9 Mai 2013 | Focolare Worldwide
« Voie vers la sainteté »: Jean-Paul II, au point 87 de l’exhortation apostolique Ecclesia in Africa, présente ainsi le processus d’inculturation, ayant encouragé les évêques du Kenya dans cette direction dès 1980 déjà. En mai 1992, en profonde harmonie avec la pensée du souverain pontife, Chiara Lubich crée à Nairobi (Kenya) une école d’inculturation selon la spiritualité de l’unité et pressent à quel point « se faire un plus profondément, qui est ‘se faire tout à tous’ de saint Paul (1 Cor 9,22) » est « une arme ultra-puissante ». « On ne peut pas entrer dans l’esprit d’un frère – explique Chiara – pour le comprendre… si notre esprit est rempli d’appréhension, de jugement. » « Se faire un » – poursuit-elle – signifie se mettre face à tous en position d’apprendre, parce qu’il y a réellement des choses à apprendre. Cela signifie couper complètement la racine de ta culture et entrer dans la culture de l’autre, le comprendre et le laisser s’exprimer, jusqu’à ce que tu l’aies compris. Quand tu l’as compris, alors oui, tu pourras commencer le dialogue avec lui et passer aussi le message évangélique à travers les richesses qu’il possède déjà. » C’est donc l’inculturation, conçue par Chiara comme un « échange de dons »: « Ainsi, le frère a donné en premier et nous, ensuite, nous avons fait pareil… et sur ce quelque chose de ‘vivant’ nous pouvons – en servant – greffer avec douceur, avec amour, avec une discrétion illimitée, ces aspects de la vérité, du message évangélique que nous portons. Ils donnent plénitude et complétude à ce en quoi ce prochain croit déjà et sont par lui souvent attendus, presque désirés; des aspects qui entraînent avec eux, ensuite, toute la vérité. » En résumé, Chiara déclare, en visitant la cité-pilote de Fontem (Cameroun) en 2000: « c’est l’amour qui doit nous guider dans l’inculturation, c’est ainsi qu’agit l’Esprit Saint ». Durant ces 21 ans, différentes éditions de l’école d’inculturation se sont succédé, tous les deux ans. Elles ont, d’une édition à l’autre, traité d’un seul aspect, culturel ou existentiel du vécu: la propriété et le travail; le concept de Dieu; personne et communauté; réconciliation; souffrance, maladie et mort; éducation; communication; le sacré dans la religiosité traditionnelle de l’Afrique subsaharienne. Cette année, du 10 au 13 mai, le sujet de réflexion sera « la personne dans les cultures africaines« , traité comme d’habitude selon trois perspectives: dans la culture africaine traditionnelle, dans les Saintes Écritures et dans le Magistère de l’Église à la lumière du Charisme de l’unité. Source: extraits de Chiara Lubich dans la Présentation de l’ouvrage « Le sens du sacré dans l’Afrique subsaharienne » Opus Mariae, Nairobi, Centre pour l’inculturation, 2012, pp.5-7.
8 Mai 2013 | Focolare Worldwide
Parfois, ce sont les évènements les plus simples qui peuvent renfermer un message important: Zwochau est un petit village allemand, à environ 20km au nord-est de Leipzig. Depuis le 1er janvier 2013, il forme avec deux autres villages une nouvelle commune. Un pas incontournable, qui ne s’est pourtant pas fait sans tensions ni blessures. Zwochau n’a guère plus de 1000 habitants, une ancienne église et, depuis 1993, il accueille un centre de rencontres et de formation des Focolari: le Centre Mariapolis. Les focolarini, bien insérés dans la vie de la petite communauté, fréquentent les assemblées communales et les activités des diverses associations présentes dans le village. Par ailleurs, malgré le fait que la majorité de la population n’ait pas de convictions religieuses, le Centre Mariapolis est utilisé par les voisins pour les fêtes de famille, les mariages et les anniversaires. Tous s’entraident, comme chacun a été habitué à le faire surtout à l’époque de la DDR.
