1 Nov 2014 | Focolare Worldwide
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=L7HYXR8mrNo
« Chers frères et sœurs qui habitez à Loppiano, bonsoir ! Avec vous je salue aussi toutes les personnes qui se trouvent aujourd’hui dans cette cité-pilote voulue par Chiara Lubich, inspirée par l’Evangile de la fraternité – une fraternité universelle – et ceux qui, dans tous les coins du monde, sont reliés à elle et participent à la fête du cinquantenaire de sa fondation.
Loppiano vit au service de l’Eglise et du monde et pour cela il faut remercier le Seigneur. C’est une cité qui témoigne, de façon vivante et efficace, de la communion entre personnes provenant de diverses nations, cultures et vocations, soucieuses avant tout de prendre soin de la vie quotidienne en maintenant constamment entre tous une charité mutuelle.
Je suis content que vous ayez choisi pour cet anniversaire le jour où dans l’Eglise entière on fête Saint François d’Assise, témoin et artisan de paix et de fraternité. C’est vraiment une heureuse coïncidence pour moi aussi.
Les habitants de Loppiano, ceux qui y vivent en permanence, tout comme ceux qui viennent y faire une expérience et se former, veulent devenir des experts de l’accueil réciproque et du dialogue, des bâtisseurs paix, des promoteurs de fraternité.
Avancez avec un élan renouvelé sur cette voie, je vous souhaite de savoir rester fidèles et de pouvoir incarner toujours mieux le dessein prophétique de cette cité née du charisme de l’unité il y a précisément 50 ans. Vivez cette vocation en profonde harmonie avec le message du Concile Vatican II que l’on célébrait alors, c’est-à-dire avec le ferme propos de témoigner, grâce à l’amour réciproque envers tous, la lumière et la sagesse de l’Evangile. Loppiano est donc une école de vie où il y a un seul maître : Jésus.
Oui, une c’est une cité où l’on apprend à vivre pour redonner espérance au monde, pour témoigner que l’Evangile est assurément le levain et le sel d’une nouvelle civilisation, celle de l’amour. Mais pour cela il faut, en puisant à la sève spirituelle de l’Evangile, imaginer et expérimenter une nouvelle culture dans tous les secteurs de la vie sociale : familiale, politique et économique. Autrement dit une culture des relations. Sans le désir sincère d’instruire, il n’y a pas de sagesse, le soin qu’on porte à l’instruction est une expression de l’amour. Ce n’est pas par hasard s’il y a à Loppiano, depuis quelques années, le siège de l’Institut Universitaire Sophia, érigé par le Saint Siège. Il y a en effet un besoin urgent de jeunes, d’hommes et de femmes qui, tout en étant convenablement formés au sein des diverses disciplines, soient en même temps imprégnés de la sagesse qui jaillit de l’amour de Dieu.
Chers amis qui vivez à Loppiano mais aussi ailleurs, je vous souhaite de tout cœur de regarder vers l’avenir, de toujours regarder vers l’avenir, regarder en avant et viser haut avec confiance, courage et imagination. Sans laisser place à la médiocrité.
Je vous confie à Marie Theotokos, Mère de Dieu, qui vous accueille le sanctuaire qui est au cœur de votre cité. Et je vous demande de prier pour moi. Je vous salue et vous bénis. Au revoir ».
30 Oct 2014 | Focolare Worldwide
«Méditations» (Μελέτες) est le premier recueil de pensées et de méditations de Chiara Lubich à être publié, en 1959. Le grec s’ajoute donc aujourd’hui aux nombreuses traductions existantes. Avec l’autre titre, «Savoir perdre», (Μάθε να χάνεις), centré sur la figure de Marie au pied de la croix, la publication attendue des deux premiers titres traduits en grec est finalement réalisée. «Nous saluons l’édition grecque de ce livre, qui coïncide avec le 50° anniversaire de la rencontre du Patriarche Athénagoras avec le Pape Paul VI à Jérusalem et nous souhaitons que ces méditations soient une lecture aimée et qu’elles bénéficient à tous ceux qui cherchent la voie de l’amour et de la paix dans le monde contemporain…» écrit le Patriarche Barthélémy I dans la préface qui enrichit le volume «Méditations». «J’ai personnellement connu depuis cinq décennies la mémorable Fondatrice et Présidente du Mouvement des Focolari, Chiara Lubich, quand elle a été invitée par notre prédécesseur, l’inoubliable Patriarche Athénagoras, et j’ai suivi de près son effort sincère pour l’unité et le rétablissement de la communion entre les Eglises de l’ancienne et nouvelle Rome, dans le cadre du dialogue de l’amour…». L’amour de Chiara Lubich pour l’Église orthodoxe est bien connu: de 1967 à 1972, il y a eu 25 audiences avec le Patriarche Athénagoras, rapports suivis par le Patriarche Dimitri et l’actuel Barthélémy I.
