Mouvement des Focolari
A “Ensemble pour l’Europe” va le Prix Européen  S. Ulrich 2014

A “Ensemble pour l’Europe” va le Prix Européen S. Ulrich 2014

«Nous sommes heureux et reconnaissants pour cet honneur», a commenté Gerhard Pross, porte parole du comité allemand du projet : « C’est pour nous un nouvel élan pour faire resplendir l’esprit de l’Ensemble, de la communion et des valeurs chrétiennes dans la société et dans les Eglises ». Les années passées, ont été récompensés, entre autres, l’ex-chancelier allemand Helmut Kohl, l’archevêque émérite polonais Alfons Nossol et la Communauté de Sant’Egidio.  « Ensemble pour l’Europe » nait à Ottmaring (Augsbourg, Allemagne), le 31 octobre 1999, après la signature historique de la même matinée de la « Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification ». Ce même jour, de fait, dans le Centre œcuménique de Ottmaring, se déroule la première rencontre de quelques mouvements et communautés catholiques et évangéliques, pour vivre ensemble l’évangile. Avec le temps la physionomie de « Ensemble pour l’Europe » se définit, elle se présente comme « une libre convergence des mouvements chrétiens –catholiques, évangéliques, réformés, anglicans et orthodoxes – qui, tout en maintenant chacun sa propre autonomie, agissent ensemble à des occasions déterminées pour des buts partagés, mettant à disposition l’aide de son propre charisme et de sa propre spiritualité ». L’objectif principal, donc, est celui de travailler ensemble pour « développer l’âme chrétienne de l’Europe ».  Le Prix S.Ulrich a été institué en 1993 par la Fondation européenne de S. Ulrich, à Dillingen, la ville natale du saint, en souvenir des mille ans de sa béatification. Dans la ville et la région, de fait, on sent un élan très fort pour travailler en faveur de la paix et pour la construction d’une Europe fondée sur les valeurs chrétiennes. Le Prix est assigné tous les deux ans à des personnes, initiatives ou institutions engagées dans le domaine politique, religieux, culturel, scientifique, économique et social, dans l’esprit de S. Ulrich pour l’unité de l’Europe. Dans la motivation du Prix 2014 on affirme que « la toile de ‘Ensemble pour l’Europe’ s’engage pour  une culture de la communion et une grande communauté solidaire en Europe fondée sur les valeurs chrétiennes. Elle favorise le développement de la liberté et du sens humanitaire minés par la crise financière et économique en Europe ». Doté de 10.000 Euro, le Prix sera offert au Comité international d’Orientation de « Ensemble pour l’Europe » au mois de mai 2014 à Dillingen.

A “Ensemble pour l’Europe” va le Prix Européen  S. Ulrich 2014

Learning Fraternity: Udisha, une aube nouvelle

Mumbai est le centre économique de l’Inde et une des villes les plus grandes et les plus peuplées du Pays.

Mais une grande partie de ses vingt millions d’habitants vivent dans les rues ou dans les taudis, les bidonvilles qui constellent le panorama urbain. Dans l’un d’eux situé à quarante minutes de train du centre-ville, au nord-ouest, quatre cent mille personnes habitent dans des conditions d’extrême pauvreté.

C’est justement ici qu’en 1997 – à partir du désir d’aider quelques familles du bidonville – est né un projet social en collaboration avec le ‘’Soutient à distance’’d’Actions pour Familles Nouvelles (AFN). En 2001, durant sa première visite en Indes, Chiara Lubich a encouragé à poursuivre et développer cette activité comme ‘’réponse concrète à la pauvreté qui nous entoure’’.

Dès lors le projet a grandi : aujourd’hui 115 enfants et jeunes y participent, ils ont de 4 à 22 ans. Les activités visent à soutenir la formation scolaire, soigner la nutrition et la santé, améliorer la qualité de vie des jeunes et des familles. En 2004 le projet a pris le nom de‘’Udisha’’ qui signifie ‘’Le rayon de soleil qui annonce une aube nouvelle’’. Aujourd’hui, Udisha participe aussi au projet Schoolmates (camarades de classe), projet du mouvement des Juniors pour un Monde Uni, imaginé pour promouvoir un lien entre les classes et les groupes de garçons et de filles de différents pays, et soutenir de micro-projets de solidarité.

