15 Juin 2016 | Senza categoria
La lettre “Iuvenescit Ecclesia”, signée par le cardinal Ludwig Muller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et par Mgr Luis Ladaria, le secrétaire archevêque, approuvée par le pape François, est adressée aux évêques de l’Eglise catholique et se penche sur « les dons hiérarchiques et charismatiques au service la vie et la mission de l’Eglise ». Insérée dans le parcours de l’Eglise qui se lance à l’extérieur, en cette nouvelle étape de l’histoire, la Lettre est un motif de joie et de gratitude pour les nouvelles réalités ecclésiales dont le Mouvement des Focolari est une expression. Cette réciprocité entre dons hiérarchiques et dons charismatiques, à laquelle invite la Lettre, traduit pleinement l’expérience qui a accompagné le Mouvement des Focolari jusqu’à ce jour. Celui-ci s’est trouvé plongé dans le courant de “la vague des mouvements” suscité par l’Esprit-Saint pour le renouvellement de l’Eglise en synergie avec ses pasteurs, comme l’avait déjà affirmé le cardinal Ratzinger en mai 1998 lors de la préparation du Jubilé de l’an 2000. Le Mouvement des Focolari se sent encouragé par la Lettre “Juvenescit Ecclesia” à correspondre de manière authentique à ce que les dons hiérarchiques et les dons charismatiques soient co-essentiels, selon l’orientation donnée par St Jean-Paul II, dans le sillage du Concile Vatican II. Aujourd’hui ce caractère co-essentiel apparaît plus que jamais nécessaire à la vie et à la mission de l’Eglise au service de l’humanité, de ses attentes, de ses blessures et de ses exigences, avec l’objectif engageant, mais réaliste, de bâtir tous ensemble la civilisation de l’amour. Lire la version intégrale source: Service d’Information Focolari -SIF
15 Juin 2016 | Focolare Worldwide, Senza categoria
La crise des réfugiés en Europe a interpellé le monde entier, avec ses chiffres et ses morts, la fermeture des frontières et en même temps la grande générosité de nombreuses personnes. Cette nouvelle nous arrive de l’Indonésie avec les témoignages des Jeunes pour Un Monde Uni de la ville de Medan (4 millions d’habitants). “Les nombreux réfugiés des camps de la Grèce nous interpellent. Nous voulions faire quelque chose. Aussi avons-nous décidé de vivre notre Semaine Monde Uni 2016 en organisant un concert pour recueillir des fonds qui leur sont destinés. C’était une manière forte d’affirmer que la paix est possible et commencer par nous-mêmes, par des gestes concrets ». Nous avions deux mois à notre disposition ; ce n’était pas beaucoup, mais nous nous sommes dit que nous y arriverions et nous nous sommes mis à travailler en allant au-delà de notre fatigue physique et des difficultés économiques. Pour couvrir les frais d’organisation nous sommes allés sonner aux portes des restaurants, mais par ailleurs la Providence de Dieu n’a pas manqué et nous sommes arrivés à payer la location de la salle, une partie de la sonorisation ainsi que d’autres frais divers ». “Lorsque j’ai vu tous ces jeunes devant moi – raconte Ika -, j’ai cherché à ne pas penser à moi-même mais aux réfugiés et j’ai pris courage ». Sur le plan technique – avouent-ils en toute simplicité – il y a eu de nombreuses erreurs, mais l’atmosphère d’enthousiasme et de joie des 350 participants nous a convaincus que cela en valait la peine ! ». Le chœur d’une université catholique et quatre chanteurs ont aussi voulu donner leur contribution au concert pour la paix ». “Les 600 euros de bénéfice correspondent, en Indonésie, au salaire minimum de trois ou quatre mois de travail. Ce n’est pas beaucoup, mais nous avons été heureux parce que nous avons pu apporter notre goutte d’eau pour nos frères en difficulté ». “Ce fut une expérience extraordinaire – ajoute Randi –. J’ai senti que les différences de religion tout autant que d’ethnies, sont vraiment belles. J’espère que de nombreux cœurs ont été touchés et commencent à aimer par des actes concrets ». “Sur une fresque murale intitulée “Let’s bridge”, les participants ont écrit leur engagement pour construire la paix ».