A Salonique et Athènes, en Grèce, le 6 et le 8 octobre dernier, deux événements ont permis de connaître davantage, dans les deux villes, la figure de Chiara Lubich, dans l’Église orthodoxe comme dans celle catholique. Emblématique, le fait qu’autour de la table, des orateurs soient assis ensemble: le Métropolite orthodoxe Chrisostomos de Messinia, chargé pour les relations entre l’Église catholique en Grèce et membre de la commission théologique bilatérale, le Père Kontidis, jésuite, qui s’est occupé de la publication des livres, Dimitra Koukoura, professeur orthodoxe d’Omeletica, Florence Gillet, théologienne, représentante du Centre Chiara Lubich. Nikos Papaxristou, journaliste orthodoxe, a animé toutes les présentations avec une touche autobiographique: ««La première fois que j’ai entendu parler du Mouvement fut justement par le Patriarche Barthélémy». Universalité, «féminité qui est de Marie», profondeur spirituelle, revers ecclésiaux et sociaux du charisme de l’unité furent les thèmes abordés. «En Chiara, il y a une prophétie qui a donné un nouveau tournant au chapitre de l’œcuménisme», a affirmé le Métropolite Chrisostomos. L’Idéal de Chiara est au service de l’humanité», continue-t-il et «Chiara nous présente Marie comme un vrai modèle de laïque». Le Père Kontidis, en décrit la figure comme étant « un exemple vivant de spiritualité qui s’adresse surtout aux laïcs, ouvrant une voie de foi pour tant de personnes…». Lina Mikelliddou, chypriote, et Anna Kuvala, grecque, orthodoxes appartenant au Mouvement, ont donné leur témoignage: «En connaissant cet Idéal – raconte Lina – ma vie a changé: chaque personne était candidate à l’unité». Parmi les personnes présentes à Salonique, l’ Archimandrite Ignathios, représentant du Métropolite de la ville et le Métripolite Nikiforos, abbé du monastère orthodoxe Vlatadon. Etaient également présents, les professeurs de diverses facultés de l’Université Aristote de la ville, parmi lesquels le prof. Vassiliadis, Doyen de la Faculté de Théologie. L’évêque de Corfü-Zante, Mons. Spiteris, étant dans l’impossibilité de participer, a envoyé un messager. Différentes personnalités de l’église orthodoxe étaient aussi présentes à Athènes: le père Thomas, vicaire et représentant de l’Archevêque Ieronimo, le Métropolite de Syros, Polykantriotis, l’Archimandrite Sotiriadis, responsable de la Diakonia (pour les œuvres caritatives), du Saint Synode orthodoxe de la Grèce (conférence épiscopale). Etaient présents de l’Église catholique: le Nonce apostolique Mons. Adams, l’évêque sortant Mons. Foskolos, don Rossolatos, nouvel évêque nommé d’Athènes. Une ultérieure présentation des deux livres aura lieu le 31 octobre, à Nicosia – Chypre.