Le groupe qui coordonne le projet est formé de quelques focolarini, des enseignants et des collaborateurs. Parmi eux, une psychologue, et un médecin qui met à disposition son hôpital pédiatrique, travaillant gratuitement. Le Cardinal et les évêques de la ville ont plusieurs fois exprimé le fait qu’ils appréciaient le témoignage donné par Udisha où se concrétise la ligne d’action en faveur des plus pauvres apparue au Synode diocésain. De même au niveau paroissial s’est créée une intense collaboration avec les diverses associations présentes. Grâce à quelques Gen2, Udisha est reconnue par l’Université comme centre où  peuvent avoir lieu les heures de ‘’service social’’ demandées par le programme scolaire.

Principales activités :

Formation scolaire. En Indes, les écoles ont 70 – 80 élèves par classe. Cela rend difficile de suivre individuellement les élèves, et pour passer les examens, ils sont tous obligés de suivre des cours de révisions privés et très chers. Les jeunes les plus pauvres ne peuvent pas se permettre cette dépense, et ils sont contraints à abandonner les études.  Pour cela, à Udisha on offre gratuitement les cours de révision des différentes matières. En outre on essaie de couvrir les frais pour les taxes scolaires, l’acquisition du matériel didactique et les uniformes pour les enfants. Périodiquement on organise des activités extra-scolaires à fin culturelle et récréative.

Formation interculturelle. A Udisha, des personnes de diverses religions vivent ensemble ; ce sont des chrétiens, des indous et des musulmans. Parmi les objectifs du projet : contribuer à construire une intégration culturelle, religieuse et linguistique entre les enfants, mais aussi entre les différentes générations. Pour cela on propose des échanges d’expériences et d’activités, en collaborant en particulier avec le Shanti Ashram de Coimbatore.

Assistance médicale. De nombreux enfants et jeunes sont victimes de malnutrition. Ils sont aussi des sujets à risque pour les épidémies saisonnières liées aux pluies ou aux inondations. Pour cela, durant l’année on effectue des visites médicales collectives en impliquant les médecins de la zone et en collaborant avec d’autres organisations. On essaie aussi d’intégrer  un régime familial avec des protéines, et des vitamines au moyen d’une distribution de repas adéquat et de compléments alimentaires reconstituants. Depuis quelques temps a commencé une activité de counseling (consultations) pour les enfants et les parents.

Formations pour les parents. Des rencontres d’approfondissement et de comparaisons sur des thématiques familiales sont organisées périodiquement pour les parents. Ce sont des occasions pour un échange enrichissant d’expériences, de conseils et de points de vue.

Micro-crédit. Depuis un an a commencé à Udisha une petite expérience de micro-crédit qui implique soixante mamans des enfants accueillis. Rassemblées en trois groupes, à travers des rencontres mensuelles elles sont formées sur le micro-crédit dans un climat de confiance réciproque indispensable pour le bon fonctionnement de l’activité. Cette année la distribution des prêts commencera.

Source: www.school-mates.org

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France: réconcilier pauvres et entreprises

« Le Village St-Joseph (au nord de Nantes, France) ouvre ses portes à ceux qui ont besoin de faire une pause… Les personnes souffrant de solitude, les familles, les exclus, les oubliés, les blessés de la vie… Sachant que nos pauvretés peuvent revêtir différents aspects: matériel, financier, spirituel, affectif, psychologique, culturel… » C’est ainsi que se présente, sur son site web, l’endroit original choisi pour passer une semaine d’atelier, en juillet dernier en France, organisée par les entrepreneurs français qui adhèrent à l’ÉdeC.