Il était donc, par conséquent, logique que les amis les plus proches expriment le désir d’avoir une rencontre avec la présidente des Focolari, Maria Voce, qui a justement débuté son voyage en Allemagne à Zwochau. Une trentaine d’habitants réunis le dimanche 5 mai après-midi, pour prendre un café avec elle. Parmi eux, le maire, le précédent maire, le capitaine des sapeurs-pompiers, le président du club de ping-pong. Ils ont offert à la présidente une corbeille de produits typiques: de la laine, une tisane d’herbes locales, un nettoyant pour métaux produit à Zwochau. Puis, ils ont demandé à Maria Voce, en tant qu’«experte de la culture de la confiance», un conseil sur comment arriver à une vraie communion à l’intérieur de la commune, marquée par tant de différences et aussi des blessures.
La présidente prend comme exemple la corbeille qu’elle vient de recevoir: «Confiance – explique-t-elle – signifie justement partir de l’idée que l’autre peut être un don pour moi, qu’il a quelque chose de bon à donner». Alors, il s’agit d’être curieux, d’aller à la recherche de ce bien que possède l’autre, de créer une telle atmosphère, un tel rapport, d’encourager chacun à puiser le meilleur de lui-même et à en faire cadeau. Une partie du village sera capable de fabriquer la laine, l’autre de recueillir l’herbe, une autre encore de produire le nettoyant pour métaux. Si chacun donne le meilleur de lui, petit à petit on compose une belle corbeille dans laquelle chacun est représenté avec sa caractéristique propre, et la composition dans son ensemble peut devenir une contribution pour le bien de tous. Une image, ou mieux, un message valable seulement pour le village de Zwochau? Ou bien peut-il être également une suggestion pour d’autres types de collectivité de personnes, de groupes, d’associations, de villes? Pour les personnes présentes, cela a été un moment de grande joie. Un évènement simple, mais avec un message universel. Joachim Schwind
7 Mai 2013 | Focolare Worldwide
Je connais le mouvement des Focolari depuis que je suis gamine. Cependant la séparation de mes parents a été l’occasion de redécouvrir mon rapport à Dieu durant ces deux dernières années. Moments difficiles s’il en est, durant lesquels j’ai vu toutes mes certitudes mises à mal, et remis en cause à plusieurs reprises ma foi en Dieu et son amour à mon égard.
Étant l’ainée, j’ai été celle sur qui le poids de la situation pesait le plus. Mes parents ne faisaient que me retenir des heures au téléphone, à écouter les griefs qu’ils avaient l’un contre l’autre. Je me suis donc sentie très seule à cette période, sans points de référence et Dieu loin de moi: Je n’entendais que Son silence.
Mais un jour, alors que je croyais que pire situation ne pouvait exister, j’ai reçu un appel de ma mère me faisant part des suggestions de son avocat: nous faire témoigner, ma sœur et moi, contre mon père à la barre du tribunal. D’après elle c’était le seul moyen de faire aboutir la procédure de divorce rapidement.
Le ciel m’est tombé sur la tête! J’étais très tiraillée: en effet mon père s’était très mal comporté à notre égard, et malheureusement je n’avais jamais pu établir une relation forte avec lui. De plus quelques jours avant il avait vraiment dépassé les bornes : c’était mon anniversaire et il m’avait appelée, non pas pour me le souhaiter (ça lui était sorti de l’esprit), mais pour se défouler et se plaindre de ma mère, comme d’habitude.
J’étais au sommet du désespoir, pourtant, après des mois de “silence” j’ai ressenti la voix de Dieu claire et forte en moi, qui me disait de ne pas me laisser envahir par la colère et de ne penser qu’à aimer, toujours et contre vents et marées, sans rien attendre en retour.
J’ai pris mon courage à deux mains, et dit à ma mère que je ne témoignerai pas contre mon père. Elle n’a vraiment pas apprécié et s’est emportée contre moi, m’accusant de ne pas vouloir l’aider. Nous ne nous sommes pas téléphoné plusieurs jours durant, pendant lesquels j’ai beaucoup souffert, malgré ma conviction que ce «non» que je lui avais dit était un «oui» à Dieu.
