25 Juin 2015 | Focolare Worldwide
« Dans un monde où la diversité est vue comme une menace, notre façon d’être ensemble en amitié et en paix est un signe d’ouverture réciproque et d’engagement pour la fraternité humaine ». Les paroles du cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, résument bien la signification du colloque bouddhiste-catholique qui s’est ouvert aujourd’hui, mardi 23 juin à Castel Gandolfo, sur le thème: souffrance, libération et fraternité. Dans son intervention introductive, le cardinal Tauran a comparé le dialogue entre les deux réalités à un pèlerinage intérieur. En s’inspirant de la déclaration conciliaire Nostra aetate – dont on célèbre le cinquantième anniversaire – il a rappelé que dans le « bouddhisme, selon ses différentes écoles, l’on enseigne une voie par laquelle les hommes, le cœur dévot et confiant, sont capables de parvenir à l’état d’illumination suprême par le biais de ses propres efforts et avec l’aide venue d’en haut » (Naum, 2). En somme, a-t-il précisé, « nous sommes tous des pèlerins » et le dialogue bouddhiste-catholique est « une partie de la recherche commune en cours pour saisir le mystère de la vie et les vérités ultimes ». Dès lors, si chaque dialogue est un pèlerinage intérieur, trois postulats sont nécessaires pour atteindre le but.
Le premier, a expliqué le président du dicastère du Vatican, est « moins de bagages »: en d’autres termes « dépasser les préjugés, les blessures, les peurs, afin d’écouter son propre cœur et celui de l’autre ». Le deuxième est la «traversée des frontières », c’est-à-dire des confins ethniques, religieux, linguistiques et culturels, pour connaître, comprendre et respecter l’autre », en transformant ainsi « l’ignorance en connaissance, un étranger en ami, l’hostilité en hospitalité et la divergence en convergence ». Le troisième est le « retour à la maison », transformés par l’expérience qui a été vécue. Source: NEWS.VA
24 Juin 2015 | Non classifié(e)
L’amour est notre mission : c’est le titre de la 8ème Rencontre Mondiale des Familles (World Meeting of Families : WMOF) qui débutera avec un Congrès (du 22 au 25 septembre) organisé par des experts de tous les coins du monde et qui aura lieu au ‘Pennsylvania Convention Center’, une structure apte à accueillir jusqu’à 50.000 personnes. Entre-temps, le Pape Bergoglio se rendra au siège de l’ONU à New York et à celui du Congrès USA à Washington DC, invité – pour la première fois de son pontificat – à prendre la parole dans des sièges civils d’une telle importance. Sur le podium du WMOF, qui sera préparé sur le spectaculaire perron du Musée d’Art de Philadelphie, le Saint Père arrivera le samedi 26 septembre. Dans un tel scenario suggestif, il rencontrera les familles du monde entier, dans une suite d’expériences de vie intercalées entre des performances d’artistes internationaux : un festival-témoignage qui sera transmis en mondiovision et qui culminera avec la parole du Pape. Le WMOF se conclura le lendemain, dimanche 27 septembre, avec la solennelle célébration eucharistique présidée par le pape, à laquelle on prévoit la participation de plus d’un million de personnes. En plus des nombreuses familles des Focolari de toute l’Amérique, participeront à la manifestation Marly et Hans-Peter Stasch du Secrétariat international des Familles Nouvelles et Anna et Alberto Friso, membres du Conseil Pontifical pour la Famille.
23 Juin 2015 | Focolare Worldwide
« Actuellement, l’Irak vit le moment le plus difficile des dernières décennies, affirmait un des amis auquel nous avons rendu visite. » Gemma et Pierre nous écrivent depuis Amman, du Mouvement des Focolari en Jordanie et Irak, de retour d’un bref voyage à Erbil (Irak). Objectif: montrer concrètement à la communauté chrétienne qu’elle n’est pas seule, avec le Focolare présent depuis des années dans la région, spécialement durant cette période. Parmi eux, il y a aussi beaucoup de personnes des Focolari. « En étant avec eux, même si nous les avons trouvés éreintés, nous avons été touchés de voir comment les personnes sont en continuelle donation envers les autres et croient encore en l’amour de Dieu, malgré tout. » « En effet, neuf mois ont passé depuis que les villages de la Plaine de Ninive ont été envahis par l’EI. La situation générale du pays a empiré avec les derniers développements et la conquête de nouveaux territoires. Les habitants, y compris nos amis, ressentent une grande incertitude dans le futur. Beaucoup sont déjà partis et d’autres pensent quitter le pays. » La proximité spirituelle est importante. En conclusion de ces quelques jours ensemble, quelqu’un confie: « Nous avons tout perdu, je n’ai pas pu finir mes études universitaires, il n’y a pas de travail… mais, finalement, j’ai retrouvé la paix, et j’ai décidé de recommencer mon rapport avec Dieu ».
