Mouvement des Focolari

J’ai reçu la miséricorde

Déc 20, 2015

A quelques jours de l’ouverture de l’Année de la Miséricorde, une pensée du théologien luthérien Dietrich Bonhoeffer (1906-1945). La découverte de la miséricorde comme don gratuit de Dieu pour l’homme.

4196-Copert.inddParmi les premiers à critiquer la politique du troisième Reich, on trouve Bonhoeffer qui est aux Etats Unis lorsque la seconde guerre mondiale éclate. Il rentre dans sa patrie pour souffrir avec son peuple, même s’il était conscient du risque qu’il affrontait en raison de son esprit libre et de son sens aigu de la justice. Théologien et pasteur luthérien, il meurt en camp de concentration, à Flossenbürg, le 9 avril 1945, condamné pour son opposition au régime nazi. Nous le rappelons à notre souvenir avec cette pensée brève sur la miséricorde, publiée dans La fragilità del male, raccolta di scritti inediti”. (La fragilité du mal, récolte d’écrits inédits). “Chaque jour la communauté chrétienne chante : « J’ai reçu la miséricorde », j’ai eu ce don, même lorsque j’ai fermé mon cœur à Dieu ; lorsque j’ai emprunté la route du péché ; lorsque j’ai aimé mes fautes plus que Lui ; lorsque j’ai rencontré misère et souffrance en échange de ce que j’ai commis ; lorsque je me suis perdu et que je n’ai pas trouvé la route du retour. Alors c’est la parole du Seigneur qui est venue à ma rencontre. Alors j’ai compris : lui, il m’aime. Jésus m’a trouvé, il est resté à côté de moi, uniquement Lui. Il m’a réconforté, m’a pardonné toutes mes erreurs et il ne m’a pas accusé du mal fait. Quand j’étais son ennemi et que je ne respectais pas ses commandements, il m’a traité comme un ami. Quand je lui ai fait du mal, il ne m’a rendu que du bien. Il ne m’a pas condamné pour les méfaits que j’ai accomplis, mais il m’a cherché sans se fatiguer et sans rancune. Il a souffert pour moi et il est mort pour moi. Il a tout supporté de ce que j’ai fait. J’ai du mal à comprendre pourquoi le Seigneur m’aime de cette manière, pourquoi je suis si cher à ses yeux. Je ne peux pas comprendre comment il a réussi et a voulu vaincre mon cœur avec son amour, je peux seulement dire : ‘ J’ai reçu la miséricorde ‘ ». Dietrich Bonhoeffer,La fragilità del male, raccolta di scritti inediti”. (La fragilité du mal, récolte d’écrits inédits) (Piemme, 2015)

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


S'abonner à la lettre d'information

Mot du jour

Articles connexes

Le chemin de L’espérance

Le chemin de L’espérance

50 ans après la rédaction du célèbre livre du Cardinal François-Xavier Nguyễn Văn Thuận, un événement est organisé au Palais du Latran à Rome, diffusé en streaming en sept langues avec la présentation de la nouvelle biographie de ce témoin de l’espérance.

L’appel à un véritable tournant

L’appel à un véritable tournant

Le pape Léon XIV rencontre le Mouvement des Focolari et confirme le charisme de l’unité, qui n’est pas le fruit d’équilibres organisationnels ou de stratégies humaines, mais le reflet de la relation entre le Christ et le Père. Un article de Margaret Karram pour « L’Osservatore Romano ».

Le sceau de l’unité

Le sceau de l’unité

Lors de l’audience accordée à tous ceux et celles qui participaient à l’Assemblée Générale du Mouvement des Focolari, le pape Léon XIV affirmait : « L’unité est une semence, simple mais puissante, qui attire des milliers de femmes et d’hommes, suscite des vocations, engendre un élan d’évangélisation, mais aussi des œuvres sociales, culturelles, artistiques et économiques, qui constituent un ferment de dialogue œcuménique et interreligieux. » Nous partageons ici quelques paroles de Chiara Lubich, prononcées le 9 novembre 1989, lors d’une Téléréunion, qui nous présentent l’unité comme le roc sur lequel repose notre vie.