Contre toute attente, à partir de ce moment-là, les choses ont commencé à s’améliorer. Progressivement les nœuds se sont desserrés les uns après les autres, mais surtout mes parents ont compris qu’ils ne devaient pas impliquer leurs filles dans leurs problèmes. Une fois la crise passée, ma mère a compris et partagé le sens de mon refus, nos relations en sont sorties renforcées. Mon père ayant eu connaissance de ma décision, a été «frappé par mon courage», du coup nous avons fait des pas l’un vers l’autre.
Je sens maintenant en moi une force, une sérénité et une foi toutes neuves, issues de la certitude que je ne suis pas seule, y compris dans les moments ou je n’entends pas Sa voix, Il est toujours à mes côtés. C’est vrai que Dieu demande de tout lâcher pour Le suivre, mais au bout du compte ce qu’Il donne en échange a plus de valeur que toute autre chose abandonnée. C’est véritablement le centuple promis !
T- Italie
6 Mai 2013 | Focolare Worldwide

Berlin – Parmi les personnes de différentes cultures et religions présentes, il y a le nonce apostolique, Mgr Jean-Claude Périsset, l’évêque auxiliaire émérite de Berlin, Wolfgang Wieder, l’ambassadrice de la République Démocratique du Congo, Clementina Shakembo Kamanga, et Sona Eypper, présidente du Couvent international des Communautés chrétiennes à Berlin.
Avec des extrais de vidéo et quelques interviews sur la scène, les organisateurs de la soirée donnent un rapide panorama de l’engagement du Mouvement des Focolari sur les différents fronts du dialogue: entre cultures et religions, en économie et politique, et entre les générations.

Dans son intervention, Maria Voce rappelle quelques défis importants de la société actuelle en Europe et dans le monde entier: les besoins matériels aggravés par la crise financière, les réserves face à la migration croissante, les tensions sociales provoquées par la diversité culturelle et l’insuffisante intégration.
«Nous avons découvert le dialogue comme voie par excellence qui peut être parcourue avec de grandes chances de succès par tous ceux qui veulent contribuer à réaliser la fraternité universelle», explique la présidente. «Le dialogue est un style de vie, une culture nouvelle, que le Mouvement peut et veut offrir aux hommes et femmes d’aujourd’hui».
Si chaque personne se laissait guider par la conscience d’être fils ou fille d’un unique Père et par conséquent frères et sœurs entre eux, alors on aurait toutes les chances d’arriver à un vrai «dialogue entre les personnes et non pas entre des idéologies ou des systèmes de pensée», c’est-à-dire un échange caractérisé par la miséricorde, la compassion et l’amour.

Maria Voce voit dans les médias des instruments très adaptés pour ce type de dialogue, pourvu que les contacts ne soient pas «brefs, éphémères, dépourvus de sens ou exclusivement virtuels». Il s’agit au contraire de «transformer les contacts en relations, c’est-à-dire de construire des réseaux de vraie fraternité».

Après son discours, s’ensuit un dialogue animé et profond avec le public: comment faire, lorsque l’autre n’a aucun intérêt à créer un rapport fraternel? Est-ce juste de juger les réseaux sociaux comme des instruments superficiels dans les rapports entre les personnes? Maria Voce répond de façon très concrète, en donnant des exemples de sa vie et en invitant les personnes à faire toujours le premier pas.
«Pour moi – c’est le bilan de sa première prise de contact avec la capitale allemande – Berlin est une ville qui témoigne des plaies de l’histoire. Ici, cependant, les murs ont aussi été abattus. Vous, Berlinois, vous présentez ces plaies, mais invitez d’autres à en partager les fruits».
«Maria Voce ne s’arrête pas à la théorie – affirme le nonce, Mgr Périsset, qui avait reçu la présidente des Focolari le matin même – elle nous invite à abattre des murs, à construire des ponts et à faire nous-même le premier pas. Ceci est important aussi dans mon travail de diplomate. Dieu délivre le monde en nous et à travers nous. Or ça, je l’ai vu et vécu ce soir».
