3 Nov 2013 | Focolare Worldwide
Le Prix Mount Zion a été créé en 1986 par Wilhelm Salberg, prêtre catholique allemand. Il a été attribué à des personnes et institutions reconnues pour avoir apporté une contribution importante au développement du dialogue entre religions et cultures en Terre Sainte et à la compréhension entre juifs, chrétiens et musulmans.
L’édition 2013 a été attribuée à Margaret Karram, chrétienne, déléguée du mouvement des Focolari pour la Terre Sainte, et à Yisca Harani, juive, formatrice et consultante au niveau du gouvernement pour les relations avec les chrétiens.
Margaret Karram est née (1962) à Haïfa, dans une famille catholique d’origine palestinienne. Elle a étudié l’hébreu aux Etats Unis (Lee collège, Université hébraïque de Los Angeles). En 2001 elle a été nommée déléguée du mouvement des Focolari pour Israël et les Territoire Palestiniens. Elle est membre de la Commission épiscopale pour le dialogue interreligieux de l’Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre Sainte. Elle collabore aussi avec la direction de l’Interreligious Coordinating Council en Israël (ICCI).
Yisca Harani est née (1961) à Jérusalem, d’une famille juive pratiquante. Elle a fait une spécialisation en Christianisme en Terre Sainte à l’Université de Tel Aviv, concentrant son intérêt sur les Eglises orientales. Elle est formatrice et consultante pour les questions religieuses dans le secteur public et privé. Elle a développé des projets de formation pour personnes non en lien avec le monde académique; d’une valeur toute particulière un projet scolastique de communications et de correspondance entre enfants juifs et musulmans de Tel Aviv et de la vieille ville de Jérusalem.
La cérémonie de la remise du prix a eu lieu le 27 octobre 2013 dans l’église de la Dormition située sur le Mont Sion, à Jérusalem.
Page de l’événement Mount Zion Award 2013
2 Nov 2013 | Focolare Worldwide, Senza categoria
C
hanter l’espérance et le désir vivant des nouvelles générations de retrousser les manches pour construire l’avenir, sans s’abaisser à des compromis avec ses idéaux de vie: c’est le choix de MariTè, jeune chanteuse soul et afro-pop, guitariste autodidacte italienne de parents congolais, gagnante de la catégorie musicale de l’édition 2013 du prix La Belle et La Voix, décerné à Saint-Vincent.
Dans une interview à Africa News, elle répond à quelques questions:
MariTè, que peux-tu nous dire sur ta musique?
Le trio dont je fais partie privilégie un mélange entre soul et musiques africaines, je dirais Afro-Soul. Maintenant, je m’approche du Gospel. En effet, je dirige un chœur de 30 chanteurs, et j’ai repris une vieille passion, le R’n’B, mais toujours avec des influences africaines.
Qu’est-ce qui inspire particulièrement ton art?
Je trouve l’inspiration dans tout ce qui m’entoure. Je suis compositrice-interprète et mes textes expriment, en effet, ce que je vis. Mais je trouve l’inspiration aussi dans la vie quotidienne: un fait divers qui peut-être m’a touchée de façon particulière, la rencontre avec une personne, etc.
Quels sont les obstacles que tu rencontres le plus souvent dans ta carrière musicale?
Étant une femme, ce n’est pas toujours facile. Il existe parfois une possibilité de pouvoir faire des travaux importants, de grande visibilité, mais en échange de quelque chose. Refuser pour respecter mes valeurs est un grand défi. Parfois cela fait mal, mais je crois que cela peut aussi être un signe de force: démontrer qu’il est possible de chanter, jouer et danser, sans s’abaisser à des compromis.
Quel est ton message aux jeunes de la seconde génération, ceux qui sont nés en Italie de parents immigrés?
Je crois profondément que les secondes générations sont des ponts entre leur pays d’origine et celui de naissance. Il est important de se former, d’étudier, pour pouvoir devenir une contribution utile à nos pays d’origine et, en même temps, aider le pays de naissance à s’ouvrir toujours plus aux secondes générations, qui sont une partie intégrante, vivante et combative du pays. Lorsque je pense à moi et au fait que je fais partie moi aussi des secondes générations, je suis très fière. J’aime mes deux pays, et je suis heureuse et honorée de pouvoir être le porte-drapeau des deux cultures.
