Mouvement des Focolari

Téléréunion CH: « Rallumons l’amour »

https://vimeo.com/233856121 1. Ouverture et salutations ; 2.Entretien avec Maria Voce (Emmaüs) et Jesús %Maran ; 3. Breaking Rays ; 4. Inde : The Rainbow Kids ; 5. Devenir citoyens du monde ; 6. Au téléphone avec Marilia du Brésil (jeunes en Corée pour la paix) ; 7. Philippines : le rêve de Serafin ; 8. Turquie : la Mariapolis rencontre le Patriarche Bartholomée ; 9. Nigeria : Mariapolis de Lagos et Abuja ; 10. Italie : En famille à l’ère numérique ; 11. Roberto Cipollone – Ciro, artisan et artiste ; 12.Chiara Lubich : Rallumons l’amour ; 13. Conclusion. (2366M) Copyright 2017 © CSC Audiovisivi – All rights reserved

Colombie: après la visite de François

Colombie: après la visite de François

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Foto: Jose-MIguel-Gomez – Conferenza Episcopale Colombiana

Ces jours derniers, les yeux du monde, des croyants, mais pas seulement,  se sont tournés vers la Colombie. La communauté des Focolari, elle aussi, a participé activement, à travers les paroisses, à la préparation et au déroulement de la visite du Pape. Susan Nuin, focolarine et membre du Celam (Conseil Épiscopal Latino-américain), un organisme de l’Église catholique  qui regroupe les évêques d’Amérique Latine et des Caraïbes, explique : « Quelques éléments ont fortement émergé. Le premier est la présence de l’État, en la personne du président, et de tous les représentants du gouvernement. Celui-ci, naguère très faible et infiltré par les narcotrafiquants et la guérilla, est désormais en première ligne pour engager le processus de réconciliation. Le second point c’est la réconciliation populaire, qui est lié à celui de la justice sociale : la Colombie est en effet le Pays où l’on enregistre le plus haut pourcentage d’inégalité sociale ». Sole Rubiano, responsable de la maison d’édition Ciudad Nueva, explique dans une interview à l’AGI: “ Sur le principe de la paix tout le monde est favorable, mais tous ne comprennent pas qu’il y a besoin d’inclusion et d’équité”. En Colombie s’est produit un fait qui est sans précédent ailleurs : « Victimes et bourreaux – explique Susanna Nuin – ont prié ensemble et se sont embrassés. Ni l’Afrique du sud, ni les dictatures latino-américaines n’avaient vu les victimes et bourreaux se mettre au même niveau, à pied d’égalité. Les lois et les accords institutionnels ne suffisent pas pour résoudre les conflits, il faut une rencontre personnelle entre les parties. Le Pape François a suscité une conscience populaire qui n’existait pas auparavant ». A Villavicencio (500 000 habitants, au sud-est de Bogotà), le pape a rencontré 3000 représentants des victimes de la violence, dont 150 000 seulement dans les villes, des agents de police et des ex-guérilleros. C’est le moment le plus important de sa visite, la rencontre de prière pour la réconciliation nationale au Parc Las Molocas. Au centre du podium, sur l’autel, le Crucifix brisé et amputé exprime