Andrea Fleming
4 Mai 2013 | Focolare Worldwide

C’est le 1er mai et il est 16h30 à Jérusalem: un certain nombre de jeunes s’est rassemblé près de l’escalier dans la vallée du Cédron que Jésus, selon la tradition, aurait parcouru en priant son Père: «Que tous soient un» (Jn, 17, 21). Les jours précédents, ces même jeunes ont sillonné les routes de cette terre, berceau d’une culture millénaire mais souvent théâtre de contrastes et de divisions, en alternant des moments artistiques et workshop avec des moments de rencontres et d’approfondissement sous le signe du dialogue et de la multi-culturalité. Aujourd’hui, ils viennent de conclure une marche, avec une banderole qui exprime un programme de vie: Be the bridge. «Etre nous-mêmes des ponts entre tous par notre vie», explique Nalik, portugaise, durant la liaison qui réunit Jérusalem, Mumbai, Budapest et Loppiano (en Italie), dans une unique grande étreinte étendue du fait d’internet et des satellites.
A Budapest plus de 150 jeunes sont venus à l’Angle de la Fraternité, inauguré à l’occasion du Genfest: cinq bancs de pierre sur lesquels est gravée la Règle d’or, fondement de la fraternité, en plusieurs langues différentes. A côté d’eux, Mr Miklos Rethelyi, président de la Commission Nationale Hongroise pour l’Unesco, reçoit les fiches qui décrivent les nombreux «Fragments de fraternité» réalisés dans son pays. On appelle «Fragments de fraternité», des actions qui visent à construire la fraternité au niveau local, dans les villes, dans les quartiers et au niveau mondial avec une large typologie de gestes qui vont des expériences personnelles vécues dans le quotidien aux interventions immédiates pour assister des victimes de tremblements de terre, d’inondations, de guerres, de famines. Pour le représentant de l’Unesco, il ne s’agit pas seulement de «bonnes intentions, mais aussi d’activités de nombreux hommes et femmes hongrois qui ont permis de renforcer les liens fraternels».
Mumbai contribue avec une expérience de pardon, et Loppiano avec le chant Crossin’ the bridge, en harmonie avec le message – envoyé aux 3000 jeunes présents – de Maria Voce, présidente du Mouvement des Focolari : «Le pont sert vraiment à unir (…); ne vous lassez pas de vous tourner vers les jeunes que vous avez à côté de vous. Le premier pas est souvent celui qui coute le plus, mais courage, nous le faisons ensemble».
On présente ensuite United World Project, né dans le cadre du Genfest et United World Watch (l’observatoire de la fraternité) qui recueille les gestes quotidiens, les réalisations originales et imaginatives. Mme Shyami Puvimanasinghr – officier de l’ONU pour le Droit au développement, dans un message par vidéo – encourage les jeunes à participer aux travaux du prochain Forum Social (en Afrique du Sud, 11-13 décembre 2014) avec enthousiasme et idéal.
A peine conclue, la journée marque le début de la Semaine Monde Uni (United World Workshop) annuelle, exposition d’un style de vie et d’initiatives qui expriment l’accueil, la disponibilité, les partages, les rapports authentiques. Les jeunes des Philippines ont choisi d’être, discrètement, au service des «plus pauvres parmi les pauvres» dans quelques quartiers de Manille. A Bruxelles, des jeunes en provenance des différentes communautés linguistiques de la Belgique, avec le projet ‘Let’s peace- together4peace’ communiquent leur joie de vivre «l’art d’aimer» aux plus de 600 jeunes présents. Au Portugal, s’alternent café-concerts, actions de volontariat, prestations artistiques. En Zambie, est présenté le projet à d’autres jeunes. A Yogyakarta, en Indonésie, on prépare le premier Youth Day des Jeunes Pour un Monde Uni, avec l’intention, ici aussi, de montrer que non seulement la fraternité n’est pas une utopie, mais qu’elle commence déjà à écrire les pages d’une nouvelle histoire.