Et nous en ajoutons une autre:
Vivre la spiritualité de l’unité influence ta façon de concevoir l’art et de l’exprimer?
Je connais Chiara Lubich et le Mouvement des Focolari depuis mon enfance. Lorsque j’avais 20 ans, j’ai participé à un congrès pour les artistes à Castel Gandolfo, qui a été pour moi une illumination. J’ai écrit à Chiara pour la remercier, parce que je sentais que j’avais compris ma « mission ». La musique et ma voix sont un don que Dieu m’a donné et que je veux mettre à disposition pour porter des messages d’unité. Je chante fort à l’espérance qui semble, aujourd’hui, cachée par la superficialité. Nous, les jeunes, ne devons pas et ne pouvons pas nous laisser abattre; c’est nous qui créons notre avenir. Et pour le rendre meilleur, nous devons retrousser nos manches.
Voir la vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=ooCiwDvV2ss
31 Oct 2013 | Focolare Worldwide

Le 31 Octobre 1517 à Wittenberg, ville universitaire d’Allemagne, le professeur de théologie Martin Luther exposa 95 thèses sur les indulgences “par amour pour la vérité et avec le soin de l’examiner et de l’approfondir”. Cette date marque le début de la “Réforme protestante”, et la conséquente division à l’intérieur de l’Eglise d’occident.
Depuis lors presque 500 ans sont passés, et ce moment de l’histoire n’est plus considéré simplement comme un moment obscure. Et même, on célèbre l’anniversaire avec l’expérience de 50 années de dialogue théologique entre les catholiques et les protestants. Le 21 octobre dernier une délégation de la Fédération Mondiale Luthérienne a été reçue par le Pape François, qui lui a remis le dernier fruit du dialogue théologique, au titre significatif: “Du conflit à la communion. L’interprétation luthéro-catholique de la Réforme en 2017”. Il a souligné surtout l’engagement à progresser dans l’œcuménisme spirituel qui constitue “l’âme de notre chemin vers la pleine communion”, et “nous permet de goûter déjà en avant première quelque fruit, même s’il n’est pas parfait”.
Comment pouvons-nous transmettre ce quelque chose de nécessaire pour une vie avec Dieu, pour laquelle cela vaut la peine de lutter? Comment transmettre à nos contemporains les traditions pour qu’ils soient soutenus dans la vie chrétienne intense sans creuser de nouvelle tranchée? Voilà les questions que pose ce document “Du conflit à la communion”. On en parle avec Heike Vesper, focolarine luthérienne d’Allemagne, actuellement en Italie, où elle collabore avec le Centre Un, secrétaire du mouvement des Focolari pour l’œcuménisme.
“Depuis 35 ans je vis la spiritualité de l’unité avec mes amis catholiques, orthodoxes, anglicans et réformés. De cette manière j’ai connu des personnes d’autres Eglises et leur vie avec Dieu. C’est un enrichissement extraordinaire. La grandeur de Dieu me surprend ainsi que l’agir de l’Esprit Saint que mon Eglise toute seule ne pourrait pas exprimer. J’avais environ vingt ans, je connaissais depuis quelques années le mouvement des Focolari, lorsque j’ai compris que Dieu m’appelait à donner un témoignage d’unité possible, justement avec la diversité que j’apportais dans la communauté. Malgré les peurs et les différences que je voyais par rapport aux catholiques, j’ai senti que j’avais le courage d’adhérer à cet appel de Dieu et je suis entrée dans une communauté des Focolari à Lipsia. L’expérience de ces années fut justement ce que le Pape a souligné le 21 octobre à la rencontre avec les Luthériens: “Dans la mesure où nous nous rapprochons avec humilité d’esprit à Notre Seigneur Jésus Christ, nous sommes surs de nous rapprocher même entre nous et dans la mesure où nous invoquons le Seigneur pour le don de l’unité, nous pouvons être certains que Lui nous prendra par la main et Lui sera notre guide”.
