Mouvement des Focolari

Jésus notre frère

Nov 3, 2018

Dieu et Fils de charpentier. Le mystère de l’humanité et de la divinité de Jésus à travers quelques-unes des réflexions du théologien et évêque allemand Klaus Hemmerle (1929 – 1994).

«En Jésus, Dieu s’est fait tout simplement notre frère, il ne s’est pas contenté de se mettre à nos côtés, mais il est entré en nous, dans notre cœur, dans nos plaies. Il a fait siennes les plaies de l’homme, de sorte que la plaie de Dieu qui brûle en l’homme est devenue, en cet homme Jésus de Nazareth, plaie de Dieu. Et lorsqu’il dit : ‘Je suis le chemin’, nous ne pouvons que nous tourner vers son côté ouvert, sa plaie, et y trouver le chemin. Ce n’est certes pas facile, encore moins évident. Mais si l‘on essaie, si l’on tente, et qu’on risque, nous nous rendons compte que le chemin c’est Lui ». (tiré d’une homélie de 1993) “En Jésus il est manifeste que le Dieu qui jusqu’alors dans l’histoire de son peuple semblait s’être tu, ne s’est pas endormi, n’est pas devenu muet. Il vient, prend ses pauvres, les accueille. Il ne le fait cependant pas dans un geste éclair, fruit de sa toute-puissance, mais par la petite route, le chemin de Jésus, la voie de l’effacement, du service : le chemin de la croix ». (tiré d’un discours à la radio du 17.9.1978) “Jésus fut accusé d’être l’ami des publicains et des pécheurs, d’avoir vécu en ‘mauvaise compagnie”. Bien entendu, son comportement prêtait à des sous-entendus, comme si, à son propos, on pouvait se limiter à lui attribuer une simple critique envers l’ordre établi, une simple et sympathique extravagance, une simple protestation contre l’establishment et les valeurs bien établies. Non : pour Jésus, dans lequel bat le cœur de Dieu, tout l’intéresse, tous l’intéressent. La marginalité ne l’intéresse pas en tant que telle, mais en tant que faisant partie du tout. « Lui aussi est fils d’Abraham » (Lc 19,9) : par cette phrase Jésus justifiait, face aux aux hommes soi-disant ‘bien pensants’ et à tous ceux qui se drapaient de légalisme extérieur, sa propre amitié avec Zachée, le publicain ». (Tiré d’un article, décembre 1973)

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

S'abonner à la lettre d'information

Mot du jour

Articles connexes

Chiara Lubich : « Sais-tu où nous sommes ? »

Chiara Lubich : « Sais-tu où nous sommes ? »

16 juillet 1949, Chiara Lubich se trouve à Tonadico, dans les Dolomites, en Italie du Nord de l’Italie, pour une période de repos avec quelques-uns de ses premiers compagnons et compagnes. Ils y sont rejoints par l’Honorable Igino Giordani, que Chiara appelait Foco. Ce jour-là, Chiara et Foco scellent un Pacte d’unité, prélude à l’expérience spirituelle et mystique que Chiara vivra entre 1949 et 1951. Une période connue sous le nom de « Paradis de 1949 », dont les textes ont récemment été publiés. Dans l’introduction de cet ouvrage, le théologien Piero Coda propose quelques approfondissements « pour une lecture théologique » du texte. Nous en publions un extrait, lié précisément au Pacte du 16 juillet. Il est accompagné d’une courte vidéo de Chiara Lubich datant du 20 décembre 1999, dans laquelle elle raconte aux Gen – les jeunes des Focolari -, cette expérience de lumière.

Évangile vécu : de la semence au fruit

Évangile vécu : de la semence au fruit

La Parole de Dieu est comme une semence qui, lorsqu’elle est accueillie avec un cœur ouvert et persévérant, en surmontant toutes les difficultés, porte du fruit. Jésus nous invite non seulement à l’écouter et à la comprendre, mais surtout à la mettre concrètement en pratique chaque jour. En vivant sa Parole, nous laissons le Christ transformer notre manière de penser et d’agir, rendant notre vie féconde, ainsi que celle des autres.