Mouvement des Focolari
United World Project

United World Project

« Nous vivons dans un monde qui est véritablement devenu un village : complexe et nouveau, mais un village. L’humanité vit aujourd’hui comme si elle était un petit groupe. Et, s’il en est ainsi, elle pourrait vivre, réellement, la fraternité. Mais comment la faire fleurir ? ». Chiara Lubich Prends connaissance du nouveau site web : www.unitedworldproject.org Avec de nouveaux contenus : Watch, Workshop, Network « UWP, organisé par New Humanity, veut contribuer à réaliser le monde uni, en cartographiant, organisant et en mettant sur les réseaux sociaux, les bonnes pratiques, les processus, les initiatives personnelles et collectives, les actions petites ou grandes, quotidiennes ou extraordinaires qui contribuent à faire du monde un lieu de paix, plus fraternel et uni » récite-t-il dans ses objectifs. Entre dans le réseau de United World Project !

‘’Life Directions’’

‘’Life Directions’’

Basé sur la question’’qu’est-ce que je fais dans ma vie ?’’, un des sept workshop qui ont eu lieu à la suite du Genfest, a affronté le thème des choix de vie, de la propre ‘’Life Direction’’. « La construction de ce workshop – racontent les organisateurs, adultes, avec un groupe de jeunes de différents coins du monde – avait déjà commencé depuis février dernier avec les rencontres via Skype : une expérience véritablement édifiante, assumée par tous avec sérieux, responsabilité et créativité ». « En arrivant à Tagaytay, et se connaissant personnellement, nous nous sommes rendu compte de combien notre attente était élevée. Les nombres attendus au workshop étaient aussi élevés : sur les 1000 inscrits aux sept ateliers, 250 jeunes avaient choisi Life Direction. Issus de différents pays du monde, on parlait 16 langues différentes ». L’exécution du programme, rapide et graduelle, vers des contenus toujours plus ‘’profonds’’ et dans lesquels les expériences étaient le facteur principal, a été portée de l’avant par les jeunes de la cité-pilote asiatique et le fil conducteur était le ‘’slogan quotidien ‘’ : une pensée à mettre en pratique tout au long de la journée. « Le premier jour a débuté avec ‘’Open your heart’’ : une invitation à ouvrir le cœur à la vraie joie, en cherchant à enlever tout ce qui peut empêcher de vivre avec intensité le moment présent. Quatre expériences ont été présentées de manières différentes, des situations différentes, sur le thème du bonheur trouvé grâce à l’amour vécu, ou découvert après une reprise suite à un échec ou, encore dans des situations douloureuses et difficiles. L’échange en petits groupes a donné l’occasion de vérifier ce qui avait été intégré en profondeur ainsi que les questions et attentes que chacun portait en lui ». « Le deuxième jour – continuent-ils -, le slogan était ‘’What is the call’’ (quel est l’appel) au cours duquel une participation plus active nous a été demandée lors de la présentation du sens de ‘’l’appel’’ avec un langage compréhensible pour pouvoir être accueilli, en l ‘associant à trois paroles clés : comprendre, écouter, choisir. Et donc, l’histoire avec Dieu de cinq personnages bibliques : Samuel, le jeune homme riche, le fils prodigue, Marie et Pierre. Un couple marié, un religieux, quelqu’un d’engagé dans le monde professionnel et une focolarine ont été interviewés à propos de ces trois paroles clés. « En groupes plus petits, on a pu approfondir le sens de chacun de ces appels, en interagissant aussi avec des questions et réponses ». « Le troisième jour, on visait haut avec le slogan : ‘’Aim high’’. Nous avons laissé la parole à Chiara Lubich qui raconte aux jeunes de Barcelone en 2002, l’appel qu’elle a suivi. Les questions, cette fois-ci écrites, affluaient dans la boite mise à la disposition et ont été la matière sur base de laquelle on a animé l’après-midi, avec encore des interviews à nos invités : chacun soulignait la beauté de sa propre vocation dans l’optique de l’unique appel à l’amour. Une heure et demie qui a passé si vite ! » « Pendant ces quatre jours – écrivent des adultes – nous avons vu des jeunes ayant la soif d’un rapport avec Dieu, en profonde recherche, ouverture et écoute. Aussi pleins de souffrances, de doutes et de peurs, tout dans un climat de grande simplicité et sérénité. Nous avons senti que quelque chose de nouveau s’opérait : une expérience de lumière, qui a ouvert une nouvelle voie de dialogue avec les jeunes sur l’appel à une vocation radicale ». Quelques impressions des participants : « C’était vraiment cela dont j’avais besoin à ce moment-ci de ma vie. Vivre le moment présent, ouvrir mes portes, faire des pas radicalement au-delà de nous-mêmes, c’est ce que j’emporte avec moi ». « Les jeunes qui ont raconté leur choix à suivre Jésus d’une manière complète, m’a donné le courage de faire des choix seulement par amour ». « Pour moi, c’était important de comprendre comment répondre à l’appel : comprendre (que Dieu m’aime), écouter (la voix intérieure) et décider (à suivre Jésus). Je suis très heureux de cette expérience. Merci ! »