Les difficultés n’ont pas manqué, les perplexités pour certaines formes de la tradition catholique qui m’étaient inconnues. En recommençant j’ai toujours senti que je devais regarder ce que nous avions en commun et souvent je l’ai trouvé là où je ne m’y attendais pas. Cela m’a encouragée à me laisser guider par Jésus, par Jésus au milieu de nous. La première des 95 thèses de Luther sur les indulgences dit: “Notre Seigneur et maître Jésus Christ, en disant “faites pénitence”, veut que toute la vie des fidèles soit une pénitence”. Cela veut dire être capables de pardonner. Dieu me donne continuellement une chance, parce que Jésus sur la croix prend aussi tous mes manquements, ceux de chaque homme. Voilà ma “pénitence”: être capable d’oublier, de me réconcilier!
Le document “Du conflit à la communion” se termine par 5 impératifs œcuméniques qui invitent catholiques et luthériens à réfléchir sur les perspectives d’unité, pour donner visibilité au Corps du Christ. Ce qui confirme mon expérience dans le mouvement des Focolari:
- “partir de la perspective de l’unité et non pas du point de vue de la division, dans le but de renforcer ce qu’ils ont en commun, même s’il est plus facile de s’apercevoir et de faire l’expérience des différences”
- “Se laisser continuellement transformer par la rencontre avec l’autre et par le témoignage réciproque de foi”
- “s’engager à rechercher l’unité visible, à élaborer et développer ensemble ce que cela comporte”
- “redécouvrir conjointement la puissance de l’évangile de Jésus Christ pour notre temps”
- “rendre visible le témoignage de la miséricorde de Dieu dans l’annonce de l’évangile et au service du monde”
30 Oct 2013 | Focolare Worldwide

Père Kentenich
18 octobre 1914. Père Kentenich – prêtre allemand par la suite emprisonné dans le camp de concentration de Dachau – est acteur, avec un groupe d’étudiants, d’une profonde expérience spirituelle: une “alliance” d’amour avec Marie, la mère de Jésus, au service de toute l’humanité. Le fait est survenu à Schönstatt –d’où vient de nom du mouvement – proche de Koblenz sur le Rhin (Allemagne), à côté d’un sanctuaire, défini “originaire”, puis reconstruit à l’image du premier dans différents pays.
Le 18 octobre dernier, le Mouvement de Schönstatt a donné le départ, sur le lieu de la fondation, à l’année commémorative des 100 ans de sa naissance. A cette fête qui s’est prolongée jusqu’au 20 octobre, ont participé plus de 3000 personnes appartenant au mouvement en Allemagne. La commémoration s’est déroulée en même temps dans d’autres sanctuaires mariaux: au Portugal, au Paraguay et d’autres encore.
“
Schönstatt en dialogue” était le titre d’une des sessions, dans le but d’indiquer la route à suivre vers le futur, en rappelant aussi l’objectif premier: raviver la joie missionnairepour l’évangélisation et l’Alliance au profit des hommes dans le pays. Un grand espace a été réservé aux témoignages de divers mouvements de diverses Eglises et en particulier au réseau “Ensemble pour l’Europe” auquel Schönstatt participe depuis son début.
Dans ce parcours il a été fait mention de la visite à Schönstatt en 1999 de Chiara Lubich et d’Andrea Riccardi avec quelques dirigeants des Focolari et de la Communauté de Sant’Egidio. Pour l’occasion les deux fondateurs, avec le Père Michael Marmann et Soeur Doria pour le compte de Schönstatt, ont fait un pacte au nom de leur mouvement respectif, avec l’engagement de s’estimer et de s’aimer réciproquement.
Cette amitié entre les Focolari et Schönstatt date depuis longtemps. Un des moments les plus forts fut lorsqu’en 2001, en Suisse, à Mollens, un groupe de prêtres accompagnés du P. Marmann, successeur du P. Kentenich, posa une série de questions à Chiara, d’un côté sur un des points de la spiritualité de communion, qui est la figure de Jésus abandonné, d’un autre côté sur le rôle du prêtre, face à “la crise du ministère ordonné”. Comment sortir de la crise? “Il faut que le prêtre améliore son être même de chrétien – suggère Chiara – parce que son être de chrétien signifie vivre l’évangile, car c’est elle la voie de l’Esprit Saint… Avec l’évangile il fait réveiller l’Eglise. Et il réveille l’Eglise aussi bien chez les laïcs, que chez les prêtres, les évêques et les Papes. Donc, la ligne de l’Esprit Saint pour sortir de la crise est celle de remettre l’évangile en marche de manière parfaite, authentique.”
