22 Jan 2018 | Senza categoria
« Le grand attrait du temps présent », 3.3.2018, Castelgandolfo, Rome: http://chiaralubich.10anni.focolare.org
Le « charisme de l’unité », qu’a-t-il à dire et à offrir aujourd’hui ? L’humanité est en train de vivre une troisième guerre mondiale fragmentée; pauvreté et faim sont loin d’être enrayées ; les rapports personnels et sociaux subissent un effritement progressif dû à un manque d’espérance dans le changement. Et plus encore. La réponse arrive à travers de nombreux faits de vie et des initiatives de personnes qui, dans le monde entier, ont embrassé les idéaux de Chiara Lubich: elles se sont engagées principalement à se transformer tout d’abord elles-mêmes, générant ainsi partout de nombreuses œuvres sociales qui disent qu’un changement de cap est encore possible pour l’humanité. Nombreuses les histoires et innombrables les conséquences positives dans tous les pays du monde. Quelques exemples. En Sicile (sud de l’Italie), un des épicentres italiens du phénomène migratoire, Salvatore Brullo, avec le projet ‘’Accueillir mais aussi intégrer’’, a pu prendre en charge plus de 40 mineurs étrangers non accompagnés qui, grâce à la participation de nombreuses familles et entreprises de différentes villes, ont pu se former à divers métiers et envisager ainsi un avenir meilleur.
De l’autre côté du monde, à Bolivar, à 3500 m. d’altitude sur les Andes péruviennes, 250 enfants ont reçu une instruction dans la nouvelle structure scolaire née grâce au projet ‘’Une école sur les Andes’’ promu par Action Monde Uni (AMU). 1129 autres enfants dans le monde, ont trouvé une famille grâce à la proposition d’adoption internationale d’Action Familles Nouvelles (AFN), l’ONG qui organise des projets de soutien et de formation pour la famille. Ce sont seulement quelques-unes des initiatives, petites et grandes, qui, en ce dixième anniversaire, nourriront, dans chaque coin du globe, les rencontres, les célébrations, les conférences, les moments d’échange et de formation. A Castel Gandolfo (Rome), ce sera le 3 mars. « A cette occasion, ce seront les œuvres et les parcours de personnes devenues moteurs de transformation sociale qui présenteront un autre visage du Charisme de Chiara. L’événement sera intitulé: ‘Le grand attrait du temps présent’’», explique Tim King, l’un des deux conseillers auprès du Centre International des Focolari pour l’aspect de l’évangélisation. « L’accent – continue-t-il – sera mis sur l’aspect social du charisme de Chiara Lubich : l’attention portée aux blessures de l’humanité, la passion et la créativité des entrepreneurs, des jeunes, des familles ou simplement de personnes qui ont donné vie à un réseau mondial de petits projets ou d’actions à grande échelle qui s’inspirent des paroles de Chiara ». La fondatrice des Focolari elle-même expliquait ainsi le sens de l’action du Mouvement à ses débuts, un engagement qui, en pleine guerre, prit résolument une dimension communautaire : « Le tout était parti avec un programme bien précis : concourir à résoudre le problème social de Trente, notre ville ». L’événement du 3 mars sera transmis aussi en direct et en streaming (de 16:00 à 19:00, heure de Rome).
20 Jan 2018 | Non classifié(e)
Avec gratitude pour son “exemple de fidélité héroïque à son dessein », Maria Voce, présidente des Focolari, a communiqué à tous les membres du Mouvement dans le monde le décès de Gisella Calliari qui s’est éteinte ce soir dans la sérénité, après une longue vie dédiée à l’unité. « Tout en éprouvant la douleur de cette grande perte », dit la présidente, « nous restons avec elle, un seul cœur et une seule âme ». Gisella Calliari était née à Lavis (Trente, Italie), le 18 avril 1920. Connue plus simplement sous le nom de Gis, elle a fait partie du premier groupe de jeunes qui, avec sa sœur Ginetta, avait suivi Chiara Lubich dans cette « aventure de l’unité » qui a marqué les débuts du Mouvement des Focolari et ses développements dans le monde. C’était la dernière de trois sœurs et elle avait rencontré Chiara en 1944, dans le petit appartement qui hébergeait le premier focolare, Place des Capucins, à Trente. Le jour suivant elle avait déjà mûri son choix de la suivre sur la même voie. D’abord très réticente, sa famille le fut moins lorsque sa maman connut Igino Giordani (Foco), dont Gisella devint la secrétaire à Rome. Au cours de sa longue vie Gis a vécu dans le focolare de Chiara pendant plus de 40 ans. Après avoir été responsable de quelques focolares en Italie (dans les villes de Trente, Rome, Milan, Florence), Chiara lui a confié la section des focolarines. Ensuite elle a été aux côtés de la fondatrice, avec Oreste Basso, pour suivre les développements de l’ensemble de l’Œuvre de Marie. Cette charge l’a conduite à visiter plusieurs fois les communautés du Mouvement dans le monde. Sa vie a été profondément liée au charisme de l’unité, auquel elle a été fidèle jusqu’à la fin, avec les effets d’une grande fécondité spirituelle en elle et autour d’elle. Son parcours, plus amplement détaillé, sera prochainement publié sur « focolare.org ».
