23 Avr 2018 | Non classifié(e)
« Aujourd’hui nous faisons mémoire, à l’occasion du dixième anniversaire de sa mort, d’une grande dame”. Ce sont les propos de l’Archevêque de Belgrade, Mgr Hočevar, au cours d’une messe célébrée le 14 mars dernier : « Alors que dans le monde gouvernaient les ténèbres, une lumière nouvelle éclairait le cœur de Chiara Lubich. Là où le péché, la haine et le mal créaient la division, l’amour rapprochait, soudait, unissait, construisait et réconfortait. Sous le fracas de conflits historiques, culturels et sociaux, aujourd’hui comme alors, nous sommes appelés à trouver une nouvelle lumière de compréhension, d’unité et de coopération ». Rapprocher, souder, unir, construire : tels sont les verbes qui peut-être expriment au mieux le sens d’une fête planétaire qui a commencé en mars dernier et qui se poursuit, pour rappeler et relancer l’héritage spirituel laissé par la fondatrice des Focolari. « Si aujourd’hui je devais quitter cette terre et qu’une dernière parole m’était demandée pour exprimer notre idéal, je vous dirais, sûre d’être comprise de façon exacte : « Soyez une famille. » Voici quelques petits messages, parmi les nombreux qui nous sont arrivés de toutes les régions du monde.
A Chiang Mai, entre les montagnes de la Thaïlande du nord, où des centaines de temples bouddhistes richement décorés sont le symbole culturel de la nation, une soixantaine de membres de la communauté des Focolari, appartenant à cinq ethnies différentes (Thai, Karen, Akha, Lahu, Kachin), ainsi que d’autres venus des Philippines, ont voulu honorer la mémoire de Chiara Lubich en venant en aide à une communauté pauvre de la tribu Kachin. « Après la célébration Eucharistique, enfants et adultes de la communauté, nous avons pris la route en direction d’un village pauvre, à 7 km de la ville, où habitent certains de nos amis de la tribu Kachin. A la demande des habitants, nous nous sommes mis à nettoyer et à aménager un endroit où les enfants puissent jouer. On a bien sûr transformé ce petit espace, mais plus grande encore la transformation advenue dans les cœurs et les relations personnelles pendant que nous travaillions en suant sous une chaleur torride. Présence de Dieu dans ce quartier défavorisé. Nous cherchons à changer le monde, un village après l’autre ». Dans six régions du Kenya, dans des contextes politiques et sociaux caractérisés par des tensions, l’incertitude, la méfiance et dans certains cas par de véritables conflits entre les personnes, les communautés du lieu ont suscité diverses journées, pour incarner avec un nouvel élan un message d’unité et affronter les défis et les difficultés d’un Pays multi-ethnique et pluri-confessionnel: à Garissa, dans la région Est, éprouvée par de fortes tensions entre chrétiens et musulmans, à Amukura et à Seme dans l’Ouest, à Mombasa, sur la côte, mais aussi à Karatina dans le centre et à Meru au Nord-Est. « Chiara continue à nous guider aussi en ce moment de notre histoire ».
Presque partout, dans les divers Pays, les autorités religieuses ou les représentants de l’Église se rendent présents. Par exemple à Varsovie (Pologne) où l’Évêque de l’Église Méthodiste envoie un message à la communauté réunie, tandis que le Nonce de l’Église catholique transmet à tous les salutations du Pape François. A Moscou, lors d’une soirée riche d’échanges spontanés entre les participants, on se souvient avec beaucoup de reconnaissance de l’arrivée, au cours des années 70, des premiers focolarini en ex-Union Soviétique. De même à Chelyabinsk, sur les pentes orientales de l’Oural, à environ 1900 km de Moscou, la communauté des Focolari se réunit, tandis que à Krasnojarsk, dans la Sibérie russe centrale, a lieu une mariapolis de trois jours, précisément sous le signe de la « famille ». L’héritage de Chiara Lubich trouve un écho tout particulier à Dublin, en Irlande, la ville choisie pour accueillir en août prochain, la Rencontre Mondiale des Familles. Ici son souvenir est associé à des témoignages sur l’accueil et l’attention entre générations. A Stockholm, en Suède, un groupe de jeunes prépare pour tous un dîner, occasion d’un échange profond entre les participants sur les effets de la spiritualité de l’unité dans leur propre vie. Un anniversaire « de famille » là aussi. Chiara Favotti
23 Avr 2018 | Focolare Worldwide

Copyright © 2018 Nomadelfia
Nomadelfia se dresse entre les collines au timbre méditerranéen du sud de la Toscane (Grosseto, Italie). Environ 300 personnes y habitent. Elles ont choisi comme « règle » la loi évangélique de la fraternité. Son nom la définit bien, un néologisme né du rapprochement de deux termes grecs nomos e adelphia, ce qui veut dire « la fraternité est loi ». « Notre désir est de montrer qu’il est possible de vivre l’évangile sous sa forme sociale en se donnant complètement aux autres, afin de réaliser les principes de justice et de fraternité que nous avons choisi de suivre, un chemin de partage de foi et de vie » raconte François Matterazzo, président en exercice de la communauté. La cité-pilote est organisée en douze groupes de familles, composés de 25-30 personnes. Ils mettent leurs biens en commun, pas de propriété privée, pas d’argent en circulation, le travail est vécu comme un acte d’amour envers le frère et les familles sont disponibles pour accueillir les enfants qui leur sont confiés. Pour l’Église catholique, Nomadelfia est une paroisse formée de familles, de laïcs célibataires et de prêtres, qui partagent une expérience rappelant celle des premières communautés de croyants, justement à deux pas de la ville étrusco-romaine de Roselle, ancien siège épiscopal. 
