Mouvement des Focolari
Marie, le nom féminin de l’Amour

Marie, le nom féminin de l’Amour

20170909-01Marie. Les philologues interprètent ce nom de nombreuses manières, toutes belles ; mais le sens le plus dense de ce nom en terme de beauté est de la dévoiler de façon toute particulière et sans confusion possible : Marie, l’unique parmi toutes les femmes. Un nom que l’on ne finira jamais de prononcer ; et qui chaque fois procure la joie. Dans la salutation de l’ange, qui s’incruste dans l’aventure humaine comme une fontaine de bonheur, des millions de créatures plusieurs fois par jour l’appellent ainsi. C’est par ce nom que l’appelaient ses parents, sa famille et ses voisins à Nazareth. Tous, nous continuons à l’appeler familièrement ainsi à chaque ‘Ave’, dans le but de lui demander son intercession pour le cours de la vie qui culmine avec la mort, porte vers la vie sans fin. « Marie » : prononcer uniquement ce nom fait battre notre cœur comme celui l’enfant dans le sein d’Élisabeth, « Et Élisabeth fut remplie de l’Esprit Saint ». « Marie », c’est ainsi que l’appelaient les pasteurs et les artisans lorsqu’ils se montraient dans l’ouverture de cette sorte de masure qui servait d’habitation à la sainte famille sur la colline de Nazareth, pour lui demander un service : elle était si serviable avec tout le monde, si riche de bontés envers chacun. Et s’ils n’avaient rien à lui demander, ils se montraient juste pour la joie de la saluer : la joie de prononcer ce nom riche de nombreux trésors puisqu’il résume les mystères de l’amour. Le nom féminin de l’Amour. A plusieurs siècles de distance, sur les pas de l’archange et de Joseph, comme tous les saints et tant de pécheurs, nous continuons à l’appeler ainsi : Marie ; cinquante, cent fois et plus par jour, mais sans jamais associer ce nom à des titres de noblesse, à des épithètes vaniteux, à des reconnaissances de valeurs suprêmes. Nous aimons, comme elle d’ailleurs, nous rapprocher d’elle, non pas l’écarter, pour rendre proche l’Époux, qui avec elle fait unité. La multiplicité des voies, la force des passions, la trace de l’esprit sont marqués, creusés par ce nom, sur lesquels transite l’amour de la terre vers le ciel. L’humilité rapproche, et l’amour unifie ; c’est le plus grand honneur. Nous nous sentons chez nous dans l’Église du Christ, nous nous sentons chez nous dans la communion des saints, dans le même milieu que la Trinité, parce que Marie s’y trouve également : la mère est là et donc les enfants peuvent y être. Là où se trouve Marie, là est l’amour : et là où est l’amour, là se trouve Dieu. Aussi invoquer son nom en toute circonstance et en tout lieu, c’est pénétrer d’un seul coup dans une atmosphère divine, c’est allumer une étoile dans la nuit ; faire jaillir une source de poésie là où domine une froide technologie. Faire fleurir des lys d’un marécage. C’est restituer la chaleur de la famille dans un camp de travaux forcés. Marie aime : et dans l’amour elle se cache. Le véritable amour est contemplation de la personne aimée. Là encore, en imitant la jeune fille de Nazareth, on peut devenir contemplatif, tout en restant dans le monde, aussi bien dans une chaumière de paysans que dans un appartement en ville. En elle, l’amour fut si grand qu’elle nous donna Dieu : Dieu qui est amour. Elle l’a presque arraché au ciel pour le donner à la terre, Lui, pleinement Dieu, pour le faire devenir homme et pour nous servir. Aimer vraiment, c’est se faire un avec l’Aimé : Marie s’est faite tellement une avec Dieu que Dieu se donna à elle, pour se donner, par son intermédiaire, à tous les hommes. En somme, nous vivons dans le monde, de manières différentes, revêtus d’habits de toutes sortes ; mais, en étant comme Marie, nous préparons continuellement et partout une demeure pour Jésus. (Igino Giordani, Maria modello perfetto, Città Nuova, Roma 2012, pp. 17-20)

Huitième édition de LoppianoLab

Huitième édition de LoppianoLab

LoppianoLab2017_smallLe laboratoire national d’économie, de culture, de communication, de formation et d’innovation, est chaque année organisé par Città Nuova, le Pôle Lionello Bonfanti, l’Institut Universitaire Sophia et la cité-pilote de Loppiano, qui accueille l’événement. Se faisant l’écho de l’invitation du pape François, la manifestation profite de l’occasion pour réfléchir et lancer des propositions autour des thèmes de grande actualité dans notre pays : de l’immigration au travail, de la pauvreté à l’exclusion sociale, de la lutte contre la corruption à l’engagement pour le bien commun, puis famille, jeunes, éducations et beaucoup d’autres sujets. Contre toute forme d’exclusion et pour l’accueil, contre la recherche d’intérêts personnels et pour la promotion de nouvelles vertus civiles, en travaillant pour trouver des issues de secours aux contradictions de notre temps et pour agir sur les structures iniques qui produisent, justement, « les victimes et les escrocs ». LoppianoLab est donc un laboratoire culturel où lancer les semences d’une nouvelle pensée et suite à cela, agir, avec la conviction que la recherche du profit ne peut pas être la boussole de toute activité humaine.