3 Mai 2013 | Focolare Worldwide
« Le projet ‘Let’s bridge – Together4peace’ (Construisons des ponts-Ensemble pour la Paix) a changé notre vie et continue à la changer chaque jour » dit l’un des jeunes présentateurs à la fin de l’après-midi pétillante qui a eu lieu le 20 avril au Collège St Michel à Bruxelles. Danse Hip Hop ou Pop Funky, jeux scéniques, témoignages, chants, décors, vidéo-clips … tout est fait maison par les 70 jeunes qui occupent la scène pendant 2 heures. Tout exprime le ‘lifestyle4peace’ qu’ils ont adopté depuis qu’ils se sont lancés dans la représentation de la comédie musicale ‘Streetlight’, à Tours&Taxis, en mai 2012, avec l’aide du groupe international Gen Rosso. Très différents les uns des autres (jeunes de 14 à 25 ans, de toutes les Régions de Belgique, de diverses origines culturelles et de diverses croyances), ces jeunes avaient relevé le défi d’aller à la découverte de l’autre et en étaient sortis soudés, unis dans la diversité. Le désir de transmettre leur expérience les a poussés à préparer pour d’autres ados et jeunes une matinée d’activités sportives et de team-building, puis le spectacle de l’après-midi pour toutes les générations. Ils ont porté leur histoire commune sur scène, leur rêve d’un monde différent, où chacun a sa place. Un rêve pour lequel « ils s’engagent très concrètement, en faisant des choix, moment après moment, qui passeront peut-être inaperçus, mais qui rendent la vie palpitante », comme le dit Lauriane, de Sprimont, dans la présentation du spectacle. Quelques extraits de ce que les jeunes ont partagé sur scène :
Amy : « J’essaie d’appliquer la Règle d’Or : ne fais pas à l’autre ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse. […] Il n’est pas tellement important que les autres m’acceptent, il est bien plus important que moi je respecte les autres et les accepte, pour pouvoir grandir et devenir peu à peu la personne que je voudrais être. Je n’ai pas eu d’éducation religieuse, et je n’ai pas la foi, mais je vois que chacun tend vers le même objectif. Qu’on soit musulman, chrétien ou bouddhiste, si on est sincère et croit qu’en chacun il y a quelque chose de bon, on est tous unis. L’utopie de Jésus, nous l’expérimentons entre nous, tous ensemble. Nous ne sommes pas un groupe religieux, mais nous faisons l’expérience que beaucoup de passages de la Bible sont vrais. Le monde devrait être ainsi, tous former une famille. » Abou : « … il y a un an, j’ai vécu une agression qui a déclenché une angoisse et une haine au fond de moi dont je n’arrivais pas à me débarrasser. Quelques mois plus tard je me suis lancé dans le projet ‘Streetlight’ et j’ai commencé à fréquenter les scouts musulmans. […] Dans le groupe de ‘Together4peace’ j’ai rencontré des jeunes qui avaient la paix en eux, des jeunes différents de ceux que je voyais toujours. […] J’ai appris que ça ne sert à rien d’utiliser la violence… » Juliette : « J’ai eu la chance de rencontrer des jeunes, mais aussi de moins jeunes qui sont vraiment extraordinaires pour moi. Ces gens m’ont touchée par leur foi. […] Avant, je croyais plus par convention que par conviction. J’ai commencé à me poser des questions et à me re-positionner vis-à-vis de Dieu. […] J’ai pu trouver cette paix précieuse que m’apporte un roc sur lequel à tout moment je peux m’appuyer. Je ne me sens plus seule nulle part et c’est une liberté immense que de pouvoir être moi où que j’aille parce que je sais que Lui m’aimera toujours. » Ou encore l’expérience de plusieurs Flamands qui ont rejoint des jeunes d’origine africaine à Jemappes, pour un tournoi multisports. Et le ‘United World Project’, réseau mondial qui permet de faire connaître les initiatives pour une plus grande fraternité dans le monde. Sans compter les initiatives à venir pour continuer ‘Together4peace’… La journée du 20 avril a montré quelle peut être la créativité des jeunes lorsque des animateurs adultes acceptent le défi de leur faire pleinement confiance, de croire en eux. C’est cette base du projet ‘Let’s bridge’ qui a été illustrée le matin lors d’une table-ronde avec environ 300 adultes. Parents, grands-parents, enseignants, éducateurs partageaient leur vécu, tandis que le pédopsychiatre P. Adriaeenssens commentait chacun des témoignages avec son expertise. Une des conclusions majeures de la table-ronde – ‘le problème, ce ne sont pas les jeunes, mais notre façon de les approcher’ – a été confirmée par ce que les jeunes de Together4peace ont donné de vivre aux 600 personnes de tous âges qui ont assisté à leur spectacle. www.focolare.be