Mouvement des Focolari

Décembre 2007

Nov 30, 2007

« L’amour est le plein accomplissement de la loi » (Rm 13,10).

C’est par ces mots que se conclut une section de l’épître aux Romains où Paul présente la vie chrétienne comme une vie animée par l’amour de nos frères. Tel est, en effet, le nouveau culte spirituel que le chrétien est appelé à offrir à Dieu sous la conduite de l’Esprit Saint , l’auteur principal de cet amour dans nos cœurs. Synthétisant le contenu de cette section l’apôtre affirme que l’amour du prochain nous permet de réaliser pleinement et parfaitement la volonté de Dieu indiquée dans la Loi (c’est-à-dire dans les commandements). L’amour de nos frères est la façon la plus authentique de démontrer à Dieu notre amour envers Lui.

« L’amour est le plein accomplissement de la loi. »

En quoi consistent alors cette plénitude et cette perfection ? On peut le déduire des versets précédents où l’apôtre décrit les expressions et les effets de cet amour.
En premier lieu l’amour véritable envers le prochain ne lui fait aucun tort . Par conséquent, il nous fait vivre tous les commandements de Dieu , puisque leur premier objectif est de nous empêcher de faire du mal, à nous comme aux autres.
Cet amour nous porte non seulement à ne faire aucun tort à nos frères, mais il nous pousse aussi à accomplir envers notre prochain tout le bien dont il a besoin .
Cette Parole nous conduit à un amour solidaire, sensible aux besoins, aux attentes, aux droits légitimes de nos frères et sœurs. À un amour respectueux de la dignité humaine et chrétienne ; à un amour pur, compréhensif, capable de partage, ouvert à tous, comme nous l’a enseigné Jésus.
Cet amour n’est possible que si nous sommes disposés à sortir de notre individualisme et de notre suffisance. C’est pourquoi cette Parole nous aide à surmonter toutes les tendances égoïstes (orgueil, avarice, luxure, ambition, vanité) que nous avons tous et qui sont le principal obstacle à l’amour .

« L’amour est le plein accomplissement de la loi. »

Comment allons-nous vivre, en préparation de Noël, cette Parole de vie ? Nous garderons présentes à l’esprit toutes les exigences de l’amour du prochain auxquelles elle nous renvoie. D’abord nous nous appliquerons à ne faire aucun mal à notre prochain. Nous aurons constamment à l’esprit les commandements de Dieu qui concernent notre vocation, notre activité professionnelle, le milieu où nous vivons. Pour réaliser l’amour chrétien, la première exigence est de ne jamais aller contre les commandements de Dieu.
Puis nous veillerons à ce qui constitue l’âme, le moteur, l’objectif de tous les commandements. Nous l’avons vu : chacun d’eux a pour but de nous conduire à un amour plus vigilant, plus délicat et respectueux, plus concret envers nos frères. En même temps nous chercherons à nous détacher davantage de nous-même, à dominer notre égoïsme, comme l’exige l’amour chrétien. Nous accomplirons ainsi « pleinement » la volonté de Dieu. Nous lui prouverons notre amour de la façon qui lui est agréable .

« L’amour est le plein accomplissement de la loi. »

Voici l’expérience d’un avocat italien employé au Ministère du Travail. « Un jour, raconte-t-il, j’avais présenté au directeur d’une entreprise une réclamation des ouvriers sur le non-respect de la réglementation en matière de salaires. J’étais enfin parvenu à prouver les irrégularités. Je demande à Jésus la force d’être fidèle à ses paroles, demeurant à la fois dans la charité et dans la vérité. Face aux preuves, le propriétaire se défend en dénonçant l’injustice de certaines lois. Je lui fais remarquer que nous ne pouvons prétexter l’incohérence des textes pour justifier nos erreurs. Au cours de la discussion, je me rends compte qu’il partage avec moi les exigences de justice et d’égalité, mais qu’il s’est laissé entraîner par tout un courant de pensée. À la fin il me dit : « Vous aviez le moyen de m’humilier et de m’écraser, mais vous ne l’avez pas fait. C’est donc mon devoir de réparer. » Une urgence l’attend. Nous n’avons pas le temps de rédiger l’acte de conciliation. Il signe alors une feuille blanche qu’il me remet, me donnant ainsi la preuve de son accord pour rétablir la situation. »

Chiara LUBICH

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

S'abonner à la lettre d'information

Mot du jour

Articles connexes

Chiara Lubich : « Sais-tu où nous sommes ? »

Chiara Lubich : « Sais-tu où nous sommes ? »

16 juillet 1949, Chiara Lubich se trouve à Tonadico, dans les Dolomites, en Italie du Nord de l’Italie, pour une période de repos avec quelques-uns de ses premiers compagnons et compagnes. Ils y sont rejoints par l’Honorable Igino Giordani, que Chiara appelait Foco. Ce jour-là, Chiara et Foco scellent un Pacte d’unité, prélude à l’expérience spirituelle et mystique que Chiara vivra entre 1949 et 1951. Une période connue sous le nom de « Paradis de 1949 », dont les textes ont récemment été publiés. Dans l’introduction de cet ouvrage, le théologien Piero Coda propose quelques approfondissements « pour une lecture théologique » du texte. Nous en publions un extrait, lié précisément au Pacte du 16 juillet. Il est accompagné d’une courte vidéo de Chiara Lubich datant du 20 décembre 1999, dans laquelle elle raconte aux Gen – les jeunes des Focolari -, cette expérience de lumière.

Évangile vécu : de la semence au fruit

Évangile vécu : de la semence au fruit

La Parole de Dieu est comme une semence qui, lorsqu’elle est accueillie avec un cœur ouvert et persévérant, en surmontant toutes les difficultés, porte du fruit. Jésus nous invite non seulement à l’écouter et à la comprendre, mais surtout à la mettre concrètement en pratique chaque jour. En vivant sa Parole, nous laissons le Christ transformer notre manière de penser et d’agir, rendant notre vie féconde, ainsi que celle des autres.