25 Oct 2014 | Focolare Worldwide
« Lorsque nous nous sommes mariés, nous avions beaucoup de projets et, parmi ceux-ci, notre désir le plus grand était d’avoir un enfant. Nous avons été très déçus de découvrir que des problèmes empêchaient la conception. Je ne l’acceptais pas. Au contraire, j’étais convaincue qu’une solution existait et que nous aurions bientôt un résultat avec l’aide de la médecine, en qui nous avions bon espoir. J’avais 22 ans, donc il ne nous a pas été immédiatement proposé de recourir aux techniques de fécondation in vitro (FIV), mais de suivre au début des traitements moins invasifs. À cette époque, en attendant que quelque chose se passe, j’ai cherché l’aide et le conseil d’un prêtre de ma paroisse qui m’a aidée à considérer la vraie valeur de la vie, don précieux que Dieu a voulu confier à la responsabilité de l’homme. La souffrance que je vivais était causée par mon fort désir de maternité à réaliser au plus vite. J’étais déchirée par un conflit sur le choix de la route à suivre. D’un côté, il y avait l’avis de quelques médecins qui proposaient la FIV comme la solution juste. L’autre route était d’avoir confiance en Dieu. Nous avons donc décidé, avec beaucoup de peine, de tout arrêter et de ne plus rien faire. En effet, nous pensons que la fécondation homologue trahit quelques aspects importants de la vérité de l’homme. Nous croyons que la vie est un don de Dieu et non pas un « produit » à fabriquer dans un laboratoire, sans la donation d’amour entre les époux. En effet, avec cette technique, l’enfant n’est pas conçu dans leur chair, mais dans une éprouvette. J’avais toujours considéré l’adoption comme une expérience magnifique, un grand acte d’amour, mais mon fort désir de vivre la grossesse m’amenait à ne pas prendre en considération cette voie. La souffrance m’a ouvert les yeux pour voir au-delà et comprendre que, comme le dit saint Jean-Paul II dans la Familiaris Consortio, « la vie conjugale ne perd pas sa valeur, mais on peut être féconds au-delà de la capacité procréative, on peut réaliser la paternité et la maternité de manière généreuse sous différentes formes de relations, de solidarité envers qui a besoin ». Naît alors en moi l’idée d’adopter un enfant et, lorsque je l’ai partagée avec mon mari et que nous l’avons acceptée, voici que nous venions de « concevoir » de manière affective l’enfant que Dieu voulait nous donner. En automne 2004, nous avons présenté au Tribunal des mineurs notre agrément à l’adoption nationale et internationale. L’attente commence. Notre enfant n’était pas encore né, mais il était déjà dans notre cœur, dans nos pensées. Il n’existait pas encore, mais nous priions déjà pour lui. Samuele est né au Vietnam et, le 19 avril 2007, l’association à laquelle nous nous étions adressés nous communique qu’un enfant nous attendait. C’était le début d’une grande émotion qui n’est pas facile à décrire. Nous avons immédiatement partagé cette joie avec la famille et les amis; nous étions si heureux que nous aurions voulu le crier au monde entier. Nous avions seulement sa photo, mais pour nous, ses parents adoptifs, c’est comme la première échographie, sur laquelle tu vois ton fils, mais tu ne peux pas encore l’embrasser. Après avoir affronté un voyage à l’intérieur de nos émotions, il s’agissait maintenant d’affronter le voyage réel, monter à bord d’un avion qui allait nous emmener à l’autre bout du monde pour rejoindre notre fils. Le 29 mai 2007, nous l’avons embrassé pour la première fois, et une joie incomparable nous a envahis. Ce jour est commémoré chaque année comme un second anniversaire, parce que Dieu a béni notre famille avec le don de Samuele. Nous voulons remercier le Seigneur pour tous les dons qui nous a faits: Dorotea, adoptée en 2012, et Michele, qui est placé chez nous. » (G. et G. – Italie)
24 Oct 2014 | Focolare Worldwide

Foto – EPA
