Mouvement des Focolari

Le Japon, à 70 ans de la guerre

Nov 6, 2015

Toshiko Tsuhako d'Okinawa, avait douze ans quand Hiroshima et Nagasaki furent détruites par les attaques nucléaires. Le souvenir de la guerre la pousse encore aujourd'hui à vivre pour construire un monde de paix.

Tsuhako-san-2-250x300« Le 22 août 1944, j’ai perdu mon unique sœur dans la tragédie navale de Tsushima maru », le paquebot de passagers coulé par un sous-marin américain. Plus de 1400 civils perdirent la vie, parmi lesquels 700 enfants. « Ma mère, jusqu’à sa mort à 96 ans, a continué à souffrir et à répéter :  »La guerre me l’a mangée » ». C’est Madame Toshiko Tsuhako qui raconte son histoire, du plus profond de son cœur. Sa ville, sur l’île Okinawa, a été le théâtre entre avril et juin 1945, de l’unique bataille terrestre combattue au Japon : 150 mille morts. « J’avais encore l’âge d’une enfant innocente, lorsque je me suis retrouvée immergée dans la tragique expérience de la guerre, au contact avec les blessures douloureuses que celle-ci cause aux corps et aux âmes des personnes. J’avais 12 ans quand est arrivée la fin de la guerre. Ma mère était de constitution fragile, et étant restée fille unique, je me suis dédiée de toutes mes forces, à essayer de la soutenir, et de soulager ses afflictions. A 16 ans, j’ai rencontré la foi chrétienne et j’ai reçu la grâce du baptême ». Elle est déjà adulte quand elle rentre en contact avec la spiritualité des Focolari : « Je suis restée très surprise d’entendre que la fondatrice Chiara Lubich durant la 2ème Guerre Mondiale, a compris que Dieu nous aime immensément et que nous sommes tous frères et sœurs qui aspirent à un monde uni, parce que cette réalité coïncidait avec le grand rêve que je portais en moi lorsque j’étais enfant ». « Même si je savais que tout ce qui arrive est dans les mains de Dieu, de très nombreuses fois, je me posais la question :  » pourquoi y a -t-il encore les guerres douloureuses et cruelles ? », tandis que je continuais à rêver toujours d’ une  » Famille globale », où les personnes vivent la gratitude réciproque et la communion ». « Pour construire un monde vrai de paix, je pense que Dieu ait besoin de la collaboration des hommes. Il s’agit de cultiver des cœurs qui aiment aussi leur propre pays, mais plus que tout autre chose, des âmes sensibles qui se donnent au bien des personnes, qui sachent aimer ». « Dans cette commémoration de la fin de la guerre – témoigne Toshiko – je renouvelle ma confiance en Dieu et mon engagement à poursuivre le chemin dans la construction de la paix ».

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16 juillet 1949, Chiara Lubich se trouve à Tonadico, dans les Dolomites, en Italie du Nord de l’Italie, pour une période de repos avec quelques-uns de ses premiers compagnons et compagnes. Ils y sont rejoints par l’Honorable Igino Giordani, que Chiara appelait Foco. Ce jour-là, Chiara et Foco scellent un Pacte d’unité, prélude à l’expérience spirituelle et mystique que Chiara vivra entre 1949 et 1951. Une période connue sous le nom de « Paradis de 1949 », dont les textes ont récemment été publiés. Dans l’introduction de cet ouvrage, le théologien Piero Coda propose quelques approfondissements « pour une lecture théologique » du texte. Nous en publions un extrait, lié précisément au Pacte du 16 juillet. Il est accompagné d’une courte vidéo de Chiara Lubich datant du 20 décembre 1999, dans laquelle elle raconte aux Gen – les jeunes des Focolari -, cette expérience de lumière.