« Durant la rencontre avec la communauté des Focolari – racontent encore Pierre et Gemma – nous avons vécu un moment très important: chacun a déclaré être prêt à donner sa vie pour l’autre, à s’aimer comme Jésus nous a aimés, de façon à ce qu’Il puisse être présent au milieu de nous, comme il l’a promis. Nous avons ensuite médité sur le lien entre l’Eucharistie et l’Église, avec un commentaire de Chiara Lubich de 1982, « L’Eucharistie fait l’Église et l’Église fait l’Eucharistie ». Parmi les rencontres faites, citons celle avec Mgr Bashar Warda, évêque chaldéen d’Erbil, heureux de notre passage. À la fin, il nous a demandé de prier plus que jamais pour l’Irak. » « Je suis venu pour vous, chacun est comme le monde entier pour moi… » a déclaré Mgr Salomone Warduni, évêque auxiliaire de Bagdad de l’Église catholique chaldéenne, venu exprès de Bagdad. Il a exhorté tout le monde à « ne pas avoir peur, mais à aller de l’avant dans la vie de l’idéal de l’unité, parce que chacun de nous a une mission à accomplir ». « J’essaie de vivre concrètement l’amour qui devient réciproque à l’intérieur de la communauté. Je trouve dans l’Eucharistie la force pour continuer à aimer », confie une des personnes présentes. Et puis, on se réjouit aussi ensemble: malgré la situation, un groupe dynamique d’enfants et de jeunes a organisé l’édition locale de Run4Unity (la course de relai mondiale pour la paix) avec 35 jeunes filles et garçons! « Pour nous, c’étaient des jours intenses – concluent les deux focolarini de la Jordanie – une expérience divine et profonde. Nous avons reçu plus que ce que nous pouvions donner. On ne se doute pas qu’autant de vie puisse naître de cette grande douleur vécue chrétiennement. »
22 Juin 2015 | Focolare Worldwide
“A mon arrivée, la première personne que j’ai vue a été le cardinal qui a pris mon sac. L’art d’aimer dont Chiara Lubich parle si simplement est vie ». Ce sont les propos de Mgr Ignatius Mascarenhas, évêque de Chandigarh (Inde), un des 22 évêques catholiques amis du Mouvement des Focolari, dont douze indiens et un pakistanais venus pour la première fois, qui se sont réunis à Bengalore du 3 au 6 juin pour un rendez-vous panasiatique. Leur rencontre a été préparée par un petit groupe d’entre eux qui se sont rendus ensemble au chevet des malades de l’hôpital voisin, avec le désir d’être instruments de la miséricorde de Dieu, une façon de témoigner que la contemplation ne va pas sans l’action. L’évêque du Pakistan vit à la frontière de son Pays avec l’Inde. Il a partagé son expérience pastorale : « Il y a deux semaines j’étais dans un grand désert près de la frontière. Je suis resté trois jours avec un prêtre en visitant plusieurs villages qui depuis deux ans souffrent de la sécheresse. Les enfants meurent. J’ai célébré la messe en me servant d’une boîte comme autel. Beaucoup de personnes sont venues, parmi lesquelles quelques hindous. Au cours de la messe nous avons prié pour que vienne la pluie ». Des évêques de l’Inde et celui venu du Pakistan célèbrent ensemble : « C’est un signe d’espérance », affirme Mgr Bobet Callari (Philippines). Pourquoi avoir choisi l’Inde comme lieu de rencontre? L’Inde, qui compte un milliard deux cent cinquante millions d’habitants, dont 3% de chrétiens, se caractérise par la présence de plusieurs religions sur son territoire. Les évêques, pasteurs de petites communautés, vivent en contact avec des personnes d’autres confessions, religions et cultures. Le « dialogue de la vie » doit donc précéder tout type de discours théologique et la communion, la proximité entre évêques – comme celle qui a été confortée au cours de cette rencontre et scellée par un « pacte d’amour réciproque » – est un grand remède contre le découragement qui souvent risque de prendre le dessus. « Dans mon diocèse – raconte Stephen Lepcha, évêque de Darjeeling (Bengale-Occidental) – j’ai des difficultés avec quelques sectes qui mènent une campagne de haine et nous mettent à l’épreuve. Je sais que cela se produira encore, mais ces jours-ci j’ai compris quoi faire : aimer de l’amour qui vient de Dieu, qu’ils soient hindous, musulmans, chrétiens… ils sont tous enfants de Dieu ». « Nous avons besoins de la spiritualité de communion – affirme Mgr Elias Gonsalves, du diocèse d’Amravati (Inde) – Parfois nous nous retrouvons seuls. La communion entre évêques est très importante, elle aide les plus jeunes mais aussi les plus âgés. Nous devons grandir dans l’amour réciproque ».