14 Juin 2016 | Focolare Worldwide
Prêtre de la miséricorde « Pour commencer l’Année de la Miséricorde par un geste concret, j’ai demandé pardon à mes paroissiens s’ils ne s’étaient pas toujours sentis aimés par moi. J’ai ensuite invité qui le souhaitait, à venir me serrer la main pour sceller le pacte de se voir avec des yeux nouveaux. Une très longue file s’est formée; j’ai pu échanger quelques mots avec chacun. Le jour suivant, une paroissienne qui n’était pas présente est venue me demander si je pouvais répéter avec elle ce geste qui avait tellement touché les habitants du village et qui a encore beaucoup de conséquences positives. » (I.S. – Hongrie) Partage « Je suis presque aveugle. La personne qui m’aide à étudier m’avait donné 1220 shillings pour acheter le médicament contre la malaria. En chemin vers la pharmacie, j’ai rencontré une femme pauvre qui m’a expliqué ses besoins. Pour l’aider, je lui ai laissé 200 shillings. Peu après, devant la pharmacie, j’ai rencontré une autre femme, elle aussi ayant des difficultés économiques: elle n’avait pas de quoi acheter un médicament dont elle avait besoin. En elle, j’ai aussi reconnu Jésus qui me demandait de l’aide. Ainsi, je lui ai donné 200 shillings. Mais il me manquait alors 400 shillings pour acheter mon médicament. Certain que Dieu allait m’aider, je suis aussi entré dans la pharmacie. Et là j’ai trouvé un ami que je ne voyais plus depuis longtemps. Dès que je lui ai confié mon souci, il a insisté pour m’offrir 500 shillings: plus que ce dont j’avais besoin. » (R.S. – Tanzanie) Au lavoir public « Nous étions nombreuses à laver le linge au lavoir public, lorsqu’un homme est arrivé, presque aveugle, avec deux draps, une chemise et un turban à laver. Il nous a demandé de lui faire un peu de place. Comme personne ne voulait se pousser, je me suis adressée à lui: ‘Baba, donne-moi tes affaires: je te les lave.’ Les autres se sont mises à rire. Avant de s’éloigner, content avec ses effets lavés, il m’a donné sa bénédiction et aussi un morceau de savon qu’il gardait jalousement. Plus aucune ne riait. Elles ont même commencé à se prêter leurs affaires et à s’entraider. » (F.R. – Pakistan)
Divorce manqué « Faire accepter à Susanna ma décision de demander le divorce n’avait pas été facile. Surtout parce que je voulais déménager dans une autre ville avec ma nouvelle compagne. Après un premier refus, l’attitude de ma femme avait changé: sa grande dignité m’étonnait et je ne comprenais pas d’où venait cette énergie qui lui permettait de bien me traiter, malgré ma trahison. Cette pensée me rongeait. Un jour, je l’ai invitée à diner au restaurant: je voulais savoir. Avec simplicité, elle m’a confié qu’elle avait ressenti, à travers la proximité de quelques amis chrétiens, l’amour de Dieu. Dieu qui aime toujours, malgré nos infidélités, et est proche de nous aussi dans les événements douloureux de la vie. Cela a suffi pour me faire changer d’idée. Susanna et moi avons recommencé. » (L.M. – USA)
13 Juin 2016 | Focolare Worldwide
« Cochabamba se situe au cœur du pays, la troisième ville de Bolivie, immergée dans une vallée fertile, entourée par la Cordillère des Andes. Tout d’abord le voyage m’a préparé à escalader mes montagnes personnelles pour faire le pas de laisser derrière moi ma culture, mes catégories, mes préjugés afin d’être suffisamment libre pour accueillir la beauté de cette expérience où chacun sera un don pour l’autre ». « Le 26 au matin nous visitons la vieille ville, qui respire le traditionnel et la culture, et garde un bon nombre d’images coloniales conservées dans les innombrables temples et les grandes villas. L’après-midi, nous nous rendons à l’ « Université Catholique Bolivienne San Pablo » pour une rencontre avec 70 jeunes de différentes facultés. Après les exposés théoriques, suivent les expériences, précédées par une dynamique de groupe d’Aldo Calliera qui nous propose de chercher le « Nord », puisque – dit-il – le monde l’a perdu, déboussolé ». Pour l’Economie de communion, nous le savons, le nord c’est l’Autre ». “ Le 27 mai débute le 1er congrès de chefs d’entreprises de l’EdC en Bolivie, que j’ai eu la chance de préparer directement, en observant, écoutant, pour raconter un événement extraordinaire, fait de tant d’épisodes qui parient sur la communion quotidienne ». « Ramón Cerviño, chef d’entreprise argentin, en nous accueillant, nous rappelle que nous sommes venus pour faire une expérience de communion, parce que la communion est précisément la richesse la plus importante de l’EdC ». “Le programme nous porte à nous immerger dans les racines du charisme de l’unité pour redécouvrir les origines de l’EdC. Puis, nous allons visiter le « Centro Rincón de Luz”, une œuvre sociale qui offre un soutien scolaire à des enfants d’un quartier très pauvre. Les familles n’arrivent pas toujours à les suivre quand ils ont des devoirs de l’école, ils habitent entassés dans de petites cabanes d’une ou deux pièces, souvent sous-alimentés et ils sont même quelquefois frappés… Maricruz, une des directrices actuelles, faisait elle aussi partie de ces enfants. Solidarité qui génère plus de solidarité. Le cercle vertueux de la réciprocité est la clé pour répondre aux problème sociaux concrets ».