Don Zeno Saltini © 2018 Nomadelfia
Son origine, cependant, se trouve au nord de l’Italie, dans la ville de Carpi, où don Zeno Saltini, vers les années 30, commença à accueillir et à élever des enfants abandonnés comme si c’était les siens, fondant ainsi l’Œuvre des Petits Apôtres. Très vite il fut suivi par d’autres prêtres et par Irène, une jeune étudiante qui se mit à disposition comme mère pour ces enfants. Après l’approbation de l’évêque, don Zeno lui confia les plus petits, ouvrant ainsi la route à une nouvelle consécration dans l’Église, celle des “mamans par vocation”. Avec la fin de la guerre, beaucoup d’autres familles se sont jointes à don Zeno, se mettant à disposition pour accueillir les orphelins de la guerre et les élever comme leurs propres enfants. Le 14 février 1948, la communauté tout entière approuva le texte d’une Constitution, qui fut signée sur l’autel : et ainsi l’Œuvre des Petits Apôtres devint Nomadelfia. Après une série d’aventures tourmentées, les « nomadelfi » trouvèrent une maison adaptée au développement de la communauté dans la ville de Grosseto, sur une propriété offerte par la fille d’un célèbre industriel italien. « Aujourd’hui, notre mission n’a pas changé » explique François Matterazzo. « Dans un monde toujours plus en réseau qui développe de nouveaux instruments pour communiquer et unir, on trouve en même temps des réalités qui nient la dignité de l’autre, qui érigent des murs… voilà pourquoi je crois que la proposition du chemin de la fraternité a plus que jamais un sens pour l’homme ! Ici à Nomadelfia des familles, des prêtres et des célibataires peuvent partager une vie quotidienne plus à hauteur d’homme, incluant ses aspirations aux valeurs supérieures comme l’amour, l’amitié, la prière et la contemplation. Elle est socialement plus riche, grâce à la variété d’expériences et d’âges qu’elle accueille ». 
©CSC Audiovisivi
Une communauté ouverte au monde, disposée à partager sa route avec d’autres charismes, comme en témoigne l’expérience en cours avec le mouvement des Focolari. « J’espère – continue-t-il – que la route que nous parcourons ensemble, non seulement pour cette attente commune de la venue du pape François, et dont la prochaine étape sera la participation de nos jeunes au Genfest le 1ier mai à Loppiano et le travail commun pour le projet d’une Prophetic Economy, puisse être un témoignage aussi pour l’Église. Le Seigneur a semé de nombreuses fleurs dans ce pré qu’est le monde, de nombreux charismes, alors je crois que nous devrions chercher tous les moyens pour collaborer, afin que cela enrichisse le don que chacun d’entre eux est pour l’humanité ». Et pour souligner les paroles de Materazzo, hier, dimanche 22 avril, une belle délégation des « nomadelfi » composée de responsables de la cité-pilote, adultes et nombreux enfants, ont visité le centre du mouvement des Focolari. Quelques heures passées ensemble sous le signe de la joie et d’un climat de grande famille.
21 Avr 2018 | Non classifié(e)
Chaque année le jour de l’équinoxe de printemps on célèbre l’Earth Day, la plus grande manifestation en faveur de l’environnement de notre planète, décidée par les Nations Unies, dans le but de sensibiliser à la protection de la terre. L’idée de la création d’une « Journée pour la Terre » fut discutée pour la première fois en 1962. Elle a définitivement pris forme en 1969 suite au désastre environnemental provoqué par la fuite de pétrole d’un puits situé au large de Santa Barbara, en Californie. Au cours des dernières éditions, la Journée a impliqué jusqu’à un milliard de personnes dans 192 pays du monde. Elle est ainsi devenue un événement éducatif et informatif aux dimensions planétaires sur les thèmes de la pollution, la désertification, la destruction des écosystèmes et l’extinction des ressources non renouvelables. Mais c’est aussi une responsabilisation individuelle pour que la consommation soit raisonnable, inspirée par la protection de la « Maison commune » de tous les hommes.