29 Oct 2013 | Focolare Worldwide
Les familles sont venues du monde entier au rendez-vous avec le Pape François, les 26 et 27 octobre, dans le cadre des initiatives proposées pour l’Année de la Foi. La rencontre, qui avait pour titre “Famille, vis la joie de la foi!”, a été organisée par le Conseil Pontifical pour la Famille. Sur la place en fête, 100.000 personnes représentant 75 pays. Mamans, papa, grands-parents et petits enfants, beaucoup d’enfants… ont accueilli le Pape François, parmi les applaudissements, les chants et des centaines de ballons colorés lâchés en l’air. Quelques familles de diverses parties du monde ont raconté leur histoire. Parmi lesquelles quelques unes appartenant à Familles Nouvelles des Focolari, mouvement qui a collaboré avec tant d’autres à la réalisation de l’événement. Trois couples de fiancés européens ont exprimé leur intention de se marier “malgré tout”; un couple marié, avec un enfant dans les bras, a annoncé l’arrivée du second enfant; une famille a raconté son choix courageux pour la mission; une autre sur la maintenant fameuse île du Sud de l’Italie, Lampedusa, qui a participé au sauvetage de quelques réfugiés érythréens; puis un naufragé nigérian sur la même île; et encore, une famille syrienne contrainte à l’émigration à cause de la guerre… “La vie est souvent fatigante, bien des fois tragique… – a dit le Pape après les avoir écoutés -. Mais ce qui pèse véritablement c’est le manque d’amour”. Le pontife a invité les familles à ne pas croire à la “culture du provisoire” qui coupe la vie en morceaux. “Les époux chrétiens ne sont pas naïfs – a-t-il dit – ils connaissent les problèmes et les dangers de la vie. Mais ils n’ont pas peur d’assumer leurs responsabilités. » Trois sont les paroles-clés qui, selon François, ne doivent jamais manquer dans une famille: “s’il te plait”, pour ne pas être envahissant; “merci”, pour se communiquer l’amour; “excuse”, pour savoir pardonner et toujours recommencer chaque jour (lire le texte intégral). Il y avait 19 chansons composées par des jeunes qui ont adhéré au concours “Talents de famille” et 4.200 dessins réalisés par des enfants suggérés par l’initiative “Présente ta famille au Pape François”. De la Place Saint Pierre est aussi parti un projet de solidarité pour les familles de la Syrie, en collaboration avec Caritas italienne et Caritas Syrie. Dimanche 27 octobre, dans un climat de recueillement la messe a été célébrée. Le Pape a invité une nouvelle fois à retrouver dans la simplicité la dimension de la prière et de la joie. “Priez en famille, les uns pour les autres”, a-t-il dit. Et à propos de la foi “ne la gardez pas pour vous comme un compte en banque”, mais partagez-la avec le témoignage et l’ouverture aux autres, en se lançant vers les périphéries (texte intégral de l’homélie du Pape François). L’événement a été précédé par la XXI° Assemblée plénière du Conseil Pontifical pour la Famille (23/25 octobre). “La famille fondée sur le mariage indissoluble, entre un homme et une femme, et ouverte à la vie, est le moteur du monde et de l’histoire”, a affirmé le Pape, mais “nous voulons rester proches des couples en crise et de ceux qui sont séparés”. Justement pour répondre à ce désir, le but du Synode des évêques de 2014-2015 sur la famille, “n’est pas de définir la théologie du mariage et de la famille – a spécifié Mgr Paglia – mais d’accueillir et d’écouter les familles, comme elles sont dans la complexité des différentes situations”. Pour approfondir: www.familia.va Vidéo – Radio Vatican
26 Oct 2013 | Focolare Worldwide
«Plus que de parler de mon histoire personnelle – raconte Stephane Isolan, jeune italien – je voudrais parler de la communauté qui m’a fait grandir.
