Mouvement des Focolari
Fraternité universelle: au-delà des murs

Fraternité universelle: au-delà des murs

Congresso Gen 2l ne reste que trois jours avant l’ouverture, le 29 avril, de la Semaine Monde Uni avec du Meeting international des Jeunes pour un Monde Uni à Loppiano. Un RDV très attendu :500 jeunes sont dans les starting-blocks. « United World Project » est l’objectif qui les anime et qu’ils diffusent à l’aide de toutes les modalités de communication  possibles. Mais en quoi consiste le Projet dont ils veulent être les protagonistes ? C’est  un réseau de gestes innombrables, contagieux et courageux, qui puissent jeter des ponts, ouvrir des chemins de dialogue et de solidarité, montrer des parcours de fraternité. “La crise financière, économique et surtout culturelle qui traverse tous les Pays – peut-on lire dans le programme intitulé « Fraternité universelle : une chance pour le monde ? » – pose des questions à notre époque. Comment donner un avenir de paix, de liberté, de justice, aux peuples de la terre ? Nous voulons avancer en partant de l’unité de la famille humaine, montrer l’horizon de la fraternité universelle aux hommes et aux peuples. C’est le projet de notre vie ». La bordure qui va du Golf du Mexique à l’Océan Pacifique (3169 kms de barrières métalliques et de  és, de tours de contrôle), donne symboliquement forme aux rêves brisés de nombreux migrants à la recherche d’un avenir. Dans les environs, à Mexicali (mais c’est le cas aussi à Calexico, du côté des États-Unis), un groupe de jeunes mène des actions depuis plusieurs années : malgré ce mur, ils croient vraiment à un monde sans murs. “Nous avons commencé à chanter dans un parc de notre ville  situé juste à côté du mur frontalier. Une façon d’apporter un peu de réconfort  à ceux qui transitent dans le secteur. La deuxième étape a consisté à entrer dans la prison de très haute sécurité  de la ville où cohabitent 4000 personnes, pour leur offrir musiques et chansons. Après avoir subi de nombreux contrôles, on nous a permis de passer quelques heures avec 130 détenus réunis dans une salle. Pendant le  déjeuner, ils nous ont dit que c’était la seule visite qu’ils avaient eue au cours de ces deux années ». En 2016 une étape de la course de relais mondiale  Run4unity  a eu lieu juste à côté du mur. « Nous avons voulu mettre  notre drapeau le long du mur comme symbole de l’unité que nous nous engageons à construire avec tous ceux qui vivent de l’autre côté ».

“Fazenda de la Esperança” en visite chez les Focolari

“Fazenda de la Esperança” en visite chez les Focolari

P1730766_panorama_neu L’amitié des Focolari avec  Fazenda da Esperanca  remonte à plusieurs années, lorsque la première « Fazenda » voit le jour. On est en 1983 : Nelson Giovanelli, un jeune brésilien de la ville de Guaratinguetà (dans l’arrière-pays de Sao Paulo), rentre en contact avec un groupe de jeunes toxicomanes, poussé par les paroles de l’apôtre Paul : « Je me suis fait faible avec les faibles… ». Un des jeunes se sent concerné et demande de l’aide pour sortir de son addiction à la drogue. Beaucoup d’autres le suivent. Nelson connaît et vit la spiritualité de l’unité de Chiara Lubich. A ses côtés Hans Spatel, un franciscain allemand, soutient son initiative dès le début. L’œuvre naissante va donc se développer et repose sur ces « deux charismes », comme l’a souligné le pape émérite Benoit XVI lors de sa visite à la communauté de Pedrinhas au cours de son voyage apostolique au Brésil en 2007 : le charisme de l’unité de Chiara Lubich et celui de la pauvreté de St François d’Assise. Dimanche 23 avril 2017: un groupe de 60 personnes, des jeunes et des adultes, visite le Centre international du Mouvement des Focolari, à Rocca di Papa (Italie). Ils viennent pour la plupart du Brésil, mais il y a aussi des représentants d’autres pays latino-américains comme l’Uruguay, l’Argentine, le Paraguay et le Mexique ; l’Allemagne et la Suisse ; l’Angola et le Mozambique, et les Philippines. Leurs quatre fondateurs sont avec eux : Frère Hans Stapel, Nelson Giovanelli Rosendo dos Santos, Lucilene Rosendo, Iraci Leit, ainsi que leur conseil général pour l’Europe. P1730720“Le but de ce voyage – explique Frère Hans – est de faire connaître en Europe l’expérience de la Fazenda. Offrir cette possibilité d’aide aux jeunes qui aujourd’hui souffrent de l’esclavage des addictions. Nous irons en Italie, mais aussi  en Suisse, en Allemagne, en France, en Pologne et au Portugal, c’est-à-dire dans les Pays où des Fazendas sont présentes et où ces 60 personnes donneront leur témoignage. Chez nous elles ont découvert une vie nouvelle et c’est pourquoi elles ont décidé d’entreprendre, pendant trois mois,  une expérience missionnaire et d’évangélisation en Europe. Elles ont fait un gros effort pour payer leur billet d’avion, un signe concret de leur témoignage vécu dans la gratuité ». Pourquoi vous rendre au Centre du Mouvement des Focolari? « Parce que c’est notre grand désirrépond Nelson Giovanellide leur donner l’occasion de connaître les origines du charisme dans lequel s’enracinent les Fazendas ». Et de rappeler ensuite sa lettre écrite à Chiara Lubich en 1990, où il lui fait part de son appel à aimer « Jésus abandonné dans les personnes victimes de la drogue ». Chiara l’encouragea à suivre cet appel de l’Esprit. Aujourd’hui on compte 124 Communautés de Vie réparties dans diverses régions du monde. Elles accueillent plus de 3000 jeunes décidés à se libérer de l’addiction à la drogue, à travers une redécouverte personnelle de la dignité et des valeurs de la vie. En Europe il y a 14 Fazendas et au cours de ces mois quatre autres seront inaugurées (en France, Pologne et Italie). P1730754Dans les “Fazendas de l’Espérance”, des personnes se dédient  volontairement et s’engagent gratuitement au service des jeunes. Elles  forment ainsi  la communauté de la « Famille de l’Espérance ». « Mon père était alcoolique, il ne croyait pas en l’amour… – raconte Priscilla, une jeune argentine -. Quand j’ai découvert la Fazenda et que je m’y suis engagée comme bénévole, j’ai retrouvé la relation avec lui, après quinze ans d’éloignement. Je lui ai pardonné et petit à petit il a cessé de boire. Le pardon pour moi c’est tout, il résume ma vie : Dieu, je le trouve dans l’amour que je donne ». Jesús Morán, coprésident des Focolari, leur a transmis les salutations de Maria Voce et les a remerciés pour leur témoignage de vie évangélique. Il leur a souhaité à tous « d’être toujours proches des personnes qui souffrent, de Jésus abandonné, afin que “tous soient un”, en commençant par les plus délaissés ». Leur séjour en Italie prévoit la visite de la ville de St François et de la Cité pilote internationale de Loppiano, où ils participeront au Meeting « Pulse » ainsi qu’au rendez-vous festif des jeunes le 1er mai.