Parole de vie d’août 2018

Le prophète Jérémie est envoyé par Dieu au peuple d’Israël, qui vit la douloureuse expérience de l’exil à Babylone et a perdu tout ce qui représentait son identité et son élection : la terre, le temple, la loi… La parole du prophète déchire cependant ce voile de douleur et de désarroi. Certes Israël s’est montré infidèle au pacte d’amour avec Dieu, mais voici l’annonce d’une nouvelle promesse de liberté, de salut, d’une alliance renouvelée que Dieu, dans son amour éternel et jamais révoqué, prépare pour son peuple. « D’un amour éternel je t’ai aimé, aussi t’ai-je maintenu ma faveur » Le caractère éternel et irrévocable de la fidélité de Dieu est inséparable de son amour. Père de chaque créature humaine, il est le premier à aimer et à s’engager pour toujours. Sa fidélité touche chacun de nous et nous permet de jeter en lui chacune de nos préoccupations. N’est-ce pas grâce à cet Amour éternel et patient que nous pouvons nous aussi grandir et approfondir notre relation avec lui et avec les autres ? Malgré notre sincérité, combien sommes-nous conscients de l’instabilité de notre engagement à aimer Dieu et nos frères ! Cependant sa fidélité pour nous est gratuite, elle vient toujours au-devant de nous, sans tenir compte de ce que nous avons fait. Dans cette certitude joyeuse, nous pouvons lever les yeux de notre horizon limité, nous remettre chaque jour en chemin et devenir témoins nous aussi de cette tendresse qui évoque pour nous celle d’une mère. « D’un amour éternel je t’ai aimé, aussi t’ai-je maintenu ma faveur » Ce regard de Dieu sur l’humanité fait naître aussi un grand dessein de fraternité, qui trouvera en Jésus son plein accomplissement. En effet, il a témoigné de sa fidélité à l’amour de Dieu par la parole, mais surtout par l’exemple de toute sa vie. Il nous a ouvert la voie pour imiter le Père dans l’amour envers tous (Mt 5,43ss). Il nous a dévoilé que la vocation de chaque être humain est de contribuer à l’édification de relations d’accueil et de dialogue. Comment vivrons-nous la Parole de vie de ce mois ? Chiara Lubich nous invite à avoir un cœur de mère : « Une mère accueille sans cesse, elle aide sans cesse, elle espère toujours, elle couvre tout […]. L’amour d’une mère en effet est semblable à la charité du Christ, dont parle l’apôtre Paul. Si nous avons un cœur de mère ou, plus précisément, si nous nous proposons d’avoir le cœur de la Mère par excellence, Marie, nous serons toujours prêts à aimer les autres, en toutes circonstances, donc à garder vivant en nous le Ressuscité […]. Prêts à aimer non seulement les chrétiens, mais aussi les bouddhistes, les hindouistes, les musulmans, etc., ainsi que les hommes de bonne volonté, tout homme qui habite sur cette terre 2 « D’un amour éternel je t’ai aimé, aussi t’ai-je maintenu ma faveur » Une jeune épouse qui a commencé à vivre l’Évangile en famille raconte : « J’ai rencontré une joie comme jamais je n’en avais éprouvée et j’ai eu le désir de faire déborder cet amour au- delà de chez moi. Je me rappelle, par exemple, avoir couru à l’hôpital rendre visite à l’épouse d’un collègue, qui avait tenté de se suicider. Bien qu’au courant de leurs difficultés, mes propres soucis m’avaient empêchée de les aider. Et voilà que je ressentais comme mienne sa souffrance ! Je n’ai pas eu de répit tant qu’a duré la situation qui l’avait poussée à ce geste. Un tel épisode a marqué pour moi le début d’un changement de mentalité. Il m’a fait comprendre que, si j’aime, je peux être, pour chacune des personnes que je côtoie, un reflet, bien petit certes, mais un reflet de l’amour même de Dieu. » Et si nous aussi, soutenus par l’amour fidèle de Dieu, nous nous mettions dans une telle disposition intérieure face à tous ceux que nous rencontrons dans notre journée ? Letizia Magri __________________________________________