Créer des entreprises d’Économie de Communion est le titre choisi. « C’étaient des jours intenses – racontent Chantal et José Grevin – durant lesquels nous avons travaillé sur quelques projets de création d’entreprises selon l’esprit de l’ÉdeC à l’intérieur du village. Nous avons commencé par des activités déjà existantes: laboratoires de mosaïque, fabrication de produits pour le jardinage.

Notre équipe était composée de jeunes participants à l’atelier et de quelques résidents du village. Pendant toute la semaine, nous avons travaillé en adhérant pleinement aux rythmes de la vie quotidienne du village: moments de prière, repas en commun, veillées accompagnées de témoignages.

Les résidents du village sont des personnes blessées à l’intérieur, qui ont vécu la dépendance à l’alcool ou à la drogue, ou qui ont vécu dans la rue. Maintenant, ils reconstruisent leur vie, grâce à l’esprit de fraternité que l’on trouve à St-Joseph et à la vie de prière ensemble qui rythme la journée. Les jeunes aussi, venus pour l’atelier, souffrent à cause de ce qu’ils vivent dans leur entreprise. Nous avons tous vécu une forte communion qui nous a comblés.

L’atelier nous a fait découvrir quelques aspects essentiels de l’ÉdeC concernant les pauvres et la relation nécessaire de communion entre entrepreneurs et pauvres. Voici quelques points:

– Le travail comme outil indispensable pour mettre sa vie sur la voie de la guérison et pour retrouver sa dignité.

– Pour de nombreux résidents, entreprise est synonyme de souffrance. La société, en effet, a des blessés là; en conséquence, ils se sentent exclus et éprouvent répulsion et rejet.

– Ils considèrent l’ÉdeC comme un projet attirant qui les réconcilie avec le monde du travail.

– Dans les nouvelles entreprises à créer, le travail de chacun devra être considéré d’égale valeur, parce que chacun s’efforce de donner sa propre contribution. Et ainsi la communion fraternelle entre tous devient vraiment réelle.

L’ÉdeC, donc, ne peut reposer seulement sur des entrepreneurs avec une vision nouvelle de l’économie, mais aussi sur des « pauvres » qui ont le même mode nouveau de vivre les rapports de travail. Au Village St-Joseph, nous avons justement rencontré ces « pauvres », rétablis et sauvés par la vie de l’Évangile. Certains d’entre eux se sentent fortement attirés par les valeurs proposées par l’ÉdeC, comme les entrepreneurs, mais ne veulent pas devenir comme eux, et voient dans l’Économie de Communion une possibilité pour rentrer dans le système économique, celui qui les a écartés.

La collectivité de ce village participe pleinement au projet ÉdeC, pas vraiment à travers le partage des profits, mais parce qu’ils mettent en évidence les richesses des pauvres: le style de vie sobre, la qualité des relations fraternelles, le pardon, la confiance en la Providence, l’égale dignité de la contribution de chacun.

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Texas: Juniors pour un Monde Uni à l’œuvre!

