Mouvement des Focolari

Évangile vécu : « Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés » (Mt 6,12)

Mar 22, 2022

Est-il possible d'imiter le Père en pratiquant un amour qui va jusqu'au pardon ? C'est en effet compliqué, mais la véritable condition qui nous permet de faire un si grand geste est d'avoir reçu dans la vie "la grâce de la honte", comme le dit le pape François, et la joie conséquente d'avoir été pardonné. Un chemin mystérieux sur lequel le Carême nous demande de marcher, pour qu'à la fin nous puissions profiter de paysages merveilleux.

Est-il possible d’imiter le Père en pratiquant un amour qui va jusqu’au pardon ? C’est en effet compliqué, mais la véritable condition qui nous permet de faire un si grand geste est d’avoir reçu dans la vie « la grâce de la honte », comme le dit le pape François, et la joie conséquente d’avoir été pardonné. Un chemin mystérieux sur lequel le Carême nous demande de marcher, pour qu’à la fin nous puissions profiter de paysages merveilleux. Blessures guéries Un jour, une personne m’a lancé un reproche que, selon mon orgueil, je ne méritais pas. Pendant un certain temps, ce manque de respect a brûlé en moi. J’ai été tentée de limiter la relation, je ne voulais plus rien avoir à faire avec cette personne indésirable, mais cela n’aurait pas été cohérent avec mon choix de vivre l’Évangile. Comment pourrais-je guérir cette blessure ? Je me suis tournée vers Jésus et j’ai immédiatement pensé : « Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ». Pendant des jours, j’ai mis en pratique ce conseil avec les personnes que je côtoyais, y compris celles qui m’avaient fait du tort, et à la place des pensées négatives, j’ai senti quelque chose guérir en moi : un sentiment de soulagement que seul le pardon peut procurer. (R. – Italie) L’amour inconditionnel Depuis quelque temps, les querelles entre ma femme et moi s’étaient intensifiées. Allez savoir pourquoi, il a suffi d’un petit désaccord, d’un mot déplacé, d’un rien pour que nous commencions à élever la voix, à ressasser de vieilles histoires. Un soir, alors que l’atmosphère était devenue électrique, notre fille de neuf ans s’amusait à lancer des avions en papier depuis l’escalier de l’étage. Elle souriait et son petit frère semblait s’amuser comme un petit fou. Intrigué, j’en ai pris quelques-uns et les ai montrés à ma femme. En regardant de plus près, chacun des avions était décoré de cœurs et de messages tels que : « Nous vous aimons tellement », « Vous êtes les plus beaux parents du monde » et « Nous voulons vous entendre chanter ». Lorsque ma femme les a lues, des larmes ont coulé sur son visage. Nous nous sommes regardés avec honte, puis nous nous sommes embrassés, promettant de trouver notre unité dans ce « oui » d’amour que nous nous étions promis depuis des années. (M. – Portugal) La première étape Depuis mon adolescence, mon père et moi ne pouvions pas nous supporter. Ma mère en souffrait, mais ne voyait aucune solution pour notre famille. Lors d’un voyage à l’étranger, je me suis confiée à un ami engagé dans un mouvement catholique qui, dans les cas difficiles, avait l’habitude de se poser la question suivante : « Si je n’aime pas cette personne, qui l’aimera à ma place ? » Je suis rentrée de ce voyage en gardant précieusement ces mots forts et, étrangement, je me suis souvenue de tant d’occasions manquées où j’aurais pu faire un geste d’amour envers mes parents. Pour me racheter, j’ai commencé par de petites choses, de simples services liés à ma compétence, que j’avais l’habitude d’éviter… Bref, quelque chose a changé en moi. Des décennies ont passé depuis, et maintenant que j’ai une famille et des enfants, je comprends l’importance de faire le premier pas, comme si la joie de l’autre ne dépendait que de moi. (R.T. – Hongrie)

                                         Propos recueillis par Maria Grazia Berretta

  (extrait de Il Vangelo del Giorno, Città Nuova, année VIII, n°2, mars-avril 2022)

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

S'abonner à la lettre d'information

Mot du jour

Articles connexes

Évangile vécu : la charité comme plénitude de vie

Évangile vécu : la charité comme plénitude de vie

L’amour est un don de Dieu que nous sommes appelés à partager avec les autres, en devenant, de personnes aimées, des personnes capables d’aimer. Aimer son prochain signifie choisir concrètement le bien, comme Jésus nous l’enseigne par sa vie et comme l’écrit saint Paul : « La charité ne fait aucun tort au prochain :
la charité est donc la plénitude de la Loi » (Rm 13,10).

40 ans au service du Conseil œcuménique des Églises (COE)

40 ans au service du Conseil œcuménique des Églises (COE)

Luzia Wehrle, focolarine suisse, a travaillé au Conseil œcuménique des Églises (COE) pendant quatre décennies. Elle revient sur les circonstances qui l’ont amenée à rejoindre le COE en 1969, à l’âge de 23 ans ; sur les visites de Chiara Lubich, fondatrice du Mouvement des Focolari ; et sur les raisons pour lesquelles elle estime que rien ne pourra jamais nous séparer de l’amour de Dieu.