  1. Bible de Jérusalem.
  2. D’après Chiara LUBICH, Cercando le cose di lassù, Rome 19925, 41,42.

Marie, femme au foyer

« La femme de Nazareth, une femme au foyer, est un énorme défi pour nous : cela nous pousse à nous éloigner d’une spiritualité basée sur l’attrait de l’extraordinaire pour trouver une mystique du quotidien. D’imaginations théoriques à une réalité palpable dans la simplicité du quotidien… Dieu parcourt ce chemin-là ». (Ermes Ronchi: Les questions nues de l’évangile, p. 176) “… Nous avons vraiment besoin de la maison. La maison est très importante. […] elle doit être entretenue comme Marie entretenait sa maison, qui accueillait rien de moins que Jésus. Donc, ce que nous faisons doit être en harmonie avec Lui qui était le Verbe de Dieu, Il est la beauté de Dieu, l’irradiation, il est la gloire, gloire qui veut dire l’irradiation de Dieu. Je ne sais pas si vous pouvez imaginer, pour ainsi dire, Dieu comme un soleil qui se couche, et les rayons qui en sortent sont le Verbe, et donc le Verbe de Dieu fait chair est Jésus. Alors Il est vraiment la gloire, donc le maximum de la beauté, de la splendeur. Ainsi, Marie, […] cette maison, […] elle savait bien l’entretenir, de manière que Jésus soit bien accueilli. […] Notre vocation, qui est une vocation mariale, est celle de la maison. On ne comprend pas Marie si elle n’est pas femme au foyer, en plus d’être siège de la sagesse, et donc quelqu’un qui sait entretenir une maison ». (Chiara Lubich, Loppiano, 30 mai 1996, inauguration de la maison Gen) “La maman est plus objet d’intuition du cœur que de spéculation de l’intelligence, elle est plus poésie que philosophie, parce que trop réelle et profonde, proche du cœur humain. Il en est de même pour Marie, la Mère des mères, dont la somme de toutes les affections, les bontés, les miséricordes des mères de la terre ne réussit pas à l’égaler. Marie est pacifique comme la nature, pure, sereine, limpide, modérée, belle […]. Elle est forte, vigoureuse, ordonnée, constante, inflexible, riche d’espérance. Marie est trop simple et trop proche de nous pour être « contemplée ». […] Elle attire le divin sur la terre tout doucement comme un plan incliné qui descend de la hauteur vertigineuse des Cieux jusqu’à la petitesse infinie des créatures ». (Chiara Lubich, Desseins de lumière, pp. 84,85)