J’habite dans une petite ville près d’El Paso, au Texas (USA), à la frontière avec le Mexique. Même si c’est un endroit qui n’offre pas beaucoup de possibilités, j’ai grandi avec les principes basés sur l’art d’aimer, qu’on m’a enseignés au centre éducatif des Focolari que je fréquentais enfant. En grandissant, nous avons commencé un groupe de Juniors pour un Monde Uni. Ce groupe, même petit, avait un impact sur la ville. Nous avons appelé notre premier projet « Colorer notre ville », lancé par des Juniors pour un Monde Uni dans le monde entier. Cela ne signifiait pas peindre la ville, mais apporter de la joie et beaucoup d’énergie positive. Une des initiatives a été celle de planter des arbres près des arrêts de bus. Ces plantes non seulement fournissent plus d’oxygène pour l’environnement, mais elles offrent aussi de l’ombre aux personnes qui attendent le bus. D’autres initiatives: la collecte de matériel scolaire pour les enfants au Mexique, l’envoi de lettres de soutien aux victimes du séisme en Haïti et, récemment, des visites dans un centre pour personnes âgées pour leur tenir compagnie. Nous avons toujours reçu l’appui de notre maire, qui non seulement nous a accordé divers permis pour nos projets, mais aussi son soutien pour réaliser un changement positif dans la ville. Même si El Paso est assez sûr, à cause de sa position à la frontière, les personnes sont continuellement exposées à la violence, à l’injustice et à la pauvreté. C’est pourquoi nous voulions trouver le moyen de transmettre les valeurs de paix, de fraternité et l’amour pour les jeunes, non seulement à El Paso, mais aussi à Ciudad Juárez, ville que nous considérons comme une « sœur », située de l’autre côté, et une des villes les plus dangereuses du Mexique. Ainsi, nous nous sommes engagés pour lancer un programme radio précisément à Ciudad Juárez. Nous avons attendu trois mois pour obtenir l’approbation, mais, finalement, nous avons créé une heure de programme appelé « Juniors pour un Monde Uni – Où seul l’amour peut changer le monde ». Pendant plus d’une année, chaque semaine, nous traversions la frontière pour être diffusés. Nous avons partagé nos initiatives et nos expériences sur notre méthode pour pratiquer l’art d’aimer dans la vie quotidienne. Au début, le programme était destiné aux jeunes, mais, ensuite, nous avons décidé d’ouvrir notre message à tous. Les auditeurs réagissaient par téléphone ou postaient des messages sur le site web de la radio. Une fois, la radio a retransmis un événement en direct, dans un restaurant à El Paso. Ils nous ont offert une heure de programme. La soirée consistait en des jeux, au partage de la Parole de Dieu et de nos expériences sur notre engagement à aimer les autres. Les programmes radios étaient beaux et divertissants, mais tout n’était pas toujours facile. En effet, certains d’entre nous ont abandonné le groupe, mais nous ne nous sommes pas laissé décourager. Nous avons même essayé de maintenir encore plus vivant le principe de nous aimer entre nous. Cependant, après environ un an, d’autres jeunes nous ont rejoints et nos activités ont repris avec force! L’initiative la plus récente s’intitule « Teens Got Talent Show », pour promouvoir l’unité et l’esprit de service. Nous avons invité les jeunes à partager leurs talents avec la communauté. L’événement s’est déroulé deux fois dans une bibliothèque locale et une fois dans une maison de retraite. Certains ont démontré des talents incroyables et, le plus beau: ils ne s’attendaient pas à être payés avec de l’argent, mais seulement avec les applaudissements d’un public heureux. Jose Castro Source: Living City online

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Mariapolis dans le monde, signes d’une société renouvelée par l’amour

Comme dans un réseau coloré, beaucoup de villes ont été idéalement unies par les nombreuses « mariapolis«  qui se sont tenues dans les lieux les plus divers de la planète. Les célèbres rendez-vous annuels des Focolari se sont déroulés de la Sicile à la Bolivie, de la Macédoine aux États-Unis. Chaque mariapolis a eu des caractéristiques et des thèmes différents, mais toutes avec le même esprit, basé sur la fraternité universelle et la construction d’une société meilleure et plus juste.

Quelques échos: en Russie, à Tcheliabinsk, près de l’Oural, la mariapolis a été une grande famille, avec la présence de quelques personnes handicapées, qui se sont senties « égales » et ont donné leur contribution au programme de manière très vivante.

De l’autre côté de l’océan, à Chicago (USA), nos amis musulmans, malgré le Ramadan, ont voyagé sans eau ni nourriture pour ne pas renoncer à la journée consacrée au dialogue interreligieux où, entre autres, des expériences sur l’amour au prochain ont été racontées par quelques familles, dont un couple musulman et un dont le mari est juif et la femme, catholique.

L’internationalité et l’interconfessionnalité ont été évidentes aussi en Macédoine, où le thème choisi pour l’approfondissement « L’autre différent de moi, un autre moi » a immédiatement alimenté la communion entre tous, entre jeunes et adultes, entre musulmans, orthodoxes et catholiques, entre Macédoniens et Albanais, et aussi avec ceux du Kosovo. Le splendide décor naturel, les promenades et les jeux sportifs ont été l’occasion de s’ouvrir et d’entrer dans les différentes histoires de vie.