21 Avr 2018 | Non classifié(e)
« Nous ne sommes pas immergés dans le hasard, ni entraînés par une série d’événements désordonnés. Notre vie et notre présence dans le monde sont le fruit d’une vocation divine ». C’est le Pape François qui le rappelle dans le message pour la 55ème Journée mondiale de prière pour les vocations, adressé en particulier aux jeunes, en programme le 22 avril sur le thème :’’Écouter, discerner, vivre l’appel du Seigneur’’. Le rapport entre les jeunes, la foi et les vocations sera au centre également du prochain synode d’octobre. « A cette occasion – observe le Pape – nous aurons la possibilité d’approfondir comment, au centre de notre vie, il y a l’appel à la joie que Dieu nous adresse ». Les jeunes et les juniors des Focolari se souviennent des paroles de Chiara Lubich, qui leur étaient adressées en 1998 : « Dieu appelle de façons diverses et variées : il appelle beaucoup avec des tâches et des missions particulières : par exemple, il appelle les jeunes à la sublime vocation du sacerdoce, à être d’autres Christ ; il appelle des hommes et des femmes dans les parterres bariolés du jardin de l’Église que sont les Familles religieuses ; il appelle des hommes et des femmes dans les modernes mouvements ecclésiaux à se donner à Dieu en tant que personne et d’une façon communautaire, ou à composer des familles modèles, comme autant d’autres petites Églises. Souvenez-vous : il appelle à tout âge. Il appelle aussi les juniors, les enfants. Il appelle sur tous les points de la terre ».
21 Avr 2018 | Non classifié(e)
« Pour que la paix revienne, ne cessons pas de prier. En ce moment, nous devons tous nous sentir appelés à suivre avec décision une façon de vie qui corrige, au moins en nous — et grâce à la communion des saints, en de nombreuses personnes — l’erreur qui a été commise. Les hommes n’ont pas fait la volonté de Dieu, du Dieu de la paix, ils ont fait la leur. Nous devons prendre la décision radicale — comme jamais nous ne l’avons fait — d’accomplir parfaitement sa volonté. « Que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui se réalise ». Cette phrase de Jésus doit revêtir pour nous avoir pour nous aujourd’hui, une importance toute particulière. Par rapport à elle tout le reste doit devenir secondaire. Dans notre vie, par exemple, être en bonne santé ou malade, étudier ou servir, dormir ou prier, vivre ou mourir ne doit pas avoir une importance primordiale. L’important est de faire nôtre sa volonté, d’être sa volonté vivante. C’est ainsi que nous vivions aux premiers temps de notre Mouvement lorsque, justement sur la toile de fond d’une autre guerre, l’Esprit Saint venait de nous faire découvrir la valeur des choses. Face à l’écroulement, provoqué par la haine, Dieu s’est révélé comme l’unique idéal qui ne meurt pas, qu’aucune bombe ne pouvait anéantir. Dieu Amour. Cette grande découverte a été une bombe spirituelle d’une telle portée qu’elle nous faisait littéralement oublier toutes celles qui tombaient autour de nous à cause de la guerre. Nous découvrions qu’au-delà de tout et de tous, il y a Dieu qui est amour, avec sa providence qui fait concourir toute chose au bien pour ceux qui l’aiment. Nous reconnaissions le signe de son amour en toutes circonstances, même sous les coups de la souffrance. Dieu nous aimait immensément. Alors, comment l’aimer en retour ? Ce n’est pas celui qui dit « Seigneur, Seigneur, qui m’aime, mais celui qui fait ma volonté ». Nous pouvions donc l’aimer en faisant sa volonté. En vivant ainsi, nous nous sommes habitués à écouter avec une attention toujours plus grande, la « voix intérieure », la voix de la conscience qui nous soulignait la volonté de Dieu exprimée de mille façons : à travers sa Parole, nos devoirs d’état, les circonstances, nos inspirations. Nous avions la certitude que Dieu entraînerait notre vie dans une aventure divine. Une aventure que nous ignorions au départ mais dans laquelle, spectateurs et acteurs en même temps de son dessein d’amour, nous apportions, à chaque instant, la contribution de notre volonté libre. Peu après il nous faisait entrevoir les développements de notre futur, en nous permettant de saisir avec certitude, le but pour lequel le Mouvement des Focolari était en train de naître : réaliser la prière du testament de Jésus : « Père, que tous soient un », collaborer à la réalisation d’un monde plus uni. Et nous pouvons vivre de cette façon aujourd’hui encore. Avons-nous subi un bouleversement brutal et douloureux dans notre vie ? […] Éprouvons-nous des moments de peur, d’angoisse de doute et même la crainte de perdre la vie ? Ou bien menons-nous la vie habituelle avec ses obligations quotidiennes, pour le moment loin du danger ? Que pour nous tous ne comptent que ce qui a le plus de valeur : non pas une chose ou une autre mais la volonté de Dieu : être à l’écoute, lui donner la première place dans notre cœur, notre mémoire, notre esprit : avant toute chose, mettre toutes nos forces à son service. » Ainsi nous rectifierons, Tout au moins en nous, l’erreur qui a été commise. Alors la Christ demeurera en nous et nous serons toujours plus soudés, plus unis, plus « un », partageant tout, priant avec efficacité les uns pour les autres et pour que la paix revienne ».