Mouvement des Focolari

Parole de vie décembre 2009

Nov 30, 2009

« Que votre lumière brille aux yeux des hommes, pour qu’en voyant vos bonnes actions ils rendent gloire à votre Père qui est aux cieux » (Mt 5,16)

La lumière resplendit dans les « bonnes actions » que réalisent les chrétiens. C’est à travers elles qu’elle peut briller. Mais, me diras-tu, les chrétiens ne sont pas les seuls à agir ainsi. Bien d’autres s’engagent pour le développement, construisent des maisons, œuvrent pour plus de justice…

Tu as raison. Mais si un chrétien peut et doit également accomplir tout cela, telle n’est pas, pourtant, sa fonction spécifique. Il doit accomplir les « bonnes actions » avec un esprit nouveau, un esprit manifestant que c’est le Christ lui-même qui agit en lui.

L’évangile en effet, ne fait pas seulement référence à des actions de charité isolées : visiter les prisonniers, vêtir les indigents et toutes les œuvres de miséricorde en lien avec les exigences d’aujourd’hui. Il veut parler d’une adhésion totale du chrétien à la volonté de Dieu qui transforme sa vie entière en une « bonne action ».

Si le chrétien se comporte ainsi, à travers lui il laissera transparaître le Christ à qui reviendra la louange pour les « bonnes œuvres » accomplies. Et Dieu, à travers lui, sera présent dans le monde. Le chrétien doit donc laisser transparaître cette lumière qui l’habite, il doit être le signe de la présence de Dieu parmi les hommes.

« Que votre lumière brille aux yeux des hommes, pour qu’en voyant vos bonnes actions ils rendent gloire à votre Père qui est aux cieux. »

Si la bonne action du croyant pris individuellement a cette caractéristique, il en va de même pour la communauté chrétienne au milieu de ce monde. Sa vie doit révéler la présence de Dieu, qui se manifeste là où deux ou trois sont unis en son nom, présence promise à l’Église jusqu’à la fin des temps.

L’Église primitive accordait une grande importance à ces paroles de Jésus. Dans les moments d’épreuve en particulier, elle incitait les chrétiens à ne pas réagir par la violence à la calomnie. Leur comportement devait être la meilleure réfutation du mal que l’on disait d’eux. Dans l’épître à Tite, on peut d’ailleurs lire à ce sujet : « Exhorte aussi les jeunes gens à la pondération en toutes choses. Montre en ta personne un modèle de belles œuvres : pureté de doctrine, dignité, parole saine et inattaquable, afin que l’adversaire, ne trouvant aucun mal à dire à notre sujet, soit couvert de confusion » (Tt 2,6-8).

« Que votre lumière brille aux yeux des hommes, pour qu’en voyant vos bonnes actions ils rendent gloire à votre Père qui est aux cieux. »

Le christianisme vécu est, aujourd’hui encore, une lumière qui porte les hommes à Dieu.

Voici un petit fait à ce sujet. Antoinette, une jeune fille sarde, s’est rendue en France, à Grenoble, pour son travail. Dans son bureau peu ont envie de travailler. Antoinette est chrétienne et elle se met au service de Jésus dont elle reconnaît la présence en chaque personne. Elle aide chacun et reste toujours calme et souriante. Il arrive souvent que quelqu’un se mette en colère, hausse le ton et passe sa mauvaise humeur sur elle en se moquant : « Puisque tu as envie de travailler, tape donc aussi mon travail. »

Antoinette ne dit mot et continue à travailler. Elle sait qu’ils ne sont pas foncièrement mauvais. Chacun a probablement ses soucis.

Un jour, alors que les autres sont absents, le chef de bureau vient la trouver et lui déclare : « Maintenant vous allez me dire comment vous faites pour ne jamais perdre patience et garder toujours le sourire. » Antoinette élude la question et répond : « Je m’efforce de rester calme, de prendre les choses du bon côté. » Son interlocuteur frappe alors du poing sur la table et s’exclame : « Non ! Dieu a quelque chose à voir là-dedans. Sinon c’est impossible. Et dire que je ne croyais pas en lui. »

Quelques jours plus tard le directeur appelle Antoinette. Il l’informe qu’elle va être mutée dans un autre bureau « afin, ajoute-t-il, qu’elle le transforme comme elle l’a fait dans son poste précédent. »

« Que votre lumière brille aux yeux des hommes, pour qu’en voyant vos bonnes actions ils rendent gloire à votre Père qui est aux cieux. »

Chiara Lubich

Fondatrice du mouvement des Focolari

dont elle a été présidente de 1943 jusqu’à son décès en 2008.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

S'abonner à la lettre d'information

Mot du jour

Articles connexes

Chiara Lubich : « Sais-tu où nous sommes ? »

Chiara Lubich : « Sais-tu où nous sommes ? »

16 juillet 1949, Chiara Lubich se trouve à Tonadico, dans les Dolomites, en Italie du Nord de l’Italie, pour une période de repos avec quelques-uns de ses premiers compagnons et compagnes. Ils y sont rejoints par l’Honorable Igino Giordani, que Chiara appelait Foco. Ce jour-là, Chiara et Foco scellent un Pacte d’unité, prélude à l’expérience spirituelle et mystique que Chiara vivra entre 1949 et 1951. Une période connue sous le nom de « Paradis de 1949 », dont les textes ont récemment été publiés. Dans l’introduction de cet ouvrage, le théologien Piero Coda propose quelques approfondissements « pour une lecture théologique » du texte. Nous en publions un extrait, lié précisément au Pacte du 16 juillet. Il est accompagné d’une courte vidéo de Chiara Lubich datant du 20 décembre 1999, dans laquelle elle raconte aux Gen – les jeunes des Focolari -, cette expérience de lumière.

Évangile vécu : de la semence au fruit

Évangile vécu : de la semence au fruit

La Parole de Dieu est comme une semence qui, lorsqu’elle est accueillie avec un cœur ouvert et persévérant, en surmontant toutes les difficultés, porte du fruit. Jésus nous invite non seulement à l’écouter et à la comprendre, mais surtout à la mettre concrètement en pratique chaque jour. En vivant sa Parole, nous laissons le Christ transformer notre manière de penser et d’agir, rendant notre vie féconde, ainsi que celle des autres.