La devise qui pourrait résumer la mariapolis de la Lituanie était: « Être prêts ». Un premier pont a été construit avec la Syrie, en invitant tout le monde à prier le time out pour la paix chaque jour, et à récolter des fonds pour la population en guerre; presque 450 euros (montant correspondant à la cotisation de 11 participants à la Mariapolis). Mais beaucoup de nouveaux ponts ont été construits aussi entre personnes de différents langues et cultures: des Estoniens, des Lettons et des Lituaniens étaient présent. Les barrières de la langue ont été surmontées en utilisant le russe, que les adultes ont encore en commun, alors que les jeunes parlent anglais entre eux.

De l’autre côté du globe aussi, en Indonésie, la barrière linguistique n’a pas freiné l’unité. Indonésien, chinois et anglais ont été les langues utilisées par les 125 participants à la Mariapolis de Yogyakarta.

Un peu dans le monde entier a donc été vécue une expérience extraordinaire, la même qui se répète lorsqu’il y a l’amour évangélique à la base des rapports. En effet, en Argentine, la devise de la mariapolis était « Une expérience de société renouvelée », pour souligner qu’il est possible de transformer la société si on commence par nous-mêmes, par ce qui nous entoure, en étant fidèles dans les petites choses. Des enfants aux personnes âgées, tous ont expérimenté les différentes facettes de l’amour: tangible, joyeux, vrai, concret.

A “Ensemble pour l’Europe” va le Prix Européen  S. Ulrich 2014

Du Caire: “Nous prierons ensemble dans les rues”

«Nous voulons vous assurer que tous les membres du mouvement en Egypte vont bien”, voilà ce qu’ils écrivent de l’Egypte.

«  Le 14 août – continuent-ils – ce fut une journée très douloureuse pour le pays et, spécialement, pour les chrétiens. Comme on s’y attendait depuis longtemps, le gouvernement a décidé de déblayer les places occupées et malheureusement la réaction a été violente à la surprise de tous, non seulement contre l’armée mais aussi contre les chrétiens. Dans tout le pays, les églises les plus anciennes et significatives, des couvents, des écoles tenues par des religieux et religieuses ont été brûlés. Tout de suite les musulmans modérés se sont mis ensemble contre ces attaques et beaucoup se sont offerts pour protéger eux-mêmes les églises. Mais de nombreux chrétiens, reconnaissants, ont répondu qu’ils ne devaient pas mettre en danger leur vie parce que les murs peuvent être reconstruits ensemble, une fois la violence passée.

“L’Eglise copte est en train de donner un témoignage fort: le Pape Tawadros a demandé aux fidèles de ne pas répondre d’aucune manière aux actes de violence et d’ajouter: “ils brûleront les églises ? Nous prierons dans les mosquées. Ils brûleront les mosquées ? Nous prierons dans les églises. Ils brûleront les deux? Nous prierons ensemble dans les rues, parce que nous sommes tous égyptiens”.

« A. M. d’Assiout, une ville très touchée, a dit : « les églises se sont transformées en encensoirs qui arrivent jusqu’au Ciel pour demander à Dieu qu’il ait miséricorde envers son peuple et fasse des miracles. »

“On a proclamé un mois d’état d’émergence et, dans d’autres villes, le couvre-feu a été instauré entre 19h et 6h du matin. Bien sûr c’est une situation grave et nous vivons des moments d’incertitude, mais nous sommes soutenus par la foi solide en l’amour de Dieu, foi présente non seulement en nous mais en tous les égyptiens chrétiens et musulmans.

« Nous sentons fortement le soutien par prière de tout le mouvement dans le monde, et en cette fête de l’Assomption, nous avons confié à Marie ce peuple  qu’elle aime tant.

Enracinés dans la vie de l’évangile qui nous porte à aimer tout le monde et à nous aimer entre nous dans le moment présent, nous offrons cette grande souffrance pour renforcer l’espérance en une paix stable non seulement ici mais en tout le Moyen Orient ».