Mouvement des Focolari
Focolari: 60 ans ça se fête !

Focolari: 60 ans ça se fête !

201406Paris2Point d’orgue d’une année de célébrations, cette soirée avait donc l’ambition de passer 60 années au filtre de l’analyse d’experts à la fois « maison » et externes, en répondant à un certain nombre de questions du grand public : « Qui sont les Focolari ? » « Quelle est leur implication dans le monde d’aujourd’hui ? » « Il y a bien des Mouvements qui n’ont pas atteint soixante ans d’existence ou alors avec une santé plus délabrée », déclarait Jean-Louis Schlegel, sociologue des religions, à l’issue de l’avant-dernière intervention de la soirée.

Padre Lethel

Frère François-Marie Léthel

Le colloque avait commencé par un éloge appuyé de Frère François-Marie Léthel, Carme, professeur de théologie au Teresianum la fondatrice du Mouvement, se livrant à des allers-retours entre Sainte Thérèse d’Avila et son célèbre « château intérieur », (l’oraison, le centre de l’âme) et Chiara Lubich et son « château extérieur » (l’amour du prochain). N’hésitant pas à désigner cette personnalité comme « une des plus grandes mystiques de tous les temps ». 201406Paris1Laurent Villemin, professeur de théologie à l’Institut catholique de Paris, évoqua, lui, la passionnée du dialogue entre chrétiens, « très tôt engagée dans l’œcuménisme pratique » et qui « jusqu’à la fin de sa vie ne renonça pas à cette Unité visible de l’Église ». Apportant l’exemple concret de la dynamique « Ensemble pour l’Europe » , Gérard Testard, membre du Comité international, alla jusqu’à déclarer : « Les Focolari ont une influence et un apport décisif pour la communion entre les Mouvements (…). » Mgr Teissier, archevêque émérite d’Alger, a évoqué ce qui se vit dans ce pays où les musulmans et, en particulier les jeunes, « ont trouvé dans ce Mouvement une réponse à leur attente intérieure », tout en restant « fidèles à leur identité de musulmans ». 201406Paris4Jérôme Vignon, président des Semaines Sociales de France, souligna le caractère « précurseur et fécond de l’Économie de communion », en même temps qu’il qualifiait de « vue révolutionnaire » la contribution des Focolari à l’évangélisation : non pas de « faire chrétiens nos frères », mais de leur faire goûter à la joie de l’amour réciproque, du souci du prochain… ». Toutes choses dont les Focolari peuvent enrichir le christianisme social à la française, à condition de ne pas les mettre sous le boisseau ! « N’ayez pas peur de mettre en avant cette recherche d’une vraie spiritualité pour de vrais laïcs », les interpella Laurent Villemin.

Chantal Joly

Focolari: 60 ans ça se fête !

