Mouvement des Focolari

​Le cardinal Tauran à un colloque bouddhiste-catholique – Pour une fraternité authentique

Juin 25, 2015

Organisé par le dicastère du Vatican et la Commission pour l'œcuménisme et le dialogue de la Conférence épiscopale des Etats-Unis, la rencontre se conclura le samedi 27.

20150625-b« Dans un monde où la diversité est vue comme une menace, notre façon d’être ensemble en amitié et en paix est un signe d’ouverture réciproque et d’engagement pour la fraternité humaine ». Les paroles du cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, résument bien la signification du colloque bouddhiste-catholique qui s’est ouvert aujourd’hui, mardi 23 juin à Castel Gandolfo, sur le thème: souffrance, libération et fraternité. Dans son intervention introductive, le cardinal Tauran a comparé le dialogue entre les deux réalités à un pèlerinage intérieur. En s’inspirant de la déclaration conciliaire Nostra aetate – dont on célèbre le cinquantième anniversaire – il a rappelé que dans le « bouddhisme, selon ses différentes écoles, l’on enseigne une voie par laquelle les hommes, le cœur dévot et confiant, sont capables de parvenir à l’état d’illumination suprême par le biais de ses propres efforts et avec l’aide venue d’en haut » (Naum, 2). En somme, a-t-il précisé, « nous sommes tous des pèlerins » et le dialogue bouddhiste-catholique est « une partie de la recherche commune en cours pour saisir le mystère de la vie et les vérités ultimes ». Dès lors, si chaque dialogue est un pèlerinage intérieur, trois postulats sont nécessaires pour atteindre le but. 20150601-03Le premier, a expliqué le président du dicastère du Vatican, est « moins de bagages »: en d’autres termes « dépasser les préjugés, les blessures, les peurs, afin d’écouter son propre cœur et celui de l’autre ». Le deuxième est la «traversée des frontières », c’est-à-dire des confins ethniques, religieux, linguistiques et culturels, pour connaître, comprendre et respecter l’autre », en transformant ainsi « l’ignorance en connaissance, un étranger en ami, l’hostilité en hospitalité et la divergence en convergence ». Le troisième est le « retour à la maison », transformés par l’expérience qui a été vécue. Source: NEWS.VA

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


S'abonner à la lettre d'information

Mot du jour

Articles connexes

Avec le pape Léon pour le dialogue et la paix

Avec le pape Léon pour le dialogue et la paix

« Je ne suis pas un homme politique, je parle de l’Évangile (…) ; aux dirigeants du monde, je dis : plus de guerres ». Le Pape Léon XIV entame ainsi son voyage en Afrique, répondant aux journalistes à bord de l’avion qui l’emmène vers sa première étape, en Algérie. Un engagement infatigable et courageux pour la paix auquel le Mouvement des Focolari exprime son plein soutien. Et c’est précisément de paix et de dialogue interreligieux que parlaient bon nombre des témoignages offerts au Pape, parmi lesquels celui de la communauté des Focolari.

Liban : la résistance de la solidarité

Liban : la résistance de la solidarité

La guerre au Liban a fait plus d’un million de déplacés, transformant la situation d’urgence en une réalité généralisée et prolongée. Les témoignages que nous rapportons évoquent des pertes matérielles, des traumatismes et un espoir qui s’amenuise. Pourtant, le réseau spontané de solidarité se développe, semant de plus en plus de véritables graines d’humanité.

En audience chez le pape Léon XIV

En audience chez le pape Léon XIV

Le samedi 21 mars 2026, les participants à l’Assemblée Générale du Mouvement des Focolari ont été reçus en audience privée par le pape Léon XIV. Le souverain pontife a réaffirmé l’essence et la fécondité du charisme de l’unité, don de Dieu pour l’Église et pour le monde, et a encouragé à vivre cette phase de post-fondation avec confiance, transparence et responsabilité.