Maria Voce à Malte

Programme: 2 Mai – Séminaire Communion et Droit: “Le Droit comme instrument d’intégration dans une société multiculturelle”. 5 Mai – Rencontre avec l’Archevêque de Malte, Mgr. Charles J. Scicluna. – “Dialogue ou dialogues? Un style de vie” : discours à l’occasion du 40ème anniversaire de la Commission Œcuménique Diocésaine. 7 mai – Participation au Forum “The State of Europe”.  

New Humanity: projet Host Spot

New Humanity: projet Host Spot

1“Les réfugiés ne se réduisent pas à des chiffres qui tapissent les journaux télévisés, mais ce sont des personnes à accueillir dans leur dimension humaine de femmes et d’hommes qui se sont vus privés de sentiments et de projets”. C’est la conviction à laquelle sont arrivés 18 jeunes de cinq Pays d’Europe et du Moyen-Orient, réunis à Bad Urach (Allemagne), du 12 au 17 mars, pour la seconde étape du projet Host Spot, promu par New Humanity et Starkmacher, ainsi que d’autres associations, et cofinancé par le programme Erasmus+ (UE). Host Spot poursuit deux objectifs: Host vise l’accueil et Spot la réalisation de brefs vidéo-documentaires pour sensibiliser l’opinion publique. 02Au cours de la première phase du projet, qui s’est tenue en Jordanie en août 2016, les jeunes avaient pu recueillir directement, au contact des réfugiés syriens et irakiens – hôtes de la Caritas Jordanienne (Secours Catholique) – les dramatiques récits de leur migration forcée, en les illustrant d’enregistrements vidéo. Une expérience qui les a rendus conscients des réelles motivations qui les ont poussés à quitter leur propre Pays, des risques encourus au cours de leur exode, des conditions précaires dans lesquelles ils sont arrivés sur une terre nouvelle. L’idée de faire connaître cette situation douloureuse avait déjà pris corps lors de leur séjour à Amman. Les jeunes étaient en effet convaincus  qu’en portant au devant de la scène  ces informations, ils auraient pu donner au débat en cours, surtout centré sur les stratégies politiques et les coûts économiques et sociaux, une vision exacte du phénomène migratoire ; un apport concret de leur part, à travers une campagne de sensibilisation de l’opinion publique. Au cours de la rencontre qui s’est tenue à Bad Urach on a voulu développer chez les jeunes des compétences techniques dans le domaine de la communication et de la production de documentaires à caractère social. Il y avait  aussi à leurs côtés quelques experts qui travaillent en contact direct avec les réfugiés. Ceux-ci leur ont fourni de nombreuses informations sur la situation en Allemagne et sur les systèmes d’hébergement européens. Une contribution importante pour faire connaître plus objectivement la situation, souvent rapportée de façon partielle et manipulée par  les médias. 03Les jeunes participants amenaient avec eux leur bagage culturel et la vision du phénomène migratoire telle qu’elle est vécue et affrontée dans leurs Pays respectifs. Ils se sont remis en cause à travers un exercice de réflexion et d’écoute, en accueillant et en comprenant la pensée de l’autre ; tous convaincus que la contribution élaborée au cours de ces jours, si modeste fut-elle, apporterait un changement. Le succès de cette étape du programme réside dans le fait d’avoir réalisé un apprentissage international dans un climat de partage entre jeunes de cultures et de langues différentes. A travers ateliers, séminaires, débats, de nombreux préjugés et stéréotypes qu’européens et moyen-orientaux nourrissaient les uns envers les autres se sont écroulés. Ils ont découvert que, malgré les diversités, ils avaient de nombreuses valeurs communes. Pour ce qui est des productions concrètes,  trois spot vidéo ont été réalisés, destinés  à être partagés avec les jeunes des divers Pays, pour les encourager à faire des expériences semblables et devenir eux aussi des promoteurs du changement. La troisième et dernière étape du projet aura lieu en Égypte, à la fin octobre 2017. Facebook