camp on respirait une atmosphère très lourde, de grand pessimisme, les enfants étaient perdus… avec les responsables du centre, nous avons commencé quelques activités pour les jeunes, en faisant participer aussi certains collègues de mon école ».
Ces dernières années comment s’est passée l’entente entre les chrétiens, les musulmans, les Yazidis et les autres ethnies comme les Kurdes, les Turkmènes etc.?
« Ils se respectaient, faisaient beaucoup de choses ensemble. Je travaille avec les Kurdes, avec les Turkmènes, les arabes et d’autres étrangers. Quand la crise est survenue, beaucoup de Kurdes se sont proposés pour héberger les réfugiés chez eux. Le peuple du Kurdistan est opposé à ce massacre ».
Quand la crise des réfugiés a-t-elle commencée à Erbil ? Où ont-ils trouvé de la place ? Quelles sont les perspectives pour les prochains mois ?
« La crise qui a provoqué ces migrations forcées a déjà débuté en juin 2014 et s’est aggravée au début août. Les gens ont tout perdu : maison, travail, école ; nombre d’entre eux se sont réfugiés initialement dans les immeubles vides, dans les églises, le long des rues et quand ils ont pu, chez leurs parents à Erbil. Beaucoup d’ONG, avec l’Eglise, ont dû faire face à l’urgence sans aucune préparation. Ils avaient besoin de tout ! Ensemble nous avons récolté pas mal de choses de première nécessité. A ce moment-là la température durant la journée s’élevait à presque 50°, un enfer, et maintenant que c’est l’hiver, il fait froid. Les tentes ne suffisent pas pour donner un toit à des milliers de familles. Il y a des camps qui sont restés sans nourriture ni eau pendant un certain temps. Malgré cela, après quelques mois, les enfants ont commencé à sourire, à jouer, à faire d’autres expériences en dehors du camp, comme aller à la piscine ou dans le parc public. Les parents, voyant la joie de leurs enfants, ont retrouvé l’espoir. Ils ont commencé à nettoyer le camp, à cuisiner et à s’entraider.
Après avoir vécu avec eux cette dramatique situation, ma vie a complètement changé. Mon séjour ici en Irak a trouvé un sens profond : j’ai vécu pour la fraternité universelle ».
Mais cela a-t-il un sens de travailler pour la fraternité ? Qu’est-ce qui te pousse à continuer à travailler dans ce camp ? Si je regarde les circonstances du point de vue humain, je me décourage et il y a de quoi m’enfuir. Par contre si je regarde tout ce qui se passe à travers l’œil d’une espérance fondée sur la foi, j’arrive à aller au-delà des souffrances que je vois. J’ai pensé à la phrase de l’évangile : « Quand j’ai eu faim, tu m’as donné à manger ; quand j’étais triste tu m’as consolé… ». Ces paroles me donnent la force d’affronter les difficultés quotidiennes que je rencontre dans le camp. Il est difficile d’expliquer et de décrire la souffrance qui s’y trouve. Nombre d’entre eux ont perdu l’espoir parce qu’ils ont tout perdu. Cette expérience m’a élargi le cœur pour accueillir l’autre comme un frère, comme une sœur. Elle m’a donné la possibilité de sortir de mon monde « commode » pour me mettre au service des autres. Je veux vivre pour la fraternité universelle non parce que je peux résoudre les problèmes mais parce qu’en faisant de petits pas on peut laisser une semence. La paix grandit surtout à partir des petites choses que nous faisons tous les jours pour les autres ».
Que pouvons-nous faire d’ici pour vous aider et être proches de ces personnes ?
« Je crois qu’il faut affronter le thème de la « désinformation ». Ici nous sommes toujours confrontés à des urgences de tous ordres, mais on n’en parle presque pas. Diffuser dans nos villes une culture qui accueille, qui écoute, surtout entre les divers peuples et les différentes religions ; développer des initiatives et des projets qui fassent tomber les barrières. Je vous remercie pour votre aide et continuons à croire que la Paix est possible ».