le drame des victimes de Bojayá qui, le 2 mai 2002, a vu et souffert le massacre de dizaine de personnes qui s’étaient réfugiées dans l’église. Se succèdent les témoignages des membres des ex-Farc (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie), de paramilitaires, d’une femme qui a subi toutes sortes d’abus. Le même jour (8 septembre), dans une lettre, le leader des Farc avait écrit au Pape, en demandant pardon « pour chaque souffrance infligée au peuple colombien ». Une jeune qui était présente, Nayibe, écrit : « Les paroles du Pape François devant le Christ de Bojayá m’ont beaucoup touchée : pour nous le Christ amputé est encore davantage le Christ, parce qu’il nous démontre qu’il est venu souffrir pour son peuple ». Une journée que beaucoup ont qualifiée d’historique, où le peuple colombien a démontré sa capacité de souffrir et de se ressaisir. Cartagena de Indias, dans le Nord de la Colombie, tout au bord de la mer es Caraïbes abrite le sanctuaire de San Pietro Claver (1581-1654, canonisé en 1888), le jésuite espagnol qui s’est consacré aux victimes de la traite des esclaves. Sur proposition des jésuites, après l’accord de paix entre le gouvernement et les Farc, qui a mis fin à un conflit qui a duré plus de 50 ans (plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de disparus), c’est la capitale naturelle des droits humains. . Le pape a visité ses quartiers les plus défavorisés, en se rendant aussi chez une femme pauvre, Lorenza Perez, âgée de 77 ans, qui cuisine et distribue des repas à ceux qui en ont besoin. « Je suis la plus pauvre des pauvres – c’est elle-même qui le dit – mais le Pape a choisi précisément ma maison pour dire au monde entier d’aimer davantage les exclus ». Et Susanna Suin d’ajouter: « Les discours du Pape ont revêtu deux dimensions : l’une, conceptuelle, comporte des éclaircissements précis et forts; l’autre gestuelle, exprime sa proximité avec un peuple qui a beaucoup souffert. Son départ a laissé en nous une grande nostalgie, mais aussi un sentiment de plénitude. Sa visite a insufflé dans le cœur du peuple colombien une nouvelle manière de vivre, éloignée de la passivité et de l’attente d’une paix qui n’arrivera jamais si l’on s’accommode d’une polarisation qui empêche de vivre en paix ». Le rôle des jeunes, qui se sentent responsables de la mission qui leur a été confiée, a été fondamental. Yolanda Martinez évoque l’appel du Pape : « Vous les jeunes, vous avez une sensibilité particulière pour reconnaître la souffrance des autres ». Et Laura Isaza : « La paix est un parcours qui mobilise toutes les générations, mais la nôtre de façon particulière ». Manuel va dans le même sens : « La visite du Pape a éclairé les colombiens : la paix n’est pas un contenu politique, mais c’est une culture à construire. Comme membres des Focolari, nous nous sentons  encore plus engagés à écouter le Pape François quand il parle d’une culture de la rencontre, que nous devons continuer à promouvoir et à bâtir ».

