Mouvement des Focolari

Jésus passe et les jeunes le suivent

Juil 20, 2018

Six mille jeunes ont participé au Genfest qui s’est à peine terminé à Manille, avec le même enthousiasme et la même radicalité évangélique, bien que dans un climat de scepticisme général, décrit il y a de nombreuses années par Igino Giordani. D’un article de 1955, publié sur la revue ‘’Fides’’.

«Pour suivre Jésus, il faut être jeunes ou se faire jeunes. Il demande même de redevenir enfants : chaque jour, chaque moment, en se libérant de la maladie de la sénilité spirituelle. Car si l’esprit vieillit, celui-ci d’une certaine manière, s’ankylose et donc étant ainsi, il ne se prête plus au vol. C’est pour cela qu’il faut toujours renaître, recommencer, se faire homme nouveau : Jésus. On dit souvent, comme une chose normale, que la jeunesse de notre temps est sceptique, voire cynique… si c’est vrai, il s’agit peut-être d’une manière de paraître, ou plus vraisemblablement de modes, sous lesquelles pèse la dissipation, inhumaine et gigantesque, d’énergies pour fabriquer la mort. Une confusion qui augmente l’ignorance avec laquelle on persiste dans l’erreur, en continuant à introduire dans la vie commune, les explosifs du machiavélisme des affaires, lourd de ruines. C’est le matérialisme qui épouvante ou déçoit ou arrête cette jeunesse, qui, par nature, réagit à un train de vie, fait de seuls calculs financiers, de seuls divertissements sensoriels, de seules luttes pour l’estomac… Ceci est leçon divine de cette crise humaine, sur laquelle nous versons des fleuves de larmes, d’encre et de coca-cola : on ne vit pas sans un absolu. Jésus passe et les jeunes le suivent s’ils le voient : si sa vue n’est pas empêchée par l’apparition de créatures humaines, orgueilleuses, c’est-à-dire qu’elles se sentent supérieures aux autres, grâce à l’argent ou au pouvoir politique… Les jeunes, s’ils aperçoivent à peine le visage jeune, pur et divin de Jésus, ils quittent père et mère, fiançailles et lucre, confort et flatteries et ils le suivent, d’abord sur les voies de l’apostolat et puis sur celle du calvaire. Ceux-ci veulent le Christ et le Christ crucifié. Le Christ entier, tout à tous : un unique idéal. Et ils veulent son esprit, qui est la charité : ce sang divin, qui vainc la mort ; qui est intelligence et sagesse et lien d’ unité.» Igino Giordani

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