Mouvement des Focolari

« Welcome to New York, Holy Father »

Sep 26, 2015

New-York a vibré plus que jamais, le 25 septembre dernier, ce qui n'est pas rien pour une ville très habituée aux superlatifs et aux célébrités. Mais le pape François les dépasse tous. Le récit de Susanne Jansen, directrice de « Living City Magazine ».

20150926-03Déjà le jeudi apparaissent des banderoles : « Welcome, Holy Father » partout. Le chauffeur de taxi regarde le pape à la télé et ne reste pas indifférent : « Vous irez demain voir le pape ? Félicitations ! » “Le pape attire parce qu’il est authentique”, dit un homme dans le train, non catholique. Il a raison : François n’a pas besoin d’attirer l’attention ou de gagner la sympathie des gens. Il a ainsi donné une leçon à l’Assemblée Générale des Nations Unies : en commençant par le développement durable pour aborder ensuite le changement climatique et enfin la question des  réfugiés : « Nous ne pouvons pas nous effrayer à cause des chiffres… nous devons regarder les choses en face et écouter leur histoire », a-t-il dit à Washington. Et à l’ONU : « tout homme doit avoir un accès effectif aux biens matériels et spirituels indispensables : un logement personnel, un travail digne et correctement rémunéré, une alimentation adéquate, l’eau potable et la liberté religieuse ». Il critique de nouveau et vivement les narcotrafiquants, les abus sexuels des personnes et le trafic des armes, comme il l’avait déjà clairement exprimé au Congrès des USA : mettre de côté les divisions et les luttes entre les partis et aider les pauvres. La sacralité de tout être humain lui tient à cœur, et à la fin de son long discours, les ovations n’en finissent plus. Le pape va saluer les gens depuis sa voiture Fiat qui parait toute petite au milieu des grandes limousines. 20150926-aAu Ground Zero 500 représentants de diverses religions l’attendaient pour prier tous ensemble pour la paix. « C’était tellement significatif en raison de la diversité de cette nation » a affirmé Sue Kopp, une focolarine de New York, qui a pu participer à la cérémonie. « Il m’a semblé que ce lieu sacré, marqué par une si grande souffrance, s’était transformé en lieu d’espérance, où le rêve d’une civilisation de l’amour devenait réalité ». « Le pape – ajoute Joe Klock, de Humanité Nouvelle (ONG internationale accréditée auprès de l’ONU) – a souligné l’importance de construire l’unité dans la diversité, où la paix et l’amour vrai règnent parmi les nations et les cœurs de tous. Cela nous montre la nécessité de la spiritualité de l’unité qui est vraiment faite pour notre pays ! ». 20150926-02Même à New York, le pape a rendu visite à quelques œuvres caritatives, parmi lesquelles une école modèle de Harlem. Puis, à Central Park, 80.000 chanceux ont réussi à obtenir des billets, après avoir attendu des heures, uniquement pour pouvoir le voir. La messe a été célébrée au Madisson Square Garden, là où normalement les places sont occupées par les stars du basket ball et les chanteurs. Les personnes ont attendu des heures pour pouvoir entrer dans la salle, mais personne ne s’est plaint. Puis la surprise : le pape François est arrivé 20 minutes en avance ! L’autel, la chaise et l’ambon ont été réalisés par de simples artisans. Le cardinal Timothy Dolan a pensé que le pape aurait mieux apprécié ces objets que des pièces précieuses faites par un designer. Et là François est devenu le pasteur de cette énorme ville, qui faisait référence à la lecture d’Isaïe 9,1 : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière ». Il parle des difficultés des villes multiculturelles où l’on ne voit pas la lumière au milieu de beaucoup de brouillard, « Mais Jésus qui chemine aujourd’hui sur nos routes » continue et invite tout le monde à aller vers les autres, avec un cœur de « père miséricordieux qui attend ses fils et ses filles retourner à la maison ». L’église est vivante dans la ville, s’est exclamé le pape, et ainsi les chrétiens doivent être des témoins de la lumière de la Bonne Nouvelle. Les applaudissements n’en finissaient plus. Comme dans tous les pays, même aux Etats Unis, le pape a touché le cœur de chacun.

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