En 1986 mes parents, paysans de plusieurs générations, ont déménagé à Loppiano pour se mettre au service de la ville pilote du mouvement des Focolari. Je n’avais que treize ans. Nous nous sommes trouvés immergés dans un milieu très accueillant, aussi bien du côté des focolarini que du côté des voisins qui ont commencé la culture paysanne toscane. Grâce à eux mon amour pour cette terre a grandi au cours des ans jusqu’à me pousser à entreprendre des études d’agronomie.
Travailler dans la Ferme Loppiano fut un grand cadeau: une entreprise qui met en son centre par dessus tout l’amour et le respect de la terre, la coopération entre les travailleurs et les associés, dans le but de faire naître de bons produits sains.
A Loppiano je voyais arriver et partir des personnes du monde entier. C’était devenu naturel pour moi d’avoir des amis de cultures et religions différentes. Je faisais dans ma peau l’expérience que, en laissant la place à l’amour que Dieu a mis dans le cœur de chaque homme, le monde uni est possible.
Entre temps, j’entretenais beaucoup d’amitiés à Incisa (le village d’à côté) et à Florence, je fréquentais une fille et participais à la vie de la paroisse. Avec le curé nous avons fait l’expérience de l’amour authentique et fécond de l’évangile. Un amour qui nous indiquait la route que Dieu avait pensé pour notre pleine réalisation. De ce groupe, en fait, de belles familles se sont formées, trois vocations à la vie religieuse, et une au sacerdoce: fruits tangibles de l’Amour de Dieu et parmi nous.
Je sens que je fais partie d’une communauté qui m’avait tant donné et à laquelle je désirais restituer quelque chose. Je me suis engagé dans la vie associative, en particulier dans le Laboratoire pour la Paix.
Au printemps 2004, j’ai reçu une proposition pour être candidat au Conseil communal d’Incisa. Après quelques jours de réflexion et d’échanges avec les jeunes des Focolari avec qui je partage tout et aussi avec les amis d’Incisa, j’ai répondu positivement à ce qui me semblait une manière de restituer le bien reçu. Ce furent cinq années vécues en contact étroit avec les gens. Entre sacrifices, succès et quelques échecs, nous avons travaillé – chacun selon ses propres convictions – pour rendre notre commune plus à mesure humaine. Un exemple concret: la récolte différenciée. Avec l’engagement du conseil et de tous les citoyens nous sommes devenus une des communes les plus vertueuses de Toscane. Je ne peux pas ne pas rappeler le grand but de l’union des communes d’Incisa et Figline, résultat d’années de collaboration et d’échanges avec les citoyens.

Bolivia 2012
De cette manière, ma famille naturelle, le mouvement des Focolari, les paroisses, la commune d’Incisa, la nature même qui m’entourait, formait de plus en plus une unique réalité. Pour cette grande famille je désirais me mettre à plein temps à son service. Je ne savais pas comment. Petit à petit une idée s’est glissée: répondre à l’amour reçu par l’Amour. J’ai senti l’appel de Dieu au sacerdoce qui pour moi, voulait dire orienter ma vie à Son service, et en conséquence aux frères et à l’humanité tout entière. C’est sûr que cela n’a pas été facile de laisser toutes mes activités. Encore plus difficile d’abandonner les miens et ma terre pour entrer au séminaire. Mais Dieu lui-même m’a fait faire l’expérience des paroles de Jésus: “Qui aura laissé père, mère, champs, pour mon nom recevra cent fois plus…” (Mt 19,20). Et c’est vraiment ce qui s’est passé. Même si je suis entré au séminaire en 2007, j’ai pu terminer ma charge de conseillé communal jusqu’à la fin de la législature en 2009, et en 2014 je serai ordonné prêtre.
Je voudrais témoigner que cela vaut la peine de vivre l’un pour l’autre, travailler pour rendre notre terre plus belle, cela vaut la peine d’aimer, chacun l’à où il est appelé. Et de tout cela, chaque matin et chaque soir je ne peux que remercier Dieu!”
(Témoignage raconté par Stéphane Isolan le 25 mai 2013)