20 Jan 2018 | Non classifié(e)
Il existe une seule voie, du moins je ne réussis pas à en voir une autre, pour pouvoir vivre entre nous, ici et maintenant, le maximum de l’unité et de la communion: cette unique voie implique […] que jour après jour, toi et moi, vous et moi, et nous tous, avec passion, nous soyons solidement et seulement ancrés dans Sa Parole en toutes circonstances de notre vie et devant chaque obstacle qui se présente entre nous. (p. 266). La Parole de Dieu dépasse les barrières qui existent entre nous et crée la communion.[…] Et cela, personne ne peut nous l’enlever, personne ne peut nous l’interdire. Arrivés à ce point, on ne peut retourner en arrière : c’est le point essentiel à partir duquel la route s’ouvre pour aller de l’avant. […] Si nous vivons la Parole dans la réciprocité et d’une manière radicale, de sorte que ce que tu vis et ce que je vis soient une unique Parole, forment ensemble Sa Parole, alors l’unité grandit entre nous […] Nous pouvons nous demander : mais comment pouvons-nous faire pour vivre ensemble dans l’unique Esprit qui est la réalité la plus profonde et la plus intime de Dieu et qui est aussi ma réalité la plus profonde et la plus intime? C’est en recherchant en toi, avec ténacité, les dons de l’Esprit, en toi qui es chrétien et croyant comme moi. Tant que je n’ai pas découvert en toi l’Esprit, je te poserai des questions pendant tout le temps nécessaire. Il ne s’agit pas de me contenter d’un compromis en disant : ’ « Au fond, tu n’es pas trop mal et je ne le suis pas non plus : je peux trouver un point de rencontre à mi-chemin ! », ni de me dire: « Je prends quelque chose de toi et quelque chose de moi afin de négocier une formule avec laquelle tous les deux nous pouvons nous mettre d’accord sans en modifier les fondements ».
Je me dis au contraire :’’Où est l’Esprit en toi ?’’. Cette question récurrente ne t’oblige pas et ne te limite pas, mais elle te rend libre, pour que tu puisses me partager les dons de l’Esprit en toi. Je suis prêt à me laisser interroger par toi jusqu’à la dernière extrémité afin qu’en me fiant à l’Esprit, je puisse à mon tour t’ offrir et te partager mes dons comme dons de Dieu. Partager réciproquement nos dons, découvrir dans la réciprocité les dons de l’Esprit dans l’autre : c’est cela, la voie de l’unique Esprit. (page 265, 266). (15.6.79, dialogue avec le théologien évangélique Lukas Vischer) Celui qui depuis longtemps vit la spiritualité de l’unité ne peut s’arrêter en se disant : Qu’est-ce qui me plaît dans ce que l’autre est en train de me dire ? Qu’est-ce qui ne me plaît pas ? Quels sont les points compatibles avec mon opinion ? En quoi sont-ils incompatibles avec elle ?
Au contraire, je tends plutôt à me faire un avec l’autre, à penser à partir de lui , non de manière à renier ce que j’affirme avec certitude en fonction du Christ, mais dans le sens qu’en présence de cet autre je me demande : quelle lumière veut-il me donner ? Je me considère donc moi-même en partant de l’autre. Je me fais un avec l’autre en essayant de relire ma vérité à travers la lumière de l’autre. (p. 268) (extrait tiré de « Questions et réponses à l’École œcuménique de Ottmaring ») Winfried Hagemann : KLAUS HEMMERLE, amoureux de la Parole de Dieu – Città Nuova 2013.