Un ambassadeur raconte

« Grâce à mon travail de diplomate, nous avons, avec ma famille, appris à reconnaître la richesse d’une humanité élargie, à aimer la patrie des autres comme la nôtre, à aimer Dieu dans l’homme de nationalité et de culture différentes de la nôtre. Beaucoup me demandent si c’est possible de vivre en tant que chrétien dans un milieu qui te porte à vivre au contact avec les richesses, mais aussi avec les souffrances les plus variées de l’humanité. C’est mon défi quotidien. Dans mon travail, j’essaie de m’inspirer de l’idéal de la fraternité proposé par Chiara Lubich. Il y a un écrit sur la diplomatie, qui est un peu mon guide. Il dit entre autre : « Se faire un avec le prochain, dans cet oubli complet de soi qu’il possède- sans s’en apercevoir et sans s’en préoccuper- celui qui rappelle l’autre, le prochain. Ceci est la diplomatie de la charité(…). La diplomatie divine(…) est mue par le bien de l’autre et privée donc de toute ombre d’égoïsme ». Et encore : « Si chaque diplomate dans ses propres fonctions sera encouragé dans sa façon d’agir, par la charité envers l’autre Etat comme envers sa propre patrie, il sera illuminé par l’aide de Dieu à tel point qu’il pourra concourir à actualiser les rapports entre les Etats comme doivent être ceux entre les hommes ». Je trouve cette affirmation très vraie et concrète et j’ai pu l’expérimenter à plusieurs occasions. Par exemple, tandis que je regardais les cérémonies d’ouverture des jeux Olympiques et Paralympiques, j’ai pensé envoyer un message à mon collègue homologue : « Votre Pays montre toute sa beauté ». Il m’a tout de suite répondu : « Merci ». Avec ce simple geste, j’avais exprimé le fait d’apprécier sa patrie. Il arrive parfois que le travail se transforme en une véritable lutte. Je me souviens que lorsque mon pays a dû assumer la présidence de l’Union Européenne, j’ai été chargé de présider un groupe de travail auquel une proposition d’adoption d’un « Programme Diplomatique Européen »a été proposée. bandiereIl s’agissait d’un programme de formation professionnelle adressé aux jeunes fonctionnaires  diplomatiques au service des diplomaties nationales des Pays Membres. Il avait un soutien fort de la part de quelques  pays  et de fortes oppositions de la part d’autres. Le programme prévoit l’inclusion d’une langue au détriment d’autres langues nationales qui auraient pu, au point où on en était, être tout aussi bien prises en considération. C’était à moi de trouver une solution dans cette situation-là. J’ai parlé avec les représentants de chaque nation en écoutant en profondeur les raisons de chacun : comme président, je voulais agir au service de tous. Je me convainquais cependant petit à petit que cela aurait été plus avantageux  pour tous d’avoir un programme de formation commune, et que cela aurait été utile d’aller de l’avant  avec les deux langues officielles qui n’auraient pas créé de difficultés de réalisation. J’ai fait ma proposition qui a été approuvée par tous et le Programme Diplomatique Européen est aujourd’hui une réalité confirmée. J’accomplis ma mission dans un pays désagrégé, divisé, avec des problèmes bien connus, à tous points de vue. Je lutte, ces temps-ci, pour aimer concrètement les personnes, vivre les divisions, ne pas les fuir, aimer la femme et l’homme sans Dieu et le témoigner là où Il n’existe pas, être avec ma vie, un pont qui unit. Mais pour devenir des « ponts », il n’est pas nécessaire d’être des ambassadeurs. Quand nous aimons l’autre, nous pouvons tout faire ; Saint Augustin nous le rappelle et le témoignage de Chiara Lubich et de nous tous qui voulons vivre son idéal d’unité dans le monde, en est la preuve tangible ». Source : Umanità Nuova online ( Humanité Nouvelle online)

Focolari: 60 ans ça se fête !

Argentine : Chantier « Homme Monde »

L'attesa dei ragazzi latino americaniIls sont au nombre de 500 et ont l’âge en commun : celui de l’adolescence. Ils proviennent de tous les continents et se sont donnés rendez-vous en Argentine, à la Mariapolis Lia, la citadelle des Focolari dans la province de Buenos Aires. Ils sont une petite représentation du laboratoire dont font partie tous les Juniors pour L’Unité dans le monde. La page facebook documente les préparatifs : « Il y a une mobilisation mondiale aussi bien pour tous ceux qui parmi nous se préparent à partir (du 14 au 21 juillet dans la Mariapolis Lia), soit pour ceux qui du 21 au 28 juillet attendent depuis des mois et organisent les activités afin d’accueillir les juniors qui arriveront dans leur propre ville ; soit pour ceux qui sont en train d’organiser localement les initiatives les plus variées. Ce sont tous des laboratoires de notre chantier de fraternité globale qui nous fera devenir citoyens du monde ! De ce que nous entendons comme nouvelles, il apparaît clairement que les préparatifs sont une occasion de partager avec beaucoup d’autres : autorités, institutions, associations, amis, communautés et églises locales, le don le plus beau que nous ayons : l’idéal du Monde Uni ». Pourquoi ce titre de Chantier ? Un écrit des années ’70 de Chiara Lubich, adressé aux jeunes l’explique : « Voilà, l’homme de demain, la personne de demain est l’homme de l’unité, l’homme-monde. Un homme qui réussit à accueillir dans son cœur les trésors que donnent les autres des différents continents et qui réussit à donner ses propres trésors aux autres. L’homme de demain, donc, est l’homme de l’unité, est l’homme-monde ». Dal Paraguay: si presenta il cantiere Uomo Mondo in una radio Voici quelques flashes de différents pays. Du Paraguay : « Ici, nous sommes occupés à préparer les juniors de l’Irlande. Sur la photo, vous me voyez en train de raconter aux auditeurs de Radio Caritas, les activités que nous vivrons ensemble durant la deuxième semaine du Chantier. Les villes où nous nous rendrons sont au nombre de trois : Asuncion-Lambaré, Capiata e Caazapa, celle-ci étant à 230 km de la capitale ». De l’Autriche : « Nous partirons à 5 et dans la deuxième partie du Chantier, nous nous déplacerons en Bolivie, au Centre de Cochabamba « Rincon de Luz ». En Bolivie toujours, des juniors de la Suisse arriveront ». « A Salta (Argentine) on se prépare depuis longtemps à accueillir des juniors italiens. Nous travaillons avec les institutions, les communautés et les églises locales et avec d’autres groupes de jeunes afin de mettre au point les activités de Colorions la ville(ColoriAMO) que nous vivrons ensemble. Les points noirs les plus préoccupants parmi ceux que nous avons identifiés sont l’injustice, la corruption, les différences entre ceux qui ont et ceux qui n’ont rien … Et puis la drogue et la violence qui sont en train de devenir des réalités normales chez nous adolescents. Les communautés dans lesquelles se dérouleront les activités de la seconde phase sont trois: Tartagal, General Mosconi et Yacuy. Dans ces zones, la richesse matérielle fait défaut, mais il y a certainement une grande richesse culturelle et le fort désir de construire le monde uni. Les possibilités d’approfondir l’amitié entre des groupes de juniors pour l’unité qui appartiennent à ces communautés sont nombreuses ! Il s’agit en effet de localités habitées par des populations originaires de l’Argentine : wichi et guarani ». Le 19 juillet, un « SPECIAL DAY » se réalisera à la Mariapolis Lia durant lequel s’ajouteront d’autres juniors. Nous fêterons alors les 30 ans du Mouvement des Juniors pour l’Unité. A cette occasion, on prévoit une liaison en streaming de 11 heures à 12 heures, heure argentine ( heure 15 GMT).     http://vimeo.com/98558321