Changer le monde dépend de toi

Changer le monde dépend de toi

Milonga_ProjectDes milliers de jeunes se préparent au Genfest en récoltant des semences de fraternité disséminées sur toute la planète. Elles font moins de rumeur que les guerres et les attentats, attirent moins les moyens de communication que les récits de « chiens écrasés », mais elles sont efficaces et concrètes en vue de construire un monde sans frontières de barbelés, sans haine ni indifférence. Mille projets sociaux développés dans le monde, un seul réseau de communication. C’est le projet Milonga. Pas la célèbre danse au rythme très soutenu, même s’il conserve les traits du peuple de l’Amérique du Sud, sa chaleur et sa générosité. Mais c’est un programme de volontariat international pour les jeunes.  Milonga veut dire Mille Organisations Non Gouvernementales en Action (www.milongaprojet.org), acronyme qui contient l’immense réalité de tant d’organisations sociales qui s’inspirent du charisme de l’unité. Elles ont toutes pour but de favoriser le désir – de plus en plus répandu chez les jeunes, qui ne laissent pas leur passeport moisir dans un tiroir – de faire une expérience de bénévolat, en se donnant eux-mêmes, en ouvrant tout grand leur cœur aux richesses d’autres cultures. Le projet, lancé par l’Association internationale New Humanity et par les Jeunes pour un monde uni, après une phase d’essai en Amérique Latine (Argentine, Bolivie, Brésil, Mexique, Paraguay, Venezuela t Uruguay), est adopté actuellement aussi en Europe (Italie, Croatie) en Jordanie, dans les Philippines et le continent africain (Kenya, Tanzanie). Milonga_Project_cDu 5 au 11 août dernier, des représentants de 8 cités-pilotes internationales des Focolari et de différentes ONG se sont rencontrés à la Mariapolis Ginetta au Brésil pour échanger sur les stratégies de développement des réseaux sociaux. Ils veulent approfondir la stratégie et la gestion du programme, la sélection et l’accompagnement, le contrôle, la communication, et offrir ainsi une proposition de formation de qualité avec des retombées positives, aussi bien au niveau individuel que vis-à-vis de la communauté d’accueil. 60 jeunes ont déjà profité de cette possibilité dans sa phase pilote, en réalisant leur désir de faire une expérience de bénévolat à l’étranger. Le programme Milonga fournit des modules de préparation au départ, avec proposition de formation personnalisée sur les besoins du bénévole et du groupe qui reçoit ; il prévoit que le jeune soit accompagné d’un tuteur pour toutes les phases (de la préparation à la permanence, jusqu’au retour dans le pays d’origine) et soit accueilli par les cités-pilotes et les communautés des Focolari, afin de leur permettre de vivre une expérience d’immersion dans le contexte local. Chaque participant a la possibilité d’une interaction avec les jeunes de son âge du monde entier, en se reliant à United World Project. Milonga_VolunteeringLe rapport avec Milonga naît de l’expérience qui a muri depuis quelques années et de l’impact que les expériences de volontariat sont en train de produire dans différents milieux. C’est une forme particulière d’action sociale dont la clé est le lien fraternel entre les divers acteurs. Et c’est justement l’esprit de fraternité qui motive la rencontre avec les différentes communautés en situation de vulnérabilité, pour réaliser avec elles une expérience de communion, de dialogue et de véritable échange interculturel. A partir de là on peut trouver ensemble des solutions qui ne « tombent pas du ciel », mais qui sont le plus possible partagées, dans une optique de réciprocité.  “Il n’est pas facile d’exprimer en peu de mots ce que j’ai vécu dans la “Casa de los Niños” dans la ville de Cochabamba durant un mois, raconte une jeune uruguayenne qui a été bénévole auprès d’une ONG en Bolivie. Après le jour de l’an je me suis engagée dans une aventure que j’avais en tête depuis quelque temps, avec mes économies et en me préparant. Je voulais aller dans une ONG où l’esprit des Focolari soit présent, et j’ai été surprise par la fraternité qui se vit à tout instant ». « J’ai connu une réalité sociale très différente de celle que nous vivons nous – c’est la réflexion d’une jeune espagnole – une réalité forte, qui m’a aidée non pas tellement à rencontrer certaines problématiques, que je connaissais peut-être déjà, mais à reconnaître et à accepter que, au-delà de notre origine, de la quantité d’argent que nous possédons, de l’endroit où nous habitons , nous sommes tous égaux ». https://www.focolare.org/es/news/2016/05/16/volontariato-giovani-progetto-milonga    

Nouvelles d’Atlanta

Après le passage d’ “Irma” venu des îles Caraïbes qui a fait des morts et causé beaucoup de  destructions, le violent ouragan a frappé la Floride où l’état d’urgence a été décrété. Sans parler des 5,8 millions de personnes privées d’électricité, d’eau courante et de connexion internet. Au moins cinq personnes sont déclarées mortes. Désormais passé en catégorie 1 (avec des vents de 136 km/h), Irma se dirige vers Atlanta (Géorgie). La communauté des focolari de cette ville écrit : « Nous sommes en contact permanent avec nos communautés du sud de la Floride. Beaucoup ont dû abandonner leur maison et se trouvent en lieu sûr. Ils nous  disent qu’ils cherchent à aider ceux qui sont seuls, leurs voisins et  essayent de rentrer en contact avec leurs proches qui se trouvent à l’étranger ; même chose pour les communautés frappées dans les îles. A Atlanta, l’arrivée de l’ouragan est prévue pour lundi ou mardi : peut-être se limitera-t-il à des pluies abondantes et à des vents forts. Par delà la souffrance, nous expérimentons l’amour de Dieu : cet état d’urgence nous rappelle que nous sommes tous frères, que nous pouvons nous aider les uns les autres malgré les conflits sociaux qui, en ce moment, passent au second plan ».