Source : Humanité Nouvelle online http://www.umanitanuova.org/it/
25 Mar 2015 | Focolare Worldwide
Travailler ici
« Médecins ici dans les Philipines, où la pauvreté est en constante progression, mon mari et moi-même avons récupéré un modeste cabinet médical privé dans notre habitation déjà assez exiguë. Certes, ce n’est pas facile : en pensant à nos collègues qui ont fait carrière en Occident nous nous demandons parfois si nous avons bien fait de rester. Mais la seule pensée de tant de besoins éprouvés par les gens autour de nous, nous retient ici : des enfants à aider à grandir sainement, des couples à aider à se former, des personnes âgées et des malades en fin de vie à assister…L’Évangile nous encourage à donner nous aussi une contribution pour rendre la société meilleure, en commençant par notre Pays ». L. R.- Philippines
Moïse de la rue
« Une famille nombreuse : six enfants et un en attente mais qui meurt avant de naître. La maman a été sauvée mais pendant plusieurs jours, elle a lutté entre la vie et la mort. Juste en cette période, des militaires avaient amené dans l’hôpital où elle était hospitalisée, un nouveau-né abandonné dans la rue. Après des soins donnés, il s’était repris mais maintenant, il avait besoin d’une famille. Il l’a tout de suite trouvée dans l’autre, en prenant la place de l’enfant décédé. Il a été appelé Joseph – Moïse par ses nouveaux parents : Joseph car l’hôpital est dédié à saint Joseph, Moïse car il avait été abandonné et a été retrouvé ». H.E. – Congo
Je voulais me venger
« J’ai perdu ma mère, renversée par une voiture, à peine huit jours après mon mariage. Décidé à me venger, j’ai pris un bus pour rejoindre le village de résidence du responsable de l’accident. Pendant le trajet cependant, certaines paroles sur l’amour de Dieu et du prochain me sont revenues à l’esprit et petit à petit, ma rancœur s’est dissoute. Quand l’autre a vu qui j’étais, il a commencé à pâlir, mais je l’ai tranquillisé : j’étais seulement là pour comprendre la dynamique de l’accident. Après avoir écouté son histoire, racontée dans les larmes, j’ai essayé de lui donné la paix. La joie promise dans l’Évangile, m’a accompagnée tout au long du trajet du retour ». F.A. – Rome
Source : L’Evangile du jour – mars 2015 – Città Nuova editrice
24 Mar 2015 | Focolare Worldwide

Le centre évangélique de formation « Haus Schoenblick » (Schwaebisch Gmuend)
150 responsables de mouvements évangéliques et églises libres, expression de la réalité très variée du monde évangélique, ainsi que quelques représentants de mouvements catholiques, se sont posé une question: comment rester fidèle à son propre charisme dans les moments de grands changements?
C’est la situation où se trouvent différents mouvements nés au cours du siècle dernier pour répondre à l’un ou l’autre des défis de l’idéal chrétien. Ils sont aujourd’hui à la recherche de nouvelles réponses, adaptées aux temps que nous vivons, dans la fidélité à la racine qui les a fait naître.
Au Congrès qui cette année réunit « les responsables », Gerhard Pross est modérateur et compte parmi les visages les plus connus d’Ensemble pour l’Europe (le réseau de mouvements chrétiens qui travaillent ensemble pour le continent). Il a fortement souhaité la présence de Maria Voce, présidente des focolari, et la première qui a succédé à Chiara Lubich à la tête du Mouvement après sa disparition en 2008.
La réflexion de Maria Voce a aidé à comprendre la différence existant entre la phase de fondation d’un mouvement, sa “période charismatique”, “pleine de surprises, nouvelle, dynamique, lumineuse” et sa phase de maturation, “l’étape de la fidélité créative”. A ce stade, il s’agit de « faire grandir, développer et multiplier tout ce que le fondateur ou la fondatrice ont fait naître, avec originalité. Elle a poursuivi en décrivant l’engagement des Focolari dans un protagonisme diffusé et partagé par tous ceux qui vivent la spiritualité et en partagent les objectifs :« sortir » toujours davantage à l’extérieur « dans les divers milieux de la vie et de la société », sans se limiter à vivre et à témoigner au sein de son propre groupe, mais en portant l’esprit et l’expérience de l’unité dans le monde entier « Afin que tous soient une seule chose » (Gv, 17,21), ce qui est le but spécifique des focolari. « Aussi nous ne pouvons pas penser à nous – affirme Maria Voce – nous devons « sortir », nous donner pour être nous-mêmes ». Essentiel, pour aller au-delà de soi-même, le choix du Christ qui, dans son abandon va au-delà de lui-même pour recomposer l’unité entre les hommes et Dieu, un des points cardinaux de la spiritualité de l’unité.
Il y avait les evangelical, les pentecôtistes, les charismatiques, chacun étant engagé de façon différente, soit dans des œuvres sociales, soit dans le domaine de l’évangélisation, de la formation ou de l’engagement politique. Le « Congrès des responsables » existe déjà depuis 1974, bien avant que dans l’Eglise catholique Jean-Paul II donne son assentiment, lors de la Pentecôte 1998, à la communion entre les mouvements. Il y a donc une expérience de partage qui va de l’avant depuis des années. Tous les participants gardent en mémoire un moment important qui remonte à l’année 2000. C’était à Rothenburg, en présence de Chiara Lubich. Il y eut un pas décisif dans la réconciliation. On avait en effet abandonné désaccords et incompréhensions qui s’étaient dissipés « lors du moment sacré du pardon réciproque ». Maria Voce en parle « comme d’une expérience qui a fondé la communion entre mouvements et communautés de diverses Eglises, d’où naîtra plus tard Ensemble pour l’Europe ».