19 Jan 2018 | Non classifié(e)

Quelles sont les orientations et les perspectives de l’engagement œcuménique des Focolari? Lors de sa récente intervention au cours d’une rencontre d’évêques à Katowice, Jesús Morán Cepedano (espagnol, né près d’Avila, en 1957), coprésident du Mouvement des Focolari depuis 2014, a décrit les bases et les caractéristiques d’une spiritualité que la 2ème Assemblée Œcuménique Européenne (1997) a considérée comme étant « œcuménique« . « J’ai connu Chiara Lubich et le Mouvement des Focolari en 1974. Comme espagnol, j’ai grandi dans un milieu catholique, on méditait sur l’Évangile à l’église. Mais ces nouveaux amis me proposèrent de le mettre en pratique. Je voulais changer la société, mais ma première surprise a été de voir que l’Évangile me changeait d’abord moi ». C’est à cette époque que Chiara Lubich prend contact avec des personnalités de différentes Églises, parmi lesquelles le Patriarche œcuménique de Constantinople, Athénagoras 1er et l’archevêque Robert Runcie, alors primat de l’Église d’Angleterre. « Ce charisme suscitait aussi un grand intérêt, et parfois encore davantage, auprès de ceux qui n’étaient pas catholiques ». Rappelant les propos de la fondatrice des Focolari s’adressant à 7000 prêtres et religieux réunis au Vatican en 1982 dans la salle Paul VI: « L’œuvre de Marie n’appartient pas seulement au monde catholique. Nous formons une seule réalité entre nous tous, malgré les limites que comportent les divisions existant encore»,
Morán explique : « Le charisme que Dieu a donné à Chiara s’enracine dans une dimension ecclésiale qui peut être partagée par toutes les confessions, parce qu’il prend sa source au cœur de l’Évangile. Et cela est en lien avec la nature de la spiritualité qui naît de ce charisme : une spiritualité de communion, à l’image de la Trinité ». Une spiritualité qui, dans les relations œcuméniques, place en premier « le dialogue de la vie », « l’œcuménisme de l’amour », « de la vérité », « du cœur », autant d’expressions qui ont cours aujourd’hui pour mettre en valeur l réciprocité de l’amour qui ne se substitue pas dialogue théologique, mais rend possible « le rapprochement, dans un profond échange de dons qui nous enrichit les uns les autres ». Unité et réconciliation commencent dans le cœur, par la rencontre entre les personnes et une ouverture accueillante, souligne Morán. Mais l’unité que nous vivons et que nous cherchons – précise-t-il – n’est pas l’uniformité, c’est l’Esprit Saint lui-même qui suscite les diversités » Ce n’est donc pas une approche théorique, mais une expérience vivante de l’amour évangélique, un « laboratoire œcuménique » qui, dans le parcours des Focolari, rassemble désormais des chrétiens appartenant à plus de 300 Églises et qui s’est répandu, au moins comme prise de conscience, au sein d’innombrables contextes ecclésiaux. « Le dialogue de la vie est aussi fructueux – ajoute-t-il – dans et entre les paroisses de différentes Églises : à travers des jumelages qui favorisent la connaissance réciproque et la naissance de nouvelles formes de collaboration pour des projets sociaux et culturels. Les jeunes appartenant à diverses Églises en sont aussi les protagonistes et soutiennent des actions de première urgence ou d’aide aux personnes les plus démunies ». Quelles sont les répercussions au plan théologique? « Quelques experts ont été appelés à faire partie des instances officielles de ce dialogue. Au niveau régional et surtout diocésain de nombreuses personnes sont elles aussi engagées personnellement». Un exemple, entre autres, sont les symposiums théologiques entre les professeurs de la Faculté roumaine-orthodoxe de Cluj-Naponica (Roumanie) et de l’Institut Universitaire Sophia de Loppiano (Italie), où a été inaugurée le 14 décembre, une chaire œcuménique qui porte le nom du Patriarche Athénagoras et de Chiara Lubich. « Silencieusement, mais résolument, Dieu est en train de tracer un chemin irréversible pour réaliser son dessein sur l’humanité, la fraternité universelle ». Morán conclut sa réflexion avec la résolution de la « Déclaration d’Ottmaring » par laquelle le Mouvement des Focolari a ouvert les célébrations du 500ème anniversaire de la Réforme : « De toutes nos forces, nous voudrions soutenir les Églises dans leur engagement pour arriver à la communion pleine et visible. Nous ferons tout pour que nos activités et nos initiatives soient nourries de cette attitude ouverte et fraternelle entre chrétiens ». Lire le texte intégral
18 Jan 2018 | Focolare Worldwide
Le grand-père de Mirvet Kelly était diacre : « Je me souviens de ma joie lorsque, toute petite, j’allais avec lui chaque dimanche à la Divine Liturgie Syriaque Orthodoxe. J’étais toute fière de le regarder, tout de blanc vêtu, réciter à l’autel une partie des prières ». A Homs, en Syrie, où Mirvet a grandi, il y a plusieurs Églises : arménienne apostolique, grecque orthodoxe, catholique de divers rites, maronite, melchite et syriaque catholique. Avant la guerre, tout en étant liés à leur propre Église, les fidèles en fréquentaient aussi une autre sans problèmes. Malgré cela, en écoutant des conversations de-ci de-là, elle percevait les difficultés de cette pluralité, par exemple le fait qu’un jeune n’avait pas pu épouser sa fiancée parce qu’elle était catholique, ou inversement. « En grandissant – poursuit-elle – beaucoup de choses ont changé : mon grand-père s’en est allé et la Divine Liturgie me semblait longue et désuète. A l’école j’étais la seule chrétienne au milieu de nombreux musulmans. J’étais la seule à m’absenter pour Noël et pour Pâques, et à mon retour j’étais assaillie de questions auxquelles je ne savais répondre : « Pourquoi y a-t-il de si nombreuses Églises ? Pourquoi votre Jésus est-il crucifié et ressuscite-t-il à des dates différentes selon les diverses Églises ? » Avec d’autres amies nous avons décidé de ne plus vouloir appartenir à une Église ou à l’autre, mais d’être chrétiennes et c’est tout. Et comme beaucoup d’entre elles, moi aussi j’ai arrêté de fréquenter mon Église ».
