6 Mai 2017 | Non classifié(e)
Déçus par la politique, méfiants envers les combats de l’engagement social, prisonniers d’une précarité qui brise les ailes de leurs rêves. Bref, tristes et sans espérance. C’est l’image renvoyée par une enquête réalisée auprès de nombreux jeunes espagnols, presque une « périphérie existentielle » abandonnée à elle-même. Et pourtant, au cours de la longue tournée qui vient de se conclure, le Gen Verde a rencontré des jeunes pleins de ressources, désireux de vivre des expériences significatives et prêts à relever les défis de leur société. Le Groupe musical a proposé dans de nombreuses villes espagnoles le projet Start Now. La formule, désormais bien rodée, prévoit cinq jours de vie partagée avec les jeunes : trois sont dédiés à des laboratoires où les membres de l’orchestre – 22 de 14 nationalités – deviennent coach de chant, de théâtre, de percussion et de danse ; un jour est réservé aux répétitions et au spectacle, exécuté avec les jeunes ; le dernier à un retour sur l’expérience vécue. Lors de ces moments, chacun a l’occasion d’expérimenter la fraternité, de voir de ses propres yeux que ce qu’il cherche existe et peut être réalisé.
“Il y a un avant et un après l’expérience proposée – constate l’irlandaise Sally McAllister, manager du Gen Verde -. Les jeunes travaillent dur, pas seulement sur le plan artistique mais aussi sur les relations, sur la rencontre avec celui qui est différent de soi, ils apprennent à gérer la complexité culturelle des personnes avec lesquelles ils interagissent, à savoir en cueillir la valeur positive, enrichissante. En somme : le but est de leur permettre de vivre une expérience à la fois humaine et artistique, de devenir des personnes capables de contenir, de comprendre et valoriser l’autre, quel qu’il soit, en passant ainsi d’un sentiment d’insécurité, de peur, parfois de haine, à des attitudes basées sur la confiance et l’inclusion ». On ne propose pas des illusions, mais des valeurs et des outils pour construire hic et nunc, en commençant à vivre avec chacun le monde dont nous rêvons. Et partout « les jeunes sont comme le feu, il suffit de trouver la bonne mèche et une fois qu’ils sont enflammés qui peut les arrêter ? ». C’est ce qui s’est passé à chacune des différentes étapes: Burgos, Jaén, Murcia, Huétor Tájar, Albacete, Pozuelo, Bilbao, Pamplona, Azpeitia, Talavera de la Reina … Chacune avec sa couleur et sa caractéristique irremplaçable, comme le raconte plus en détails le journal de voyage du site du Gen Verde.
Partout des rencontres authentiques, un accueil enthousiaste. Comme par exemple à Huétor Tájar, où la bienvenue a eu lieu sur une place bondée de familles, de jeunes, d’enfants, avec la musique et les chansons du Groupe sur grands écrans…A la fin une trentaine de jeunes élèves des écoles de danse de Flamenco et de gymnastique rythmique ont dansé « Turn It Up » – une composition récente du Gen Verde – sur un rythme de flamenco. Alors, c’est un Pays de jeunes tristes et sans espérance ? C’est tout le contraire. Les retours que nous avons sont clairs. “J’ai pleuré, j’ai souri, j’ai dansé… mais je ramène surtout une grande espérance en un monde qui en a tant besoin”; “j’ai appris des valeurs sans que personne me dise ce que je devais faire”; “après quelques jours de travail, nous formions une vraie famille”; “j’ai découvert que les personnes qui ont un objectif commun sont plus ouvertes”; “il n’y a rien eu de théorique, nous nous avons tous ensemble mis en pratique les valeurs de fraternité, de dialogue, de partage que nous avons apprises pendant ces journées de travail » ; « Start Now est quelque chose de grandiose, un projet éducatif, social, culturel, spirituel ». La phrase qui peut résumer le message laissé par cette tournée, c’est l’un des nombreux jeunes rencontrés qui l’a dit. Simple et concrète, elle a la saveur du défi et de l’engagement : « Et si nous avons un rêve, nous ne voulons pas le réaliser demain, mais si possible aujourd’hui ».