Maintenant nous visons ensemble un prochain rendez-vous commun : Munich 2016. Le réseau d’Ensemble pour l’Europe se retrouvera alors pour un rassemblement et une manifestation publique, une étape vers le cinquième centenaire de la Réforme de Luther, en se présentant comme signe prophétique d’une Europe réconciliée et unie. A son retour d’Allemagne, le 4 mars, Maria Voce s’est rendue à l’audience du Pape François avec les évêques amis du Mouvement des focolari et lui a transmis les salutations des 150 représentants des mouvements évangéliques et leur espérance dans leur engagement commun vers l’unité. « Bien » a dit le Pape en la remerciant, « Le travail œcuménique que vous portez de l’avant est très important ».
21 Mar 2015 | Focolare Worldwide
Samedi 14 mars. Le « Salão dos Atos » immergé dans le vert du Parc Barigui de Curitiba, était rempli de monde, des députés fédéraux, des membres du gouvernement, syndicats, employés, fonctionnaires publics, jeunes et académiciens venus d’Amazonie, du Nord-est, de Brasilia et autres villes du Brésil.
Dans cette salle ont résonné des paroles insolites : la politique présentée comme « l’amour des amours » qui permet aux administrateurs publics de faire des projets capables de répondre aux exigences de la communauté et aux citoyens de réaliser leurs propres aspirations ». Une phrase a été évoquée « Le pouvoir confère la force, mais c’est l’amour qui donne autorité ». Plusieurs fois le mot « fraternité » a été répété, non seulement en tant que principe éthique de la politique, mais comme « sa substance ». Ce sont les points centraux de la pensée de Chiara Lubich, que Maria Voce, présidente des Focolari, a cité dans son message et qui ont été approfondis dans les diverses interventions.
Cette vision de la politique que Chiara elle-même avait proposée, il y a quelques années, dans les parlements de différents pays, est apparue aujourd’hui comme une lumière dans le tunnel de la crise que traverse le Brésil. Elle a réveillé de nouvelles espérances, parce que de nombreuses personnes en ont été les témoins et en ont montré les réalisations, non seulement au Brésil mais aussi dans d’autres pays. Un panorama fait de nouveautés, a été présenté dans une vidéo-documentaire au début de l’événement organisé par le Mouvement Politique pour l’Unité (MPPU) expression des Focolari, pour le 7ième anniversaire de sa mort.
La rencontre a eu lieu en même temps que deux manifestations populaires de sens opposé et beaucoup des interventions ont mis en évidence la crise politique, économique et éthique, en soulignant le manque croissant de confiance dans les institutions. « Nous sommes ici comme des médiateurs, appelés à changer cette situation par le dialogue et la fraternité », a dit Sergio Previdi, président national du MPPU.
« C’est un grand défi. La démocratie n’est pas seulement un fait technique, elle a besoin d’une âme. Nous devons repenser la politique pour pouvoir la ré humaniser », a affirmé Gustavo Fruet, maire de Curitiba. Puis il a cité la culture politique innovante exprimée par Chiara, dont le programme 2010-2030 a été tiré pour faire de Curitiba « une ville de l’innovation globale », qui est déjà reconnue comme modèle de planification substantielle et comme « ville de la fraternité ».
Nombreuses interventions de députés et adeptes de différents partis qui essaient, non sans difficultés, de mettre en pratique une politique à contre-courant ont témoigné combien ils puisent dans MPPU « une nouvelle force et un nouvel engagement ».
“Fraternité veut dire mettre en pratique une stratégie d’unité, chercher le dialogue entre la majorité et l’opposition, entre les institutions et la société, dans la commune recherche du bien commun », a affirmé le maire de Sorocaba, Antonio Carlo Pannunzio.
Julio Carneiro du MPPU Brésil, a mentionné la cité-pilote fondée par Chiara Lubich (aujourd’hui plus d’une vingtaine) comme échantillon-modèle de ville, pour témoigner de l’impact de la fraternité dans la cohabitation civile.
« Une nouvelle culture politique demande des hommes nouveaux », a affirmé le professeur Marconi Aurélio Silva, mettant en évidence l’urgence de la formation des jeunes à la citoyenneté active, basée sur la fraternité : « Puisque nous sommes par nature des êtres en relation et non pas des individus isolés ». Il a parlé des nombreux fruits de l’école Civitas dans beaucoup d’Etats du Brésil et du monde.
Pour en savoir plus : www.mppu.org.br – www.focolares.org.br