Ceux qui souffrent de la violence absurde des extrémistes islamiques ce sont aussi les musulmans. De fait ce n’est pas le véritable islam qui pousse à la haine, affirment-ils. Les communautés des Focolari présentes dans les pays arabes mettent en pratique l’amour évangélique, comment affrontent-ils l’avancée de l’EI ? La réponse de Rita au micro d’Adriana Masotti, pour Radio Vaticane : “Dans cette situation, l’amour et l’unité sont purifiés par la souffrance que l’on vit. Nous étions choqués par la dernière tragédie où les terroristes sont entrés dans les villages du nord de l’Irak et d’un jour à l’autre nous avons vu des milliers de personnes arriver, sans rien. Une très grande souffrance ! Tu te demandes ce qui se passe et si ce en quoi nous croyons est encore vrai ! Mais ensuite, c’est peut-être là que vient le moment de le prouver. Ce qui nous en a donné la certitude c’est de sortir de nous-mêmes et d’aller à la rencontre de ces personnes. Une de nos familles en Irak, par exemple, en a accueilli 40 dans leur propre maison et à un certain moment, le père, après avoir casé tout le monde, s’est rendu compte qu’il n’y avait plus un coin de libre, il est alors allé dormir dans sa voiture. Une quarantaine de personnes, par contre, est allée se réfugier dans une autre zone de l’Irak, où nous avons deux ou trois familles qui ont ouvert leur propre maison. Voyant qu’elles étaient angoissées et dérangées, ils se sont rassemblés tous ensemble pour prier le chapelet : maintenant ils sont 60 et chaque soir quelqu’un du village s’ajoute et ils prient pour la paix, mais ils prient aussi pour les terroristes. Ils se sont rendu compte que certains avaient besoin de couverture, ils ont alors récolté un peu d’argent pour acheter une chose puis une autre ; mais ensuite il manquait encore quelque chose et la Providence leur a fait parvenir de l’argent en plus… Ils disaient : « la petite somme que nous avions mise ensemble, même si ce n’était pas grand-chose, en a attiré une autre puis une autre et cette petite somme n’en finissait plus ! Je me rends compte que cet amour authentique, peut-être distillé par la souffrance, nous fait voir que l’amour est plus fort. Personnellement j’ai vu des gens qui n’ont plus rien, mais ils ont maintenu la foi, et parce qu’ils ont senti la solidarité des autres, ils ont retrouvé le sens de la vie, de l’amour, de la paix véritable et ils y croient. Et même, ils sont maintenant des témoins encore plus forts ». Comment se présentent les relations entre les communautés des Focolari et les musulmans dans les pays que tu connais ? « Maintenant en Irak c’est plus difficile, parce que les parties sont un peu divisées : là où il y a des chrétiens, les musulmans sont peu nombreux. Nous n’avons pas beaucoup de contacts. Mais les gens nous aiment bien : ils ont toujours vécu ensemble. C’est cette politique qui manipule les rapports. En Jordanie, par contre, il existe un groupe de musulmans qui partage notre spiritualité. Je me souviens que lorsque sont arrivées en Jordanie quelques familles irakiennes réfugiées, nous avons raconté à notre communauté ce qui se passait en Irak. Une vingtaine de musulmans étaient présents – nous étions une centaine – et la première réaction immédiate est venue justement des musulmans qui ont dit : « Ce qui se passe n’est pas possible ! Ce sont nos frères : ouvrons-leur en premier nos maisons ! ». Ils éprouvent une grande souffrance pour ce qui arrive à cause de la violence des extrémistes. Ils n’osaient pas le dire parce qu’ils en avaient honte, mais ils voulaient nous faire comprendre que ce n’est pas leur religion. C’est profiter de la religion pour s’engager dans la violence, la haine… Avec certains nous avons de très bons rapports, dans la vérité. Et même, tu te sens poussé à être un vrai chrétien pour entrer en rapport avec un musulman : pas de compromis, pas de confusions. Chacun d’entre nous, face à l’autre, essaie d’être le meilleur de lui-même, d’être un vrai chrétien ; et le meilleur de soi, pour eux, c’est d’avoir le courage de faire tomber ce qui n’est pas pour l’homme, qui n’est pas amour, ce qu’ils définissent par ‘miséricorde’ ». Source : Radio Vaticane (en italien)
23 Oct 2014 | Focolare Worldwide

Pour ne pas interrompre les activités quotidiennes, les étudiants ont organisé des zones d’étude en plein air pour pouvoir continuer à étudier.