“Nous visitons aussi la “Casa de los Niños”. Chiara Lubich a exprimé le désir qu’un jour tous les orphelinats soient fermés, dans l’espoir que chaque enfant puisse jouir de la chaleur et de l’amour d’une famille. A la suite de ce rêve, beaucoup de personnes, comme Aristides, se sont mobilisées, là où c’était possible, avec les moyens du bord, pour réunir ces familles, leur donner un toit provisoire et soutenir les enfants qui souffrent du plus grand abandon, ceux qui sont contaminés par le virus du sida. Ces dernières années, avec l’aide de nombreuses personnes, ils ont réussi à accueillir presqu’une centaine de familles en leur offrant un domicile digne. Malgré la souffrance de ces familles, dont un bon nombre est séropositif, la beauté de la cité-pilote montre que l’on peut étreindre la souffrance innocente et la combler de joie, de jeux, de fleurs et d’espérance ». “ La rencontre entre chefs d’entreprises mexicains, paraguayens, argentins et boliviens, est un partage de nos rêves, erreurs, succès, difficultés et espoirs. Le 28 mai une rencontre spéciale a lieu dans le « Grand Hôtel Cochabamba », à laquelle participent environ 120 personnes : chefs d’entreprises, étudiants, professeurs, fonctionnaires et personnes intéressées à « une nouvelle culture économique ». Le dimanche 29 est un jour de fête : le 25ème anniversaire de l’Economie de communion ! Chants, danses, plats typiques, et beaucoup de partages. Merci Bolivie pour m’avoir fait redécouvrir « le nord », là où on n’arrive plus à distinguer le ciel de la terre ». Source : site du Cône Sud
12 Juin 2016 | Non classifié(e)
“Miséricordieux comme le Père”, c’est le programme de vie proposé par le Pape François pour l’Année Sainte. « Dans la miséricorde, en fait – lit-on dans la Bulle d’indiction -, nous avons la preuve de la façon dont Dieu aime. Il se donne tout entier, pour toujours, gratuitement, et sans rien demander en retour. Il vient à notre secours lorsque nous l’invoquons (…) Son aide consiste à rendre accessible sa présence et sa proximité » (MV 14). Et tel est le visage de l’Amour – Miséricorde qui révèle la plénitude de la Paternité de Dieu. Dieu est Amour : c’est l’étincelle inspiratrice qui est à l’origine du charisme de l’unité dont l’Esprit-Saint a fait don à Chiara Lubich pour notre époque. (…) Chiara découvre donc non pas un Dieu lointain, inaccessible, étranger à sa vie, mais Son visage paternel (…). Tout ce qui arrive est donc vu comme la réalisation de son plan d’amour sur chacun, comme une preuve tangible de son regard bienveillant, de sa présence toute proche. « Même les cheveux de votre tête sont tous comptés » (Mt, 10, 30). C’est un amour paternel qui pourvoit à toutes les nécessités, même les plus petites, jusqu’à combler les vides laissés par nos imperfections, nos manques, nos péchés. C’est le visage du Père miséricordieux qui – par l’intermédiaire de son Fils incarné – se manifeste, qui révèle la plénitude de son amour de miséricorde. Passages de l’Evangile sur la miséricorde Dans les divers documents du Magistère dédiés au thème de la miséricorde, on fait toujours référence aux passages de l’Evangile qui l’illustrent le mieux. Un exemple classique est la parabole de l’Enfant prodigue (Lc 15, 11-32). (…) Un jour Chiara a commenté cette parabole devant un important groupe de jeunes rassemblés dans la Cathédrale de Paderborn, en Allemagne. C’était le 12 juin 1999. Voici ce qu’elle disait : “Le père du fils prodigue avait certainement beaucoup à faire : suivre les travaux de la ferme, ses ouvriers, sa famille ; mais son attitude de fond était celle de l’attente, l’attente du fils parti. Il montait sur la petite tour de sa maison et il regardait au loin. Il en est ainsi de notre Père du Ciel : chers jeunes, imaginez, si vous le pouvez, sa divine, sa très haute et très dynamique vie trinitaire, son engagement pour soutenir la création, pour donner une place à qui arrive au Paradis. Et pourtant il fait surtout une chose : il attend. Qui ? Nous, moi, vous, en particulier dans le cas où nous nous trouverions loin de Lui. Un beau jour ce fils, que son père terrestre aimait tant revient après avoir dilapidé sa fortune. Son père l’embrasse, le recouvre d’un vêtement précieux, lui met une bague au doigt, fait préparer un veau gras pour la fête. Que devons-nous penser ? Il désire voir son fils de façon toute nouvelle, il ne veut plus le voir comme il était avant. Non seulement il veut lui pardonner, mais il arrive même à oublier son passé. Tel est son amour pour lui, dans cette parabole. Il en va de même de l’amour du Père pour nous dans notre vie : il nous pardonne et oublie ». Source: Centro Chiara Lubich Testo integrale di Alba Sgariglia (italiano)