Mouvement des Focolari

Chiara Lubich : « Aimer la patrie de l’autre comme la sienne »

Mar 7, 2015

Un court extrait du discours de Chiara aux Nations Unies, le 28 novembre 1997 à New York : Vers l'unité des Nations et des peuples. #politcs4unity

« Grâce à cette spiritualité, aujourd’hui, des hommes et des femmes de presque toutes les nations du monde, lentement mais résolument, tentent d’être, au moins dans leur milieu, les germes d’un peuple nouveau, d’un monde de paix, plus solidaire surtout des plus faibles, des plus pauvres, d’un monde plus uni.

Grâce à elle, nous pensons devoir apporter notre contribution ici aussi, dans cette « maison » de rencontre des peuples, pour soutenir avec une plus grande force d’âme les efforts qui sont faits pour que l’ONU devienne un instrument adéquat aux attentes de l’humanité.

D’ailleurs, la nécessité de redécouvrir le sens de la réciprocité fait désormais partie du « sentiment commun » des leaders de la vie internationale. C’est un des points fondamentaux des rapports internationaux et la réciprocité est aussi à la base de notre spiritualité et donc de notre action. Elle requiert que l’on dépasse les anciennes et nouvelles logiques d’alliance, établissant au contraire des relations avec tous, comme l’exige le véritable amour. Elle demande que l’on agisse en premier, sans conditions et délai. Elle porte à considérer l’autre comme un autre soi-même et donc à concevoir, suivant cette ligne, tout type d’initiative : désarmement, développement, coopération.

Cette réciprocité est en mesure d’amener chaque leader de la vie internationale à vivre l’autre, à connaître ses besoins et ses capacités, non seulement dans les situations d’urgence, mais à en partager chaque jour l’existence.

La paix, comme en témoignent aussi les finalités et l’action des Nations unies a des noms nouveaux et demande, en premier lieu, un effort que l’ONU – avec votre apport spécial et la contribution de tous ‑ peut soutenir : dépasser la catégorie de l’ennemi, de n’importe quel ennemi.

Exclure la guerre ne suffit pas, il faut créer les conditions pour que chaque peuple puisse aimer la patrie de l’autre comme la sienne, dans un échange de dons, réciproque et désintéressé.

Que Dieu, le Père de tous, rende nos efforts féconds ainsi que ceux de toutes les personnes qui se vouent à la réalisation du noble objectif de la paix ».

Chiara Lubich

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