Mouvement des Focolari

Le courage de pardonner

Oct 8, 2016

La phrase proposée pour le mois d’octobre nous invite à pardonner, un choix difficile qui, s’il est mis en pratique, fait s’écrouler les murs des incompréhensions, mais pas seulement.

Reconciliation by Josefina de Vasconcellos at Coventry CathedralLa Parole de Vie de ce mois nous invite à ne pas répondre à l’offense par l’offense mais – comme le suggère Chiara Lubich – « par un acte de volonté et de lucidité, donc de liberté, accueillons le frère comme il est, malgré le mal qu’il nous a fait, comme Dieu nous accueille, nous pécheurs, malgré nos défauts ». Voici quelques brefs témoignages : Ce mur-là est tombé “J’ai eu une enfance et une jeunesse très tristes, au point que je ne garde aucun souvenir positif. Même mariée, les rapports avec ma famille d’origine me laissaient toujours une profonde amertume, uniquement des critiques et du dédain. Ce n’est pas facile d’oublier, mais en attendant j’ai essayé de vivre la phrase de l’Evangile : donner sans attendre de récompense. Un jour, mes parents sont venus passer leurs vacances chez nous. J’ai décidé de satisfaire leurs goûts, sans rien attendre en retour. J’ai embrassé ma mère, ce qui n’était plus arrivé depuis mon enfance. Elle m’a embrassée et elle en a eu les larmes aux yeux. J’ai senti que le mur qui nous divisait s’écroulait. Et papa, le jour de son anniversaire a voulu que je mette sa musique préférée et que je danse avec lui. Une grande conquête, cette harmonie avec mes parents ! » (Marguerite, Suisse) Un litige qui se termine en douceur « Ma sœur m’avait appris que nos parents s’étaient disputés. Depuis trois jours ils ne se parlaient plus et papa refusait de manger la nourriture que préparait maman. En arrivant à la maison j’ai tout de suite ressenti une atmosphère lourde. Sans poser de questions, je me suis mise à servir concrètement en faisant quelques tâches ; à la première occasion où je me suis trouvée seule à seule avec mon père, j’ai essayé de savoir ce qui s’était passé. Il s’est confié à moi et moi aussi j’ai pu lui parler de mon engagement à vivre les paroles de Jésus. Lorsque j’ai fait allusion au pardon, dont Lui nous a donné l’exemple, il s’est montré plus attentif. A la fin nous nous sommes mis d’accord que lorsque maman serait rentrée il l’aurait écoutée attentivement. De la fenêtre de la cuisine j’ai assisté à la scène quand elle est rentrée et mon père qui lui demandait avec douceur comment ça s’était passé au travail ». (P.F. – Cameroun)  Un simple “ciao” «Depuis quelque temps des incompréhensions avaient surgi entre ma sœur et moi au point que nous ne nous saluions plus. Un jour j’ai décidé de faire le premier pas pour nous réconcilier. Mais ce n’était pas du tout facile : au fond c’était moi le frère aîné, j’avais ma dignité… Après une nuit agitée, le matin je l’ai saluée par un « ciao », mais à voix basse de sorte qu’elle n’a pas entendu. Prenant mon courage à deux mains j’ai répété le « ciao » mais plus fort. Cela l’a surprise et nous avons tout de suite fait la paix. La joie et la libération intérieure qui ont suivi m’ont poussé à chanter ». (Dolfi – Italie)

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