Mouvement des Focolari

Renata Borlone : « Parfois, les saints passent à côté de nous… »

Mar 1, 2011

Dimanche 27 février, la phase diocésaine du procès en béatification de la servante de Dieu Renata Borlone s’est achevée à Loppiano (région de Florence), la première cité-pilote du mouvement, qu’elle a tant aimée et où elle a vécu de nombreuses années.

Son Éminence Mgr Mario Meini, l’actuel évêque de Fiesole, a parlé de joie et d’émotion lors de ses salutations ouvrant cet événement, qui est surtout : « L’accueil d’un témoignage, d’une servante de Dieu, témoin des paroles du Seigneur… Sa vie a stimulé et encouragé le mouvement et toute l’Église. Nous voulons recueillir son exemple non pas comme un trésor jalousement gardé, mais comme un exemple qui peut servir à d’autres. Parfois, les saints passent à côté de nous et nous ne nous en apercevons même pas. » Les personnes présentes étaient ainsi invitées à redécouvrir le visage quotidien de la sainteté, qui devient le service au prochain, y compris au sein de la communauté civile et ecclésiale.

« Le surnaturel naturel, à la portée de tous. » C’est par ces mots que le cardinal Paul Poupard, président émérite du Conseil pontifical pour la culture, a évoqué, lors de la messe solennelle célébrée au sanctuaire de Marie Theotokos et animée par le Gen Rosso, sa rencontre avec Renata Borlone. Renata se distinguait en ce qu’elle faisait de la sainteté non pas un objectif accessible à peu de personnes, mais une vocation possible pour chaque chrétien et dont nous avons un grand besoin  aujourd’hui.

Eli Folonari représentait la présidente du mouvement, Maria Voce, qui était en Terre Sainte ces derniers jours. Elle a raconté, émue et reconnaissante, comment elle avait vécu ses premières expériences de vie au focolare justement avec Renata en 1950 à Rome, et que fut Chiara Lubich qui  appela personnellement Renata comme responsable de la cité-pilote de Loppiano.

Une journée extraordinaire à laquelle ont participé plus de 2000 personnes venues de toute l’Italie, malgré la neige et le mauvais temps, en plus de tous ceux qui ont suivi cet événement via internet, notamment lors du moment solennel, à 15 heures. C’est à ce moment qu’a eu lieu la véritable clôture du procès, avec les scellés des trois boîtes qui contiennent toute la documentation rassemblée durant ces sept années de travail du tribunal diocésain, et qui vont à présent être remises à Rome, à la Congrégation pour les causes des saints.

La cérémonie était lourde de sens. Elle a fourni une bonne occasion de rappeler à l’attention de tous l’importance de se laisser renouveler par les paroles de l’Évangile qui sont la vie, et dont Renata Borlone a témoigné jusqu’au bout, au point de s’exclamer : « La mort est vie ! »

La matinée, qui s’est déroulée au sanctuaire également, a été un moment de fête. L’évêque émérite de Fiesole, Son Éminence Mgr Luciano Giovannetti, a célébré le baptême d’une autre Renata, qui a pour nom de famille Nembrini et qui est la dernière née de la cité-pilote des Focolari. Une transmission de consignes idéale. Faire de « son propre cœur » le vrai sanctuaire garant du message de la servante de Dieu Renata : tel est le souhait qu’il a formulé pour les personnes présentes.

La journée s’est achevée par un cadeau spécial : la comédie musicale « Marie, fleur de l’humanité » du groupe international Gen Verde. Les participants ont pu contempler Marie comme la figure d’une femme dont l’attrait traverse les siècles, dans une continuité totale entre son histoire et la nôtre, et l’image de la Mère de Jésus était présentée comme une femme du quotidien et une compagne de voyage.

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