Mouvement des Focolari

Évangile vécu : ne pas abandonner

Fév 14, 2020

Tout au long de sa vie, Jésus nous a enseigné la logique du service, le choix de la dernière place. C'est la meilleure position pour transformer la défaite apparente en une victoire qui ne soit pas égoïste et éphémère, mais partagée et durable.

Tout au long de sa vie, Jésus nous a enseigné la logique du service, le choix de la dernière place. C’est la meilleure position pour transformer la défaite apparente en une victoire qui ne soit pas égoïste et éphémère, mais partagée et durable. Alcoolique Connaissant la tragédie que nos deux familles vivaient à cause de l’alcool, j’avais été claire avec mon conjoint. Il m’avait juré son engagement. Les premières années se sont bien passées. Cependant, j’avais des soupçons de temps en temps : un déficit dans l’économie, un retard injustifié … La véritable tragédie ne fut pas de découvrir qu’il était alcoolique depuis toujours, mais que nous, sa femme et ses enfants, n’avions pas réussi à le sortir de ce milieu. Je me suis sentie humiliée. Lorsque j’en ai parlé au curé de la paroisse, tout en reconnaissant la gravité d’une tromperie qui durait depuis des années, il m’a demandé si, pour le bien des enfants, j’étais prête à recommencer. Non pas seule car la communauté m’aurait soutenue. Avec une force héroïque dans certains moments, je suis restée avec mon mari ; je l’ai persuadé d’accepter de se désintoxiquer, je l’ai soutenu dans les crises évidentes d’abstinence. Deux ans se sont passés. La famille a beaucoup souffert de ce choc mais une nouvelle force s’est développée en moi et en mes enfants. La vie quotidienne est devenue un merveilleux cadeau. (J.K. – Roumanie) Réfugiés La guerre au Rwanda nous a tout pris : la maison et des membres de la famille. De Kigali, nous avions déménagé dans mon village natal, que nous avons dû quitter pour un camp de réfugiés, en n’emportant que quelques affaires, dont des vêtements pour notre bébé qui allait naître. Dans le camp, de nombreuses personnes étaient désespérés et dénuées de tout. Avec l’arrivée de religieuses, je me suis portée volontaire pour aider aux premiers soins. On m’a confié le service social mais il n’y avait pas de moyens, rien à donner aux réfugiés. Parmi un groupe d’orphelins un garçon de sept ans était seul et séparé de sa famille. Sa mère l’a retrouvé après plusieurs jours de marche mais elle était épuisée à son arrivée au camp. Il me restait 300 francs, environ un dollar : une fortune pour moi. J’en avais besoin, mais elle en avait encore plus besoin que moi. Je les lui ai donnés, convaincue que Dieu aurait pensé aussi à moi ; elle a pu ainsi acheter de la nourriture et une petite cabane pour se mettre à l’abri. Peu après, j’ai rencontré ma sœur aînée qui nous cherchait depuis trois jours dans le camp : elle m’apportait 1 000 francs. (C.E. – Rwanda) Cicatrices Il n’était pas facile de savoir comment élever Marta, notre quatrième fille, qui nous a été confiée par le tribunal des mineurs. Il y avait en elle un rejet total de sa souffrance suite à un accident qui avait laissé sur son corps des cicatrices qu’elle dissimulait à tout le monde comme une marque d’infamie. Ce n’est qu’avec un amour patient, par le dialogue et la collaboration des membres de la famille, qu’elle a pu surmonter ce traumatisme, en découvrant et en valorisant les talents qu’elle possédait. Ainsi, peu à peu, la fille difficile s’est réconciliée avec son corps et le milieu qui l’entourait. Avec soulagement, nous avons vu mûrir en elle l’amour pour la vie. Au cours de cette expérience, nous avons pu lui communiquer la valeur de la douleur. Un jour, dès son retour à la maison, Marta nous a parlé d’une compagne qui, ayant remarqué ses cicatrices, avait fait une grimace de mépris; cependant, au lieu d’être blessée, elle avait remonté sa manche pour mieux lui montrer ces signes, en lui expliquant l’origine. Sa compagne s’est alors excusée. Depuis lors, elles sont amies. (O.N. – Italie)

D’après Stefania Tanesini (extrait de Il Vangelo del Giorno, città Nuova, anno VI, n.1, janvier-février 2020)

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

S'abonner à la lettre d'information

Mot du jour

Articles connexes

Un héritage précieux : le « Paradis de 49 » de Chiara Lubich

Un héritage précieux : le « Paradis de 49 » de Chiara Lubich

Le 22 mai 2026, dans la salle Paul VI de l’Université pontificale du Latran à Rome, a eu lieu la première présentation de l’ouvrage « Paradis de 49 » de Chiara Lubich, un recueil d’écrits à travers lesquels la fondatrice du Mouvement des Focolari témoigne et partage son expérience mystique vécue entre 1949 et 1951

Chiara Lubich : « Sais-tu où nous sommes ? »

Chiara Lubich : « Sais-tu où nous sommes ? »

16 juillet 1949, Chiara Lubich se trouve à Tonadico, dans les Dolomites, en Italie du Nord de l’Italie, pour une période de repos avec quelques-uns de ses premiers compagnons et compagnes. Ils y sont rejoints par l’Honorable Igino Giordani, que Chiara appelait Foco. Ce jour-là, Chiara et Foco scellent un Pacte d’unité, prélude à l’expérience spirituelle et mystique que Chiara vivra entre 1949 et 1951. Une période connue sous le nom de « Paradis de 1949 », dont les textes ont récemment été publiés. Dans l’introduction de cet ouvrage, le théologien Piero Coda propose quelques approfondissements « pour une lecture théologique » du texte. Nous en publions un extrait, lié précisément au Pacte du 16 juillet. Il est accompagné d’une courte vidéo de Chiara Lubich datant du 20 décembre 1999, dans laquelle elle raconte aux Gen – les jeunes des Focolari -, cette expérience de lumière.