« Je trouve difficile que ces événements se soient produits dans la ville où j’ai grandi. J’y ai beaucoup pensé, je souhaite sincèrement que la vraie démocratie soit instaurée. J’aimerais faire quelque chose, mais, luttant en même temps pour elle, je ne peux pas croire qu’il n’y a pas de paix dans la société. » Une amie lui fait écho: « Chiara Lubich nous a toujours parlé du dialogue et l’a vécu personnellement. Concernant cette situation à Hong Kong, pour établir une démocratie il est nécessaire de dialoguer, mais c’est difficile, spécialement pour nous les Asiatiques. Les jeunes, nous avons plein de possibilités pour connaître les idées de tous grâce aux médias, mais, lorsque nous nous trouvons face à quelqu’un qui pense différemment, nous avons peur de rompre le rapport et donc nous ne savons pas comment faire. À part prier pour cela, vu que nous ne sommes pas les leaders, que pouvons-nous faire? » Ce sont des réflexions emblématiques de jeunes de Hong Kong, qui observent, perplexes, le mouvement de protestation dans la métropole chinoise. Occupy central with peace and love, le mouvement commencé fin septembre – après quelques semaines durant lesquelles les médias internationaux ont focalisé leur attention sur les places de Hong Kong – poursuit sa bataille avec moins d’intensité, mais maintient l’objectif: obtenir un « vrai » suffrage universel pour les élections en 2017. À ce sujet, les sentiments sont contrastés. « Ces derniers jours, moi aussi j’ai participé à la manifestation, même si je ne suis pas quelqu’un de très actif. Mais je crois fermement que, comme jeune qui vit pour un monde uni et comme étudiante de Hong Kong face à un système social si injuste, nous devons exprimer et faire entendre nos demandes. » Elle continue: « J’ai personnellement expérimenté ce que signifie la discorde. Jusqu’à maintenant, je pensais que ces faits se passaient seulement dans des pays en guerre et loin de Hong Kong, mais lorsque j’ai vu la police qui lançait des gaz lacrymogènes sur les étudiants, déclenchant une certaine violence, je me suis rendu compte que ce problème était proche de moi. Cette situation dans la ville que j’aime me blesse. Ce que je peux faire, c’est seulement continuer à prier et continuer à croire que Dieu prendra soin de Hong Kong. » 
Les étudiants laissent des messages et des promesses de vivre ce temps dans la paix.
« Durant cette manifestation à laquelle j’ai participé en tant qu’étudiante, j’étais fière d’être une jeune de Hong Kong. Mais ces derniers jours, la situation est devenue incontrôlable. Cette protestation nous prouve que, dans notre société, l’amour et la compréhension manquent. Ma promesse est d’aimer chacun et prier pour la paix dans le cœur de chacun, afin que l’espérance parvienne à tous. » Dans une lettre commune, les jeunes écrivent à la présidente des Focolari, Maria Voce: « Nous lisons chaque jour dans les journaux et sur internet beaucoup de nouvelles, d’un côté de belles choses – par exemple que les résidents de Hong Kong vivent la solidarité, la paix et leurs actions sont rationnelles, les étudiants vivent idéalement… – et de l’autre le manque de paix. Nous avons vu, durant les premiers jours des manifestations, des agents anti-émeute qui essayaient de faire évacuer les manifestants avec les gaz lacrymogènes. Beaucoup de personnes aux idées différentes sont entrées en conflit les unes avec les autres et diverses voix à l’intérieur de la société se sont fait entendre, avec querelles et désunion », et ils expriment le désir renouvelé de continuer de toutes leurs forces à être messagers d’unité aussi dans une situation si difficile. En réponse, Maria Voce les encourage, étant sûre qu’avec l’unité entre eux, ils pourront avoir « la sagesse », et « trouver la lumière pour se taire ou pour parler », devenant ainsi « au milieu de tous un témoignage de paix ».