Córdoba possède son Dé de la Paix

Córdoba possède son Dé de la Paix

20170903-01Le 26 aout dernier, le Parc des Nations de Córdoba (Argentine) est rempli de jeunes et d’enfants, comme toujours à l’occasion de ces manifestations prévues pour le « Día del Niño », la Fête de l’Enfant, le troisième dimanche d’aout. Le Parc est l’endroit idéal pour organiser des jeux, des tournois, des promenades. Cette année, une foule en fête suscite la curiosité des passants : l’inauguration d’un petit monument d’une grande signification. Il s’agit d’un dé tournant et coloré, fixé sur un piédestal : le Dé de la Paix. Des jeux, un Jim cana, de la musique et un goûter précèdent l’acte officiel de l’inauguration, en présence, parmi d’autres, de représentants du Comité interreligieux pour la Paix (le Comipaz), de l’Eglise arménienne et évangélique, des communautés juive et musulmane. Pour représenter les Focolari, Fernanda Otero, Francisco Drab et Amelia Milagros López Loforte prennent la parole. En conclusion la salutation de l’évêque auxiliaire, Mgr. Ricardo Seirutti, qui bénit le monument. Impossible de résister à la tentation de l’approcher et de le faire tourner. Sur chaque face une proposition, qui, malgré les couleurs et l’atmosphère joyeuse et entrainante, demande d’être mise en pratique avec sérieux et engagement. Et la fatigue en fait aussi partie. Le dé propose de fait six actions à vivre dans le quotidien, des expressions de la « règle d’or » présente en toutes les religions : « fais aux autres ce que tu voudrais qu’on te fasse à toi-même ” : “Amo a todos, Soy el primero en amar, Amo al enemigo, Perdono al otro…..” (aimer tout le monde, aimer en premier, aimer son ennemi, pardonner…) sont des gestes concrets qui s’inspirent d’un style de vie courageux et qui va à contrecourant, pour construire une société plus empathique et solidaire. L’inauguration n’est pas un fait isolé, mais le couronnement de longs mois de contacts et de travail sur le terrain, durant lesquels les jeunes des Focolari, avec le soutien de nombreux adultes, ont utilisé avec enthousiasme le Dé dans différents quartiers de la ville comme instrument d’éducation à la paix par le jeu et le théâtre. Cela s’est passé dans les quartiers périphériques de Ciudad Evita, San Roque, Cabildo, Müller, Argüello – zones périphériques, où les gens côtoient la violence et où les droits sont souvent bafoués – et avec les enfants de la Fondations Sierra Dorada à San Marcos Sierras (à 60 km de la capitale). Ils ont travaillé coude à coude avec les communautés et les organisations de quartiers, qui désirent une plus grande prise de conscience des problèmes locaux et de faire des actions en faveur de l’éducation sociale plus incisive et plus efficace. Des initiatives du même genre se multiplient dans beaucoup d’autres pays (par exemple en Italie, en Espagne, Egypte, Hongrie et Brésil), où le célèbre « cube » est devenu le centre de différentes initiatives pédagogiques et de séminaires d’étude. En Argentine, en plus de Córdoba, un Dé de la Paix se trouve dans un autre lieu public à Concepción, dans la province de Tucumán. A Córdoba même, trois jours plus tôt, l’initiative du Dé avait été déclarée d’intérêt culturel par le Conseil Communal. Petit « monument » qui se transforme partout en vie.

A Rome, une course pour la paix

 Le dimanche 17 septembre une course, la « Rome Half Marathon Via Pacis”, partira de la Place Saint Pierre. Ce semi-marathon multi religieux veut promouvoir la paix, l’intégration, l’inclusion, la solidarité. Organisé par Rome Capitale et par le Conseil Pontifical pour  la Culture, un Dicastère du Saint-Siège, en partenariat avec la FIDAL (Fédération Italienne d’Athlétisme Léger) et avec le patronage du CONI et du CIP, c’est un événement ouvert à tous, pour dire non à la violence, au racisme, aux discriminations, quelles qu’elles soient et d’où qu’elles viennent. Deux parcours pédestres (21 et 5 km), avec 5 étapes (la Basilique Saint-Pierre, la Synagogue, la Mosquée, l’Eglise vaudoise et l’église Orthodoxe) pour souligner la participation de diverses confessions et communautés religieuses. Sportmeet aussi, le réseau mondial des sportifs, acteurs et professionnels du sport du Mouvement des Focolari, sera présent avec une seule équipe: “Sportmeet for a United World”. Pour ceux qui voudraient se joindre à Sportmeet, écrire à: info@sportmeet.org  (y compris pour l’éventuel séjour à Rome).