5 Mai 2017 | Non classifié(e)
Avoir confiance en Dieu « Lorsque j’ai su que j’attendais des jumeaux nous nous sommes confiés à Dieu. Nous avions déjà six enfants et mon mari n’avait pas un gros salaire. Un jour, une amie, elle aussi enceinte, passait par un moment économique difficile. Je lui ai fait cadeau de différentes affaires de mes enfants. Quelques jours plus tard, ma tante m’a fait cadeau de deux beaux trousseaux qui avaient de la valeur. Et ce n’est pas tout. A peine les jumeaux sont nés que mon mari a eu une promotion avec une belle augmentation de salaire. Nous avons été encouragés à toujours plus nous confier en Dieu ». A.M. – Brésil Une petite lumière «Je passais par une période de confusion et de problèmes à la maison. C’était des jours où, j’éprouvais des moments d’obscurité et d’abandon. Mais une mère de famille comme moi ne doit pas rester abattue, ce qui importe est que j’aime les miens comme ils sont. Je ne suis pas seule ! J’ai constaté que seul le détachement de soi-même, en ayant comme modèle Marie, nous fait avancer. J’ai commencé à vivre comme ça et Dieu m’a envoyé une petite lumière. Si je continue à agir avec amour, cette lumière grandira et Dieu la fera briller sur les autres ». Margrit – Suisse Ecrits d’un malade en phase terminale « Je suis profondément convaincu que le Seigneur nous aime toujours : quand il nous console et quand il nous met à l’épreuve afin de faire de nous en peu de temps Son chef-d’œuvre. Au cours de ma vie, beaucoup de choses inutiles sont tombées comme les feuilles mortes d’automne. Entre Lui et moi, maintenant, il existe une relation plus directe, sans intermédiaires. Il y a quelques années des essais de soins ont commencé. Depuis peu un autre plus sérieux s’est présenté à moi pour lequel il n’existe pas encore de remède. Il me semble que ma vie s’engage vers une impasse. Mais en même temps je sens que Dieu se rapproche de moi et que mes jours sont entre Ses mains ». Filippo – Italie Un religieux âgé paralysé “ Depuis que j’ai été paralysé des membres inférieurs il y a quelques années, je dois me battre contre la tentation de me sentir sur une « voie de garage ». Maintenant que je dépends totalement des autres et que le monde se réduit pour moi à une chambre, je dois me confier à la foi pour donner un sens à ma vie et en découvrir la valeur. Il est vrai, étant donné ma condition, que je ne peux plus avoir d’influence sur les événements proches et lointains. J’ai pourtant une merveilleuse aventure à vivre. Tout peut devenir occasion de louange, de remerciement, de prière, d’offrande. Même Jésus sur la croix n’a plus fait de miracles ni annoncé le Royaume, mais il a continué à aimer, il a même manifesté son amour le plus grand et le plus pur en donnant sa vie pour nous. Rester sans bouger n’est pas immobilisme ». P. Vittorio – Italie
4 Mai 2017 | Non classifié(e)
La course de relais mondiale promue par les Juniors pour l’Unité du Mouvement des Focolari va démarrer. Comme chaque année, au cours de la Semaine Monde Uni, le premier dimanche de mai, de 11h à 12h (dans les divers fuseaux horaires), le flambeau traversera symboliquement la planète, accompagné d’événements sportifs, d’actions solidaires et d’expériences de citoyenneté active, spécialement dans les lieux où prévalent la solitude, la pauvreté, la marginalité. Dans différentes villes seront associées des personnalités du monde sportif et culturel, des autorités civiles et religieuses. Le Site Web recueillera en temps réel les apports des réseaux sociaux. Dans les éditions précédentes la course de relais a enregistré la participation de plus de 100 000 adolescents des diverses régions du monde.
4 Mai 2017 | Focolare Worldwide
Une image pour toutes, le mot PEACE, réalisée par les participants eux-mêmes, en lettres capitales, sur le flanc de la colline. Un son pour tous, cet applaudissement, rythmé et irrésistible, symbole de mille et un cœurs sur la barque de la vie où nous sommes tous des voyageurs, ou des migrants. Une chanson pour toutes, « l’espérance est la voix de l’infini qui nous guide vers le salut ». Sous une explosion de canons chargés de couleur – allant du vert au fuchsia – s’est conclu, symboliquement, le traditionnel rendez-vous du 1er mai à Loppiano, le Meeting international des jeunes pour un monde uni, inséré dans la Semaine Monde Uni 2017, qui s’intitulait cette année Pulse: Change your heart, change the world. Depuis 1973, l’année de sa première édition, se dirige vers la petite ville de l’Italie du centre une foule très bigarrée de milliers de jeunes venant de tous les coins d’Italie et d’Europe, mais avec des représentants du monde entier. Un rendez-vous festif, modèle exportable de convivialité pacifique, à l’initiative des plus jeunes, la génération interconnectée, plus portée, par son tempérament et sa culture, à construire des ponts qu’à ériger des murs. Une journée d’échanges, de témoignages, avec musique, danses, chorégraphies, sous le signe de la paix et de la construction d’un monde uni, qui a vu se rassembler les jeunes du Mouvement des Focolari avec d’autres associations et mouvements, parmi lesquels «Nouveaux horizons », la Communauté de Sant’ Egidio, le Centre International La Pira, Living Peace, Hirondelle, Barbiana, Économie désarmée, le « Varco » (le Passage), Non à la guerre. A noter la présence de diverses communautés musulmanes d’Italie, avec le soutien des Imam de Massa Carrara, Téramo, Trieste et de Vénétie. Le niveau artistique a été assuré grâce aux groupes Gen Rosso et Gen Verde, à l’association culturelle DanceLab harmonie, aux auteurs compositeurs Amara et Paolo Vallesi (de retour du Festival de Sanremo) et à de nombreux autres groupes en provenance de diverses villes d’Italie. Partageant tous une forte volonté de paix et le rêve d’un monde ouvert, juste, fraternel. Habités par un enthousiasme que la pluie n’a même pas réussi à affaiblir. Tandis que les grands de la terre brandissent la menace de nouvelles actions de destructions guerrières, qui en déconcertent pus d’un, sur la scène de l’amphithéâtre naturel de Loppiano se succèdent des expériences vécues « à la base », des récits authentiques… qui, s’ils se multipliaient à l’infini, changeraient le cours de l’histoire. Comme celui de Mohammed, raconté par Luca, arrivé en Italie sur une embarcation après une traversée périlleuse. Ou celui d’un groupe de jeunes chrétiens de la Syrie, qui dans un message vidéo enregistré expriment leur amour envers leur terre martyrisée. Ce n’est assurément pas un pacifisme de façade mais un regard courageux vers l’avenir que celui des danseurs de l’association DanceLab harmonie, qui depuis 2014 organisent à Bethléem des ateliers artistiques pour les enfants des territoires palestiniens, grâce à l’aide du Père Ibrahim Faltas, de la Custodie franciscaine de Terre Sainte.