22 Oct 2014 | Focolare Worldwide
Il existe, de nos jours, de nombreuses manières de favoriser le changement. Une fois de plus ce sont les jeunes qui nous en donnent la preuve : depuis Occupy Wall Street, en passant par les printemps arabes, jusqu’au mouvement « des parapluies » à Hong Kong. Les époques changent, de même que les instruments, les armes et surement les causes, mais cet impulsion à s’améliorer soi-même ainsi que le monde, restera toujours. C’est le message lancé le 20 octobre dernier, par les étudiants de l’Institut Universitaire Sophia, à la cérémonie d’inauguration de son septième printemps. Au milieu de ce peuple d’étudiants, petite académie de Toscane avec vue sur le monde – ils sont 115 de 30 nations – quelques pays intéressants émergent comme l’Ukraine, la Syrie, le Venezuela, Cuba, Cameroun et Congo. Zones « chaudes », mais en recherche de libération, si l’on en juge par les choix de tant de jeunes, leviers de ces peuples, et ceux, non pas des moindres, qui fréquentent Sophia. Ils veulent connaître, se former, se préparer pour agir en eux et autour d’eux. Aujourd’hui avec la mondialisation, c’est sans doute plus facile ; dans ce but la Fondation « Pour Sophia » existe, elle ramasse des fonds et distribue des bourses d’étude qui permettent à des étudiants indiens, brésiliens, mais aussi européens et italiens de venir se former à une culture de l’unité. Sophia fait un gros effort pour calibrer ce qu’elle offre académiquement sur la base des exigences de l’humanité, des marchés et du monde du travail, comme l’a souligné le recteur Piero Cosa, mais cela ne se termine pas là. L’or, la plus-value de ce lieu, est aussi le « capital humain », les étudiants eux-mêmes, qui ont su flairer la nouveauté et la capacité révolutionnaire des cours, qu’ils soient politiques, économiques ou ontologiques.
Samar Bandak a 30 ans, elle est jordanienne d’origine palestinienne. Elle est rentrée à Amman depuis plus d’un an, après avoir terminé en 2012 le cours de politique à l’IUS. Actuellement c’est une des dirigeantes de Caritas nationale, responsable du département pour le soutien éducatif d’un million de réfugiés qui se trouvent sur son territoire sur une population totale de 5 millions d’habitants. Elle explique de cette manière son choix académique, pas tout à fait « évident », si l’on considère qu’elle a un diplôme de Science de la Nutrition : « J’ai découvert que le principe de la fraternité universelle peut devenir une véritable catégorie politique propre aux côtés de la liberté et de l’égalité. C’est un choix, une réponse qui remédie à l’injustice. A Sophia on ne fait pas qu’étudier, une grande importance est donnée à l’expérience ». Patricio Cosso se trouve là aussi, c’est l’actuel représentant des étudiants, il vient d’Argentine : « il y a cinq ans mon objectif était de faire une spécialité dans la Finance ou l’Administration pour travailler dans le domaine bancaire ou faire quelque chose de semblable à ce qui se fait à Wall Street », raconte-t-il. « Puis, en 2011, j’ai trouvé dans une librairie un texte qui parlait d’Economie de Communion. Un binôme impossible à mes yeux, qui prétendait conjuguer égoïsme et partage. Comment pouvaient-ils cohabiter ? Jamais je n’aurais imaginé qu’aujourd’hui je serais ici à mettre formation professionnelle en accord avec convictions éthiques. Ici, je suis en train de découvrir que toute question trouve son juste éclairage dans la qualité fraternelle que je donne aux relations et dans les différences culturelles et religieuses, dans les guerres, les crises économiques de nos peuples ». “Imaginer et faire l’expérience d’une nouvelle culture dans tous les domaines de la vie sociale : depuis la famille à la politique, à l’économie. Cela veut dire la culture des relations » : cette fois-ci ce sont les paroles du pape François. Oui, parce que dans le surprenant message-vidéo, en italien, envoyé pour le 50° anniversaire de la cité-pilote internationale de Loppiano, il a voulu mentionner aussi Sophia (en grec ‘sagesse’) parmi les expériences que l’on trouve sous son toit. Il ajoute et confirme ainsi la route à suivre, c’est-à-dire que « le Principe de la sagesse est le désir sincère de s’instruire » et « s’occuper d’instruction est amour ».