Avec la professeure hindoue Shubada Joshi
Au cours de la rencontre est intervenue la professeure hindoue Shubada Joshi, qui a raconté sa rencontre avec Chiara Lubich et le charisme de l’unité. En 2002, en effet, Chiara – à l’occasion d’un symposium entre hindous et chrétiens – avait partagé à un groupe d’hindous son expérience mystique de l’été 1949, expérimentant qu’avec eux le dialogue peut s’établir à un niveau de profondeur spirituelle qui n’est pas toujours possible avec d’autres. Les propos de Shubada Joshi, auxquels s’ajoutent les recherches sur l’Ecole pour les Religions Orientales (SOR) – qui s’est tenue ces derniers mois à Tagaytay (Philippines) – ont offert un éventail de propositions de dialogue interreligieux émanant de la spiritualité des Focolari. La rencontre avec la communauté de Bengalore, étoffée de divers témoignages de familles et de jeunes, a ensuite montré comment le quotidien peut-être vécu à la lumière de la fraternité.
20 Juin 2015 | Non classifié(e)
« Miséricorde : c’est la parole que révèle le mystère de la Sainte Trinité. Miséricorde : c’est l’acte ultime et suprême avec lequel Dieu vient à notre rencontre. Miséricorde : c’est la loi fondamentale qui habite au cœur de chaque personne quand elle regarde avec des yeux sincères, le frère qu’elle rencontre sur le chemin de la vie. Miséricorde : c’est la vie qui unit Dieu et l’homme, parce qu’il ouvre le cœur à l’espérance d’être aimés pour toujours malgré les limites de notre péché ». Ce sont les paroles du Pape François dans la Bulle papale avec laquelle il a ouvert le 11 avril passé, l’Année jubilaire de la miséricorde. Dieu « ne se limite pas à affirmer son amour, mais le rend visible et tangible. L’amour, d’autre part, ne pourrait jamais être une parole abstraite. Par sa nature propre, il est vie concrète : intentions, attitudes, comportements qui se vérifient dans l’agir quotidien ». Le Pape François ne signifie bien sûr pas mettre entre parenthèses la fidélité par rapport à la vérité et à la clarté doctrinale, mais désire plutôt les conjuguer avec la réalité vécue par les gens. Et ce n’est pas pour céder à des compromis mais par fidélité à ce Dieu dont la Vérité accomplie est l’Amour. Un message libérateur qui ne laisse personne tranquille. C’est la voie sur laquelle se meut le chemin des deux synodes des évêques sur la famille. Un cheminement à vivre – comme le rappellent les ‘Lineamenta‘ envoyés aux diocèses en vue de l’Assemblée prochaine – « dans la double écoute des signes de Dieu et de l’histoire des hommes et dans la double et unique fidélité qui s’en suit », se plaçant avec réalisme face à la famille d’aujourd’hui et gardant en même temps « Le regard fixé sur le Christ pour repenser avec une fraîcheur renouvelée et avec enthousiasme combien la révélation transmise dans la foi de l’Église, nous dit sa beauté, sur le rôle et sur la dignité de la famille » : l’Évangile de la famille. Fidélité d’une part, au dessein de Dieu qui n’est pas à comprendre « comme ‘joug’ imposé aux hommes mais bien plutôt comme un ‘don’ », comme ‘‘ La bonne nouvelle » qui se met au service de la réalisation plus profonde et du bonheur des personnes : mais fidélité, d’autre part, aux personnes qui vivent et bien souvent souffrent dans une société complexe, avec une intériorité – propre et vis-à-vis d’autrui – non moins complexe, d’où découlent de nombreuses fragilités. La parole-clé est l’art de l’accompagnement. A ce propos, le Pape François souligne dans » l’Evangelii gaudium »: « sans diminuer la valeur de l’idéal évangélique, il faut accompagner avec patience et miséricorde les différentes étapes de la croissance des personnes qui se construit jour après jour ». Il faut apprendre toujours à « s’ôter les sandales devant la terre sacrée de l’autre (cf Ex 3,5). Nous devons donner à notre chemin, le rythme salutaire de la proximité, avec un regard respectueux et plein de compassion mais qui au même moment, assainit, libère et encourage à mûrir dans la vie chrétienne ». Un accompagnateur valable, en effet, ne condescend pas aux fatalismes ou à la pusillanimité. Il invite toujours à vouloir se soigner, à se relever, à embrasser la croix, à tout quitter, à toujours sortir à nouveau pour annoncer l’Évangile ». Il s’agit d’un programme engageant que l’Église est appelée à actualiser – comme disent encore : les Lineamenta- « avec la tendresse d’une mère et la clarté du maître (cf Eph 4,15) ». Et voilà, »l’Église » : pas seulement les évêques et les prêtres, mais le peuple entier de Dieu. « Sans le témoignage joyeux des conjoints et des familles, églises domestiques, l’annonce, même corrigée, risque d’être incomprise ou de se noyer dans l’océan de paroles qui caractérise notre société ». Le texte intégral en italien, avec des réflexions et des témoignages, dans : Revue de vie ecclésiale Gen’s.