Mouvement des Focolari

Des lumières dans l’obscurité: nous ne sommes pas seuls

Avr 1, 2026

Idée du Mois - Avril 2026

La nuit est le symbole des ténèbres, de l’inconnu, de l’absence de cette lumière que nous ne
parvenons pas à trouver si nous n’avons ni lampe ni compagnon de route. La nuit est celle qui
enveloppe notre planète, meurtrie et ravagée par des luttes fratricides, par des guerres qui
continuent d’être organisées par soif de pouvoir et d’argent. La nuit est celle que vivent des
millions de personnes qui n’ont plus de voix pour dénoncer les injustices et les abus.
Et nous? Comment continuer à croire en un monde renouvelé qui ne se manifeste pas selon
nos attentes? Comment reconnaître les signes de ce qu’il y a de bon dans nos relations
quotidiennes? Ce sont là des questions aux quelles nous ne savons pas toujours répondre,
mais qui nous incitent à rechercher un compagnon de route que nous ne voyons souvent pas,
à reconnaître le besoin universel d’une spiritualité propre à l’être humain, et qui peut se
manifester si nous vivons entre nous l’amour réciproque.
Ce sont parfois de brefs éclairs de lumière qui brillent de la manière la plus inattendue, même
sur les réseaux sociaux, pour éclairer la nuit. Comme l’histoire de Chiara Badano et Sara
Cornelio, deux amies à travers le temps.
Sara, née en 1998, alors qu’elle n’était encore qu’une enfant «fait la connaissanc » de Chiara,
décédée à l’âge de 19 ans en 1990, lors d’une des nombreuses rencontres qui racontent son
extraordinaire histoire. Elle la découvre comme une amie, une compagne dans ses rêves, une
confidente et une présence forte. Sara est une jeune fille qui vit, chante, danse, étudie, a des
amis, grandit, enchante. Sara, en même temps, vit le quotidien d’une maladie congénitale qui
– et pas seulement au sens figuré – «lui coupe le souffle». Elle vit avec la certitude que «l’amour
triomphe de tout» (le sujet de son mémoire de fin d’études); elle vit le don de la greffe de
poumon, et devient elle-même un don, dont elle témoignera à travers des livres, des
rencontres dans les écoles, des morceaux de musique et des courts-métrages, un blog, une
pièce de théâtre.
Elle vit l’amour dans sa merveilleuse famille, puis l’amour, le coup de foudre… Sa mort en
2022, alors qu’elle n’avait même pas 24 ans, laisse consternés et très seuls tous ceux qui
l’aimaient, même ceux qui l’avaient simplement rencontrée sur Facebook.
Au cours de son passage passionnant sur cette terre, Sara trouve en Chiara une amie toujours
présente qui l’accompagne, l’encourage, la soutient et qui se «révèle» dans les moments et les
occasions les plus inattendus: une amie qui sait «être à ses côtés» dans la joie débordante
comme dans la souffrance et la solitude d’un hôpital ou d’une unité de soins intensifs.
Dans ses derniers instants, marqués par la solitude et la faiblesse, la présence de Chiara
devient mystérieusement silencieuse, presque insaisissable, mais peut-être justement pour
cette raison plus authentique et vouée à devenir une amitié «pour toujours».
Chiara et Sara: uniques, comme chaque histoire est unique.

Photo : © Kanenori – Pixabay

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16 juillet 1949, Chiara Lubich se trouve à Tonadico, dans les Dolomites, en Italie du Nord de l’Italie, pour une période de repos avec quelques-uns de ses premiers compagnons et compagnes. Ils y sont rejoints par l’Honorable Igino Giordani, que Chiara appelait Foco. Ce jour-là, Chiara et Foco scellent un Pacte d’unité, prélude à l’expérience spirituelle et mystique que Chiara vivra entre 1949 et 1951. Une période connue sous le nom de « Paradis de 1949 », dont les textes ont récemment été publiés. Dans l’introduction de cet ouvrage, le théologien Piero Coda propose quelques approfondissements « pour une lecture théologique » du texte. Nous en publions un extrait, lié précisément au Pacte du 16 juillet. Il est accompagné d’une courte vidéo de Chiara Lubich datant du 20 décembre 1999, dans laquelle elle raconte aux Gen – les jeunes des Focolari -, cette expérience de lumière.