Focolari: 60 ans ça se fête !

Espagne : Arquitecturalimite

20140623Barcelona2Barcelone, capitale de la Catalogne qui palpite d’expérimentations et d’innovations, a été le lieu  idéal pour explorer de nouveaux domaines et de nouvelles frontières de l’Architecture dans le workshop international Arquitecturalimite qui s’est déroulé du 15 au 18 juin. Ils  y ont participé au nombre de 30 entre jeunes architectes, professeurs, étudiants en architecture, provenant de l’Espagne, de l’Italie, de la Colombie et avec la contribution de professeurs du Polytechnique de Barcelone- EPSEB-UPC, de l’ « Université sans frontières », de l’Université de ‘La Salle’ de Barcelone, de bureaux d’études professionnels et d’écoles techniques de bio-architecture (par exemple la construction de briques avec seulement des matériaux écologiques). 20140623Architettura1Le programme a permis d’analyser des thématiques et des techniques low cost pour affronter des solutions de projets dans des contextes extrêmes. On a approfondi le concept de limite, les techniques low tech (technologies simples), la gestion des processus participatifs et de coopération. La réponse a été importante  à différents niveaux, que ce soit au niveau des professeurs  ou des étudiants, qui exprimaient  l’exigence de se maintenir en réseau, tout en remettant en cause, en ces temps de grands changements de la société, celles qui sont les certitudes de la discipline. Qu’emportes-tu dans ton sac à dos et où allons-nous maintenant ? Voilà les deux questions auxquelles les participants ont répondu en travaux de groupes : «L’architecture doit être pour les gens et construite avec eux d’une manière partagée : c’est un changement culturel ». « J’emporte avec moi un sens éthique profond : je ne suis pas en train de construire des écoles, mais de l’éducation ; pas un centre de santé seulement physique mais de santé globale de la personne ». Et encore : « Changer la parole : « travailler » pour les pays en voie de développement, avec « allons partager ». Chacun est reparti, chargé d’expériences, de valeurs, de rêves. On a identifié et désigné quelques scenarios possibles d’interventions dans quelques projets de Coopération Internationale à concrétiser en 2015, en collaboration avec l’Ong Action pour un Monde Uni (AMU). On pense à Haïti, Madagascar et aux Philippines. Le prochain rendez-vous des Dialogues en Architecture, promoteur de l’évènement espagnol, est le workshop interdisciplinaire national « I ‘Varchi’ », une semaine pour des musiciens, architectes, cinéastes, écrivains, en Italie, à Montefalcone Appennino, du 27 au 2 août.