Quelque temps après, Mirvet tombe sur un groupe qui cherche à vivre l’Évangile à la lumière de la spiritualité des Focolari. “Avec eux j’ai découvert que Dieu est notre Père à tous et qu’Il nous aime tous comme ses fils. Ma vie a commencé à changer. Chaque fois que je cherchais à aimer en allant par exemple visiter les personnes âgées et les pauvres, j’avais le cœur empli de joie et de paix. Un jour, en lisant un écrit de Chiara Lubich, j’ai trouvé cette phrase : « Nous devons aimer l’Église de l’autre comme la nôtre ». Quant à moi, non seulement je n’aimais pas les autres Églises, mais je n’aimais même pas la mienne, que j’avais critiquée et abandonnée. Aujourd’hui je remercie les Focolari de m’avoir aidée à y retrouver ma place. J’ai commencé à rendre service en faisant le catéchisme, en fréquentant la chorale… : un premier pas pour m’ouvrir et, au fil des années, connaître et aimer aussi les autres Églises ». Arrivée à ce point, la vie de Mirvet, déjà si féconde sur le plan personnel et œcuménique, fait un saut qualitatif. Elle sent que Dieu l’appelle à vivre une aventure extraordinaire : se donner totalement à Lui. « Dans les différents focolares où j’ai vécu – explique-t-elle – je me suis trouvée être la seule orthodoxe au milieu de catholiques d’âges, de pays, de cultures, Églises, pensées différentes. Chercher à vivre l’unité avec toutes ces différences est un défi constant, car chacune d’entre nous a ses propres goûts et ses idées, y compris dans les petites choses.
Mais lorsque l’on cherche à faire sienne la réalité vécue par l’autre, nous expérimentons que les diversités deviennent une richesse. Souvent nous prions réciproquement pour nos Églises, ce qui nous fait grandir dans notre foi et dans notre relation avec Dieu. Et presque sans nous en rendre compte, nous portons le fruit de cette communion dans nos Églises respectives, au travail, dans la vie quotidienne. Cela peut sembler une goutte d’eau dans la mer, mais nos avancées, si petites soient-elles, unies à celles de beaucoup d’autres dans le monde, peuvent faire la différence. Dans les Pays du Moyen-Orient où j’ai vécu, j’ai vu par exemple des prêtres aider des personnes sans se demander à quelle Église elles appartenaient, ou bâtir des projets entre Églises différentes pour venir en aide à ceux qui étaient dans le besoin, qu’ils soient chrétiens ou musulmans. L’an dernier, catholiques et orthodoxes ont fêté Pâques le même jour. Deux amis syriens qui vivent maintenant à Vienne me racontaient récemment comment ils avaient été aidés, ainsi que beaucoup d’autres, par un prêtre et par les focolarines catholiques dans leur recherche d’une maison, de médicaments, d’un travail. Ils ont créé un groupe dans lequel ils partagent et s’aident dans une commune expérience chrétienne. Quelques syriennes, maintenant aux USA, me disaient que les immigrés syro-orthodoxes sont plus de cinquante à se rencontrer régulièrement, tantôt chez les orthodoxes, tantôt chez les catholiques, en expérimentant que Dieu est toujours avec eux : « Nous sommes invitées – disaient-elles – à prier, à vivre et à aime, afin que le testament de Jésus : « Que tous soient un », se réalise au plus vite ».