Indifférents à la pluie, en début d’après-midi, les jeunes commencent à dessiner la forme d’une embarcation. Ou peut-être la pluie était-elle le détail qui manquait, parce qu’à vrai dire, le voyage de tous les migrants d’aujourd’hui, qui s’en remettent aux vagues de la mer, à la recherche d’un avenir de paix et de dignité, n’est pas exempt de dangers ni de pièges. Ceux que Giusi Nicolini, maire de Lampedusa (Italie) et Prix Unesco 2017 pour la paix, connaît bien. Son témoignage sur l’accueil des réfugiés et la lutte contre l’omerta, à la tête d’une île qui représente le premier point d’abordage en Europe après la traversée, est un encouragement à se retrousser les manches dans tous les coins du monde. Il pleut sur la colline tandis qu’on élabore le message de paix, cœur du morceau d’Amara et Paolo Vallesi, devenu le « tube » de la journée. Mais les couleurs resplendissantes, jaillies de canons inoffensifs, l’emportent finalement sur les nuages gris. Ces mêmes couleurs auxquelles les jeunes participants puisent à pleines mains, avec de grands seaux, avant de partir, dans une jubilation festive. C’est la promesse, l’engagement à « se salir les mains » pour construire et réaliser partout un monde de paix.
3 Mai 2017 | Focolare Worldwide, Senza categoria
« Que la paix soit avec vous » lance Omar Abou Baker. Omar est ambassadeur de paix depuis 2016, depuis que le Forum Mondial de la paix pour les jeunes, qui s’est déroulé au Caire, l’a nommé, ainsi que 47 jeunes et tout jeunes (de 8 à 23 ans) pour représenter l’Égypte. Ils sont musulmans et chrétiens, et travaillent ensemble. “Je fais partie de la chorale Héliopolis du Caire, qui a été créée avec l’objectif de diffuser une culture de paix. L’année dernière nous avons organisé une fête pour la journée internationale de la paix. Pour la première fois nous nous sommes présentés à plusieurs ambassades pour leur expliquer qui nous sommes et quel est notre but. A travers nos spectacles nous avons transmis le désir de construire la paix sur notre terre à un vaste public, où se trouvaient des ambassadeurs, des acteurs, des chanteurs et des personnes bien connues. ». Durant le Ramadan, mois sacré pour le monde musulman, où l’on jeûne dès les premières lueurs de l’aube jusqu’au coucher du soleil, les ambassadeurs ont organisé un dîner pour 400 personnes indigentes. Chacun a mis la main à la pâte selon ses propres talents, pour procurer de la nourriture, animer la soirée avec des chants, des poèmes, des danses, des jeux, maquiller les enfants. Mais surtout, ils se sont engagés à construire des rapports interpersonnels. “Avec d’autres organisations nous avons réussi à organiser un marathon pour athlètes handicapés. Leur vie représente un défi continuel. Pendant l’événement, chacun des ambassadeurs s’est occupé d’un aspect : la chorale a présenté des chansons pour célébrer leurs succès, d’autres par contre, ont travaillé sur la présentation, fait des photos ou organisaient quelques activités et laboratoires. A l’occasion de la Journée Nationale pour les orphelins, les enfants ont chanté avec leur chorale. Ce fut pour eux une expérience fondamentale, parce qu’en s’exprimant à travers la musique ils ont pu développer une plus grande confiance en eux ». « Je crois que la paix est un concept très élevé, que seules atteignent les personnes qui font tous les efforts possibles pour qu’elle se réalise. Parce que la paix n’est pas seulement un mot à l’intérieur d’un article ou d’une chanson. Il s’agit d’un effort commun qui devrait se fonder sur un ensemble de valeurs à vivre en commençant par soi-même : justice, tolérance, aide aux autres. Le seul moyen de construire un monde de fraternité et de paix est l’amour en acte. Si je suis aujourd’hui ici – conclut Omar – c’est pour témoigner par mes paroles et ma vie que la paix est possible si je commence par moi ».